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L'image numérique : aller plus loin
(dossier inspiré notamment de la revue "Chasseur d'images")
   
 1. Argentique et Numérique. 
2.  Caractéristiques d’une image. 
3. Cas du 24 x 36. 
4. 1 00 pixels pour 1 cm. 
5. Le tramage.  
6. Imprimante et "pilote".
7. Numérisez à  200 dpi ! 
8. Créer une page modèle.
9. Petit :  résolution élevée ! 

10. Encre et papier. 

11. Réglages.
12. Avantages.
13. Inconvénients.
14.  Les étapes.
15. Config.  matérielle.
16. Formats de fichiers.
17. Divers.
18. Trucs et astuces.
19. Nouveautés 2001.

20. Point en 2003.

21. Point en 2005.
22. Point en janvier 2006.
 
 


1.    Photo argentique et photo numérique.  

  a) La photo argentique.  
   
Une image argentique est fixée dans une émulsion de sels d’argent répartis de manière aléatoire dans la gélatine du film. Ces particules de sel sont tellement fines qu’on ne peut observer que des amas de grains au microscope.
    L’unité de mesure de la finesse d’une image argentique est le grain.  
    Dans la couche d’émulsion d’un film, on enregistre directement l'image originale dans sa résolution maximale lors de l’exposition à la lumière. Au fil des années, l’original argentique perd lentement ses qualités (les couleurs passent, le risque de rayures et de poussières augmente).

 b)   La photo numérique.  
   
Une image numérique (fabriquée par un appareil photo numérique appelé aussi photoscope) ou numérisée (obtenue à partir d’un négatif, d’une diapositive ou d’une image papier) est constituée de petits carrés élémentaires (les pixels, contraction de l’anglais « picture element »).  
    En numérique, le grain est organisé (petit carrés alignés verticalement et horizontalement). Chaque pixel est codé sur 3 octets pour une image en 16,7 millions de couleurs (un octet pour le Rouge, un octet pour le Vert, un octet pour le Bleu). Chaque couleur de base peut prendre une valeur de 0 à 255 déterminant le taux de saturation de cette couleur.  
    Au fil des années, l’original (codé en une suite de 1 et de 0) ne se dégrade pas, stabilisé grâce au codage binaire. Le support informatique doit toutefois être conservé dans de bonnes conditions. Il pourra s’avérer utile de le dupliquer régulièrement (tous les 10 ans peut-être, et en changeant peut-être de support) sans aucune perte de qualité.


2.  Définition, résolution et taille d’une image.  
    La définition est le nombre de points constituant l'image (par exemple pour 480 lignes de 640 points appelés aussi pixels, on obtient 307 200 points au total).  
    La résolution est le nombre de pixels par unité de longueur dans une image. La résolution d’image se mesure généralement en dpi (dot per inch = points par pouce). Un pouce vaut 2,54 cm.  
     Les magazines (ex : Géo) impriment les photos en 300 dpi, les quotidiens (ex : Le Monde) en 160 dpi.  
     Les écrans informatiques PC ont une résolution de 72 ou 96 dpi.  
    Les fabricants de scanners annoncent des résolutions de 4 800 dpi pour leurs scanners A4. C’est trompeur : il ne faut retenir que la résolution optique (600 dpi ou 1200 en général), les 4 800 dpi étant obtenus par interpolation (un logiciel invente les points manquants à partir des points voisins). 
   
La taille d’une image est le nombre d’octets qu’elle utilise pour son codage. L’unité la plus employée en photo numérique est le « Méga » (1 Mo (mégaoctet) = 1 024 Ko (kilooctets) ; 1 Ko = 1 024 octets). On parle de poids d’une image, c’est équivalent.  
   C'est dans le poids de l’image que se trouve la clé de la qualité des impressions futures.  

    Aux commandes d’un scanner, l’utilisateur sélectionne dans la fenêtre de prévisualisation la zone à numériser et indique , au choix, la résolution d’analyse OU la résolution de sortie OU le rapport d’agrandissement OU la taille finale du document.  
    Quelle que soit sa façon de poser des questions, le pilote du scanner devra effectuer un calcul entre taille de l'original et taille du document final afin de déterminer la résolution du fichier qu'il va créer. La règle qui s'applique est la suivante :  
   
                      Résolution de sortie = Résolution d'analyse / taux d'agrandissement

PHOTO "standard" 10 x 15 cm

Résolution Hauteur   Largeur Total Poids Poids
de sortie (dpi) (pixels) (pixels) du fichier (Ko) du fichier (Mo)
72 283 x 425 120 275 352 0,3
100 393 x 590 231 870 679 0,7
150 590 x 885 522 150 1 530 1,5
200 786 x 1 180 927 480 2 717 2,7
300 1 180 x 1 770 2 088 600 6 119 6,0
360 1 415 x 2 125 3 006 875 8 809 8,6
720 2 830 x 4 250 12 027 500 35 237 34,4
1 440 5 660 x 8 500 48 110 000 140 947 137,6

 

PHOTO "A4" Zone d'impression utile de 19,5 x 28 cm
Résolution Hauteur   Largeur Total Poids Poids
de sortie (dpi) (pixels) (pixels) du fichier (Ko) du fichier (Mo)
72 553 x 425 235 025 689 0,7
100 768 x 1 103 847 104 2 482 2,4
150 1 150 x 1 655 1 903 250 5 576 5,4
200 1 535 x 2 205 3 384 675 9 916 9,7
300 2 300 x 3 310 7 613 000 22 304 21,8
360 2 765 x 3 970 10 977 050 32 159 31,4
720 5 530 x 7 940 43 908 200 128 637 125,6
1 440 11 060 x 15 880 175 632 800 514 549 502,5

    Pour obtenir une résolution de sortie de 300 dpi (qualité photo) en format 10 x 15 cm, il faudra donc disposer d'un fichier natif (l'original) de 1 180 x 1 770 pixels, ce que fournissent facilement les meilleurs appareils photos numériques.     
   
En revanche, si le format grandit, les besoins s'envolent : un A4 (19,5 x 28 cm utiles) demande 2 300 x 3 310 pixels !  

