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[ CASNAV-CAREP de Nancy-Metz ]

Accompagnement d'un élève non francophone

Accueil et scolarisation au collège ou au lycée

Mise à jour : novembre 2011

- Par Patricia George, CASNAV-CAREP de Nancy-Metz

Accueillir et inscrire un élève nouvellement arrivé en France au collège ou au lycée

Inscription au sein de du collège ou du lycée

Les enfants et adolescents qui arrivent en France pour un temps plus ou moins long sont au terme de la loi obligatoirement scolarisés s'ils ont entre 6 et 16 ans.

« Tout enfant français ou étranger résidant en France
et âgé de 6 à 16 ans a le droit à l'instruction »
(Loi du 18 mars 1882, ordonnance du 6 janvier 1959)

L'inscription au sein de l'établissement ne peut être subordonnée à la présentation d'un titre de séjour. Il ne revient donc pas aux enseignants, directeurs ou chefs d'établissements de vérifier la régularité de la situation des parents, mais de mettre en place toutes les conditions pour que l'élève soit accueilli correctement.

Les textes

*Organisation de la scolarité des élèves nouvellement arrivés en France sans maîtrise suffisante de la langue française ou des apprentissages
Circulaire n° 2002-100 du 25 avril 2002 (B.O. spécial n° 10 du 25 avril 2002). 

*Modalités d'inscription et de scolarisation des élèves de nationalité étrangère des premier et second degrés
Circulaire n° 2002-063 du 20 mars 2002 (B.O. n° 13 du 28 mars 2002 et B.O. spécial n° 10 du 25 avril 2002)

*Missions et organisation des centres académiques pour la scolarisation des nouveaux arrivants et des enfants du voyage (CASNAV)
Circulaire n° 2002-102 du 25 avril 2002 (B.O. spécial n° 10 du 25 avril 2002)

Accueil et affectation dans le second degré

- Lorsque les élèves ont douze ans révolus, ils relèvent du collège.

- Chaque élève est évalué par un conseiller d'orientation qui le dirige alors vers un collège (évaluation pédagogique).

- Les élèves ne parlant pas français sont orientés vers une classe d'accueil (CLA).

- Ceux qui ont un rudiment de langue sont intégrés dans un dispositif spécifique.

- S'il n'y a ni CLA, ni dispositif d'accueil, les élèves sont alors intégrés en classe ordinaire (signalement et demande d'aide au CASNAV).

*Fiche navette
* [1 page - 28 ko]

Les structures spécifiques

Il existe, dans le cadre de l'Éducation nationale, des structures dites spécifiques qui s'adressent prioritairement aux ENAF. Les textes du 25 avril 2002 sont aussi l'occasion de redéfinir les intitulés et les objectifs de ces structures (voir Organisation de la scolarité des élèves nouvellement arrivés en France sans maîtrise suffisante de la langue française et des apprentissages. (Cf. Circulaire n° 2002-10 du 25-04-2002 RLR : 515.0 ).

La CLIN (classe d'initiation)
La CLIN, dont le fonctionnement est officialisé dès 1970, a en charge l'apprentissage du français pour les nouveaux arrivants âgés entre 6 et 12 ans.

La CLA (classe d'accueil)
Les CLA fonctionnent en structures ouvertes et permettent de dispenser un enseignement adapté en français langue seconde au niveau des élèves nouveaux arrivants. Les élèves sont inscrits dans la classe ordinaire correspondant à leur niveau scolaire et au plus près de leur classe d'âge de manière à pouvoir intégrer le cursus ordinaire dès qu'ils ont acquis une maîtrise suffisante du français oral et écrit.

Les CLA-NSA (classe d'accueil pour les élèves peu ou non scolarisés antérieurement)
Permettent aux élèves en âge de fréquenter le collège d'apprendre le français et d'acquérir un niveau cycle 3 de l'école élémentaire. Là aussi, les élèves bénéficiant de ce soutien sont par ailleurs au maximum intégrés en classe ordinaire pour les disciplines auxquelles ils peuvent avoir accès (musique, arts plastiques, EPS...). Il n'en existe pas dans l'académie de Nancy-Metz.

Pour les élèves de plus de 16 ans
Ces élèves ne relevant plus de l'obligation scolaire, peuvent être accueillis dans le cadre de la Mission Générale d'insertion (MGI). La structure s'adresse à des jeunes pas ou peu scolarisés antérieurement et a pour objectif de préparer leur insertion sociale et professionnelle.

La scolarisation en dehors des structures spécifiques
Ceci représente une bonne partie des modes de scolarisation de la population d'origine étrangère actuelle : d'une part les arrivées se font au gré du hasard et dans des lieux souvent excentrés, souvent en zones rurales ; d'autre part le nombre d'arrivées, fluctuant en fonction des années et des politiques de l'immigration, n'a pas toujours été suffisant pour maintenir les structures existantes. Il faudra donc inscrire l'élève dans une classe traditionnelle.

