LE QUAI DES IMAGES

 

Travail interdisciplinaire autour de l'esclavage

 

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pucej.gif (1020 octets) Les écrits scientifiques

De l'origine de la couleur de la peau...

tiret_blue.gif (889 octets) climatique...

Mais tiennent-ils leur couleur du climat qu'ils habitent ? Des philofophes, des naturalistes célèbres le penfent. Il n’existe des nègres, dit-on, que dans les pays les plus chauds. Leur couleur devient plus foncée, à mefure qu'ils approchent de l’équateur. Elle s'adoucit ou s’éclaircit aux extrémités de la zone torride . Toute l’efpèce humaine en général blanchit à la neige & se hâle au soleil. On voit les nuances du blanc au noir & celles du noir au blanc, marquées, pour ainfi dire, par les degrés parallèles qui coupent la terre de l'équateur aux deux pôles. Si les zones imaginées par les inventeurs de la fphère étaient repréfentées avec de vraies ceintures, on verroit le noir d’ébène fe dégrader infenfiblement à droite & à gauche jufqu'aux deux tropiques, de là le brun pâlir & s’éclaircir jufqu'aux cercles polaires, par des nuances de blancheur toujours plus éclatantes. Mais il est fingulier que la nature qui a répandu l’émail des plus belles couleurs sur le poil & la plume des animaux, fur les végétaux & les métaux, ait laiffé proprement l'homme fans couleur; puifque le noir & le blanc ne font, 1'un que la génération, & l'autre que l'extinction des couleurs.

tiret_blue.gif (889 octets) physiologique...

Quelle que foit la cause primitive & radicale des variétés du coloris dans l’efpèce humaine, on convient que la couleur du teint & de la peau, vient d'une subftance gélatineufe qui fe trouve entre l'épiderme & la peau. Cette subftance eft noirâtre dans les nègres, brune dans les peuples olivâtres ou bafanés, blanche dans les Européens parfemée de taches rougeâtres chez les peuples extrêmement blonds ou roux.

L'anatomie a découvert dans les nègres, la subftance du cerveau noirâtre, la glande pinéale comme toute noire, & le fang d'un rouge plus foncé que dans les blancs. Leur peau est toujours plus échauffée, & leur pouls plus vif. Auffi la crainte & l'amour font-ils exceffifs chez ce peuple; & c'eft ce qui 1e rend plus efféminé, plus pareffeux, plus foible & malheureufement plus propre à l’efclavage. D’ailleurs ses facultés intellectuelles étant prefques epuifées par les prodigalités de l’amour phyfique, il n’a ni mémoire ni Intelligence pour fuppléer par la rufe à la force qui lui manque. Leur poil dit-on eft frifé parce qu’ayant à traverfer un rézeau d’une fubftance plus tenace & plus épaiffe ils s’entortille & ne peut s’allonger. La sueur des Nègres répand une odeur forte & défagréable parce qu’elle eft empreinte de cette graisse épaiffe& rance qui séjourne longtems & suinte lentement entre l’épiderme & la peau. Cette subftance eft si senfible qu’on y diftingue au microfcope un sédimens formé en petits grains noirâtres, Auffi la tranfpiration d’un Nègre, quand elle eft abondante, noircit-elle le linge blanc dont il s’effuie. Un des inconvénient de cette couleur noire, mage de la nuit qui confond tous les objets, c’est que les Nègres ont étés obligés pour être reconnu de loin, de fe cifeler la peau de différentes couleurs. Cet ufage eft commun furtout parmi les tribus et errantes de cette race. Cependant, comme on le voit établi chez les peuples fauvages de la Tartarie & du Canada, l’on peut douter s’il n’appartient plutôt à leur genre de vie vagabonde & difperfée, qu’à la couleur du teint.

Enfin l’anatomie a trouvé l’origine de la noirceur des nègres dans les germes de la génération. Il n’en eft pas davantage, ce femble, pour prouver que les Nègres font une efpèce particulière d’hommes.