E
xplication : 10 x 15 cm = 3,94 x 5,91 pouces.     En hauteur : 3,94 x 300 = 1 182 pixels  
   
                                                                                  En largeur : 5,91 x 300 = 1 772 pixels  
   
                                                                                  Définition de l'image finale : 1 182 x 1 772 = 2 094 504 pixels.  

3. Cas du 24 x 36.  
   
Imaginons maintenant que le document à numériser ne soit pas un tirage photo mais un négatif, ou une  diapositive de taille bien sûr plus petite : 24 x 36 mm. Pour obtenir un fichier de qualité équivalente (même nombre de pixels) depuis ce document de surface réduite, il nous faudra appliquer un rapport d'agrandissement considérablement plus élevé. Nous allons donc effectuer les calculs en sens inverse :  
Original
: 24 x 36 mm, soit en pouces : 0,95 x 1,41         Document final attendu : 1 182 x 1 772 pixels  
Résolution optique nécessaire
 : 1 182   / 0,95 = 1 250 dpi         1 772  / 1,41 = 1 250 dpi  
    La taille du négatif étant inférieure de 4,17 fois à celle du tirage 10 x 15, nous avons besoin, pour numériser ce document à une résolution comparable, d'une résolution 4,17 fois supérieure, ce qui nous donne une résolution optique de 300 x 4,17 , soit environ 1 250 dpi.  
    
    Conclusion : pour numériser un négatif ou une diapositive, un scanner spécial est préférable, qui doit, grâce à une résolution optique d’environ 2.700 dpi, permettre des agrandissements A4 de qualité photographique.

    KODAK proposait la numérisation des films 24 X 36 aux amateurs en trois qualités :  
-  400 x 600 pixels (formule « Photo Disquette »)     - 1 024 x 1 536 pixels (formule « FlashPix CD »)  
-  2 048 x 3 072 pixels (formule « Photo CD », incluant 4 autres formats de moindre qualité pour chaque image)  : en voie de disparition.
    Plusieurs sociétés proposent aux professionnels des numérisations personnalisées, de qualité encore meilleure, donnant un poids d’image qui peut être impressionnant (jusqu’à 900 Mo) et destinées à des expositions (agrandissements de plus d’un m²).

4.  1 021 x 1 280 pixels donnent une photo de 10,2 x 12,8 cm.  
    Un conseil très simple : quand vous travaillez en numérique, pensez en pixels et s'il vous arrive de ne plus trop savoir où vous en êtes, raccrochez-vous à cette valeur : le nombre de points définissant votre photo résume la qualité que vous pouvez en escompter, sous réserve évidemment qu'il s’agisse de points correspondant à des informations effectivement enregistrées (résolution optique).  
    Voici un moyen mnémotechnique efficace pour « jauger » la taille raisonnable d'utilisation d'une photo : divisez le nombre de pixels par 100 et vous obtenez la taille maximale, en centimètres, du tirage « qualité photo » que vous pouvez en espérer :  
    - 4,8 x 6,4 cm pour une image de photoscope  480 x 640 pixels,  
    - 10 x 13 cm pour un appareil Megapixel  1 024 x 1 280 pixels,  
    - 20 x 30 cm pour un Photo CD   2 048 x 3 072 pixels,  
    - 12 x 18 cm pour une image sur papier de 10 cm sur 15, codée sur 1 182 x 1 772 pixels avec un scanner 300 dpi...

 5.  Le tramage.  
   
La notion de trame est bien connue des imprimeurs et photograveurs qui, faute de pouvoir reproduire les photos en tons continus, sont obligés de « tramer », c'est-à-dire de les transformer en points minuscules.
En imprimerie classique, plus les points sont gros, plus le gris est sombre, jusqu’au noir. C’est le même procédé pour le cyan, le magenta et le jaune. En faisant varier la taille des points, on obtient une modulation permettant de simuler l'effet de ton continu.  Un subterfuge qui ne fonctionne toutefois que grâce au fait que la taille des points est déterminée de façon à ne pas être perceptible à une distance de lecture normale : rapprochez vos yeux d’une page de magazine ou posez une loupe sur ses photos et la trame, que nous n'aviez pas décelée jusqu'alors, vous apparaîtra aussitôt.    

  --- trame classique ---                                                                                      --- trame aléatoire à écartement variable ---

La miniaturisation et la lenteur des imprimantes permettent de tramer différemment : la restitution des nuances n’est plus liée à la taille des points. Avec ce procédé, les points sont tous de taille identique, très petite, mais on en fait varier l’écartement. Cette méthode donne un bien meilleur résultat, en particulier avec des résolutions limitées. 
   
En principe, pour obtenir une image de qualité optimale, on utilise une résolution d’image de 1,5 à 2 fois la résolution de trame :  
                                
Trame 150 : Résolution 300 dpi,                      Trame 135 : Résolution 270 dpi    
    Pour réaliser un magazine, on utilise des flasheuses (imprimantes alimentées en film) dont la résolution grimpe à 3 600 dpi, ce qui correspond à des points de seulement 7 microns (impact du laser).  
    En pratique, la trame (linéature d'impression) est de 150 lpi  (lignes par pouce), choisie en fonction des performances des rotatives (le transfert de l'encre sur une machine qui tourne à 40 000 ex./heure n'offre pas la même précision qu'un laser !) et surtout des propriétés du papier.  
    Un magazine de luxe, tiré sur papier couché peu absorbant nécessite une linéature 150, tandis qu’une trame 80 suffit pour du papier journal ordinaire.


  6.  L’imprimante a besoin d’un "pilote" personnel.  
    Le « pilote »  (programme informatique qui gère l’imprimante) effectue de savants calculs et les dernières versions des logiciels sont même capables de lisser les images, de sorte que la version imprimée d'une photo apparaisse moins pixélisée que sa représentation à l'écran. Bien sûr, les détails absents de l'original (ceux que le scanner n'avait pas vus...) ne seront jamais ressuscités (!) par un programme le plus performant soit-il, mais on obtient néanmoins des résultats à faire pâlir plus d'un ayatollah de l'argentique ! 
    La spécificité de ces opérations explique le délai assez long nécessaire au traitement de l'image, mais aussi le fait que chaque imprimante possède son propre pilote. Inutile de chercher à sortir une photo sur une imprimante HP à travers un driver Canon.