Notes et rapports

*La scolarisation des élèves nouveaux arrivants non francophones au cours de l’année scolaire 2004-2005. Note d'information, 06-08, mars 2006.
En ligne sur le site du ministère de l'éducation nationale : icone pdf  [pdf - 278 ko - 6 pages]

*Les modalités de scolarisation des élèves non-francophones nouvellement arrivés en France : rapport à monsieur le ministre de la Jeunesse, de l'Éducation nationale et de la Recherche.
LECOURBE Anne, POLVERINI Jérôme, GUERIN Jean-Claude, STORTI Martine
France. Inspection générale de l'administration de l'éducation nationale et de la recherche; France. Inspection générale de l'éducation nationale Paris : Ministère de la jeunesse, de l'éducation nationale et de la recherche, 2002. 80 pages.
En ligne sur le site de la Documentation française

*Les élèves nouveaux arrivants non francophones et leur scolarisation dans les différents dispositifs d'accueil. Notes d'information, 01-57, décembre 2001.
En ligne sur le site du ministère de l'éducation nationale : icone pdf  [pdf - 284 ko - 6 pages]

Relations de l'école avec les familles

Le développement de la relation école/familles est indispensable. Les premiers entretiens vont permettre :

Quelques conseils

- Si l'élève et ses parents sont totalement non francophones, on aura recours à un médiateur. On pourra, par exemple, demander l'aide de l'enseignant de langues et cultures d'origine.
- Faire visiter l'établissement. 
- Présenter les différentes personnes de l'établissement (équipe éducative, intervenants extérieurs) en expliquant les rôles de chacun. On pourra utiliser le livret de présentation des personnes ressources au collège traduit en 16 langues disponible à la rubrique outils.
- Donner un emploi du temps avec les différents horaires. Cet emploi du temps sera provisoire car évolutif.
- Présenter les outils de liaison à la famille: carnet de correspondance, cahier de texte... 
- Souligner l'importance de l'assiduité à l'école, de la régularité.
- Présenter le matériel scolaire nécessaire et donner une liste (manuels, fournitures...) : on pourra avoir recours aux imagiers bilingues disponibles sur le site du CASNAV-CAREP.
- Donner des repères au niveau de l'évaluation de son travail (type de notation, fréquence, livret de suivi...).
- Présenter les différentes aides possibles au sein de l'établissement mais aussi en dehors (l'accompagnement à la scolarité par exemple).
- Présenter le système scolaire français : des outils à destination des familles étrangères existent (en prêt au CASNAV-CAREP).

Les parents de nationalité étrangère bénéficient des mêmes droits que les parents français (droit de vote et éligibilité aux élections de représentants de parents d'élèves).

Outils

*A destination des familles non francophones, un document de présentation des personnes ressources au collège, des rendez-vous à ne pas manquer et des dispositifs facilitant les échanges.
Document en français, traduit en 16 langues :
Albanais, arabe, arménien, chinois 1ère partie et chinois 2de partie, croate, hongrois, italien , polonais , portugais , rom , roumain , russe , serbe , tchèque , turc , ukrainien.

*Une brochure, intitulé « La scolarité en France : de la maternelle au lycée », présentant le système éducatif français en albanais, français, russe et turc, est également disponible sur le site du CRAVIE (Centre de Ressources Alsace Ville Intégration Ecole).

* Plaquette de présentation bilingue (français et anglais, arabe, portugais, serbe, turc) du système éducatif français « Bienvenue à l'école en France », sur le site de l'inspection académique de l'Isère.

*Documents d'information pour les parents et principaux dispositifs d'accueil des familles et des élèves. En ligne sur le site de VEI

Connaissance du parcours de l'élève

L'élève nouvellement arrivé en France (ENAF)
On définit ainsi l'élève qui arrive de son pays sans maîtrise suffisante de la langue française ou des apprentissages. Il est considéré comme non francophone si le pays d'origine n'a aucune relation historique et géographique avec la langue française. Le terme « nouvel arrivant » permettra de différencier celui qui vient d'arriver par rapport à celui déjà scolarisé en France. Bien entendu, on ne saurait être « nouvel arrivant » très longtemps. On considère généralement que l'élève peut endosser cette terminologie pendant les deux premières années de sa présence en France.

Hétérogénéité du public accueilli

La situation de l’élève nouvellement arrivé peut être extrêmement complexe et recouvrir des réalités très différentes : les situations migratoires, familiales et scolaires sont très variées. Il importe donc que l'équipe éducative qui aura l'élève en charge en soit consciente et puisse arriver à connaître l'origine ainsi que les circonstances qui ont prévalu au départ et à l'arrivée. L'enseignant y trouvera des informations qui lui permettront sans aucun doute d'éviter quelques erreurs importantes dans l'accueil et l'orientation et qui favoriseront sa relation avec l'élève et avec sa famille.

Diversité des nationalités, des langues, des systèmes d’écriture : des nationalités nombreuses, qui évoluent selon la situation géopolitique mondiale

Diversité des  raisons d’arrivée

Diversité des aires culturelles de référence, des modalités d’insertion des familles
Les parents migrants sont également  très différents les uns des autres par leur trajectoire : trajectoire sociale  (ascendante ou descendante),  trajectoire migratoire, trajectoire professionnelle (dévaluation ou non des compétences dans le parcours), résidentielle, communautaire, culturelle... Souvent, les rapports sont modifiés dans la famille.

Diversité des parcours scolaires des élèves : scolarité antérieure régulière ou irrégulière, interruptions dans la scolarité (guerres, zones rurales...), absence de scolarité antérieure, analphabétisme... La situation de l’élève nouvellement arrivé peut être extrêmement complexe et recouvrir des réalités très différentes : les situations migratoires, familiales et scolaires sont très variées.