A suivre...

pucej.gif (1020 octets) Les positions   de l'Eglise

tiret_blue.gif (889 octets) De l'origine des Noirs :

le péché originel

...La théologie qui a voulu s'emparer de l'efprit humain par l'opinion, au lieu d'expliquer les chofes inconnues par les connues en fuivant la marche naturelle de la raifon , a foumis la théorie de la nature à celle de la fuperftition. Prenant l’homme dans l'enfance, elle a profité de fes premières frayeurs pour lui en infpirer d'éternelles; & dès qu'une fois elle s'eft fait écouter, elle lui a fermé les yeux & les oreilles fur ce qui pouvoit l'inftruire & l'éclairer La philofophie s’élève aux caufes par les effets; la théologie a forgé la caufe pour interpréter les effets C'est ainfi qu’elle a tout dénaturé, géographie, aftronomie, phyfique, hiftoire, tout a changé de face & de forme en fes mains. Les merveilles de la nature ont été des prodiges furnaturels , & fes variétés des miracles faits exprès. Après avoir rendu tous les hommes coupables & malheureux par la faute d’un feul, les théologiens ont fait une race d'hommes noirs pour le fratricide d'un fils de ce premier homme. De ce Caïn font defcendus les nègres. Si leur père étoit affaffin, il faut convenir que fon crime eft cruellement expié par fes enfans ; & que les defcendans du pacifique Abel ont bien vengé le fang innocent de leur père. Grand Dieu; quelle rage, quelles atrocités, quelles abominations, quelles extravagances on accumule fur son être jufte, bon , fage & faint.

Ce ne sont pas les démons qui blafphèment ton nom; ce font plutôt les hommes qui ofent fe dire tes miniftres. Prête-leur ta lumière pour leur faire connoître que les nègres font des êtres peut-être maltraités de la nature , & non maudits de ta juflice.

tiret_blue.gif (889 octets) Du catholicisme aux Etats Unis...

Trois races naturellement distinctes, pour ne pas dire ennemies, peuplent le territoire des Etats-Unis: l'Américain élevé dans la civilisation, l'Indien placé aux limites extrêmes de l'indépendance, et le Nègre tombé au dernier degré de la servitude. Chacune d'elles poursuit a part sa destinée, séparée qu'elle est des autres par l'origine, l'éducation, la loi, et jusqu'à la couleur. Entre les Blancs, les Peaux-Rouges et les Noirs la distinction est encore aussi profonde, même après un contact de plusieurs siècles, que celle des castes dans l’Inde. Placé en conquérant ou en maître entre les sauvages au Nord, et les esclaves au Sud, l'Américain tient les premiers au bout, de sa carabine, les seconds au bout de leur chaîne; c'est jusqu'ici le seul trait d'union sociale qui les rapproche. Heureusement pour tous la Religion en connaît un autre, la croix qui leur apprend à s'aimer. Mère commune (le tous ces enfants qui ont au ciel un même Père, elle franchit les barrières qui les parquent dans leurs préjugés et leur haine, se prodigue à tous sans acception de peuples policés ou barbares, et confond dans les embrassements de sa charité ces membres divisés d'une même famille, étonnés de se rencontrer au pied du même autel, dans l'adoration du même Dieu, dans l'espérance d'un égal et suprême avenir. Nous avons dit ce que le catholicisme a déjà accompli au milieu des Blancs; il nous reste à voir ce qu'il a fait pour les Nègres et les Indiens.

tiret_blue.gif (889 octets) Black men and slavery ...

Le recensement officiel de 1850 porte à 3,206,425 le nombre des esclaves, et à 224,318 celui des hommes libres de couleur dans les Etats du Sud, sur un total de 9,699,472 habitants. Comparé au chiffre de 1840, c'est un accroissement de 692,476 esclaves. Cette partie de la population a gagné 22 pour 100 pendant les dix dernières années. Quant à la race affranchie, elle continue de dépérir et semble menacée d'une extinction plus ou moins prochaine.

