| ........La Révolution française a ouvert les Collections Royales de peinture au peuple français... Internet fait sauter les verrous invisibles qui ferment encore à nos élèves les portes des musées... |

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............Les
professeurs se plaignent souvent que leurs élèves
ne fréquentent pas les musées. L'informatique donne
aujourd'hui la posssiblité de les motiver par l'aspect
ludique de la technique : grâce à Internet , les
grands musées, entre autres le Louvre avec [Louvre.edu],
sont désormais à leur portée. C'est un pas
formidable dans la démocratisation de la culture artistique. ......Car, comme l'ont montré diverses enquêtes du Ministère de la Culture, le patrimoine artistique, qui est idéalement celui de tous, demeure réservé, dans les faits, à une minorité. On constatait ainsi en 1989 que seuls 30% des français avaient visité un musée dans l'année précédente, soit 3% seulement de plus qu'en 1973, alors même que l'on observait, dans la même période, une "propension croissante des français à sortir" mais aussi des facteurs favorisants comme "la hausse du niveau scolaire", des "facilités accrues de déplacement" et même une "augmentation du pouvoir d'achat et du temps libre." (Les pratiques culturelles des Français, 1989). Le public régulier des musées (effectuant 5 visites au moins par an) était constitué de 16% des 30% précédents. C'est dire que moins de 5% des français constituaient alors l'ensemble de ce public ! Ainsi les foules qui se pressent aux portes du Louvre ou d'Orsay ne doivent-elles pas faire illusion: si les "pratiquants" ont augmenté la fréquence de leurs visites, le nombre des "pratiquants" n'a quant à lui que fort peu évolué. ......Le "musée en ligne" est donc non seulement un outil pédagogique extraordinaire mais encore un facteur essentiel de démocratisation de la culture. Car des barrières symboliques, plus efficaces que l'interdit, ferment encore au plus grand nombre les portes des musées, réputés ennuyeux, confusément perçus comme l'apanage des dominants et des " intellos ". ...... Les élèves de Terminale L du lycée Jean Lurçat (88 600 Bruyères) vous proposent ici la visite au Louvre qu'ils ont préparée au CDI du lycée à partir de la base iconographique et textuelle de [Louvre.edu] (qui autorise l'usage pédagogique de ses images et de ses textes sur Internet) à travers quelques thèmes : le culte des morts dans l'ancienne Egypte, le réalisme flamand, Chardin et la nature morte, peinture et libertinage au XVIII° siècle, les Evangiles et une visite au Louvre avec Emile Zola au chapitre III de L'Assommoir. Ce dernier texte, qui met en scène tous les enjeux de la consommation artistique, pourrait d'ailleurs servir d'emblème à cette démarche. Il témoigne d'abord en effet de la "violence symbolique" des tenants de la culture légitime pour les exclus de la culture ; car Zola ne se prive pas de ridiculiser ces malotrus qui tapent leurs gros souliers sur les planchers cirés devant des toiles qui leur donnent "un gros mal de tête". Reste que ces gens du peuple, malgré leur ignorance, s'arrêtent précisément devant les uvres que le romancier admire lui-même parce qu'il y voit la justification des audaces impressionnistes. Et, s'ils ne savent pas comment se les approprier, les forgerons et les blanchisseuses font preuve dans leur choix d'une sensibilité dont ne témoignaient pas alors les critiques avertis, ceux-là mêmes qui refusaient de recevoir Manet, Monet ou Pissarro au Salon. [Louvre.edu] exhausse peut-être ainsi le vu d'Emile Zola : faire sauter les verrous invisibles qui ferment encore à trop d'entre nous les portes des musées... .......Car le musée virtuel est d'abord une invitation au voyage : après avoir présenté leur programme multimédia aux équipes pédagogiques du Louvre lors d'un voyage à Paris, les TL ont retrouvé "leurs" images avec un plaisir renouvelé. A quelques pas de là, sur le Pont des Arts, ils ont découvert les colosses bouleversants d'Ousmane Sow dans un formidable musée en plein air. Ils vous proposent ici de les suivre dans ce musée imaginaire qui rassemble sans contradiction les oeuvres de la tradition et celles de la modernité. ......................................................................................................B. Desgranges, professeur de philosophie ................................................................................................................................................................retour |
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mode d'emploi :
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