Bulletin N° 12
  février 2009
 

 
Idées ...

Le dynamisme des langues anciennes ... quelques exemples ...

Travailler en lien avec le Musée de Metz

L’admirable travail de Régine Schlemaire «  de religione » est en ligne ici même. Cette séquence, bâtie à partir des programmes, offre un parcours à travers le musée sur le thème « du paganisme au christianisme ». L’objectif est de s’appuyer sur des documents archéologiques pour percevoir l’évolution des croyances et des mentalités entre le I° et le IV° siècle après J.-C. Ainsi les élèves sont guidés pour apprendre à reconnaître une divinité d’après sa représentation, à lire des témoignages de cultes, observer et analyser des pratiques cultuelles entre le I°et le IV° siècle…Cet itinéraire de visite s’adresse plus particulièrement à des élèves de 3° et 2° et permet d’illustrer les textes latins étudiés lors d’une séquence sur la religion.
En plus de la documentation fort riche du site, Mme Schlemaire a réalisé un dossier complet pour les enseignants ainsi qu’un livret élève, tous deux disponibles également au musée.
Nous remercions ici Régine Schlemaire pour ce travail d’une grande qualité et nous lui souhaitons une excellente retraite puisqu’elle a cessé ses activités professionnelles en juillet 2008.
Elle est remplacée dans ses activités au musée par Samantha Bernardoni, professeur de lettres classiques nommée au lycée Charlemagne.

Le dossier "de religione"
M.-A.Lefort


En pratique ...

Le 17 janvier 2008, les latinistes du collège Pierre et Marie Curie de Bouligny se sont rendus au musée de la Cour d’Or à Metz. C’était la première fois que j’y organisais une visite et j’ai été agréablement surprise par la qualité du service éducatif. Les élèves étaient divisés en deux groupes : l’un devait travailler sur la vie quotidienne à l’époque gallo-romaine et l’autre, sur les thermes. Dès notre arrivée au musée, nous avons été pris en charge par deux enseignantes chargées de conduire les séances.
Le premier groupe est descendu découvrir les vestiges archéologiques in situ des thermes de Divodurum. Durant toute la visite (environ 2 h), les élèves ont été sollicités par leur guide : ils devaient repérer des formes, nommer des matériaux utilisés pour la construction. Il leur a  également été demandé de rappeler le rôle de la palestre, du sport,  la tenue des athlètes puis ils ont pu observer des strigiles, un flacon d’huile savonneuse, des miroirs de bronze en essayant de retrouver leur utilité pour les Romains. Le problème de l’arrivée de l’eau et du chauffage a aussi été soulevé. Les thermes avaient déjà été évoqués en classe au cours du premier trimestre et les élèves ont donc pu réinvestir leurs connaissances durant toute cette visite. Ils ont même eu le plaisir de voir leur guide lire un texte déjà étudié en classe : la fameuse lettre de Sénèque à Lucilius dans laquelle le philosophe évoque le bruit des établissements de bain au-dessus desquels il loge.
Le deuxième groupe, quant à lui, composé majoritairement d’élèves de 5ème, a suivi un itinéraire permettant d’observer plusieurs aspects de la journée d’un Gallo-Romain. Les élèves ont notamment appris à regarder une stèle comme un document : l’intérêt était de les amener , par le jeu des questions, à en tirer le maximum de renseignements. En début de séquence, ils ont dû lire une stèle  puis, par groupes, ils ont dû mener une enquête sur les métiers et la société gallo-romaine en travaillant sur d’autres stèles et objets du quotidien.
 
C’est une sortie pour laquelle les latinistes ont montré un grand enthousiasme : ils ont apprécié de ne pas être de simples observateurs et de pouvoir participer activement à la construction de leurs connaissances. Les questions posées par les enseignantes étaient habiles et à la portée d’élèves de tous niveaux. Plusieurs visites thématiques sont proposées au musée et c’est une expérience que je renouvellerai avec beaucoup de plaisir.
Sandrine Roque, collège de Bouligny (55).

