| Baccalauréat
: épreuve anticipée de français
(séries générales et technologiques) |
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Sommaire
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Objets d’étude : le théâtre, texte et représentation - Convaincre, persuader, délibérer |
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Commentaires et éléments de corrigésA. Présentation du sujet1. Ce sujet croise deux objets d'étude.
3. Le travail d'écriture d'invention présente enfin l'intérêt de proposer aux élèves de choisir une position aussi bien qu'un registre. L'argumentation peut- être développée aussi bien en partant de la démarche du scénographe que du résultat de son travail, mais aussi à partir de ce qu'auraient imaginé les élèves à la lecture du texte (lien avec la question n° 1). Le sujet est l'occasion de mettre en oeuvre des connaissances acquises en lecture de l'image, et plus particulièrement de réinvestir ce qui aura été vu en termes de représentation théâtrale (position des personnages dans l'espace, valeur des éléments du décor, costumes…). B. QuestionsQuestion 1Critères d'évaluation
Texte
A
Les termes de "pompe" et
de "superbe" (expliqués en note) posent la question de la manière
dont le pouvoir orgueilleux cherche à s'illustrer. L'étonnement
d'Arsace redouble celui du spectateur et se charge de l'exprimer (les élèves
ne sont pas censés connaître le sens classique du verbe, mais
peuvent s'interroger sur cet étonnement).
Les plus attentifs s'interrogeront sur le "Arrêtons un moment" qui inaugure la pièce et pourront trouver dans le texte B des éléments pour nourrir leur réflexion. Texte
B
Les élèves pourront néanmoins signaler un problème : le lieu est désigné comme celui des "appartements" de Bérénice, appartements décorés de festons où les noms des deux amants sont enlacés ; l’espace scénique apparaît ainsi comme le lieu d'amour, contraire à l'orgueil solitaire du cabinet qui se présentait en scène 1. On pourra aboutir à une réflexion sur l'espace scénique : faudrait-il imaginer deux décors ? faut-il concevoir un lieu à fonctions multiples, susceptible de représenter les deux lieux ? Enfin, la présence de la rumeur du peuple peut faire imaginer un espace ouvert sur Rome. Critères d'évaluation
La lecture du texte de G. Aillaud et l'observation de l'image permettent d'effectuer les remarques suivantes : C. CommentaireCritères d’évaluation
Le commentaire a d'abord pour vocation d'éclairer le sens du texte et de rappeler le propos de la pièce (la manière dont l'extrait s'y inscrit). On peut penser que le travail sur le dialogue effectué dans le cadre des objets d'étude aidera les élèves à réfléchir ici sur ses dysfonctionnements. Enfin, les éventuelles analyses des déplacements des acteurs sur scène peuvent engager les élèves à s'interroger sur l'aspect statique des personnages.
La lecture du paratexte doit aider les élèves à saisir l'enjeu de la discussion entre les personnages ainsi que celui de la pièce, et dès lors de ce qui fait le ressort du tragique. On note au début du texte, dès le premier hémistiche : "Non, je n'écoute rien", paroles prononcées hors de toute réponse à un précédent discours, soulignées par les négations (non, rien). On peut étudier l'enchaînement des répliques v. 4- 5 : « Je ne veux plus vous voir / Mais de grâce écoutez ». Cet enchaînement impossible conduit à l’aparté (v. 6), à la parole coupée. Et pourtant, on pourra souligner la progression: «Demeurez /que je demeure» qui correspond à une reprise des paroles de l'autre, même si c'est avec une autre modalité et un autre registre ; au sein du même vers 10 on passe de la tension totale à une première forme d'union avec un effet de rime intérieure : "Et je pars" (3)/ Demeurez (3) // Ingrat, que je demeure (6). Le même effet de rime entre les deux premiers hémistiches sur "promis" se retrouve aux v. 32 et 33, comme dans la reprise du "haïr" avec la rime impossible « haïsse/ Bérénice » (vers 33- 34). Ce retournement est confirmé par l'évolution des temps de parole, Titus peut enfin s'exprimer. On relèvera enfin le nombre d'interrogations formulées par Bérénice mais qui n'attendent pas de réponses et la présence de registres différents. Le désespoir de Bérénice prend les accents de la colère et de l'indignation. Le désespoir de Titus se traduit par deux mouvements opposés : d’abord l'abattement puis la révolte contre l'injustice qui lui est faite. La synthèse partielle de l’analyse peut prendre la forme d’une interrogation : qui donc est "orgueilleux", qui donc est "cruel" ? On peut mettre en évidence la contradiction entre les dires et les actes de Bérénice en relevant le nombre de fois où le départ est affirmé et pourtant contredit par le simple fait que Bérénice parle. On remarque le retournement : "je veux partir / je pars et vous me l'ordonnez". Le mouvement volontaire devient un mouvement subi et impossible. On pourra noter, si on a bien lu le paratexte, que toute la problématique de la pièce est là : Bérénice renvoyée doit prendre elle même la décision de partir. La réflexion sur le caractère statique de la mise en scène trouve ici son sens. D. DissertationCritères d'évaluation
Lire, c’est déchiffrer dans la linéarité, mais aussi et surtout mettre en relation, prendre le temps de s'arrêter pour s'interroger, pour analyser. Rôle très actif du lecteur qui intervient dans le texte, participe à son élaboration. Représenter, c’est présenter une nouvelle fois : le mot même souligne le phénomène de recréation, de transformation ; il renvoie de plus à un autre code, le code de l'image principalement qui peut venir redoubler le texte, le compléter, se superposer à lui, voire le nier. S’ajoute pour le spectateur l’impossibilité d'arrêter le temps : le théâtre peut alors être considéré comme un art "total" certes, mais aussi totalitaire. On peut accepter aussi bien un plan dialectique, qu'une prise de position étayée. Exemple de plan
E. InventionCritères d'évaluation
La scénographie de G. Aillaud peut provoquer l'admiration :
Ministère
de l’éducation nationale – Direction de l’enseignement scolaire
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pédagogique régionale des Lettres,
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