.....Fragonard
(1732 1806), peintre français reconnu, par son habilité
dans le traitement des scènes courtoises, par son goût
pour les virtuosités chromatiques, comme l'un des maîtres
de l'esprit français. Son uvre témoigne, outre
de la période rococo, du renouvellement de le thématique
des fêtes galantes et de l'évolution complexe de
la peinture européenne du 18° siècle.
.....Son
goût l'orienta vers la peinture et il en commença
l'étude sous la direction de Chardin mais, c'est François
Boucher qui comprit et affirma les dons du jeune garçon
en le présentant au concours de Rome dont il remporta le
premier prix. Il séjourna quelques années en Italie.
La peinture du maître vénitien Tiepolo exerça
sur lui une profonde influence, ainsi que le style baroque d'un
Pierre de Cortone. Son travail resta encore académique,
pastichant en un même élan la manière religieuse
des anciens et de la peinture contemporaine de son maître
Boucher dans le rendu du paysage italien. Dès son retour
en France, Fragonard fut accueilli comme un peintre confirmé.
Mais son uvre s'orienta vers une manière moins académique.
Il abandonna les fastes de la narration historique pour la peinture
de scènes galantes d'une grande sensualité où
l'attention portée à la composition et l'utilisation
rapide de la trace chromatique conquirent une très subtile
tension érotique.Il mit en scène la nouvelle aristocratie
en ses instants les plus galants, dans les jeux de l'amabilité
(Les Hasards heureux de l'escarpolette). La série
de panneaux décoratifs pour la maîtresse de Louis
XV demeura l'uvre majeure de cette époque galante.
.....Mais
bientôt Fragonard, dont la peinture se caractérisait
par la fluidité gratuite des lignes, l'insouciante frivolité
du pinceau, la voluptueuse gaîté de la thématique,
se trouva confronté au néoclassicisme et aux idées
de la révolution française. Elle mit à bas
l'aristocratie commanditaire de ses toiles.
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