Le collège ou le lycée vont être un lieu déterminant pour l'intégration sociale, culturelle et, à terme, professionnelle des enfants et adolescents.

Pour aller plus loin

*Quelques points de législation concernant l'entrée et le séjour des étrangers en France
* [pdf - 2 pages - 113 ko]

Évaluation initiale diagnostique

Afin de pouvoir construire de nouveaux apprentissages, il va être indispensable de prendre en compte les apprentissages antérieurs. C'est pourquoi, il est intéressant d'avoir quelques renseignements sur la scolarité de l'élève avant son arrivée en France.

La question qui se pose de façon récurrente est la difficulté des enseignants à déterminer le niveau scolaire de l'élève, d'autant plus quand le mode de scolarisation dans le pays d'origine est éloigné du nôtre. Quelques praticiens ont cependant mis au point des tests spécifiques qui permettent à partir d'exercices rédigés dans toutes les langues d'établir un barème d'équivalence dans la scolarisation antérieure.

L'évaluation en langue d'origine des acquis scolaires et l'évaluation du niveau de français oral et écrit permettent à l'équipe éducative d'organiser le parcours scolaire le plus pertinent. Dans un premier temps, l'évaluation peut se faire par l'observation de l'élève en action, en situation d'interaction avec ses pairs, notamment en ce qui concerne les compétences de communication : capacité à écouter l'autre, à réagir, désir de communiquer, envie de comprendre et de se faire comprendre.

Le CASNAV-CAREP dispose d'outils d'évaluation dans différentes langues sur :

Ces évaluations vont permettre :

Principales difficultés rencontrées par un élève nouvellement arrivé

Les élèves nouvellement arrivés en France  sont confrontés à une situation particulièrement difficile : le contexte familial, social et affectif se trouve souvent déstabilisé. Chaque élève a de toute évidence subi un déracinement qui a été plus ou moins bien vécu, a  parfois engendré des souffrances, des traumatismes ou des attitudes de repli. L’élève va devoir se construire dans une nouvelle culture, une nouvelle langue, une nouvelle école tout en s’appuyant sur sa langue et sa culture d’origine.
L’acquisition de la langue française va être un enjeu majeur pour l’ENAF. C’est la langue qui va permettre de communiquer,  la langue dans laquelle se feront les apprentissages, la langue de la réussite scolaire  mais aussi celle de l’intégration sociale.

 «  Le français n’est pas seulement une seconde langue à apprendre, c’est la langue qui permettra d’exister ». (RAFONI, Jean-Charles, Apprendre à lire en français langue seconde, L'Harmattan, 2007.)

Les principales difficultés rencontrées par un ENAF :

Adaptation à l'école française

Habitudes scolaires

Compréhension orale et écrite

Expression orale/écrite

Priorités du français langue seconde

L’élève nouvellement arrivé en France (ENAF) n’arrive pas vierge de tout langage. Il possède déjà une langue maternelle voire d’autres langues.

« C’est avec sa propre parole que le bilingue construit sa seconde langue, son autre soi-même. » AUGER, Nathalie. Comparons nos langues : démarche d'apprentissage du français auprès d'enfants nouvellement arrivés (ENA). Montpellier : SCÉRÉN-CRDP académie de Montpellier, 2005. (DVD vidéo)

Les langues représentées sont d’une très grande variété. Dans un certain nombre de cas, l’apprentissage des langues s ‘est effectué de façon informelle, l’apprentissage du français devra emprunter les voies plus formelles de l’école.
Le français va être à la fois la langue cible et la langue véhicule de l’apprentissage scolaire. Ce sera à la fois, un objet d’étude, un outil d’apprentissage, la langue de communication et la langue de scolarisation
Certains élèves n’ont pas été scolarisés dans leur langue d’origine, ou mal. Ils ne sont pas parvenus à l’étape d’acquisition des usages élaborés de leur propre langue et ne vont les découvrir que dans la langue seconde, ce qui n’ira pas sans difficultés.
Les élèves nouvellement arrivés en France sont confrontés à une langue, une culture, des codes scolaires qui leur sont étrangers. Langue étrangère à l’arrivée en France, le français acquiert peu à peu le statut de langue seconde en cours d’apprentissage pour devenir, dans le cas où la langue maternelle est peu pratiquée, la langue principale.
L’ignorance du français ne constitue pas un facteur d’homogénéité : connaissance parfois partielle orale ou écrite, connaissance de la civilisation et de la culture parcellaires et stéréotypées.

FLM, FLE, FLS, FLSco ?

*Des précisions utiles sur le site du CASNAV de Dijon.


La compétence de communication

L'acquisition de la langue parlée indispensable pour toute communication sociale et scolaire : actes de langage, conduites de discours.

- Communication hors école : acquérir très rapidement la capacité à entrer en relation oralement avec les différents interlocuteurs, à comprendre les énoncés, lire les écrits...

- Communication à l'école : apprendre à rentrer en relation avec un certain nombre d'adultes, avec ses pairs, comprendre les consignes. Une difficulté particulière de la communication scolaire tient à la place et à l'usage de l'écrit comme vecteur d'information.

- Métacommunication : l'élève doit être en mesure de communiquer sur ses propres pratiques langagières, de parler de la langue, de maîtriser les instruments métalinguistiques.

