Début : 38mn 10s Fin : 45mn 46s (3secondes après la fin du plan 239) Durée : 7mn 33s Nombre de plans : 27 (213 à 239) Auteur : Xavier REMIS, Lycée Henri-Poincaré, Nancy avec la participation de Dominique Coujard (Mise en page web avec images et les sons) Mathilde Segando (musique) |
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| Vers le chapitre 7 | Vers le chapitre 9 |
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| Image | Photogramme / Bruits / Musique | |
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| Intérieur nuit. Plan américain de Jean et de Juliette de profil. Jean est à gauche du cadre au premier plan ; il s'est habillé pour sortir, il a mis son costume noir de la noce. Au centre du cadre Juliette finit de mettre une robe en se regardant dans un miroir hors champ. Jean trouve des boules blanches dans sa poche. Il les prend dans ses mains et les regarde étonné. Il se penche pour en ramasser une tombée à terre. JEAN. Qu'est-ce que c'est que ça ? Juliette se tourne vers lui. JULIETTE. Ca ? C'est de la naphtaline. Tu sais, c'est ton costume de noce. Jean porte la naphtaline à son nez pour la sentir. Pendant ce temps Juliette se tourne vers le miroir et se recoiffe avec ses mains. JEAN. Ah ! Mais ça sent pas bon. Jean jette les boules de naphtaline dans un récipient hors champ puis il boutonne son veston. LE PERE JULES (off). Patron ! Jean et Juliette entendant le cri du père Jules se tournent tous deux vers l'entrée de la cabine hors champ. Juliette a l'air surprise et en colère. JULIETTE. Oh ! Il m'a fait peur ! Léger panoramique droite gauche qui fait entre les bas de l'escalier d'accès dans le champ. JEAN. Qu'est-ce que c'est ? Y a le feu ? Juliette le regarde et sourit avec complicité. Jean monte sur l'escalier et sort du cadre par la gauche tandis que Juliette continue à sourire. Elle fait un pas en avant et semble aller chercher la naphtaline que Jean vient de poser. Léger panoramique gauche droite puis raccord avant qu'elle ne finisse de le faire. |
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Extérieur nuit. Plan américain du gosse et du père Jules habillés tous deux de noir, endimanchés comme le jour de la noce, avec leurs casquettes sur la tête.. Le gosse a les mains dans les poches. Ils sont sur le pont et regardent en direction de l'accès de la cabine du patron. Ce dernier sort et les regarde. A l'arrière plan on voit passer un cycliste et des piétons. LE PERE JULES. Je vais à la consultation. JEAN. T'es malade ? LE PERE JULES. Non ! Je suis pas malade mais j'y vais quand même… Viens ! Il pousse le gosse de la main et tous deux sortent du cadre par la gauche. Jean les regarde partir hors champ puis il redescend dans la cabine. Son visage est fortement éclairé par la lumière intérieure. |
Très fort bruit à l'ouverture de la trappe
d'accès. |
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| Intérieur nuit. Plan rapproché de la séparation entre les deux principales pièces de la cabine de Jean. On entend ses pas. Travelling arrière quand il descend les marches. On ne voit pas sa tête dans un premier temps mais à la fin du travelling il est, de profil en plan américain à gauche du cadre, les mains dans les poches, l'air totalement désabusé. Juliette qui est entrée dans le champ par la droite grâce au travelling a fini de s'habiller. Elle se tourne vers Jean pour faire admirer sa tenue. Sa tête est un peu cachée par la lampe suspendue, celle de Jean est au bord du cadre. Elle tient une jarretelle dans la main gauche. En bas du cadre et à droite se trouve une table avec un napperon et une coupe, juste en dessous de la lampe suspendue. JULIETTE. Que tal ? Je suis prête. JEAN. Il faut attendre le père Jules. JULIETTE. Comment ? Il ne va pas venir avec nous ! Juliette soulève sa jambe gauche pour mettre la jarretelle. Jean marche vers la droite du cadre et la cache pendant ce geste intime. Puis il repart vers la gauche du cadre. Juliette qui finit d'ajuster sa robe et se redresse le regarde. JEAN. Non ! Il est allé à la visite. JULIETTE. En visite ? JEAN. Oui il est au docteur. Il est malade. Il a emmené le gosse… Jean s'assoit sur l'escalier, il pose ses mains sur ses genoux avec un geste d'impuissance. Il se