Début : 55mn 25 |
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| Vers le chapitre 9 | Vers le chapitre 11 |
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| Image | Photogramme / Bruits / Musique | |
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| Ouverture au noir. Extérieur nuit. Plan américain de Jean faisant nerveusement les cent pas sur le plat-bord* de l'Atalante. Il fume une cigarette et a les mains dans les poches. Panoramique gauche droite d'accompagnement. Au moment où il fait demi-tour panoramique descendant pour montrer ses pieds, puis droite gauche d'accompagnement et gauche droite après un dernier demi-tour. VOIX DU CAMELOT (off). Alors c'est oui ? Une fois, deux fois, trois fois ! Je vous enlève ! Personne ne dit mot. |
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Extérieur nuit. Retour au plan 325. Plan rapproché des jambes de Jean continuant à faire les cent pas. Panoramiques d'accompagnement. |
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| Extérieur nuit. Retour au plan 325. Plan rapproché des jambes de Jean continuant à faire les cent pas. Panoramiques d'accompagnement. |
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Intérieur nuit. |
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| Intérieur nuit. Plan rapproché taille du père Jules dans sa cabine. Il est en train de se tirer les cartes tout en fumant la pipe. Il a un petit chat sur l'épaule. Il a son collier grigri autour du cou. Le cadre est saturé. A droite, dormant sur sa couchette, le gosse. Un de ses pieds est en amorce en bas et à gauche du cadre, au premier plan, flou. Egalement à gauche du cadre, en amorce, une lampe. A côté de la table une bouteille. Le père Jules pose son doigt successivement sur les différents tas de cartes posés devant lui, en comptant. Puis il retourne une carte. LE PERE JULES. … deux, trois, quatre, cinq. Ah ! La blonde. Un, deux, trois, quatre, cinq. Encore du pique. Le petit chat saute de son épaule sur le gosse qui ne bouge pas, toujours endormi. Le père Jules bouge un peu sur sa chaise. LE PERE JULES. Un, deux, trois, quatre, cinq. C'est pas croyable alors ça… puis des mots incompréhensibles… du pique ! Le père Jules boit une rasade à la bouteille. Le petit chat pendant ce temps se frotte sur le visage du gosse et secoue sa tête. |
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Extérieur nuit. |
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| Extérieur nuit. Plan américain de dos de Jean marchant dans une sorte de décharge, toujours les mains dans les poches. Il s'arrête un instant, se retourne, hausse les épaules, puis continue à s'éloigner. |
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Intérieur nuit. |
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| Intérieur nuit. Plan rapproché poitrine en légère plongée, de Jean dans sa cabine marchant en direction de la porte de la chambre (panoramique droite gauche). Il ouvre la porte et constate que Juliette n'est plus là. A gauche du cadre la lampe suspendue allumée éclaire vivement la scène. Jean pousse la porte complètement. |
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| Intérieur nuit. Raccord dans le mouvement de la porte. Plan en plongée du lit vide, les couvertures en désordre. En bas du cadre, en amorce, on voit la porte continuer à s'ouvrir et la tête de Jean. Il fait un pas en avant, plan rapproché poitrine de dos, et regarde la place qu'occupait Juliette. Derrière son dos la porte oscille un peu. Il fait quelques pas en arrière et sort. |
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| Intérieur nuit. Retour au cadrage du plan 333. La porte de la chambre est à moitié fermée. Jean regarde sur sa gauche, par terre, hors champ.. Il se précipite vers le placard. Panoramique très rapide droite gauche. La lampe suspendue qui était à gauche du cadre se retrouve à droite. Jean regarde à l'intérieur du placard. Il ouvre le deuxième battant de la porte et prend les vêtements sur les tringles. Il constate que les affaires de Juliette ne sont pas là. Il regarde en direction de la porte. |