Séparé de l’Afrique qu'il regrette toujours, bien qu'elle l'ait vendu, répudié par la société de ses maîtres, qui le voit multiplier dans son sein comme une source de richesse et d'effroi, le Nègre reste isolé entre les deux peuples, également déshérité de sa patrie, de lui-même, de ses enfants qui entrent en même temps dans la servitude et dans la vie, et du sol qu'il exploite sans y avoir même obtenu droit au cimetière commun. Vînt-il à s'affranchir, il serait encore en butte à la tyrannie des lois et à l'intolérance des moeurs, qui poursuivent en lui jusqu'au souvenir de l'esclavage. Dans cet état d'universelle exclusion, on dit que son âme s’est abaissée au niveau de sa misère, et on semb1e craindre que l'instruction ne vienne aggraver ses maux en lui en montrant l'étendue. A une autre époque, sa conversion rencontrait un double obstacle celui qu'opposait l'esclave, et celui qui venait du maître car celui-ci ne pouvait alors refuser aux Noirs baptisés le repos des jours de fête, ni méconnaître absolument en eux le caractère des chrétiens.

Mais alors comme aujourd'hui l'Eglise, qui avait détruit la servitude en Europe, ne la laissait pas sans consolations au Nouveau-Monde. " Jésus-Christ, écrivait Paul III en 1537, ne veut pas de distinction entre peuple et peuple ; mais il veut que la lumière soit portée à tous, parce que tous sont capables de la recevoir.... Cependant, des hommes pleins d'une honteuse cupidité ont servi d'instrument à la malice de Satan, pour empêcher , si cela était possible que l'Eglise reçût dans son sein les gens (le l'Orient et de l'Occident , que nous avons connus depuis peu. Tous les Indiens, selon ces artisans de mensonge, ne doivent être regardés et traités que comme un bétail sans raison , et réduits en esclavage.... Or dans le poste où la divine miséricorde nous a placé, nous ne négligerons rien pour faire entrer dans le bercail du bon Pasteur toutes les brebis de son troupeau. Et comme elles sont toutes confiées à nos soins, il nous appartient d'en prendre la défense.... En conséquence, nous invitons tous les fidèles qui sont en relation avec les Indiens et autres populations, à les attirer et les appeler à la foi catholique. Ce que les uns peuvent faire par le ministère de la prédication, d'autres le peuvent par des instructions familières, et tous par l'exemple (1). Ces accents du Pontife romain se sont reproduits dans la bouche de ses successeurs jusqu'à Grégoire XVI, qui a réprouvé, de son autorité apostolique, la traite des Noirs comme indigne du nom chrétien "(2).

Dociles à ces inspirations de la charité, les Missionnaires ne cessèrent jamais d'intervenir en faveur des esclaves, et de se vouer, quand ils ne purent faire davantage, à soulager leurs souffrances. Parmi ces religieux amis des Noirs, on aime à citer le nom du Père jésuite Claver, qui s'était imposé ce ministère par un voeu, et avait signé en faisant profession :

" Pierre, esclave des Nègres pour toujours ". Dès qu'un bâtiment arrivait, il accourait avec du biscuit et de l'eau-de-vie, baptisait les enfants nés pendant la traversée, secourait les malades ; et, amenant avec lui d'autres nègres, déjà convertis, il s'en servait comme d'interprètes pour s'insinuer dans ces âmes ulcérées par le malheur. Il ne les abandonnait pas davantage dans leurs misérables gîtes. Dressant l'autel au milieu de cette atmosphère fétide, il faisait entendre des paroles d'amour et de pardon à des gens qui ne respiraient que le désespoir et la vengeance, et les réconciliait avec leur sort, en leur annonçant que l'esclavage pouvait être pour eux l'acheminement à une liberté céleste.

