[ CASNAV-CAREP de Nancy-Metz ]
Mai 2004
• Toute règle doit être expliquée.
• Important : poser le principe de cohérence.
Tous les interlocuteurs de l'enfant doivent pouvoir expliciter les raisons des options différentes en montrant que ce n'est pas la règle elle-même qui est mise en cause, mais son contenu.
• Les contenus des règles pourront être discutés, aménagés dans un contexte de négociation.
• Distinction entre règle individuelle et règle sociale (celle dictée par la nécessité de vivre en collectivité).
règle sociale : ici, les contenus sont imposés par la notion de reconnaissance, de respect de l'autre, de respect de soi : notions qui fondent le concept de la démocratie.
De ceci découle la notion de sanction :
- Donne force et crédit à la règle, à la loi.
- La sanction n'est intégrée que si elle est comprise, si elle est mise en rapport avec le manquement à la règle et ses conséquences.
- Elle revêt alors l'apparence d'une réparation et non celle de la manifestation d'un pouvoir de l'adulte.
- La sanction, une fois dite, ne doit jamais être négociée, aménagée ; sinon elle perd de son sens et la Loi aussi.
• L'éducation à la règle se fonde aussi sur l'exemple et sur un contexte éducatif (accompagnement de l'enfant sur le chemin de la vie et non instauration d'un rapport de force fondé sur la suprématie de l'adulte).
• Sanction répression
- but : punir ;
- est souvent décontextualisée ;
- ne cherche pas à établir un sens dans le processus punitif ;
- vise plus la personne fautive que l'acte répréhensible commis ;
- apparaît comme une agression qui touche l'intégralité de la personne ;
- elle risque alors d 'engendrer un sentiment d'humiliation, d'injustice et d'impuissance ;
- elle divise, sépare en opposant l'un qui détient le droit et la force et l'autre qui doit les subir.
• Sanction réparation
- pose les exigences élémentaires de la formation du psychisme : les notions de règle et de Loi, la nécessité de la maîtrise des désirs, la nécessité d'intégrer des exigences extérieures à soi liées au contexte social ;
- instaure la responsibilisation : elle amène à réfléchir sur le lien entre le désir ou l'intention et la réalité à réparer ;
- elle inscrit la notion de tort causé à l'autre qui est posé comme victime ;
- elle ne montre pas celui qui sanctionne comme un opposant, un ennemi, mais comme un partenaire qui a des exigences et sur qui on peut aussi se reposer.
Ce qui caractérise la mise en place de la sanction réparation :
- Elle n'intervient pas sans préalable, sans informations, explications sur les risques, les dangers, les raisons du caractère répréhensible des choses et sur la nécessité, le cas échéant, de la réparation.
- Elle se situe dans un contexte éducatif où l'enfant n'est pas pris au dépourvu, où il a été averti.
- Elle nécessite un accompagnement par la parole qui devrait permettre de substituer la notion d'erreur de vie à celle de faute à connotation morale qui culpabilise et marginalise.
- Elle n'a de sens, de valeur, d'efficacité que si elle est effective et systématique : elle ne souffre aucune exception.