Présentation de la cité scolaire
![]() |
Le site est exceptionnel dans un cadre de verdure, à la rencontre de l'Alsace et de la Lorraine. |
| Cet ensemble, qui regroupe un lycée et un collège, se compose de deux parties, l'une du XIXème siècle, et une extension ouverte en 1967. En tant que cité scolaire, nous collaborons étroitement avec le département et la région. | ![]() |
![]() |
La partie ancienne abrite essentiellement un internat, la cafétéria, le CDI, la section SMS. La construction moderne héberge les salles banalisées, la cantine, les services généraux ainsi que l'administration. |
| L'extérieur est synonyme de verdure et d'oxygène. | ![]() |
DE TRÈS VIEILLES PIERRES
et, éternellement jeunes, celles et ceux qui leur confèrent une âme…
Le 19 Messidor de l’An XI (8 juillet 1803) est
promulgué le décret de création du Collège de Phalsbourg. En Vendémiaire
de l’An XII (septembre 1803) celui-ci accueille ses soixante premiers
pensionnaires. Depuis 1739 l’édifice est pourtant un Couvent, mais
En 1876 les Allemands, nouveaux possesseurs de
l’ « Alsace-Lorraine », y fondent une École Normale (Kaiserliches
Lehrerseminar) : devenue française en 1918 elle fonctionne jusqu’en 1921.
Elle aura formé plusieurs centaines d’instituteurs, d’abord germanophones,
ensuite francophones. A sa place est alors créée une École Primaire Supérieure.
Elle est dénommée Erckmann-Chatrian en 1924, en hommage à l’écrivain
phalsbourgeois Émile Erckmann, qui y fut élève, et à son complice Pierre
Gratien Alexandre Chatrian qui connut le privilège d’y avoir été élève avant
d’y enseigner lui-même : après l’invasion de 1940 cette École disparaît
définitivement.
La période la plus noire de notre institution est sans
aucun doute celle qu‘elle connaît sous l’Occupation entre 1940 et 1944. Sous la
férule de plusieurs professeurs fanatisés l’instruction des élèves de cette Staatliche
Oberschule est alors liée à la propagande nazie niant les Droits de
l’Homme.
A l’occasion de tous les conflits endurés par
Phalsbourg depuis 1814 les édifices servent fréquemment à loger des troupes ou
à soigner des malades et des blessés : c’est encore vrai en 1870, en 1915, en
1940, en 1944. Et durant l’hiver 1944 / 1945 la 7ème Armée
Américaine y installe son Quartier général.
Parmi la multitude des occupants, ils sont près de
dix-sept mille grandes et petites personnes à avoir parcouru nos couloirs depuis
l’origine, beaucoup accèdent à de hautes fonctions. Ainsi au XIXème siècle l’élève
interne Henry Villard qui deviendra aux Etats-Unis, où il a émigré, le PDG de
Les siècles à venir réserveront vraisemblablement de
nouvelles surprises à nos vieilles pierres et à tous les sympathiques et
attachants élèves et personnels qui les ont toujours côtoyées et les côtoieront
encore…
Gérard Ruppert
Printemps 2006