Accès direct au contenu

Accessibilité Accueil Plan du site Contact

  education.gouv.fr

Accueil > Actualités > 2013 > Décembre

Concours de carte de vœux autour du Centenaire de la Grande Guerre



 

" L’année 2014 est une année singulière pour notre région. Celle-ci sera particulièrement impliquée dans la commémoration du centenaire de la Première Guerre mondiale. Le projet académique intitulé " La guerre d’il y a cent ans : traces, mémoires, frontières " s’inscrit dans ce cadre.
Je souhaite ainsi que la carte de vœux 2014 de l’académie soit le fruit d’un travail des élèves et de leurs professeurs d’arts plastiques, en lien avec le centenaire de la Première Guerre mondiale. "
Béatrice Gille 
 
 
A l’initiative de Béatrice Gille, rectrice de l’académie de Nancy-Metz, et dans le cadre de la commémoration du Centenaire de la Première Guerre mondiale, des élèves et professeurs des collèges et lycées de Lorraine participent depuis la rentrée à un projet artistique. Avec le soutien de Sophie Renaudin, IA-IPR d’arts plastiques, il s’agit pour les élèves d’imaginer la carte de vœux 2014 de l’académie de Nancy-Metz. 

La qualité plastique des images a été appréciée, ainsi que l’ancrage avec l’histoire et la mémoire de la Première  Guerre mondiale [passé – présent – avenir], et l’ouverture vers une fraternité, particulièrement dans le lien avec l’Allemagne en concordance avec le projet académique intitulé " Traces, mémoires, frontières ". Les textes présentant la réflexion des élèves ont permis de valoriser la pertinence du projet proposé.

Les élèves ont été sensibilisés au respect au droit des images, devant citer les sources des images utilisées ou transformées ; certains projets de qualité, n’ont pu malheureusement être retenus faute d'avoir respecté ces règles. Les sensibilités artistiques ainsi que la diversité des médiums ont été particulièrement appréciées. 

La lauréate du concours


Loriane Dieu-Remy, lycée Georges de la Tour de Nancy
 
" Mon animation passe d’une image de la guerre à l’espoir d’une nouvelle année, 2014. Je connaissais les tranchées, l’uniforme bleu des soldats sans protection. J’ai discuté avec des amis, ma famille, regardé des photographies d’époque sur internet. Je trouve la cruauté triste et ai voulu témoigner de la solitude des hommes. Passionnée par les films d’animation japonais (Hayao Miyazaki pour le plus connu), je pense que le dessin transmet davantage cette émotion que la 3D présente dans de nombreux jeux vidéo. J’ai dessiné les premiers plans sur papier et poursuivi sur l’ordinateur pour la maîtrise de la couleur exacte et la multiplication des essais. Dans cette animation, le spectateur est placé au niveau du soldat, représenté à côté de son fusil, qui a retiré et retire encore la vie. Un cadrage progressif, serré sur la colombe, unit le soldat et le spectateur qui, rêvant de s’envoler comme cet oiseau, se retrouvent dans un ciel bleu, paisible et lumineux. Pour cette  nouvelle année, je rappelle ainsi que l’espérance est toujours présente. "

Les premières recherches sur papier de Loriane








 
 

Quelques projets : images fixes



Théo Courtois, 3e,  Collège Kaster, Stenay




Classe de 3e, Collège La Plante Gribe, Pagny-sur-Moselle
 
" En jouant avec les différents plans de l'image, cette photographie propose au regard du spectateur un jeu d'allers et retours. Dans cette démarche on rappelle ainsi le parcours des milliers de lettres envoyées lors de la Première Guerre mondiale. L'enveloppe tenue par une femme sculptée en argile est offerte à nos yeux au premier plan ; elle est comme une invitation à lire et à comprendre l'Histoire. L'arrière-plan à droite est là pour suggérer l'attente avec cette femme assise, repliée sur elle-même mais faisant face au hors-champ de l'image, son avenir, peut- être. "

 
Maude Bayle, Terminale L1, Lycée Jules Ferry, Saint-Die-des-Vosges
 
" Tout d’abord, j’ai étudié l’aspect des documents officiels de l’époque de la Première Guerre mondiale d’après des livres authentiques et carnets de guerre. J’ai voulu conserver les teintes, les lignes et les formes traditionnelles de l’édition aussi bien dans les écrits que dans les illustrations ou photographies en noir et blanc. 
Le premier projet ressemble au premier abord à un véritable carnet, avec de la calligraphie, des illustrations et l’imitation du papier épais jauni par le temps. J’y ai ajouté les dates de la guerre et le sujet principal de la carte. J’ai réalisé un collage avec plusieurs documents et ai eu recours à l’aquarelle. Dans la partie supérieure se trouve une reproduction d’une photographie historique, relative à la libération et les mouvements de foule à Paris, qui peut symboliser la joie, le retour à la paix et l’union du peuple. 
Le deuxième projet est plus sobre, avec un dessin inspiré d’un autre, prélevé dans un livre de guerre. J’ai renforcé les valeurs de gris et ai ajouté par recouvrement des couleurs chaudes, pour symboliser l’espoir et le changement proche vers une fraternité avec l’Allemagne. J’ai utilisé différentes sortes de crayons de papier, du fusain, du stylo bille, de l’acrylique et du pastel sec. 
Les deux projets sont en lien étroit avec des documents anciens conservés, que j’ai actualisés plastiquement à l’occasion de ce projet de mémoire. "

 
 