7.  Pour une imprimante actuelle, numérisez entre 150 et 200 dpi !           
   
La détermination de la linéature pratique (examen à l’œil et à la loupe) va nous renseigner le poids des fichiers nécessaire pour une impression « top ». Un test a été réalisé à partir d’un fichier de 64 Mo (3 543 x 4 724 pixels, soit, en format 18 x 24 cm, 500 dpi). Ce document a été imprimé à 500, 300, 200, 175, 160, 150, 140, 120 et 100 dpi. 
    
Inutile d’envoyer des fichiers A4 de 150 Mo (21 x 30 cm à 720 dpi représentent 6 000 x 8 500 pixels) : une « petite » image de seulement 6 Mo (1 240 x 1 800 pixels) donnera le même résultat.   
    
150 dpi suffisent pour le paysage, le graphisme, et les photos qui claquent ; 200 dpi sont plus adaptés au portrait, aux tons chair et à toute photo pour laquelle il est essentiel de restituer fidèlement les nuances.  
    Numériser un 10 x 15 à 300, 600 ou 1 200 dpi ne change rien à sa qualité : si on l'agrandit, on agrandira en même temps ses défauts (le « flou », le « grain » du papier) et il ne faudra donc pas s'étonner si le résultat imprimé présente une absence de netteté et un moutonnement de l'image. Cela dit, il ne faut pas renoncer pour autant aux images « haute définition » originales que vous conserverez pour le jour où sortiront des imprimantes encore meilleures !  
     Une bonne nouvelle : les fichiers délivrés par la nouvelle génération des appareils photo (2 à 5 millions de pixels) offrent  la résolution nécessaire et suffisante pour les meilleures imprimantes jet d'encre. 

8. Créer une page modèle.
    Avant d’imprimer, on va créer un modèle de page A4
dont on pourra se servir à chaque séance.
    On déposera sur cette page modèle les images que l’on souhaite imprimer en qualité photo, en maîtrisant parfaitement la zone imprimable.

   
Pour une imprimante EPSON, dont les marges sont 3 mm partout sauf en bas (14 mm), donner les valeurs suivantes, après avoir choisi la commande nouveau, du menu fichier : 20,4 cm en largeur (ou 1606 pixels) et  28 cm en hauteur (ou 2204 pixels), taper 200 dans la zone résolution (en dpi). On obtient un poids d'image de 10 Mo environ.
    De plus en plus d'imprimantes impriment sans marge (21 cm sur 29,7 cm correspondant à 1653 pixels sur 2338 environ).
    Choisir le blanc comme couleur de fond. 
    Sauvegarder cette page sous le nom Page_Mod par exemple, au format PSD (Photoshop) ou PSP (Paint Shop Pro) ou PFI (Photofiltre) et protéger ce fichier en écriture (attribut lecture seule à cocher dans les propriétés, à partir de l'explorateur).


 
9.  Plus c’est petit,  plus il faut une résolution élevée !
   Impossible de terminer cette course aux économies de pixels sans une référence aux formats de reproduction.  Une image imprimée sera « lue » par ceux à qui on la destine à une distance comprise entre deux et trois fois sa diagonale.  
   Ainsi, des tirages « standards » 10 x 15 (diagonale 18 cm) circulant de mains en mains dans une assemblée familiale sont visualisés à une distance d'environ 45 cm, soit 2,5 fois la diagonale.  Alors que dans une expo photo, les visiteurs se placent naturellement à 1,50 m des tirages 30 x 40, soit 3 fois la diagonale...   Dans ces conditions, on peut donc admettre que des photos de grandes dimensions soient imprimées avec une résolution moindre que des épreuves de petite taille.  
   Compte tenu de la distance d'observation et des limites de l'acuité visuelle (aptitude à distinguer les détails les plus fins), un tirage 30 x 40 vu à 1 m et réalisé d'après une image de 1 770 x 2 360 points (soit 150 dpi  / 12 Mo) semblera aussi bon qu'un tirage 10 x 15 vu à 30 cm et réalisé d'après une image de 1 180 x 1 770 points (soit 300 dpi  / 6 Mo) !  
   Pour des photos de petite taille, il est judicieux de choisir une résolution plus élevée.  La règle est d'ailleurs connue des photograveurs qui, par souci d'économie de temps et d'espace disque s’autorisent une résolution de 150 dpi pour les photos pleine page mais reviennent à 1,4 fois la linéature (210 dpi pour une « trame » 150) sur les formats inférieurs et passent carrément à 300 dpi pour les photos de petite taille, évitant ainsi les pièges du lissage et de la pixélisation.

10. Encre et papier.  
   
L’affichage sur un écran cathodique se forme par synthèse additive des couleurs : Rouge, Vert et Bleu se mêlent pour générer du blanc.  
    L’impression couleur est obtenue, elle, par synthèse soustractive : le mélange cyan, magenta et jaune produit du noir (c’est la trichromie). Le noir ainsi obtenu, n’étant pas pur, déçoit par son aspect gris-vert sombre. C’est pourquoi on emploie pratiquement toujours la quadrichromie où la cartouche d’encre noir apporte un noir parfait.  
         
a) Encre.  
    La plupart des imprimantes revendiquant la qualité photo sont encore dépassées par l’argentique, mais pour peu de temps.  
    Le nombre de cartouches d’une imprimante à jet d’encre peut varier de une à sept, selon les techniques utilisées.  
    Les fabricants ont joué sur deux axes pour améliorer l’impression :  

        -   Diminuer la taille des gouttes d’encre projetées (chez EPSON, une goutte de 10 milliardièmes de litre d’encre forme un point de moins de 20 microns de diamètre, et sèche en 1/100ème de seconde).  
        -   Superposer des gouttes sur un même pixel.     
        -   Augmenter le nombre de nuances de couleurs : aux classiques cyan, magenta, jaune, noir sont ajoutées les nuances cyan clair, magenta clair, et même parfois noir pigmenté spécial. Ainsi, les tons clairs (notamment sur les visages) sont mieux rendus.  