relève mais il tourne le dos à Juliette. JEAN. … Je ne peux pourtant pas laisser la bateau seul moi ! JULIETTE. Oh ! Dis tout de suite que nous ne sortirons pas. Elle se détourne de lui pendant un instant. Il ne la regarde pas quand il lui parle. Il a une main dans la poche et il occupe l'autre à jouer avec le volant de la machine à coudre hors champ. JEAN. Nous ne sortirons pas ! Mais si on sortira un peu plus tard quoi ! JULIETTE. Oh ! On ne sortira encore pas ! Voilà tout ! Juliette marche vers la gauche (panoramique d'accompagnement). La machine à coudre entre dans le cadre par la gauche. Elle prend un vêtement tandis que Jean s'immobilise au centre du cadre. Elle ouvre la porte vitrée de la chambre (suite du panoramique) et y entre. Travelling avant. Jean sort du cadre par la droite. Juliette est en plan rapproché taille à gauche du cadre. Un montant de la porte coupe le cadre en deux et l'isole davantage de Jean. Elle enlève son chapeau puis commence à défaire sa robe visiblement énervée. JEAN (off). Mais tu ne vas pas te déshabiller ? JULIETTE. Que veux-tu que je fasse d'autre pour rester là-dedans ? … Elle enlève la ceinture de sa robe. JULIETTE. … Et puis tu peux toujours l'espérer ton père Jules ! Elle ferme la porte vitrée sèchement. |
Bruit des pas de Jean
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| Intérieur nuit dans
le cabinet d'une voyante. Plan rapproché taille du père Jules, d'une voyante et du gosse, en amorce à gauche du cadre. Le père Jules est de profil à droite du cadre, dans l'ombre. La voyante, aux formes généreuses, un peu vulgaire avec une cigarette dans la bouche, est fortement éclairée. Elle vient de lui tirer les cartes. Au mur une affiche maladroitement écrite à la main sur laquelle est écrit " science occulte… Voyante… Prix ". LE PERE JULES. Et le collier alors ? Le collier cassé ? Quand ils parlent on voit de la buée devant leur bouche, ce qui indique qu'il fait très froid. LA VOYANTE. Vous n'avez rien à craindre ! Vos cartes sont bonnes. LE PERE JULES. Oh les cartes sont bonnes. Elles sont pourtant bonnes. La cartomancienne tend sa main droite vers lui. LA VOYANTE. Donnez-moi votre main ! LE PERE JULES. Hein ? LA VOYANTE. Donne-moi ta main.Il lui tend la main. |
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Intérieur nuit. Raccord dans le mouvement. Plan rapproché en plongée de la table avec les cartes au moment ou la voyante prend la main du père Jules. Son dos occupe la moitié gauche du cadre. Panoramique ascendant qui fait entrer les têtes des deux interlocuteurs dans le cadre. Ils sont en plan rapproché poitrine, le père Jules de face et la cartomancienne de dos. LE PERE JULES. Alors j'ai les cartes pour moi ? Elle lui tient la main gauche et on a l'impression qu'elle la caresse plutôt que de lui en lire les lignes. LA VOYANTE. Oui rassure-toi ! T'as les cartes pour toi… Oh ! Ce que t'es sensuel. LE PERE JULES. Hein ! |
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| Intérieur nuit. Contrechamp. Plan rapproché poitrine en légère plongée de la voyante tenant la main du père Jules. Il est en amorce à droite du cadre. Elle a toujours sa cigarette au coin de la bouche et son décolleté est profond. LA VOYANTE. Ce que tu as dû en faire mourir des pauvres. LE PERE JULES. Forcément… Forcément. LA VOYANTE. T'es gourmand… Mais rassure-toi ! Y a du bon. Elle le regarde dans les yeux. LE PERE JULES. Y a du bon ? LA VOYANTE. Oui ! Tu arriveras. |
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| Intérieur nuit. Retour au plan 217 LE PERE JULES. J'arriverai ? LA VOYANTE. Pas d'ennuis possibles. |
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| Intérieur nuit. Plan rapproché taille du gosse assis par terre et observant la scène. LA VOYANTE (off). Alors t'es content ? |