 
Une séquence : la vie quotidienne sous l’empire (une séquence qui suit la séquence sur Jules César)
 
Bibliographie :
Jules César : la Guerre des Gaules (la religion des Gaulois )
Chap.11-12 du livre Nathan
Textes d’Ausone : la Moselle 335-344
Vitruve, De Architectura 1
Folio :Cave Canem bilingue
Hachette 4ème : Sénèque, Lettres à Lucilius 56, 86, sur les Thermes
Tibulle, Properce, Ovide sur l’amour, les femmes, les toilettes, bijoux
Satiricon et Apicius : extraits sur le repas (Cave Canem)
Etude de quelques inscriptions sur stèles  Que Sais je ? R.Bloch.
 
 
Au cours de l’hiver 2007-2008, j’ai pris contact avec le service éducatif des musées de Metz et à ma grande surprise et joie, Mme Schlemaire m’a proposé un partenariat précis. Je lui ai envoyé les textes que je comptais étudier pour préparer la visite avec ma classe de 3ème et elle s’est engagée à adapter sa visite en fonction d’eux.
Le jour de la visite, chaque élève a reçu un livret intitulé : La Vie Quotidienne sous l’Empire destiné spécialement aux collégiens de Baccarat. Il reprenait les textes et les thèmes étudiés en classe. Ensuite, la visite s’est révélée très attrayante car très concrète, les élèves essayant les baignoires des thermes puis une robe de matrone ; enfin ils ont pu déchiffrer presque seuls des inscriptions.

Télécharger le questionnaire
Dominique Muller, collège de Baccarat

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Promenade au Musée départemental d'art ancien et contemporains à Epinal


Le Musée  départemental d’art ancien et contemporain à Epinal possède d’intéressantes collections d’œuvres
de l’Antiquité. 
Une grande partie du rez-de-chaussée est consacrée à la Gaule romaine, avec notamment des œuvres majeures
provenant des sites de Grand ou de Soulosse-sous-Saint-Elophe : les  stèles votives  ou funéraires, dont les inscriptions ont été traduites, permettent une excellente initiation de nos élèves à l’épigraphie antique ; les objets exposés dans les vitrines (objets du quotidien, monnaies, petit laraire, diptyque astrologique d’origine égyptienne, statuettes et ex-voto) offrent une approche intéressante de la vie aux premiers siècles de notre ère.
Des dons provenant de particuliers et des dépôts de l’Etat ont permis d’enrichir ce patrimoine, avec, notamment , une remarquable statue d’Hermaphrodite en bronze de l’époque hellénistique, des céramiques grecques ou étrusques, et une mosaïque de Carthage aux motifs animaliers.

La mythologie est très présente dans ce musée : tout en montant l’escalier qui mène au premier étage, on peut admirer le monument de Jupiter cavalier à l’Anguipède en grès, du milieu du IIIème siècle, trouvé  dans la Moselle où il marquait un gué. Sous l’œil bienveillant de la Muse (Allégorie de  Simon Vouet, représentant l’Histoire ?), les salles 6 et 7  présentent des tableaux du XVIIème siècle inspirés par les grands textes de l’Antiquité : L’Enéide (Vénus vient prier Neptune d’être favorable à Enée, de François Perrier), Les Métamorphoses d’Ovide (Le Repos de Diane d’Antoine Coypel, L’Enlèvement d’Europe de Sébastien Leclerc),  L’Odyssée (Circé de Francesco Furini ). Entièrement consacré à l’art contemporain, le deuxième étage offre une réactualisation des mythes : Fall I ( Marrakech ) de Mickael Buthe est une vision nouvelle du mythe d’Icare, Premier regard, dernier regard, d’Alain Fleischer , une cosmogonie du XXème siècle.

Chaque année, le service éducatif du Musée propose une exposition destinée aux scolaires, de la maternelle au lycée (second cycle et B.T.S.).  En 2008-2009, le projet d’étude et d’exposition de travaux d’élèves  Contes, mythes et légendes au musée, nous fournit une excellente occasion de nous plonger dans la mythologie. Un dossier contenant des textes, une liste et des reproductions d’œuvres sur ce thème, peut être envoyé sur demande. Les informations concernant cette exposition, avec la liste et les deux planches d’œuvres, sont consultables sur le site Internet de l’Inspection académique des Vosges :
 
Sur ce même site, vous trouverez aussi  les émissions tournées en vidéo pour la télévision locale Images Plus, qui présentent les œuvres du musée. Un DVD regroupant plusieurs de ces vidéos est en vente à l’accueil du musée (prix : 9.50 euros).
 