    Les imprimantes à sublimation thermique ont une tête chauffante qui vaporise les couleurs sur le papier depuis un ruban coloré spécial recouvert d’encre solide : les résultats sont superbes. La marque ALPS, grâce à sa technologie Micro Dry, propose des machines imprimant parfaitement les détails (mais moins bien les aplats).  
    Des encres spéciales (métalliques, blanches, vernies) peuvent être utilisées sur des supports variés (transparents, transfert sur T-shirts…).  

  Signalons également le développement des imprimantes laser couleur, rares encore, qui reprennent la technologie des photocopieurs couleurs. 


         
b) Papier.
Pour parvenir à une bonne impression, il faut utiliser au moins du papier couché. C’est un papier recouvert d’une fine couche d’un mélange intégrant notamment du kaolin. Ce type de papier est ensuite calandré au travers de gros rouleaux pour acquérir de la brillance et assurer un meilleur traitement de surface. Tous les fabricants d’imprimantes proposent ce genre de papier.  
    En général, le papier de la marque donne de meilleurs résultats, mais selon le rendu désiré, on peut en trouver aussi ailleurs.  
    Le papier glacé, quatre fois plus cher, outre un support cartonné plus rigide, est recouvert d’un vernis améliorant le rendu de l’image.  
    Il existe d’autres papiers, de luxe, premium ou autre, plus coûteux et adaptés aux besoins spécifiques des photographes professionnels.

11. Optimisation des réglages.  
    Les renseignements fournis au programme (options d'impression) ne sont pas anodins et les fenêtres successives qui apparaissent à l’écran méritent d'être documentées avec soin :  
        - le choix du papier détermine la finesse du point : en général, la résolution maxi n'est obtenue que si on sélectionne une option comme « papier spécial photo » ou «papier haute résolution» ou «papier glacé extra».  Ce paramètre peut aussi selon les modèles, influer sur la gestion des cartouches d'encre, le taux de recouvrement voire le temps de séchage     
        - la case « Tramage » (aussi appelée « Mélanges » chez HP) permet de choisir le type de trame.  Le mode "Motif" (HP et Canon) convient aux graphiques mais pas aux photos. Choisissez plutôt "Nuage" (HP), "Diffusion" (Canon) ou "Diffusion d'erreur" (Epson) : vous obtiendrez une trame aléatoire très fine (surnommée parfois « pattes de mouches »!) très appréciée des photographes dans la mesure où elle rappelle le grain d'une émulsion.  
   
Viennent ensuite les différents réglages concernant la couleur. En règle générale, éviter le mode automatique qui, sur certaines photos, risque de provoquer des bascules de couleur totalement imprévues.  Le mode « photo réaliste » ou « qualité photo » (selon les fabricants) est un bon moyen d'aboutir rapidement à un résultat contrôlable.  
        - préciser si c'est possible combien de gouttes d'encre on veut par pouce de papier (jusqu'à 5760) : c'est la résolution d'impression.
 

    Un étalonnage « manuel » de l'écran, en trois étapes, est conseillé :  
        - affichez une photo à l'écran et imprimez-la, sans rien changer au réglage des couleurs  
        - une fois le tirage terminé, placez-le à côté de l'écran et modifiez les réglages du moniteur en agissant sur le contraste et la luminosité (uniquement sur l'écran, sans passer par le logiciel !) afin d'obtenir un affichage aussi proche que possible de la photo imprimée  
        - cette opération effectuée, intervenez, dans le logiciel de retouche, afin de donner à la photo le rendu souhaité, puis imprimez  
        - recommencez ce cycle plusieurs fois pour affiner le réglage, tout en sachant que certaines couleurs ne sont pas visualisables à l'écran et que d'autres ne sont pas imprimables. 
     Les utilisateurs de l’imprimante EPSON STYLUS PHOTO EX peuvent s’aider des outils logiciels d’étalonnage de la couleur présents sur le CD-ROM fourni.

12.  Avantages du numérique. 
         
- on voit rapidement l'image produite : il remplace le Polaroïd à moindre coût. 
          - visible immédiatement sur écran (de l'appareil, puis de l'ordinateur ou de la télévision), un peu plus tard sur papier. 
         
- pas de pellicule photo à acheter, à porter au développement, en risquant de la perdre. 
          - à la prise de vue, on  change de sensiblité sans être obligé de remplacer le  film, même si on passe de la nuit au grand soleil.
          - macro-photo parfois plus facile, sans accessoires, et à main levée, en approchant très près (ex : 2 cm avec le NIKON Coolpix 4500)
         
- retouche possible de ses images (recadrage, modification du contraste, de la luminosité, des couleurs, effets spéciaux, chasse aux poussières...) 
         
- on n'imprime que les images réussies, éventuellement améliorées. 
         
- possibilité d'effacer et de refaire immédiatement une photo : on photographie plus volontiers, on a moins peur de rater une photo 
         
- stockage facile et peu coûteux des photos (sur un CD à moins d'un euro, on peut archiver plus de 100 photos d'excellente qualité). 
         
- cartes mémoire ("pellicules numériques") très bon marché : on en trouve aujourd'hui de 512 Mo pour 30 euros.
         
- pas de perte de qualité dans le transfert d'image (binaire). 
         
- longue conservation dans le temps, sans dégradation. 
          - planches-contacts en couleur personnalisées.
         
- l'offre, la médiatisation, la qualité, les capacités, la facilité augmentent.  
          - retirage possible avec une qualité au moins égale (les futures imprimantes seront  encore meilleures). 
         
- qualité du duplicata strictement identique à l’original. 
         
- plaisir d’intervenir à toutes les étapes du processus graphique, de personnaliser son image, de jouer.

13. Inconvénients du numérique. 
         
- il est préférable de posséder un ordinateur. 
         
- la qualité d'une image 50x70 est encore moins bonne qu'en argentique, mais plus pour longtemps. 
         
- vérité plus facilement « trafiquée ». 
         
- nécessite un savoir-faire (utilisation de logiciels). 
          - capacité mémoire insuffisante (nombre réduit de photos possibles avant transfert) en standard. 
          - fichiers volumineux pour des images de qualité, difficiles à manipuler. 
         