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| Intérieur nuit. Plan rapproché taille des trois. Le gosse en amorce à droite du cadre, le père Jules de face et la cartomancienne de profil. Elle lui tient toujours la main. Ils sont fortement éclairés par la gauche. LE PERE JULES. Ah ! Ouais ! LA VOYANTE. Maintenant, si tu veux, je peux te faire le grand jeu. LE PERE JULES. Hein ! Le père Jules comprend que la voyante exerce un plus vieux métier. Il regarde en direction du gosse devenu gênant. LE PERE JULES. Allez va-t-en ! LE GOSSE. Hein ! Quoi ? LE PERE JULES agressif. Ben oui ! T'as rien à faire. C'est pas à toi qu'on fait les cartes. Va m'attendre dehors. LE GOSSE. Ah bon bon ! On y va ! Il se lève et sort du cadre par la droite. Le père Jules, sans lâcher la main de la voyante, se lève et fait le tour de la petite table qui les sépare. LE PERE JULES. Le grand jeu ? LA VOYANTE. Oui. Si tu veux je te fais le grand jeu. LE PERE JULES. Oui. Ca je veux bien. Il rit, lâche sa main, et lui tape sur la cuisse. |
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| Extérieur nuit. Plan moyen serré en contre plongée de Jean faisant les cent pas sur le pont de l'Atalante. Juliette, en chemise de nuit, apparaît à l'ouverture. Jean est furieux. JULIETTE. Tu vas l'attendre longtemps ton père Jules ?JEAN. Mais il va plus tarder. JULIETTE. D'abord je ne veux plus sortir ! Elle redescend dans la cabine et disparaît du cadre tandis que Jean regarde droit devant lui, les mains dans les poches. |
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Extérieur nuit. |
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| Intérieur nuit dans la chambre de Jean et de Juliette
à l'intérieur de l'Atalante. Plan rapproché poitrine de Jean assis au premier plan. A l'arrière-plan Juliette est assise dans le lit, pensive. Ils ne se regardent pas. Contrairement aux murs de la cabine du père Jules, ceux de la cabine du patron sont nus, il n'y a aucune photo ni décoration. Jean remet sa casquette. Il entend des pas sur le pont. Il se lève, ouvre la porte vitrée, Juliette disparaît derrière elle, et crie. On voit son ombre à travers la vitre opaque. JEAN. Père Jules ! LE GOSSE (off). Il rentrera plus tard ! Il avait à faire ! Jean entre à nouveau dans la chambre et ferme bruyamment la porte. Juliette n'a pas bougé, elle a les bras croisés et boude. JULIETTE. J'en étais sûre ! Jean, à gauche du cadre, en plan américain serré, prend une robe de Juliette sur le dossier de la chaise et l'accroche hors champ, puis il commence à se déshabiller. Comme il a fait deux pas en avant pour accrocher la robe il cache Juliette à l'arrière-plan. |
Bruit des pas sur le pont. |
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| Extérieur nuit. Plan américain du père Jules dans un deuxième bar (l'entrée ne correspond pas à celle du plan 223). Il est filmé à travers la porte d'entrée sur la quelle est inscrit " café, bière, marques ". A gauche du cadre il discute avec la tenancière qui se tient derrière le bar. A droite du cadre, à travers la vitrine, un phonographe est visible. Il tourne, on entend sa musique. Au mur des publicités pour Byrrh et Viandox. Le père Jules montre quelque chose du doigt, hors champ, à gauche du cadre. La tenancière va dans la direction opposée, elle sort du cadre par la gauche. Le père Jules se précipite vers le phonographe et en vole le pavillon. Il ouvre la porte et s'enfuit rapidement prenant tout de même le temps de fermer la porte derrière lui. |
Musique du phonographe. |
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| Extérieur nuit. Plan rapproché taille en plongée de Juliette assise sur le pont de l'Atalante. Elle a les genoux repliés et les tient avec ses mains. Elle regarde droit devant elle. Elle occupe la moitié gauche du cadre. A droite du cadre un échelle d'accès à l'Atalante. A l'arrière-plan le père Jules entre dans le cadre par la droite. Il porte le pavillon du phonographe et marche en titubant. Il disparaît du cadre par la droite puis réapparaît quand il monte sur l'échelle d'accès que l'on voit bouger. Il s'arrête sur les dernières marches, regarde Juliette puis, mettant le pavillon devant sa bouche comme si c'était un porte-voix, il chante en criant à l'oreille de Juliette. LE PERE JULES. Paris, Paris ! Oh ville infâme et merveilleuse… Outrée Juliette se lève et s'en va. Elle passe devant le champ de la caméra et sort du cadre par la droite. Panoramique ascendant. Le père Jules termine de monter l'échelle qui est sortie du cadre par le bas. On ne distingue plus ses traits, il est comme une ombre. Il tombe sur le pont et disparaît. |
Bruit des pas du père Jules.