De nos jours, le missionnaire américain accomplit la même tâche, celle d'adoucir la sévérité du maître et de rendre l'esclave meilleur, tout en évitant de se heurter au mur de séparation que le temps a élevé entre les deux classes. Dans l'intérêt même de ceux qui servent, l'Eglise catholique a dû se conformer aux Coutumes et aux lois de ceux qui dominent, et bien qu'elle étende indistinctement sur eux comme sur des enfants chéris toute sa sollicitude maternelle, elle se gare avec soin des écueils où pourraient l'entraîner une conduite indiscrète et un zèle imprudent. Ainsi, dans l'église, à la table sainte, au tribunal de la pénitence, aux fonts sacrés, et aux prédications, elle admet tous les fidèles, sans distinction d'esclaves et de libres, de noirs et de blancs. Mais elle a des écoles à part pour le nègre, des collèges distincts pour les: personnes de couleur qui recherchent l'instruction, des communautés spéciales pour celles qui auraient vocation à l'état religieux. C'était tout ce qu'on pouvait faire; car essayer de placer, dans ces établissements, l'affranchi à côté de celui qui fut son maître, eût été, aussi imprudent qu'impossible (3).

A la Nouvelle-Orléans, des Soeurs de N. D. du Mont-Carmel se dévouent à l'éducation des filles de couleur; elles reçoivent des pensionnaires, et leurs écoles sont fréquentées par un grand nombre d'externes. Baltimore possède une communauté de filles noires, connues sous le nom de Soeurs de la Providence. Elles se consacrent à Dieu par les voeux de religion, observent une règle monastique, édifient toute la ville par leur conduite exemplaire, et dirigent avec succès l'éducation des enfants de leur sexe et de leur classe (4). Pouvait-il se concevoir un plus beau spectacle que celui de ces humbles Négresses, élevées au rang des chastes épouses de Jésus-Christ, transformées à leur tour en instrument de civilisation, et faisant descendre sur la jeunesse de leur peuple dédaigné la lumière et la vertu qu'elles ont reçues de la foi!

Pendant que le catholicisme s'occupe à guérir au Nouveau-Monde les maux de l'esclavage, ses prêtres vont essayer de le tarir à sa source, en évangélisant la race nègre dans ses propres foyers. D'importantes missions se fondent et prospèrent sur les côtes de l'Afrique occidentale; des prêtres noirs, ordonnés à Paris, ont repris le chemin du Sénégal, leur Patrie, pleins d'ardeur pour la conversion de leurs frères : ils ont été reçus en triomphe. Ces misérables tribus semblent avoir éprouvé quelque sentiment de la dignité humaine, en voyant leurs enfants revêtus du sacerdoce chrétien, Déjà la Guinée possède deux Evêques qu'elle entoure de sa vénération; des églises, (les écoles, des croix, tous ces instruments de pieuse conquête, s'élèvent et s'affermissent sur le sol africain. Vienne le triomphe de l'Evangile dans ces contrées, et la traite en aura disparu ; une fois le Niger devenu chrétien, le Mississippi n'aura plus d'esclaves.

summary or consideration about Indians in 1851

pucej.gif (1020 octets) Pensées et discours  politiques travaux.gif (413 octets)

Le discours de l'Abbé Grégoire en faveur des juifs et des sang mêlés

pucej.gif (1020 octets) Les textes de lois

tiret_blue.gif (889 octets) Le Code noir (extraits)

tiret_blue.gif (889 octets) La première abolition

tiret_blue.gif (889 octets) Le rétablissement de l'esclavage

tiret_blue.gif (889 octets) La seconde abolition

 

Le Code noir (extraits)

 

Légende : « je suis homme et rien de ce qui intéresse l’homme ne m’est étranger "in Voyage à l’Ile de France", Bernardin de Sr Pierre, Amsterdam, 1773 BN Paris

 

 

 

(…) 2 : Tous les esclaves qui seront dans nos îles seront baptisés et instruits dans la religion catholique, apostolique et romaine, Enjoignons aux habitants qui achètent des nègres nouvellement arrivés, d'en avertir, dans huitaine au plus tard, les gouverneur et intendant desdites îles, à peine d'amende arbitraire ; lesquels donneront les ordres nécessaires pour les faire inscrire et baptiser dans le temps convenable

3 :Interdisons tout exercice public d'autre religion que celle de la catholique, apostolique et romaine, voulons que les contrevenants soient punis comme rebelles et désobéissants à nos commandements