- risque d'effacement involontaire et rapide d'un grand nombre de photos. 
         
- difficile de fixer le mouvement d’un sportif avec les appareils compacts actuels qui réagissent plus lentement au déclenchement. 
         
- couleurs moins bien conservées par l’encre (sauf encres spéciales), d’où l’intérêt de garder une copie des fichiers pour des retirages futurs.

    
      - pour obtenir de bons résultats, il faut y consacrer beaucoup de temps.
      

14.  Les étapes de la photo numérique. 
           
- Prise de la photo, comme sur un appareil classique, souvent autofocus (mise au point automatique).  Le déclenchement est moins rapide (sauf sur reflex) , il faut s’y habituer.  

   
         - Le capteur CCD ou CMOS (le même que celui des caméscopes et des scanners) remplace le film. Il capte l’intensité lumineuse qui traverse l’objectif grâce à de nombreux capteurs optiques minuscules (chaque cellule optique enregistre les informations pour un pixel).  
            - Cette intensité lumineuse est convertie en courant électrique, lui-même transformé en une suite de 1 et de 0, comme pour n’importe quel fichier ou programme informatique.  
            - Compression de l’image pour réduire sa place en mémoire. 

           
- L'image ainsi codée est stockée dans une mémoire informatique (on peut ajouter une carte amovible). 

           
- Sur la plupart des modèles, on voit l'image s'afficher sur un petit écran LCD couleur. 
           
- Branchement de l'appareil sur l'ordinateur et transfert de l'image sur le disque dur (ou de la carte mémoire dans un lecteur spécifique). 
           
- Retouche éventuelle, organisation des fichiers sur disque dur et tirage de planches contacts sur imprimante. 
           
- Archivage numérique des images sur CD-ROM ou DVD par exemple.
            - Tirage sur papier (labo en ligne ou en ville), sur imprimante pour des cas particuliers.
            -
Partage de ses images (envoi par mail, transfert sur un site web...)

  15.  Configuration pour la photo numérique et la retouche d’image.  
   
     a)     Appareil photo.  
 
           Les gadgets style Barbie coûtent 50 euros et  permettent de découvrir le principe.. 
           
On trouve, en montant en gamme des tri-mégapixels avec  zoom optique à moins de 2 00 euros.
 
           Les meilleurs appareils photos numériques pour le grand public sont équipés pour  la plupart d'un capteur CCD d'au moins 5 millions de pixels, et leur prix approche les 400 euros.

   
    b)     Système informatique.  
            -   Processeur : les processeurs d’entrée de gamme d’aujourd’hui suffisent.  
            -   Disque dur : on arrive à 160Go en standard aujourd'hui, c'est plus que suffisant.  

            -   Mémoire vive : 256Mo, voire 512. (on prétend qu’il faut 3 fois plus de mémoire vive que le poids de l’image traitée).  
            -   Ecran : 17 pouces ou 19 pouces, voire plus : le meilleur possible.  
            -   Carte graphique : la meilleure possible, puissante et rapide, pour exploiter les qualités de l’écran au mieux.  

            -   Sauvegarde : disque dur externe ou clé USB, dans l’optique de graver un CD/DVD quand on a 700 Mo à 4, 37 Go d’images, ou directement graveur de CD ou DVD réinscriptible..

            -  Imprimante : Choisir une grande marque (EPSON, CANON, HP...) Les modèles sont vite améliorés et renouvelés.  
            -  Logiciels : les logiciels livrés avec un scanner ou un appareil photo peuvent suffire au début, sinon certains sont gratuits (Photofiltre studio) Paint Shop Pro et Photoshop   sont plus professionnels mais payants.

16.  Formats de fichiers.  
    Il vaut mieux sauvegarder ses photos au format TIF tant qu’on les retouche : elles tiendront plus de place en mémoire, mais leur qualité ne sera pas dégradée dans ces opérations de sauvegarde.  
   Quand on a fini de retoucher les photos, on peut les compacter au format JPG (qualité optimale ou supérieure). Ce format JPG est destructeur (perte d’informations), mais il permet de limiter la place occupée par les images. Une image compressée une seule fois en JPG peut être réimprimée sans perte de qualité tant qu’on ne la retravaille pas.
Si la largeur et la hauteur en pixels sont des multiples de 4 (mieux, de 16, comme 2048 par 1536), la compression JPG est moins destructrice.

17.  Divers.  
   Une bonne émulsion photo capture l’équivalent de 20 millions de pixels environ (ex : Kodachrome 25 ASA).  
   
Le Minilab du futur, de KONICA, numérise en 0,8 seconde un négatif avec une définition de   1 024 x 1 536 pixels. Il est capable de tirer 1 800 photos en 9 x 13 cm à l’heure !  
   
Il existe des encres dites compatibles : moins coûteuses, certaines sont intéressantes pour des travaux ordinaires. Dès que l'on parle qualité photo, il est préférable malheureusement d'utiliser des encres (et du papier) de la marque de l'imprimante.
    Il est désormais possible de donner ses négatifs à développer et de télécharger quelques heures après, via Internet, les fichiers numériques correspondants directement sur son disque dur. 
    On trouve maintenant des scanners dotés d’une fonction « Clean Image ». Un toilettage de l’image est réalisé automatiquement grâce à une source infrarouge : poussières, salissures, empreintes digitales sont ainsi corrigées.
    Le logiciel Irfanview (gratuit, téléchargeable à l'adresse http://www.irfanview.com ) permet de visualiser ses images sur écran, notamment sous forme de diaporama paramétrable. On peut lui demander d'imprimer des planches de vignettes personnalisables. Il est doté de nombreuses autres fonctions (filtres, album pour le Web, conversions, plugins...)