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| Intérieur nuit. Plan rapproché taille de Jean dormant dans son lit. Il est à gauche du cadre. Derrière le verre opaque de la cloison et de la porte l'ombre de Juliette approche. Elle ouvre la porte et entre dans la chambre avec précaution pour ne pas réveiller son mari (léger panoramique ascendant). En plan rapproché taille, à droite du cadre, Juliette retire son manteau, elle est en chemise de nuit, et l'accroche hors champ. Puis elle monte sur le lit, passe au-dessus de Jean et se couche à ses côtés. Un panoramique droite gauche l'accompagne dans son mouvement, il est suivi par un léger panoramique descendant qui fait sortir du champ une image de marin. Jean se réveille et il prend Juliette dans ses bras. JEAN. Ah ! C'est toi ! Je rêvais que… Je rêvais. Je croyais que tu t'en allais, que tu me quittais. Quel cauchemar ! Juliette le regarde amoureusement. Jean se met sur le dos. Il a l'air mal réveillé. Juliette reste blottie contre lui et lui donne des baisers affectueux sur la joue. JEAN. Mais tu as froid. Un fort bruit hors champ suivi par les cris du père Jules réveillent complètement Jean. Juliette regarde en direction du plafond. LE PERE JULES (off). Quelques mots incompréhensibles puis Alors faut-il que j'aille chercher les flics ? JEAN. Mais c'est le… mais c'est le père Jules ! Le père Jules continue à faire du raffut. Jean se lève et quitte la chambre. On voit sa silhouette derrière la vitre opaque. LE PERE JULES. Allons ! Debout là-dedans ! Paris, Paris ! Oh ! Ville infâme et amoureuse… puis mots incompréhensibles. |
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| Intérieur nuit. Plan rapproché taille de Jean allumant une lampe suspendue. Pendant ce temps le père Jules continue à chanter des mots inintelligibles sur Paris. Jean ouvre la porte d'accès à l'arrière plan. La voix du père Jules est beaucoup plus forte. LE PERE JULES. Paris ! Paris ! Oh ! ville infâme et merveilleuse. Jean recule de quelques pas et le père Jules, le pavillon du phonographe dans la main, descend l'escalier d'accès. Il est dans l'ombre et on distingue mal ses traits. Ils apparaissent clairement quand il a fini de descendre. Il est particulièrement éméché. Il retire sa casquette pour saluer. LE PERE JULES. Oh ! Le beau môme ! JEAN. Je vais te coucher. Jean sort du cadre par la droite. |
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| Intérieur nuit. Raccord dans le mouvement de Jean. Plan rapproché poitrine de Jean entrant dans le cadre par la droite. Il descend l'escalier d'accès menant à la chambre. Derrière le verre opaque de la cloison, à gauche du cadre on distingue Juliette qui le suit du regard. Travelling oblique, arrière et droite gauche, alors que Jean avance vers la chambre. Le mouvement d'appareil permet de voir Juliette à l'intérieur de la chambre, le verre opaque se déplaçant vers la droite du cadre. |
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| Intérieur nuit. Retour au plan 228. Le père Jules, seul au bas de l'escalier, tombe et disparaît du champ. Il continue à chanter jusqu'à sa chute. |
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| Intérieur nuit. Retour au plan 229. Plan rapproché poitrine de Jean qui enfile un pantalon hors champ sous le regard de Juliette. Il est dans l'embrasure de la porte de la chambre. JEAN. Attends un peu. Je vais te le faire voir Paris. LE PERE JULES (off). Paris ! Paris ! Oh ! ville infâme et mervei… Jean sort du cadre par la droite, Juliette le suit du regard. |
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| Extérieur nuit. Plan moyen en contre plongée de Jean et du père Jules sur le pont, à l'entrée de la cabine. Le père Jules tient toujours le pavillon du phonographe. Ils se bousculent. Jean pousse le père Jules qui tombe en menaçant verbalement. |
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| Extérieur nuit. Plan américain de Juliette sortant de la cabine et observant, vers l'arrière du navire, hors champ , les deux hommes. Elle entreprend de les suivre. Problème de raccord. Il semble que Jean et le père Jules se soient déjà éloignés de plusieurs mètres en direction de la cabine du dernier alors qu'on entend off une réplique du père Jules au moment de la bousculade du plan 232. LE PERE JULES (off). Ah ! Ca alors patron ! Ne me touchez pas. Hein !… Oh ! ville infâme… |