- Communication spécialisée : niveau de formulation : l'objectif de l'échange est ici de construire progressivement un objet de connaissance dans les domaines disciplinaires ou un savoir-faire (capacité à reformuler pour passer à une formulation élaborée, passer le la connaissance commune à une connaissance conceptualisée).

- Interdisciplinarité :

La compétence linguistique (ou compétence formelle)

Il va s'agir de développer des compétences linguistiques orales et écrites en réception et en production :

- Lexique
- Phonologie
- Morphosyntaxe

Les outils de la langue sont au service des activités de lecture, d'écriture et d'expression orale. Ils sont aussi au service de l'acquisition des disciplines.
Les activités favorisant les apprentissages implicites (ex : grammaire implicite, c'est-à-dire l'ensemble des règles qui permettent de produire des phrases correctes en français, spontanément acquises par une pratique régulière de la langue) et d'autres développant des phases d'explications devront alterner.

Les élèves non francophones abordent l'acquisition des règles à partir de leur propre système linguistique et des descriptions qui leur ont été proposées dans leur école d'origine.
Une insuffisante maîtrise de certains aspects du système de sa langue d'origine peut retentir défavorablement sur l'acquisition d'une langue seconde.
Le métalangage utilisé pour le français ne recouvre pas les mêmes faits linguistiques.
Un travail d'ajustement progressif se révèle nécessaire avec la participation des élèves eux-mêmes.

Annexes

*Lexique : Le CASNAV de Besançon propose deux lexiques interdisciplinaires de français de scolarisation (niveaux primaire et collège) recensant les termes et les structures de base essentiels pour que l'élève nouvellement arrivé accède rapidement à tous types d'énoncés.
Consulter le site du CASNAV de l'académie de Besançon

*La phonétique (Document établi d'après : Charliac, Lucile, Motron, Annie-Claude. Phonétique progressive du français avec 600 exercices. Paris : CLE international, 1998.)
* [pdf - 3 pages - 97 ko]

 

La compétence culturelle

La dimension culturelle des apprentissages en français langue seconde est cruciale (maîtrise des codes sociaux, moraux, idéologiques, esthétiques...).

Les données interculturelles
L'approche interculturelle permet de créer des ponts entre les différentes cultures qui se côtoient. L'élève apprend le français à partir de ses repères culturels propres.

Les codes conversationnels
Chaque culture organise la relation entre interlocuteurs selon des règles et usages propres.

Les codes rhétoriques
La manière de mettre en ordre les informations, les idées et les arguments constitue pour un élève nouvellement arrivé une connaissance difficile à acquérir.

Littérature et approches comparatives
La littérature est une des voies d'accès privilégiées à une autre civilisation. Elle permet d'en saisir de l'intérieur les particularités et singularités. (Il est possible d'emprunter des albums bilingues au Casnav).

Organisation au sein de l'établissement


Mise en place d'une réflexion avec l'ensemble de l'équipe pédagogique concernant l'accueil de l'élève nouvellement arrivé

Il y a un parcours suffisamment particulier de l'ENAF pour que celui-ci soit pris en compte.

Au collège ou au lycée, l'accueil ne sera pas seulement du ressort du professeur principal ou du professeur de français mais celui de l'ensemble de l'équipe éducative.
Par accueil, il faut entendre l'écoute que chaque membre de l'équipe éducative prêtera aux conditions d'arrivée, à l'aspect familial qui ne doit en aucun cas être exclu de la résolution des problèmes de scolarité et éventuellement à l'aspect matériel des choses. Très rapidement se poseront pour l'établissement les questions de cantine, de fourniture de matériel scolaire, de déplacement en bus... L'équipe éducative ne pourra donc occulter complètement cette partie de l'accueil.

Deux principes :

 

Prise en charge de l'élève dans l'établissement

Pour le collège ou le lycée, la situation va être très complexe. Il s'agit de mettre en place une réflexion  de l'ensemble de l'équipe pédagogique sur la prise en charge de l'élève et d'élaborer un projet individuel. Il reviendra à l'enseignant et à l'équipe éducative de faire le point sur les ressources humaines qui pourront aider à mettre en place un apprentissage de la langue, de se concerter régulièrement pour assurer une cohérence.

- Les cours d’apprentissage ou de perfectionnement de la langue sont placés en priorité. L’intégration dans la classe est d’autant plus importante que le niveau de la langue est avancé. Pour les élèves débutants dans la langue française, les cours d’E.P.S, d’arts plastiques de musique, de mathématiques, de technologie sont souvent privilégiés. 

