.......C - L'enterrement. et.le Repas funéraire

.................Le premier devoir du défunt était de réunir dans la chapelle du tombeau où il reposait tous les assistants ayant participé à la cérémonie : il leur offrait un banquet, le repas funéraire.
...............Après que le maçon avait muré la porte, les parents et amis qui avaient accompagné le défunt jusqu'à son ultime maison ne rentraient pas directement chez eux ; ils partageaient un repas. Un harpiste disait au défunt qu'il fallait jouir de la vie, un conseil immédiatement pris en considération par les assistants : ils faisaient honneur au repas et aux boissons et rentraient chez eux plus gais qu'ils n'étaient partis...

..............L'enterrement égyptien était à la fois lugubre et pittoresque. Les membres de la famille ne craignaient pas de se donner en spectacle ; ils sanglotaient et gesticulaient pendant tout le trajet. De plus, le cortège était formé de pleureuses, qui, le visage barbouillé de limon, le sein découvert et la robe déchirée, ne cessaient de gémir et de se frapper la tête.
..............Les enterrements ressemblaient à des déménagements. En effet, un premier groupe de serviteurs portaient des gâteaux et des fleurs, des jarres en poterie, les figurines des dieux. Un deuxième groupe se chargait du mobilier usuel : sièges, lits, coffres et armoires. Un troisième groupe s'occupait des effets personnels du défunt. Les objets de valeur étaient exposés sur des plateaux à la portée des badauds présents lors du défilé du cortège.

..............Arrivé au bord du Nil, le sarcophage était posé sur une barque, encadrée par les statues de Néphtys et Isis (déesse qui rend le souffle vital). La traversée du Nil représentait le passage dans l'autre monde mais également une référence à Isis, qui, après avoir retrouvé son mari, l'emmena sur un bateau pour l'Egypte en le tenant dans ses bras et en l'arrosant de ses larmes. Lorsque le cortège arrivait au tombeau, le moment de la séparation, les explosions de douleur redoublaient. A l'entrée à la tombe, un prêtre, souvent le fils aîné, procédait au rite essentiel de "l'ouverture de la bouche", qui était censé rendre au mort l'usage de tous ses différents organes : vue, parole, ouïe ... La femme du défunt prononçait l'adieu au mort. Le cercueil descendait dans le caveau avec tout le mobilier funéraire. Désormais, le mort allait vivre à jamais dans la tombe. .....


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