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Des
témoignages
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Témoignage recueilli par Emilie.
Charles BARISIEN était Maître
serrurier et quincailler rue Foch, à l'emplacement actuel du salon de
coiffure.
"La maison et l'atelier jouxtaient (= étaient construits au bord) la voie
ferrée. Le jardin qui donnait sur le talus de la SNCF était grillagé
avec une porte qui donnait directement sur le talus. Nous avions donc un libre
accès à la voie ferrée."

dessin de Salomé
Lorsqu'il y avait des personnes à faire passer la frontière, Charles
BARISIEN aidé de son fils Marcel disposaient un balai d'une certaine
manière afin que le conducteur de la locomotive puisse le voir. De cette
façon, la locomotive s'arrêtait face à notre jardin et le
mécanicien lâchait les gaz ce qui donnait une épaisse fumée
et permettait à Charles BARISIEN et à Marcel de faire monter les
évadés dans le tandem de la locomotive.

dessin d'Anaïs
Une autre fois, nous avions 6 personnes cachées dans le grenier et c'était
trop difficile de les faire passer par la voie ferrée; ils étaient
trop nombreux.

dessin d'Emilie
Charles BARISIEN était à l'époque
capitaine des pompiers à Novéant. Il prit contact avec Arnaville
et leur demanda d'allumer un grand feu qui menaçait plusieurs habitations
et de téléphoner à la mairie allemande à Novéant
pour demander en renfort les pompiers de Novéant.
Arnaville accepta, ainsi que les Allemands. Charles BARISIEN habilla les 6 évadés
en pompier et les voilà tous en route pour Arnaville en poussant gaillardement
la grande échelle à bras.

le passage des pompiers
(dessin de Claire)
Ils franchirent tous la frontière sans être contrôlés
puisque les ordres venaient du Maire et que l'affaire était urgente.
Il y eut aussi des passages par les champs, Chemin sous les Vignes, par le Rudemont
et par les bois aux"quatre chemins".

sentinelle allemande
"J'aime lire n° 290" Bayard presse
Charles BARISIEN et son fils accomplirent beaucoup de passages, aidés
à l'époque par beaucoup de jeunes de Novéant.
Ainsi, sans jamais le savoir, ils firent parti de la célèbre fillière
d'évasion organisée depuis Metz par Soeur Hélène,
Suzanne Thiam et l'Abbé Nassoy.
Témoignage recueilli par Cédric
Mon grand-père René Petit a 19 ans.
En février 1944, il décide, avec ses parents, de ne pas répondre à la convocation de la Wermarcht, après trois mois de travail obligatoire. Louis Petit, son père, fabrique un cercueil afin qu' il passe la frontière dans un camion.
Cependant une autre personne, recherchée par les Allemands, passera deux jours avant lui dans ce cercueil.
Avant son passage à la frontière, il prend le train comme s' il devait se rendre à la convocation des Allemands, mais descend aussitôt de l'autre côté du train.
Un transporteur de charbon, Monsieur CRONE d' Ancy sur Moselle, doit le faire passer dans son camion.

camion de Monsieur CRONE
dessin de Pauline
Il se retrouve au milieu de planches, bidon d' essence, lapin etc...
Le véhicule est arrêté à la frontière car les Anglais bombardaient et le chauffeur n' avait pas éteint les feux du véhicule.

passage de la frontière
Dessin de Julien
Le camion cale, et les odeurs du moteur alimenté par gazogène envahissent la cabine et la remorque.
C'est grâce à cela que les chiens n' ont pas reniflé sa présence et qu' il a pu s' évader et travailler dans une ferme aux "Baraques" sous le nom de Robert Pelt en attendant la libération.
Témoignage recueilli par Anthony
"J'avais 15 ans quand je suis passé de Novéant à Corny.Je ne savais pas ce que je faisais. Mon oncle, un soir, me dit :
- Viens avec moi au bord de la Moselle. Tu verras une barque, monte dessus et traverse la Moselle.
On pouvait y embarquer 17 personnes. Il y avait une autre barque pour les voitures."

Dessin de Mélanie
passage de la frontière sur une barque
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