- Apprentissage des langues vivantes pour un ENAF.
Un examen attentif des apprentissages scolaires antérieurs permet de choisir, soit un suivi de la LV1 dès l’arrivée, soit un démarrage dans un cours de LV2. La langue maternelle, ou tout autre langue qui en tient lieu, est prise en compte si elle est enseignée dans le collège. L’intégration dans les autres cours se fait en cours d’année, au fur et à mesure de la progression de l’élève.
« Il est recommandé de veiller à ce que l’élève au collège suive effectivement l’enseignement de deux langues vivantes étrangères. Une des langues vivantes choisies peut-être sa langue d’origine. L’élève doit « bénéficier  d’une inscription au CNED prise en charge par l’établissement si cette langue n’est pas enseignée dans l’établissement ou dans un établissement voisin ». (Circulaire n° 2002-100 du 25-4-2002 MEN-DESCO)
- Toutes les ressources internes à l’établissement (enseignants, aide-éducateurs, assistants d’éducation, heures supplémentaires...) sont mobilisées afin de mettre en place un soutien dans ces différentes disciplines. On étudiera les possibilités de prise en charge au sein des autres classes en fonction des objectifs visés.
- Il sera nécessaire d’élaborer un emploi du temps individualisé prenant en compte les besoins de l’élève et les ressources de l’établissement. Cet emploi du temps sera revu périodiquement (nécessité d’une régulation, d’ajustements progressifs).
- Prévoir un outil de liaison entre enseignants qui suivra l’élève dans toutes ses activités.
- Un travail en partenariat sera indispensable (liens avec les familles, les enseignants, les associations...)
- Pendant les premiers mois de scolarisation des ENAF, les méthodes de FLE (Français Langue Etrangère) peuvent être une aide utile et complémentaire. Pour le collège, il existe également une méthode FLS (Français Langue Seconde) «  Entrée en matière » qui permet à la fois d’aborder la langue de communication et la langue  des apprentissages. Le Centre de ressources du CASNAV prête gratuitement aux établissements des méthodes adaptées aux différents profils d’élèves scolarisés.

Mise en place d'un projet individuel

Après avoir cerné chez chaque élève ce qui est construit, ce qui est en voie de construction, il faudra définir ce qui reste à construire. Le projet de l’élève va permettre une approche pédagogique individualisée. Cette approche permettra  :

Souvent, les élèves vont avancer plus vite dans certaines matières et moins vite dans d’autres. On veillera donc à respecter les rythmes d’apprentissages de chacun et à  privilégier une progression souple qui permette une accélération  progressive des apprentissages mais également une individualisation des vitesses de progression.

Pour ce public spécifique, il convient de mettre en place dans chaque établissement des réunions de concertation bimestrielles entre professeurs concernés par l’accueil des ENAF afin de pouvoir aborder les points suivants : évaluations, évolution du projet de l’élève, aménagement de l’emploi du temps, glissements d’un groupe à l’autre, sortie de dispositif, accompagnement  à l’orientation...
À l’issue de la première année de scolarisation ou lors du retour en classe ordinaire, un suivi individualisé par une personne référente reste souhaitable.

Ce qu'il faut éviter
Quelques solutions s'imposent parfois à l'esprit lorsque l’on pare au plus pressé. Il arrive donc que des choix malencontreux prévalent à l'orientation de l'élève. Il faut rappeler ici même un principe de base : le fait de ne pas parler la langue ne peut être considéré ni comme un handicap, ni même une inadaptation. Toute solution qui tendrait à inscrire dès leur arrivée des ENAF dans des structures spécialisées est une erreur : demande d’orientation en SEGPA par exemple.

La mise en place d’une pédagogie différenciée permettra de répondre au plus près aux besoins de chaque élève nouvellement arrivé et ainsi d’éviter toute stigmatisation.

Grilles et exemples de projets individuels

* Grille projet individuel dans le secondaire
[pdf]  [2 pages - 91 ko]

* Grille projet individuel pour le primaire ou le secondaire
* [2 pages - 41 ko] / * [2 pages - 80 ko]

Exemple de projet individuel
*Élève de 15 ans originaire du Maroc. À son arrivée en France, cette élève a été scolarisée en CLA. Il semble qu'elle n'a été que très peu scolarisée : elle ne sait ni lire, ni écrire l'arabe.
* [5 pages - 59 ko] / * [5 pages - 112 ko]

 

Organisation au sein de la classe

La gestion de l'hétérogénéité

Une des principales problématiques professionnelles que pose la scolarisation des ENAF est la gestion de l’hétérogénéité. La présence d’un ou plusieurs ENAF dans la classe ne crée pas l’hétérogénéité mais l’accentue. Ce sont des élèves qui :
- ont commencé un parcours scolaire ailleurs ;
- prennent en cours de route un chemin déjà commencé ;
- continuent à apprendre en fonction de ce qu’ils sont et de l’accueil qui leur est fait.

« L’enfant n’est pas une tasse vide, il a déjà des compétences qu’il peut transférer. Il faut l’aider à les mobiliser. »
Michèle Verdelhan-Bourgade

Une prise en charge spécifique reste indispensable : pour les enseignants, il s’avère impossible d’enseigner le même programme quel que soit le parcours antérieur de l’élève. La différenciation pédagogique va être une réponse à l’hétérogénéité des élèves. Mettre en œuvre la différenciation pédagogique et l’individualisation des apprentissages, c’est accepter de faire varier :

- le cadre et les contraintes matérielles

- le contexte

- les types de situation

Afin de tenir compte de la spécificité de la  situation des élèves nouvellement arrivés en France, il est souhaitable d’adapter les critères de notation. Une évaluation  formative de la production de l’élève sera privilégiée.

Prise en charge dans les différentes disciplines

« Savoir se débrouiller à l’oral dans des situations de communication courante, mobiliser un lexique simplifié mais approprié et quelques structures syntaxiques de base ne signifient  pas que l’on puisse réussir à l’école. La langue d’enseignement est un médium incontournable d’accès à toutes les disciplines du fait  de l’existence d’une communication spécifique à la communauté scolaire : c’est une langue de concepts, de la distance, du récit, des savoirs. » RAFONI, Jean-Charles, Apprendre à lire en français langue seconde, L'Harmattan, 2007.