18. Trucs et astuces. 
          -
Il est souhaitable d’augmenter légèrement (10 %) le contraste d’une image numérique avant de l’exploiter. 
          - 
De même, on peut appliquer un filtre pour renforcer la netteté de l’image.  
          - Il vaut mieux effectuer le maximum de réglages à la numérisation plutôt qu’après coup, pour moins dégrader l’image. 
          -
A la prise de vue, penser à serrer le cadrage pour éviter de recadrer l’image sur ordinateur et perdre ainsi en qualité (l’écran LCD favorise un tel cadrage).  
          - Il est conseillé d’enregistrer un modèle de page A4 à partir du logiciel de retouche d’image employé. Ce modèle tiendra compte des marges implicites de l’imprimante, de manière à utiliser une zone imprimable maximale. Paramétrer cette page avec une résolution de 200 dpi. Les photos à y placer seront chargées en mémoire, puis glissées sur la page modèle avant l’impression.
Enregistrer la page créée, sous un autre nom (pour garder le modèle intact).

           - Pour mettre en valeur une photo, un encadrement fin (contour, bordure de 2 pixels) d’une couleur noire (qui s’harmonise avec toutes les couleurs) ou d’une autre, présente dans l’image, améliore la finition.
           - Utiliser des pochettes transparentes "cristal" plutôt que "granitées" pour ranger ses photos ou ses planches de vignettes, ces dernières seront plus lisibles.


19. Nouveautés 2001.
    - La course aux pixels continue : le capteur 3,3 millions équipe les appareils amateurs haut de gamme. Fuji annonce 4 millions de pixels, mais en fait, il utilise un capteur 2millions ayant une structure en nid d'abeille (octogonale) : une ligne de photosites donnera ainsi plus d'informations. A la PMA d'Orlando, le salon mondial de la photo de février 2001, SONY frappe plus fort, annonçant un capteur CCD de 5,2 millions de pixels, autorisant des images de 2560 pixels sur 1920. Ce capteur de 2/3 pouces équipera le SONY Dimage 7, vendu moins de 12 000 F.
Que dire de NIKON qui proposera 5,7 millions de pixels (image en 3008 sur 1960) ?
De toute manière, l'avenir est à la technologie CMOS, moins coûteuse à fabriquer, qui proposera 16,7 millions de pixels... !
Cette technologie a été décriée, mais en fait, c'était son application qui était en cause. FOVEON, dont le créneau est le haut de gamme, s'intéresse au CMOS. Ca promet !
    - Le zoom optique, bien pratique, offre une plus large gamme de focales : le SONY Dimage 7 ira de 28 mm à 200 mm (en équivalent 24x36) : on part d'un vrai grand angle pour arriver à un télé intéressant. Les autres marques suivront.
   - A 200 mm de focale, il faut un pied en photo argentique pour éviter les bougés. En numérique, on utilise des photosites du capteur CCD pour stabiliser l'image (ça se fait déjà pour les caméscopes).
   - Côté cartes mémoire, les cartes Compact Flash sont plus rapides et proposent jusqu'à 512 Mo. IBM améliore son mini-disque dur Microdrive et passe à 1 Go, au format Compact Flash type II. Il faut donc posséder un appareil qui les accepte. Les autres standards (Smart Média et Memory Stick) sont un peu en retrait.
    - La cartouche numérique arrive aux USA, elle s'appelle l'e-film et se loge dans un appareil 24x36 argentique ordinaire en lieu et place d'un film 35 mm classique. Cette pellicule numérique autorise 24 vues en 1280 sur 1024 pixels (de quoi obtenir des tirages 10 cm sur 15).
    - L'appareil 4 en 1 arrive, proposé par KONICA. L'e-mini M est à la fois un photoscope, une webcam, un lecteur MP3 et un dictaphone, le tout pour 2 000 F.
    - Les appareils d'entrée de gamme sont destinés à illustrer le Web et initier les petits à moindre coût.
 Ces "Instamatic"du Net capturent jusqu'à 7 images en 320 sur 240 et valent 490 F.
    - On songe sérieusement à faire prendre des photos par les montres (gadget), mais surtout par les téléphones portables (la norme UMTS le permettra).
    - La prise de vue en rafales (images de 640 sur 480) et les séquences vidéos étaient au menu des appareils sortis en 2000. Le format MPEG 4 va probablement arriver.
    - L'appareil photo numérique devient un ordinateur de plus en plus sophistiqué, intégrant des logiciels d'optimisation de la photo. Grâce à l'écran LCD, on pouvait déjà zoomer sur la photo enregistrée pour juger de sa qualité ; on peut en 2001  jouer sur d'autres paramètres (comme le recadrage), avant de l'envoyer directement sur imprimante sans passer par l'ordinateur.
    - Les imprimantes évoluent : certaines disposent d'un logement pour accueillir la carte mémoire de l'appareil photo : plus besoin là non plus d'ordinateur. EPSON propose des imprimantes 2800 dpi, qui impriment sans marges, avec de l'encre sensée résister 100 ans voire 200.
    - Les logiciels progressent eux aussi : Adobe propose à partir de mai 2001 une version de Photoshop grand public, appelée Photoshop Eléments, pour 890 F. Très puissant et plus facile d'emploi que le roi Photoshop 6, gageons qu'il sera apprécié. Déjà, Photoshop 5 est livré en version limitée (LE) avec de plus en plus d'appareils photos numériques, Photoshop 6 est lui donné si on achète l'appareil KODAK 4800. La star se démocratise !


20. Point en 2003.

    a) Appareils.
Les APN sont partout, et pas très chers : on trouve de bons appareils 2 millions de pixels pour moins de 200 euros.
Mon conseil actuel : le NIKON COOLPIX 2000 (difficile à trouver) ou le FUJI Finepix A 205S pour le même prix.
A la rentrée de septembre, le meilleur rapport qualité/prix est l'APN 3 millions de pixels, autorisant des tirages A4 en qualité photo.
Mon conseil actuel : le CANON POWWERSHOT A70.
Toutes les marques réputées pour la photo traditionnelle proposent du bon matériel.
Ma préférence va en septembre au NIKON Coolpix 4500 si on en trouve encore, car j'apprécie l'optique Nikon, la macro superbe à 2 cm, le zoom optique protégé et le concept bi-corps, qui facilite les prises de vues discrètes ou à bout de bras.