Selin Cetin, terminale, Lycée jules Ferry, Saint-Die-des-Vosges
 
" J’ai commencé mon projet en immergeant une feuille de papier cartonnée dans une bassine pleine de café afin de lui donner un effet vieilli, l’odeur de café a réveillé en moi le souvenir du bonheur familial, celui que nos soldats n’avaient plus lorsqu’ils étaient au combat. C’est ainsi que je suis entrée dans mon travail plastique. 
Puis j’ai découpé quelques éléments de photocopies que notre professeur nous a distribuées afin de nous aider dans le projet de nos réalisations. J’ai choisi de prélever un soldat ainsi que le symbole du « bureau de recrutement et de mobilisation d’Epinal ». Ces deux éléments m’ont semblé plutôt représentatifs de la guerre et proches de notre territoire (c’est pourquoi j’ai aussi intégré un fragment de carte territoriale). Le travail devait être ancré dans le passé, le présent et le futur; pour répondre à cette question, j’ai voulu symboliser la paix à travers une colombe. J’ai donc positionné, dans la partie inférieure, une surface neutre cernée par les frontières. J’ai créé un contraste de valeurs sur certains éléments comme le soldat et le tampon afin de mettre en valeur l’élément clé de la paix : la colombe. J’ai teinté et froissé le support pour accentuer le côté ancien. "
 
 
 
Margaux Parisot, Terminale L1, Lycée Jules Ferry, Saint-Die-des-Vosges
 
" Mon idée est basée sur la fraternité franco-allemande, puisque le 22 janvier ont été célébrés les 50 ans de cette amitié. A travers les paysages que je traverse lors de mes promenades, j’ai remarqué que des bornes allemandes étaient encore présentes, j’ai décidé de partir de cet élément pour construire mon projet.
Au premier plan de ma réalisation, nous pouvons voir une borne qui délimite le territoire français du territoire allemand. Un F et un D y sont gravés ainsi que l’empreinte d’un cœur, ce qui signifie la fraternité des deux pays, une des idées principales de ce projet mémoire. En arrière-plan, à gauche, se trouve une forêt de sapins qui évoque la Lorraine et à droite, les montagnes allemandes. J’ai utilisé l’aquarelle et du crayon de couleur afin de symboliser par les nuances et le flou la mémoire qui a tendance à disparaître. 
J’ai voulu montrer que la guerre est un événement du passé et qu’elle a fait place, actuellement, à une amitié franco-allemande. "
 
 

Camille Auffret, 3e, collège La Plante Gribe, Pagny-sur-Moselle
 
" Comme deux bulles qui se font face à face, ce travail d'élève à la fois linéaire et sphérique, atteste des relations entretenues entre l'arrière et le front, un territoire face à l'autre, d'une tranchée à l'autre avec un No man's Land pour séparation. Ce dernier est présenté comme un espace de rencontres, à la fois terre de personne et lieu de combat, et ici matérialisé par ces nombreuses lettres égarées, perdues, sans destinataire. D'un lieu à l'autre, d'un soldat à celui qui lui fait face, chacun cherche à communiquer, à sortir de sa bulle ou peut-être à partager la sienne. "
 
 



Aslihan Uzun, 3ème, Collège La Plante Gribe, Pagny sur Moselle
 
" Cette réalisation est le résultat d'une réflexion sur le temps, en période de guerre, qui ne demandait qu'à être accéléré parfois, suspendu en d'autres occasions. La mémoire et le souvenir de l'être aimé à l'arrière, par le vieillissement de l'image altérée par le temps, comme l'ombre, ici symbole de trace du passé dans le présent, restent également majeurs dans ce travail. L'objet qui a appartenu à quelqu'un autrefois, disposé ainsi, semble nous dire qu'il est comme abandonné, orphelin. "


 
Aka Ezoua, 3e, Collège Jules Ferry, Le Thillot
 

Quelques projets : images animées


Marlyse Fathia, enseignement de spécialité, lycée Georges de la Tour, Nancy
 
 
 
Caroline, enseignement de spécialité, lycée Varoquaux, Tomblaine
 

 
Orlane Koelher, enseignement de spécialité, lycée Georges de La Tour, Nancy
 

Tous nos remerciements aux élèves qui ont participé ainsi qu'aux professeurs pour leur implication
Lycée Chopin Nancy, enseignement facultatif
Lycée Georges de la Tour Nancy, enseignement L-Arts
Lycée Varoquaux Tomblaine, enseignement L-Arts
Lycée Notre Dame Saint Joseph Epinal classe de 1ère L
Collège Les Gaudinettes  Marange-Silvange classes de 5ème, 4ème, 3ème
Collège Le Pervis Monthureux sur Saône classe de 3ème 
Collège Pilâtre de Rozier Ars sur Moselle classe de 4ème 
Collège Louis Pergaud Foug classe de 4ème 
Collège Georges de La Tour, Site de Metz, classe de 3ème
Collège de la Craffe, Nancy  classe de 3ème
Lycée Jean XXIII Montigny les Metz classe de 2de
Collège Louis de Broglie, Ancemont classes de 4ème et de 3ème
Collège Lamarche, classe de 4ème
Lycée Saint Dominique Nancy, classe de 1ère
Collège La Plante Gribe Pagny sur Moselle, classe de 3ème 
Lycée Jules Ferry Saint Die des Vosges, classe de Terminale L
Collège Général de Gaulle Sierck les Bains classe de 5ème 
Collège Pierre Adt Forbach classe de 4ème
Collège Paul Verlaine Longuyon classe de 3ème
Collège Kastler Stenay, classe de 3ème
Collège Thiaucourt
Collège Jacques Gruber Colombey les Belles classe de 5ème
Collège Jules Ferry, Le Thillot, classe de 3ème
Collège Montmédy et Dun, classe de 3ème
Collège de Moyeuvre-Grande

Commémorations du Centenaire de la Grande Guerre dans l’académie : en savoir plus

mise à jour le 18 décembre 2013