Le premier objectif d’apprentissage à atteindre pour les ENAF est de les faire accéder à un français de scolarisation et aux savoir-faire scolaires. Parallèlement à un enseignement intensif du français, dès le début du processus d’intégration, on veillera à ce que l’ENAF puisse bénéficier d’un nombre important d’heures dans les différentes disciplines scolaires. Dans un premier temps, on pourra envisager une immersion dans les disciplines où la langue française n’est pas rédhibitoire.  L’équipe enseignante veillera à assurer la cohérence des transferts d’une matière à l’autre.

Importance des compétences de lecture
Les compétences de lecture et d’écriture vont être décisives pour la réussite scolaire de tous les élèves à l’école, au collège et au lycée.
Les difficultés inhérentes à l’apprentissage de la lecture en langue maternelle le seront davantage encore en langue seconde puisqu’un élève non francophone n’a pas à l’oral la maîtrise phonologique et syntaxique du français. Il ne dispose pas des mêmes références culturelles, ni du lexique approprié.
« Le traitement sémantique de l’écrit est essentiellement commun à l’activité de lecture dans toutes les langues. Il n’en est pas de même du traitement linguistique. » (Jean-Charles Rafoni)

Cas des élèves qui ont déjà appris à lire dans une langue alphabétique
- Des élèves qui ont déjà compris le principe alphabétique.
- Des élèves qui ont déjà compris que l’écrit code essentiellement les sons de la langue.
- Des élèves qui ont besoin d’apprendre les spécificités du système phonologique francophone.

Cas des apprentis lecteurs ou lecteurs experts dans leur propre langue sur caractères non latins (alphabet arabe, tamoul, khmer, idéogrammes chinois, kana japonais...)
Ces élèves ont acquis des stratégies de lecture mais doivent réapprendre à lire dans notre système alphabétique. L’apprentissage initial du code sera indispensable.

Cas des élèves non lecteurs dans leur langue d’origine
Une partie des élèves pourtant avancés à l’oral, n’ont pas construit de véritables compétences à l’écrit. Certains d’entre eux sont parfois confrontés pour la première fois à un encodage de la langue. Souvent, ils n’ont que très peu bénéficié de l’initiation préalable aux activités graphiques, aux jeux de langues, aux activités de conscience phonologique. Pour eux, l’entrée dans la culture écrite va être un véritable enjeu. Il va s’agir de mettre en place à la fois des activités d’alphabétisation et de découverte détaillée du système écrit du français : système grapho-phonétique,  accès au sens par la lecture...

Outils

*RAFONI, Jean-Charles. Apprendre à lire en français langue seconde : résumé de la conférence donnée au CASNAV-CAREP, le 15 octobre 2008.

*Exemple d'exploitation d'un album
- John Chatterton détective, de Ivan POMMAUX.
* [pdf - 11 pages - 76 ko]

Utilisation des textes littéraires
Dès les premières heures d’apprentissage du français, une approche de la littérature est possible. Certes, il est intéressant d’utiliser les manuels de FLE dans les premiers temps (progression en terme d’actes de langage, lexico-grammaticale...). Cependant, l’objectif est de préparer les élèves à la langue de scolarisation et de conduire les élèves à participer aux apprentissages qui s’effectuent dans le cursus ordinaire dans lesquels une place importante est accordée à la lecture de textes littéraires et aux exercices qui s’y appliquent. Développer le goût de la lecture, enrichir l’imaginaire, opérer des classifications dans les différents discours écrits, reconnaître les niveaux de langue...  font partie des instructions officielles. C’est pourquoi, il est conseillé d’offrir aux élèves la possibilité de fréquenter des textes de difficultés progressives, extraits d’authentiques œuvres d’auteurs afin de construire un savoir référentiel.  La majorité des élèves ont déjà une pratique de lecture et d'écriture. Ils auront ainsi la possibilité de transférer les compétences acquises dans leur langue maternelle, de les réinvestir. Les textes proposés tiendront compte des compétences acquises mais aussi de l’âge des élèves. Les œuvres  éditées à la fois en langue maternelle et en langue française sont riches en potentialités pédagogiques.

Utilisation des manuels scolaires : de l’objet d’apprentissage à l’outil d’apprentissage.
La complexité des manuels scolaires entraîne pour les ENAF des difficultés de lecture et de compréhension. Souvent le niveau des élèves est mis en cause sans penser qu’ils doivent mettre en œuvre une multiplicité de savoirs pour entrer dans ces manuels. Les obstacles sont multiples car l’élève est confronté à des interactions de codes multiples :
- difficultés  méthodologiques (utilisation de cartes, plans, tableaux...) ;
- difficultés  linguistiques (des termes parfois polysémiques : mots connus dans une certaine acception mais qui prennent un autre sens dans un domaine spécifique, une syntaxe souvent très complexe, des structures linguistiques spécifiques pour chaque type de texte...) ;
- confusions référentielles : complexité des illustrations... ;
- confrontation à un condensé d’informations sans connaissance préalable, difficultés pour repérer et hiérarchiser les informations.