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| Extérieur nuit. Plan moyen serré de Juliette sur le quai d'une gare. Elle marche le long d'un train au départ, les portes ouvertes et presque vide. Elle tient son petit sac dans ses deux mains. Elle regarde sa montre. Trois hommes entrent dans le cadre, deux à gauche et un à droite. Ils montent dans le train sans hésiter. Juliette fait de même. |
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| Intérieur nuit dans la cabine du père
Jules. Il est dans sa couchette, de dos, en plan rapproché poitrine. A l'arrière plan Jean, debout, lui donne des ordres. La lumière n'est pas uniformément répartie, beaucoup d'ombres. Elle semble venir du sol car le visage de Jean est éclairé par le bas. JEAN. T'as compris ? On part ! LE PERE JULES. Comment on part ? On devait partir dans deux jours. JEAN. Ça me regarde. Hier soir je ne t'ai pas non plus consulté pour partir de La Villette. |
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| Intérieur jour. Contre champ mais sans respecter la loi des 180°. En plan rapproché poitrine, de dos, en amorce à droite du cadre, Jean. A l'arrière plan, en plan rapproché taille, le père Jules, sa pipe dans la bouche et la bouteille à côté de lui dans le lit. La lumière semble provenir d'une lanterne posée sur le sol. LE PERE JULES. Oh ! Hier soir c'était le passé… Mais le passé est le passé. Aujourd'hui qu'est ce que vous me reprochez ? Je dors pas, c'est une affaire entendue. Mais c'est pas une raison tout de même. Il prend sa pipe dans sa main. |
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| Intérieur nuit. Plan rapproché poitrine du gosse assis sur sa couchette. Il écoute la conversation en regardant en direction du père Jules hors champ. Un petit chaton joue avec son bras. A droite du cadre, en amorce, les jambes de Jean sont visibles ainsi que la lampe qui éclaire la scène. JEAN. Mais il s'agit pas de toi ! LE PERE JULES (off). De qui qu'il s'agit alors ? |
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| Intérieur nuit. Retour au plan 338. JEAN. La patronne qui est partie. LE PERE JULES. Doucement. Le môme pourrait entendre. |
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| Intérieur nuit. Retour au plan 339. Le môme entend bien tout. Il a le chaton sur son bras. Il se couche et disparaît sous sa couverture. LE PERE JULES (off). Pas la peine de le mettre au courant. Où ça qu'elle est partie ? |
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| Intérieur nuit. Retour au plan 337.
La masse imposante du père Jules occupe plus de la moitié
du cadre. Jean parle avec dureté. JEAN. Je veux pas le savoir ! Je préfère m'en aller du pays ! Il devient pensif et regarde dans le vide. LE PERE JULES. Ben elle va revenir la patronne ! D'une minute à l'autre. Dans une heure, et même qu'elle reviendrait demain… JEAN. Mais demain ? Dans cinq minutes j'en voudrais plus. Jean se mouche. LE PERE JULES. Au moins… |
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| Intérieur nuit. Retour au plan 340. Le père Jules s'énerve, il élève le ton. LE PERE JULES. … laissez-moi reposer ! On a dit qu'on restait deux jours à quai. Autant rester deux jours puis après on ira chercher la patronne. |
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| Intérieur nuit. Retour au plan 342. JEAN. Rechercher ? Mais à quoi ça servirait espèce d'idiot ? Et puis qui commande ici ? Allons ! Toi et le petit sur le pont ! On part tout de suite pour Corbeil comme d'habitude. Allez ! Jean sort du cadre par la droite. |
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| Extérieur nuit. Plan moyen de Juliette qui se relève dans le train. Un contrôleur passe devant elle et tire sur le signal de départ. Elle semble vouloir redescendre du train mais une chaîne l'en empêche. Le train part et Juliette sort du cadre par la gauche. |
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| Intérieur nuit. Plan rapproché, en plongée, du lit matrimonial vide et en désordre. |
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| Fin du chapitre 10 (58mn 46s) | ||
| *Petit lexique sur les péniches :
Bachot : Canot de service, ou annexe, obligatoire sur toutes les
péniches. |
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