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| Extérieur nuit. Plan de demi-ensemble en plongée des écoutilles de l'Atalante et du plat-bord. Raccord dans le mouvement de Juliette qui tout de blanc dévêtue rattrape Jean traînant le père Jules sur le plat-bord. Un panoramique (descendant puis droite gauche) suit leurs mouvement alors qu'ils approchent de la cabine du père Jules. Ils sont en plan moyen serré. LE PERE JULES. … et merveilleuse…et mots incohérents puis La patronne en liquette ! Le père Jules pointe son doigt vers Juliette en chemise de nuit. Cette dernière fait demi-tour et s'éloigne en courant. |
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| Intérieur nuit dans la cabine du père
Jules. Raccord problématique. Le pavillon du phonographe est sur la couchette à droite du cadre, à gauche l'accordéon. La caméra se trouve également sur la couchette. A gauche du cadre, en amorce, le coin cuisine, à droite l'escalier d'accès. La lampe au plafond est allumée. Jean entre dans le cadre à reculons, descendant l'escalier tout en soutenant le père Jules, incapable de tenir sur ses jambes et qui continue à chanter. JEAN. Allez le gosse ! Réveille-toi ! Le père Jules en a encore pris un vieux coup. Le gosse apparaît en bas du cadre et aide Jean à coucher le père Jules sur la couchette supérieure. Pendant ce temps-là, Juliette qui a mis un manteau, entre dans la cabine et les aide. Panoramique gauche droite. Tout habillé le père Jules est allongé. Le gosse sort du cadre par la gauche. Juliette percute la lampe suspendue et grimace, puis elle sort par moments du cadre par la gauche. Jean repousse le pavillon du phonographe puis il prend une couverture pour recouvrir le père Jules. JEAN. Chaque fois qu'on accoste à la ville il faut qu'il se distingue. Moins on y reste mieux on s'en trouve ! Jean prend une bouteille qui se trouve près du lit et l'emporte par précaution. Il se dirige vers la sortie. Juliette apparaît en amorce. JEAN. Puisqu'on est réveillés on va repartir tout de suite. Vous allez tous les deux m'aider à la… à la manœuvre. Allez amène-toi le gosse mets ton falzar. Jean et Juliette quittent la cabine tandis que le père Jules se retourne dans sa couchette en tenant des propos inaudibles. Il prend un réveil tandis que le gosse à son tour sort de la cabine. Le père Jules remonte le réveil puis il laisse tomber sa tête en arrière sur l'oreiller. Il s'endort. |
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| Extérieur nuit. Image très sombre. Plan moyen large. Jean est à la manœuvre tandis que Juliette, plus bas, assise à droite du cadre reste immobile. JEAN. Tu m'en veux pas ? JULIETTE. Mais non ! Pourquoi ? JEAN. T'as pas eu de veine. Pour une fois qu'on était à Paris le père Jules a fait le zigoto. |
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| Extérieur nuit. Gros plan sur le quai qui défile. Travelling latéral gauche droite. JULIETTE (off). C'est pas nouveau ! JEAN. Mais on reviendra et alors je te promets qu'on s'embêtera pas… |
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| Extérieur nuit. Retour au cadrage du plan 236 (légèrement différent). Une fenêtre de la cabine du père Jules, visibles dans le plan 236, ne l'est plus. Jean a changé de place. JEAN. Je te montrerai la tour Eiffel. Trois cents mètres au-dessus du niveau de la mer. JULIETTE. Tu dis ça ! JEAN. Tu me crois pas ? Et d'abord on attendra pas Corbeil… |
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| Extérieur jour. Gros plan en contre plongée de l'entrée d'une guinguette. A l'arrière plan un arbre sans feuilles. Le nom de la guinguette est écrit et correspond à ce que dit Jean. Est également écrit le mot " BAL " JEAN (off). … pour s'amuser. Demain je te mènerai aux Quatre Nations, chez le père Juju… |
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| On observe un décalage de 3 secondes entre la fin du plan (45mn 43s) et la fin du chapitre 8 (45mn 46s). Le chapitre se termine avec la fin de la phrase de Jean. | ||
| Fin du chapitre 8 (45mn 46s) | ||
| *Petit lexique sur les péniches :
Bachot : Canot de service, ou annexe, obligatoire sur toutes les
péniches. |
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