LA PROMOTION 1948-1952
Historique
![]() La promotion 1948-1952 |
Ils sont
nés entre les deux guerres (1930 à 1933) aux quatre coins
de cette Lorraine mosellane toute meurtrie par l’histoire. On n’était guère riche à l’époque, dans nos foyers ouvriers et paysans et souvent le confort manquait. On y vivait simplement parfois durement mais satisfait de son sort. On ne badinait point alors avec la morale, la politesse, la religion, le respect d’autrui. Parents, maîtres d ‘école, curés et … maires y veillaient d’une main ferme, parfois forte. Leur enfance a été profondément marquée par le 2ème conflit mondial : évacuation, annexion, expulsion et même déportation fatale. Pas simple de se lancer dans le secondaire à 14 ans, avec un bagage linguistique primaire pour ceux qui pendant quatre ans avaient subi la deutsche Kultur. Et pourtant ! Le 1er octobre 1948, ils se sont trouvés rue de la Victoire à Montigny les Metz pour quatre années de vie commune. Juillet 1952 ! De retour de Corse, ils se sont dispersés aux quatre coins de la Lorraine et même de l’hexagone, pour faire et vivre sa vie. Ils sont devenus inspecteurs généraux (Jeunesse & Sports), principaux, professeurs et conseillers pédagogiques en tout genre, directeurs d’écoles et même S.M.I. (secrétaire de mairie-instituteur). |
Plusieurs ont
quitté le Mammouth pour entrer dans le privé et dans la Grande
Muette d’où est sorti un colonel.
2002 : certains ne sont plus
Pascal SCHOLZ (+1949)
Jacques PENNERA (+1957)
Gaston CUILLERE (Indochine)
Marcel MASSON (+1992)
Jean LANG (+2001).
Les autres sont à présent des retraités confirmés,
jeunes septuagénaires et Papis gâteaux, encore fort utiles.
Ils se sont retrouvés en cette année jubilaire, les 20 et 21 juin
2002 au pays d’ERCKMANN-CHATRIAN.
Albert ROBACH 48-52
2002 !!!
Mon
Dieu que les têtes ont changé !

Je
me trouve avec mon épouse devant la photo de la promo (faite début
juillet 1949).Vous avez mûri, dira–t–elle en comparant le
passé au présent, le soir à l’hôtel au pays
d’Erckmann-Chatrian. C’est gentil pour nos têtes.
Bravo la grande majorité de ceux qui sont encore de ce monde étaient
présents avec leurs épouses !
D’emblée, je salue le courage de Lucie LANG qui n’a pas hésité
à prendre le volant toute seule pour témoigner de la continuité
du souvenir. Nous avons eu notre minute de silence pour Jean. Mais nos pensées
allaient bien au–delà vers les sorties mémorables organisées
par Jean, surtout la dernière au pays des montagnards pyrénéens.
L’accueil au chalet Lang sera inoubliable pour tous ceux qui étaient
de la partie.
Mais voilà, cinquante ans après, il y a hélas des lacunes
dans les rangs !
Nous avons regretté les absences d’Emond Ball, de Jean Bertin,
de René Antoine, de Gilbert Falantin ,de Berche, de Pierre Grandjean
et de Claudette Masson qui se sont excusés.
Albert Robach
a très sagement organisé cette sortie en tenant largement compte
de l’état physique des participants. Eh oui ! Ils n’ont plus
vingt ans ! Albert a dû penser à toutes les infirmités liées
au troisième âge . Il est vrai qu’il y en a parmi nous qui
ménagent leur monture et d’autres qui ont estimé que la
grimpette du Donon était encore à leur portée. Ils étaient
dix au départ (cinq à l’arrivée). Comme dans toute
section d’assaut il y eut des pertes en cours de route, n’est–ce
pas mon colonel ?
Albert a prudemment ramené les échappés au restaurant du
Donon où on leur servit un apéritif bien mérité
après cette courageuse tentative !
Cinq ont continué jusqu’au premier site Celto–Romain, laissant
à d’autres touristes la montée vers le dernier bastion.
A signaler qu’il y avait parmi les cinq deux femmes, madame Reneaux et
madame Vautrin . Bravo ! Les héros rentrèrent fatigués,
assoiffés.