    b) Cartes mémoire.
Avantage pour moi aux Compact Flash, moins chères que la plupart des autres et résistantes.
Je conseille d'acheter (en plus de la carte 16 Mo livrée d'origine, ridiculement faible en capacité) une ou deux cartes 128 Mo voire 256 Mo : c'est presque donné !

    c) Imprimante.
Mes préférées sont toujours les EPSON Stylus PHOTO et les CANON au-delà de S 800.
Mais tout évolue très vite.
Elles impriment sans marge, utilisent parfois des encres longue durée et peuvent intégrer un massicot.

    d) Tirages photos.
Mon imprimante me sert aujourd'hui pour :
    - les planches de vignettes en qualité photo (j'en mets 28 par page A4, ce qui suffit pour juger de l'exploitabilité des prises de vue).
    - des pages contenant plusieurs photos, avec une disposition particulière.
    - les panoramas.
    - les photos que je veux donner tout de suite à des amis.
Pour le reste, il me semble moins onéreux de passer par un labo, sur le net (photoways) ou en ville. En effet, on arrive à des prix parfois inférieurs à 0,20 euro le tirage en 10x15 si on regroupe la commande.
De plus, certains labos proposent maintenant des formats de tirage dits "numériques" car ils respectent la proportion des 4/3.
En effet, un capteur CCD de 2 millions de pixels sort du 1600 sur 1200, pour 3 millions de pixels, c'est 2048 sur 1536.
Les formats des tirages papier
sont par exemple 114 mm sur 152, 203 sur 271... (voir chez Photoways)

   e) Partager ses photos.

Dans la mesure où tous les fournisseurs d'accès proposent d'héberger gratuitement des sites personnels de 50 ou 100 Mo, il est intéressant de déposer ses photos sur un site web.
Ainsi, les personnes intéressées, plutôt que de les recevoir par mail (c'est refusé par de nombreux serveurs si la taille est importante), vont visiter le site et rapatrient les fichiers souhaités.
Bien sûr, la création d'un site web demande un minimum de compétence, de même que le redimensionnement et la compression de chaque image.
Il existe des sites spécialisés qui présentent les photos des internautes.

   f) Logiciels.
Photofiltre et quelques utiliataires (d'Antonio DACRUZ), gratuit et en français, de même que Pixia et irfanview permettent déjà de nombreux traitements intéressants.
Tous les logiciels modernes proposent la correction des yeux rouges (donc inutile d'activer ce réglage du flash à la prise de vue)
On trouve gratuitement sur internet des plugins et autres logiciels qui complètent le traitement des photos (ex : Panotools pour corriger l'effet de barillet des courtes focales).

   g) Diaporamas.
PicturestoExe est un logiciel en français, pas très cher (24 euros), qui permet des transitions (comme le fondu enchaîné fluide) de qualité.
Le calage des photos sur la bande son est précis.
Le logiciel gratuit Audacity permet de mixer et d'arranger des pistes sonores.
On sort un fichier exe autonome de grande qualité.
Le son, judicieusement combiné aux images les fait danser : c'est bien mieux qu'un défilement simple !
On aborde là un domaine proche du cinéma, où la créativité peut s'exprimer : le plus difficile est de trouver un bon scénario !

   h) Applications.
   - La digiscopie, grâce au couplage de l'APN et d'un longue vue (une bonne coûte cher), permet d'obtenir des gros plans d'animaux (oiseaux, gibier...) : le Coolpix 4500 est le champion actuel pour cette activité. Il faut surtout un filetage sur l'objectif.
   - La photo en relief : à l'aide d'une planchette équipée d'un système de coulissage, on peut prendre deux photos homologues, l'APN étant décalé d'environ 6,5 cm. Un stéréoscope permet d'apprécier sur écran puis sur papier l'effet 3D obtenu. PENTAX propose des appareils dotés de cette fonction.
   - Le panorama : Certains appareils permettent de réaliser plusieurs clichés de suite décalés horizontalement ou verticalement. En présentant sur l'écran LCD un tiers de la photo précédente, ils permettent de caler les photos de manière assez précise.
Par logiciel (fonction Photomerge de Photo Eléments par exemple), on assemble sur ordinateur les images.

21. Point en 2005.
a) Appareils.
(je donne les liens vers Pixmania par facililité, mais ce peut être un autre marchand, je n'ai pas d'actions chez eux)
- Le meilleur rapport qualité/prix en compact est pour moi le CANON Powershot A95 à 267 euros.
- Il faut toujours s'intéresser à la taille du capteur (plus elle est importante, moins les images sont bruitées, parasitées par des pixels indésirés)
- Les APN reflex sont maintenant abordables, ceux que je conseille actuellement sont le CANON 350 D (8 millions de pixels) ou le NIKON D70 en kit 18-70 mm (6 millions de pixels, moins cher car en fin de vie)
- Avantages des reflex : déclenchement instantané, sensibilité plus grande, jusqu'à 1600 ISO tout en gardant une belle image (grâce à un capteur plus grand), objectifs argentiques réutilisables...
- Inconvénients des reflex : un peu plus cher, lourds et plus encombrants, objectifs complémentaires éventuels à porter, poussières venant sur le capteur, pas de vidéo, macro moins facile, pas d'écran LCD orientable d'origine...
- On trouve également des appareils de type bridge (sensés réaliser un "pont" entre les compacts et les réflex) assez chers tout de même.
En général, ils disposent d'un gros zoom (jusqu'à x12), qui plus est parfois stabilisé (moins de risque de flou) : il faut préférer à mon avis ceux qui commencent à une focale grand angle véritable (équivalant à 28 mm en argentique). Exemple de bon choix : MINOLTA Dimage A200, mais il y en a d'autres !