Il s’agit dans les différentes disciplines de travailler sur et avec le manuel scolaire afin de développer :
- des savoirs (lexique spécifique, différents champs sémantiques d’un mot...) ;
- des savoir-faire (traiter l’information, se documenter, expliciter ses démarches...) ;
- des savoir-être (exercer un regard critique, être curieux face à un document...).

Exemple des mathématiques
Les mathématiques sont une des premières activités où l’ENAF peut être totalement intégré dans la classe.
Il existe, pour les mathématiques, un document qui regroupe des exercices d'évaluation du niveau cours élémentaire à la troisième, en 27 langues (ces évaluations sont disponibles au CASNAV). Cette évaluation de départ en mathématiques peut permettre de situer l’ENAF par rapport à sa classe. Pour les élèves qui n'ont pu effectuer l'ensemble des exercices du niveau estimé, il est utile de proposer quelques exercices des niveaux inférieurs pour mieux repérer les acquis réels. Deux cas sont possibles :
-  L’élève a plus ou moins le niveau de sa classe : dans ce cas, le travail portera essentiellement sur le vocabulaire spécifique des mathématiques.
-  L’élève n’a pas le niveau de sa classe (cas des enfants peu scolarisés antérieurement). Il s’agit alors d’adapter les connaissances de l’enfant (qui sont souvent importantes) aux exigences scolaires.

Le langage des mathématiques n’est pas universel. La part du français reste importante.
En mathématiques, l’explicitation  scolaire est le garant de la maîtrise du concept en jeu, atteste des acquis, son absence est alors l’indice d’une ignorance. Il y a  complémentarité  entre compétences mathématiques et linguistiques. Dans tous les cas, le langage mathématique va constituer un point de départ pour élargir les connaissances linguistiques des élèves autant que pour les accompagner sur le chemin de l’abstraction.
Quelques pistes :
- Donner une place privilégiée à l’oral dans l’activité mathématique.
- Construire un lexique pour appréhender la polysémie de certains termes (sens différent en mathématiques et dans la langue du quotidien : face, table...).
- Vérifier individuellement la compréhension des consignes données.
- Utiliser la médiation du jeu.

Technologie
Une complémentarité existe entre les cours de mathématiques et les cours de technologie. En effet, les cours de technologie vont permettre de présenter concrètement les concepts étudiés en mathématiques, de les mettre en pratique.

Aides extérieures

Les enseignants de langue et culture d'origine
Accueillir et scolariser des enfants venant de l’étranger, des « nouveaux arrivants », impose à l’École de mobiliser toutes les ressources dont elle dispose. Il en est une qui ne doit pas être oubliée, celle constituée par les enseignants de langue et culture d'origines (ELCO). Qui, mieux qu'eux, pourraient être plus à même de remplir un rôle de médiateur et ainsi faciliter la communication entre écoles et familles arrivant de l'étranger, dimension si importante dans les premiers temps de la découverte de l'école, voire de son environnement ?
On pense spontanément — et à juste titre — que ces maîtres peuvent être des traducteurs en qui on peut avoir totalement confiance ; néanmoins, leur rôle peut —  et doit — aller bien au-delà.
Enseignants à part entière, membres des équipes pédagogiques, ils connaissent le fonctionnement de l'école française et ses exigences ; ainsi, ils peuvent dissiper immédiatement de nombreux malentendus et constituer des référents précieux pour les enseignants et les familles.

L'accompagnement à la scolarité
Les associations d’accompagnement à la scolarité peuvent aider les élèves en dehors des heures scolaires. Leurs champs d’intervention :

Pour connaître l’adresse d’une association proche de votre établissement, vous pouvez consulter le site du Casnav-Carep.

*Coordonnées des associations

Activités et progressions

Le Cadre européen commun de référence pour les langues

Conçu par la Division des  Langues vivantes  du Conseil de l’Europe (Strasbourg), le Cadre européen commun de référence pour les langues (CECR) est un instrument qui répond à la politique linguistique du Conseil de l’Europe dont les buts sont de :

L'idée générale du CECR est d'arriver ainsi à une conception cohérente de l'enseignement des langues centré sur l'apprenant qui prenne en compte les buts et les objectifs de cet enseignement, son contenu, les expériences d'apprentissage et l'évaluation.
Le CECR fournit une base pour la reconnaissance mutuelle des qualifications en langues. C'est aussi un instrument idéal pour comparer au niveau international des résultats d’évaluation.
Il est de plus en plus utilisé pour la réforme des programmes nationaux et, hors système scolaire, pour la comparaison des certificats en langues.

Concernant l’évaluation, le CECR propose un ensemble de « 6 niveaux communs de
référence » qui permettent la reconnaissance des compétences et de la qualification de chacun en langues vivantes au-delà du mode d’apprentissage ou des spécificités éducatives du pays dans lequel elles ont été acquises. Les 6 niveaux communs de référence vont du niveau A1, permettant une communication minima au niveau C2.

À consulter

*Le Cadre européen commun de référence pour les langues :
http://www.coe.int/t/dg4/linguistic/CADRE_FR.asp

*Le portfolio européen sur le site du Conseil de l'Europe

*Le porfolio européen sur le site du CRDP de Caen

*Des grilles permettant l’auto-évaluation (version suisse du Portfolio européen des langues) :
http://www.coe.int/T/DG4/Portfolio/documents/appendix2f.pdf

Le DELF - Le DALF

Le DELF et le DALF sont des diplômes qui connaissent une reconnaissance internationale et sont harmonisés sur le Cadre européen commun de référence pour les langues. Ce sont des diplômes officiels délivrés par le ministère français de l’Éducation nationale, pour certifier les compétences en français des candidats étrangers. Ils existent depuis 1985 et sont passés dans 154 pays. Entre octobre 2005 et octobre 2006, 200 000 candidats s’y sont présentés dont 30 000 à l’étranger. Le DELF et le DALF se composent de 6 diplômes indépendants, correspondant aux six niveaux du CECR.