Première surprise : Jean Laurent et son épouse nous attendaient
au restaurant. C’était sympa. Ils furent accueillis par tous ceux
qui avaient renoncé à la grimpette.
N’oublions pas le voyage très réussi avec le petit train
d’Abreschviller. Ils ont tous été sages comme des enfants
! Il est vrai que les hommes restent toujours de grands enfants (Pearl Buck
– La mère).
Une autre belle visite qui mérite le détour : le prieuré
de Saint–Quirin. Je ne sais si Thil s’est pris pour le curé
ou pour un druide, toujours est-il qu’il a prêché la religion
celte dans une église catho ! La saga des derniers Celtes a dû
le marquer.
La soirée à l’hôtel Kiboki est inoubliable. Même
la piscine a été à l’honneur pour une poignée
de courageux.
Le repas a connu une animation en crescendo au fur et à mesure que les
niveaux descendaient dans les bouteilles. Afin de nous laisser ruminer nos souvenirs,
les femmes ont décidé de faire bande à part à table.
Mais chez elles les décibels montaient souvent plus haut que chez les
hommes. On a bien ri !, m’a–t–on dit.
La finale de la coupe a pris une bonne partie de la matinée avec des
commentaires très critiques de la part de nos grands sportifs en fauteuil.
Faisons un petit état des lieux pour informer les absents.
Joseph Baton et son épouse se sont présentés au mieux de
leur forme. Joseph, toujours actif, est pratiquement devenu maire de Creutzwald.
Croyez–moi cela lui réussit. Il commence même à prendre
de l’embonpoint indispensable à un port altier de l’écharpe
tricolore. Jeanne n’est pas de cet avis ? Son Joseph lui manque beaucoup
au foyer.
Roger Borghi a raccroché le harnais. Il a une mine réjouie et
se trouve en forme depuis qu’il a laissé les soucis municipaux
à d’autres. Son épouse est ravie de le retrouver à
la maison.
On pourrait en dire autant de l’ami Albert Robach. Malheureusement les
innombrables vins d’honneur ont laissé quelques traces du côté
des reins dont nous espérons le voir guéri au plus vite. D’ailleurs
Irène s’applique à le soigner. Mais c’est qu’il
est têtu, il n’obéit pas toujours ce garçon de 70
berges !
Jean Burger est comme toujours en vadrouille, fidèlement accompagné
par son épouse qui surveille sans grand succès son régime
alimentaire ! Retenons qu’il nous a promis d’organiser la rencontre
sur la Moselle, en bateau Mouche (s’il vous plaît !) jusqu’à
Pont–à–Mousson, où nous visiterons les Prémontrés
premier institut universitaire de Lorraine bien avant Nancy, n’est ce
pas ?
Robert Clessienne mérite une mention particulière. Nous lui avons
décerné (à l’unanimité) la palme de la fidélité
aux journées des anciens de l’E.N.. Il représente toujours
la promo 48–52 qui, dans l’ensemble, y brille par son absence.
Nous avons eu le plaisir de revoir Joseph Filière, fidèle à
toutes nos rencontres. Lui aussi s’est calmé. Je pense que son
épouse a contribué à le rendre plus raisonnable.
Autre surprise, André Jespérier a renoué avec la municipalité.
Grâce aux sages conseils de son épouse, il doit faire des merveilles
au Pays.
Roger Reneaux n’a pas eu peur de la route malgré la distance. Grand
sportif , il compte parmi ceux qui ont gardé la meilleure forme. Ainsi,
il a pris la tête de l’expédition du Donon suivi par Jean
Vautrin. A signaler que leurs épouses les ont courageusement accompagnés
jusqu’au bout à travers les sentiers vosgiens et les gros cailloux
qui rendaient la marche périlleuse par endroits.
Charles Riff a pris le chemin de la sagesse : il a abandonné la cigarette.
Il s’en porte d’autant mieux et cela se voit. Sa femme a dû
lui promettre beaucoup de choses pour qu’il abandonne le tabac.
J’allais oublier que nous avons eu la chance de revoir Frommer qui est
venu prendre le repas avec nous. Son itinéraire particulier lui a tout
de même laissé le souvenir de nos têtes.
Merci de nous avoir rejoints.
Conclusion
Deux très belles journées de retrouvailles. On attend d’autres
organisateurs bénévoles.
Adolphe Thil