b) Cartes mémoire.
- Le standard SD tend à remplacer le standard CF : les deux sont à conseiller, car leur prix est très bas. Le SD semble plus intéressant (carte plus petite, pouvant d'ailleurs s'insérer dans une clé USB, plus rapide).
- Attention à respecter les marques conseillées par les fabricants d'APN, sinon, on peut avoir des problèmes de compatibilité !
- Pour un appareil 4 ou 5 millions de pixels, on peut acheter une carte 256 Mo ou même 512 Mo (30 euros pour une CF 512 Mo de marque PNY en juin 2005).
- Pour un reflex à 6 ou 8 millions de pixels, on peut acheter une carte de 1 Go (la carte d'origine servira alors à remplacer pour quelques prises de vue éventuelles la carte 1Go durant son vidage)


c)
Sauvegarde.
- Je conseille de paramétrer son APN pour obtenir les meilleures images possibles (maximum de pixels, minimum de compression), à plus forte raison depuis que les cartes mémoire sont "presqu'offertes" : qui peut le plus peut le moins, on a la possibilité de grands tirages ou de recadrage.
En complément, il est intéressant d'acheter un disque dur externe de 30 Go par exemple, videur de cartes autonome (ex : VOSONIC X'S DRIVE II Plus) pour moins de 200 euros.
- Une possibilité intéressante : l'ordinateur portable d'occasion à 300 euros environ (avec un assez gros disque dur si possible) permet de stocker et surtout de visualiser ses images sur un écran de taille respectable (14" suffisent largement).
- Ainsi, on n'est pas limité par le nombre de déclenchements, même en voyage lointain (ce n'est pas non plus une raison pour ne pas faire l'effort de réflexion et de sélection avant d'appuyer !)
- Si l'appareil permet de travailler en mode non compressé (RAW, voire TIF), c'est encore mieux, sachant que le top, c'est du RAW+ JPG Basic (comme sur le D70 et le 350 D par exemple, NIKON produisant du RAW propriétaire, le NEF, à moins de 6 Mo pour 6 millions de pixels).
- De retour à la maison, on grave les originaux sur DVD, et après sélection et retouche éventuelle, on grave un autre DVD.
Ainsi, on place dans un lieu différent les photos archivées (on n'y touche pas sauf tous les 10 ans pour les dupliquer sur un autre support de l'époque) et chez soi la sauvegarde qu'on utilise dès que l'on souhaite exploiter ses photos.

d) Logiciels.

- Depuis mai 2005, Antonio DACRUZ a sorti une version studio de son fameux logiciel de retouche d'image Photofiltre, laquelle gère notamment les calques.
- De plus, il a eu la gentillesse de proposer la gratuité pour les établissements scolaires et les écoles, chapeau !
- En complément, Irfanview (diaporama, planches de vignettes, galerie Web...) en est à la version 3.97 ; ne pas oublier de télécharger le langage français et les plugins.
- Si on veut créer de superbes diaporamas autonomes (fichiers exe) ou sur DVD, Pictures To Exe pour une vingtaine d'euros fera l'affaire à la perfection.

e) Tirages photos.
- Les tarifs des laboratoires, sur internet et en grande surface sont tirés vers le bas grâce à la concurrence féroce sur ce créneau.
- Si on accepte d'attendre d'avoir 50 photos à imprimer (ou même 100, voire 200) et de profiter de promotions, on peut trouver des prix bas (ex : 9c le 10 x 15, moins de 50 c le 20 x 30) pour un résultat de qualité.
- Il est judicieux de préparer des pages A4 , en regroupant sur chacune 4 photos 10 x15, ou par exemple 28 vignettes pour obtenir une planche contact, ou encore une composition texte/images, ou même pluisieurs photos panoramiques ou destinées à la stéréoscopie...
- Grâce au haut débit qui arrive un peu partout, on peut tranférer ses photos dans un album sur un site spécialisé (ex : Mypixmania) depuis lequel on passe commande (je suis adepte des packs pré-payés).
- A noter tout de même la possibilité de brancher directement son APN sur une imprimante pour sortir en une minute une belle photo de 10 cm sur 15 (ou plus grand sur certaines), grâce à la fonction Pictbridge. On trouve des imprimantes, à sublimation thermique notamment, vraiment performantes. Parfois, c'est la carte mémoire de l'APN qu'on peut insérer dans un slot intégré à l'imprimante. Sans ordinateur, on peut donc imprimer et même réaliser quelques retouches de base sur sa photo.

22. Point en janvier 2006.
a) Matériel.
- Le meilleur rapport qualité/prix en APN compact est pour moi le NIKON Coolpix 4600
(si on le trouve encore).
- Les écrans sont plus grands, la réactivité est améliorée, l'épaisseur de l'appareil diminue parfois (à l'inverse du
prix).
- La course aux pixels continue (5 millions devient un minimum, alors que 3 suffiraient pour avoir un tirage papier A4 correct)
- Le Wifi arrive (ex : sur le NIKON Coolpix P1)
- Les reflex numériques amateurs continuent leur percée, CANON 350D et NIKON D50 en tête.
- CANON lance le capteur plein format (24x36) : ainsi, les focales des objectifs restent les mêmes qu'en argentique.
- De plus en plus de zooms sont stabilisés, ça c'est une avancée (les photos prises au 1/30 s ne sont plus floues).
- SIGMA sort un objectif 18/200 mm à un prix abordable (moins de 400 euros). Le fait de ne plus avoir besoin de changer d'objectif pour 99% des photos apporte de nombreux avantages : moins de poussière sur le capteur, rapidité dans la prise de vue, sac photo moins lourd, moins de risque de faire tomber son matériel...

- Les imprimantes multi-fonctions font fureur.
- Les imprimantes pour tirages 10x15 cm se répandent également pour avoir tout de suite la photo, parfois sans même brancher l'appareil.
- Un mot sur les téléphones portables : ils font tous des photos, mais sans rivaliser en qualité avec les vrais APN (c'est normal, on communique vite un instantané, sans se préoccuper du cadrage, il suffit que la personne soit reconnaissable, l'émotion prime).

b) Tirages photos.
- La guerre des tarifs bat son plein : les entreprises en ligne nous inondent de mails pour nous proposer des tirages sur tout objet quotidien. Elles rivalisent d'ingéniosité pour trouver de nouveaux supports (allant même jusqu'à proposer des tirages dans des boules de neige), au lieu parfois de répondre aux questions des clients.

c) Logiciels.
Il y en a toujours plus.
Photofiltre est toujours gratuit, mais plus la version Studio.
Pictures To Exe sort en version 5 pour des diaporamas encore plus fluides