Alain-Fournier

 

Henri Fournier est né le 03 octobre 1886 à La Chapelle-d'Angillon dans le Cher, au nord de Bourges. Ses parents, instituteurs, enseigneront dans plusieurs écoles de ce département. La famille s'installe en 1891 à Epineuil-Ie-Fleuriel en Berry. L'école, les rues et les habitants du bourg, les paysages de Sologne lieu de vacances, seront le cadre du Grand Meaulnes.

Henri Fournier entre en sixième au Lycée Voltaire à Paris et sera interne jusqu'à l'âge de vingt ans. En seconde, se croyant une vocation pour la marine, il prépare au lycée de Brest l'entrée à l'Ecole navale, mais il y renoncera et obtiendra son baccalauréat au lycée de Bourges. Il prépare l'Ecole Normale supérieure au lycée Lakanal à Sceaux. En 1907, il échoue pour la deuxième fois au concours d'entrée normale supérieure. Il accomplit son service militaire de deux années. A vingt-trois ans, libéré des obligations militaires, il va se consacrer à l'écriture.

Depuis longtemps, il travaillait à un roman mais ce n'est qu'en 1910/1911 que l'œuvre du Grand Meaulnes reçut la forme connue à ce jour. A l'automne 1912, il est publié dans la Nouvelle Revue Française. Henri Fournier choisit son nom d'écrivain "Alain-Fournier".

Le 1er août 1914, la mobilisation l'oblige à rejoindre son régiment.

Le 23 août 1914, le lieutenant Fournier est engagé avec la 67ème division de réserve sur les Hauts-deMeuse près d'Etain.

Le 22 septembre 1914, il est tué au cours d'une attaque dans le bois de Saint-Rémy aux Eparges. Il allait avoir 28 ans. Son corps qui n'avait jamais été retrouvé depuis 1914 a été découvert dans une fosse commune. Il a été identifié à la suite d'une fouille minutieuse commencée en novembre 1991. Il est maintenant inhumé dans le cimetière militaire de Saint-Rémy-la-Calonne en Meuse.

"Le Grand Meaulnes est un roman où le merveilleux, s'il a les teintes rêvées de l'enfance et les éclats rêveurs de l'adolescence, ne s'en pare pas moins des couleurs vraies de la réalité. Le merveilleux n'y a rien d'artificiel mais ressort de la présence et du poids du quotidien qui a cette seule particularité d'être capté par les yeux encore enfantins de quelques adolescents prompts à effacer toute ligne de démarcation entre le paysage regardé et le paysage désiré." Extrait de la Préface de Daniel Leuwers.