CECR DELF/DALF Utilisateur
A1 DELF A1 élémentaire
A2 DELF A2
B1 DELF B1 indépendant
B2 DELF B2
C1 DALF C1 expérimenté
C2 DALF C2

 

Le DELF scolaire

Suite à la circulaire de rentrée 2005/2006, la DGESCO se propose d’organiser la mise en place d’une version scolaire du DELF destinée à un public adolescent scolarisé dans un établissement scolaire public ou privé. Cette opération vise à favoriser l’intégration de ce public par la valorisation des premiers acquis linguistiques. 
Chaque diplôme correspond à l'un des trois premiers niveaux du Cadre européen commun de référence pour les langues. Pour chaque niveau, une série d'épreuves évalue les quatre compétences de communication : compréhension et production écrites et orales.
Pour le DELF scolaire, les thématiques et les supports ont été adaptés afin de tenir compte des centres d’intérêt d’un public adolescent. Cependant, aucune modification n’a été apportée à la structure des l’examens.  Sur le diplôme remis à l’élève,  seule la mention « DELF » apparaîtra.

Intérêts et enjeux du DELF scolaire
Le DELF a été créé et proposé pour que les progrès en français des élèves nouvellement arrivés en France soient reconnus. Il apporte donc une valorisation et une reconnaissance des acquis. Il peut motiver les élèves au cours de leurs premières années d’apprentissage du français. En aucun cas les résultats de ces épreuves ne peuvent influer sur le parcours scolaire de l’élève ni sur son maintien ou départ d’un dispositif CLA : ce n’est pas un argument d’orientation. Les élèves qui s’inscrivent sont volontaires. Une réussite à un niveau devra être signalée à l’équipe enseignante et à l’administration de son établissement.

- Passer un niveau du DELF n’est pas une finalité en soi. L’obtention d’une certification marque plutôt une étape dans un parcours personnel.

- Cet examen est conçu par le Centre International d’Etudes Pédagogiques (CIEP). Il est gratuit pour les candidats scolarisés.

- Pour l’académie de Nancy-Metz, la prochaine session aura lieu le 11 mai 2010. Elle sera destinée aux élèves de collège et de Lycée professionnel. Les niveaux A1, A2 et B1 seront proposés. Le registre d'inscription sera ouvert du lundi 04 au vendredi 29 janvier 2010. La fiche d'inscription pour la session 2010 est en ligne sur le site de l'IA57 :
* http://www3.ac-nancy-metz.fr/iamoselle/spip.php?article676

Outils à l'usage des enseignants
- Sur le site du Centre international d'études pédagogiques (CIEP)

*Présentation du DELF scolaire :
http://www.ciep.fr/delf-scolaire/index.php

*Présentation détaillée des épreuves et exemples de sujet :
http://www.ciep.fr/delfdalf/index.php

*Bibliographie des ouvrages utilisables pour la préparation à l'examen :
http://www.ciep.fr/delfdalf/biblio.php

- Sur le site du CASNAV-CAREP

*Diplôme d’études en langue française (DELF) en milieu scolaire, session 2010.

- Sur le site du ministère de l'éducation nationale

*Circulaire de la rentrée scolaire 2005 :
http://www.education.gouv.fr/bo/2005/18/MENE0500813C.htm

Livrets de suivi - Progressions

- Livrets de suivi
* Niveau DELF A1 : * [8 pages - 133 ko]

* Niveau DELF A2 : * [8 pages - 138 ko]

* Niveau DELF B1  : * [8 pages - 86 ko]

 

- Progressions
* Progression niveau DELF A1 : * [3 pages - 115 ko]

* Progression niveau DELF A2 : * [4 pages - 19 ko]

* D'autres progressions, en ligne sur notre site

* Progression, pour le second degré, proposée dans la brochure : Ministère de l'éducation nationale. Direction de l'enseignement scolaire. Le français langue seconde. Paris : CNDP, 2000, (Collège), p. 25-27*[3 pages - 207 ko]

* Programmation annuelle de 13 séquences de français langue seconde en classe d'accueil, sur le site du CASNAV de Versailles.

Les ressources des Inspections académiques

Inspection académique de Meurthe-et-Moselle
* Dossier d'affectation des élèves nouvellement arrivés

Inspection académique des Vosges
- Procédure pour la scolarisation des ENAF
- Projet individuel 1er et 2nd degrés
- Fiche navette pour le suivi
*  En ligne sur le site de l'IA88 (Rubrique « Information » -> « Nouveaux arrivants - Enfants du voyage »).

Centre académique pour la scolarisation des nouveaux arrivants et des enfants du voyage
Centre académique de ressources pour l'éducation prioritaire
Rectorat Nancy-Metz (site Saurupt) 28, rue de Saurupt, 54000 Nancy
Tél : 03 83 86 27 33 - Fax : 03 83 86 27 14 - Mél :
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