Défendons toutes assemblées pour cet effet, lesquelles nous déclarons conventicules, illicites et séditieuses, sujettes à la même peine, qui aura lieu même contre les maîtres qui les permettront, ou souffriront à l'égard de leurs esclaves,

5 : Défendons à nos sujets de la religion prétendue reformée d'apporter aucun trouble ni empêchement à nos autres sujets, même à leurs esclaves dans le libre exercice de la religion catholique, apostolique et romaine, à peine de punition exemplaire

6 : Enjoignons à tous nos sujets, de quelque qualité et condition qu'ils

soient, d'observer les jours de dimanches et fêtes qui sont gardés par nos sujets de la religion catholique, apostolique et romaine, Leur défendons de faire travailler leurs esclaves aux dits jours

7 : Leur défendons pareillement de tenir le marché des nègres, et de toutes

autres marchandises aux dits jours, sur pareilles peines de confiscation des marchandises qui se trouveront alors au marché et d'amende arbitraire contre les marchands,

Défendons très expressément aux curés de procéder aux mariages des esclaves, s'ils ne font apparoir du consentement de leurs maîtres ; défendons aussi aux maîtres d'user d'aucune contrainte sur leurs esclaves pour les marier contre leur gré

12 :Les enfants qui naîtront des mariages entre les esclaves, seront esclaves et appartiendront aux maîtres des femmes esclaves, et non à Ceux de leurs maris, si le mari et la femme ont des maîtres différens

13 : Voulons que si le mari esclave a épousé une femme libre, les enfans tant mâles que filles soient de la condition de leur mère, et soient libres comme elle, nonobstant la servitude de leur père ; et que si le père est libre et la mère esclave, les enfans soient esclaves pareillement

14 : Les maîtres seront tenus de faire enterrer en terre sainte, et dans les cimetières destinés à cet effet, leurs esclaves baptisés : et à l'égard de ceux qui mourront sans avoir reçu le baptême, ils seront enterrés de nuit dans quelque champ voisin du lieu où ils seront décédés

15 : Défendons aux esclaves de porter aucune arme offensive, ni de gros bâtons, à peine du fouet, et de confiscation des armes au profit de celui qui les en trouvera saisis, à l'exception seulement de ceux qui seront envoyés à la chasse par leurs maîtres, et qui seront porteurs de leurs billets, ou marques connues

18 : Défendons aux esclaves de vendre des cannes de sucre, pour quelque cause et occasion que ce soit, même avec la permission de leurs maîtres, à peine du fouet contre les esclaves, de dix livres tournois contre le maître qui l'aura permis, et de pareille somme contre l'acheteur,

19 : Leur défendons d'exposer en vente au marché, ni de porter dans les maisons particulières pour vendre aucune sorte de denrées, même des fruits, légumes, herbes pour la nourriture des bestiaux et leurs manufactures, sans permission expresse de leurs maîtres, par un billet, ou par des marques connues ; à peine de revendication des choses ainsi vendues, sans restitution du prix par les maîtres, et de six livres tournois d'amende à leur profit contre les acheteurs,

21 : Permettons à tous nos sujets habitants des îles, de se saisir de toutes

les choses dont ils trouveront les esclaves chargés, lorsqu'ils n’auront point de billets de leurs maîtres, ni des marques connues, pour être rendue incessamment à leurs maîtres, si leur habitation est voisine du lieu où les

esclaves auront été surpris en délit, sinon elles seront incessamment envoyées à l'hôpital pour y être déposées jusqu'à ce que les maîtres en aient été avertis,

22 : Seront tenus les maîtres de faire fournir, par chaque semaine, à leurs esclaves âgés de dix ans et au-dessus, pour leur nourriture. Deux pots et demi, mesure de Paris, de farine de Manioc, ou trois cassaves pesant chacune deux livres et demie au moins, ou autre chose équivalente, avec deux livres de bœuf salé, ou trois livres de poisson, ou autres choses à proportion et aux enfans, dès qu'ils sont sevrés et jusqu'à l’âge de dix ans, la moitié des vivres ci dessus