Le service éducatif se tient également à votre disposition pour tout renseignement  sur les collections temporaires et permanentes du musée, ou pour toute aide personnalisée à un de vos projets.

Ouvert tous les jours, sauf le dimanche matin et le mardi, de 9h à 12h30 et de 13h30 à 18h .

Entrée gratuite :
  • pour les enseignants à tous moments, sur présentation de leur carte professionnelle.
  • pour les classes et leurs accompagnateurs adultes..
Contacts pour les classes du 2nd degré :
  • Lettres classiques : Marie-Claude Cochenet (mccochenet@cg88.fr  ou marie-claude.cochenet @ac-nancy-metz.fr)
  • Arts Plastiques : Virginie Duval-Wingel  (vduval@cg88.fr)
Pour les classes du premier degré : Gérald Guéry ( gguery@cg88.fr)

Pour visionner les vidéos diffusées dans les émissions 2 minutes trente d’Images Plus présentant les œuvres du Musée et accéder aux documents concernant les expositions pédagogiques de 2008, Gestes et regards au Musée, et 2009, Contes, mythes et légendes au musée, vous pouvez consulter le site de l’Inspection académique des Vosges :
http://www.ac-nancy-metz.fr/ia88/musee

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Des olympiades ...

Année olympique au lycée Poncelet

Le 6 mai 2008, ont eu lieu, au lycée Poncelet de St Avold, les "Olympiades de Langues anciennes" : elles ont réuni environ 110 élèves latinistes et hellénistes - 80 collégiens et une trentaine de lycéens de seconde ainsi que leurs professeurs. C’est à la suite d'une Formation d'Initiative Locale, au printemps 2007, que nous avons ensemble décidé d'entreprendre cette action commune.
Le lycée Poncelet accueille en Langues Anciennes des élèves de St Avold, Faulquemont, Folschviller, L'Hôpital et Longeville-lès-Saint-Avold et nous avons souhaité faire connaissance avec eux sur un mode ludique et festif. De leur côté, les collégiens se montrent  toujours très  avides de contacts  avec leurs camarades de seconde et d'informations à propos de l'établissement où beaucoup vont poursuivre leurs cursus scolaire. De toute façon, l'enseignement des langues anciennes n'exclut pas une opération de communication (!), soutenue au demeurant par la Direction du lycée, soucieuse de son rayonnement.
Les collégiens sont donc arrivés par une belle matinée de printemps (la météo a son importance !) et ont été immédiatement pris en charge par les professeurs d'éducation physique. Ceux-ci avaient prévu plusieurs activités (escrime ,escalade etc...) et c'est par équipes que les collégiens ont concouru, respectant l'adage  " mens sana in corpore sano" !
Après le déjeuner pris à la cantine du lycée, place au grand jeu de connaissances : chaque équipe, sous la houlette des camarades de seconde, a répondu aux questions des professeurs de collèges, ayant chacun sa spécialité pour laquelle il avait élaboré un questionnaire. Etymologie, grammaire latine, histoire et géographie du monde antique, civilisation, expressions françaises venant du latin, mythologie : les domaines ne manquent pas, évidemment, pour évaluer les connaissances des futurs lycéens. 
Josiane Sauder, lycée Poncelet- St Avold


Olympias Tulli apud Leucos

Tel est le titre qui a réuni le 19 mai 2008 les 255 élèves latinistes des cinq collèges du bassin de Toul.
Le but de cette rencontre était de découvrir le patrimoine de la ville et les réminiscences de l’antiquité dans l’architecture de certains bâtiments. Nous voulions montrer aux élèves que l’étude du latin peut servir à poser un autre regard sur des lieux qu’ils fréquentent, devant lesquels ils passent sans forcément faire le lien avec ce que nous faisons en cours de latin.
Un parcours leur a été proposé ainsi qu’une énigme policière à résoudre. A l’issue de ce parcours, les élèves ont été en mesure d’établir le tracé de l’enceinte romaine dont deux vestiges sont encore visibles, d’évaluer son périmètre ainsi que la superficie de la ville intra muros.
Au début du parcours, les équipes ont découvert une première épitaphe latine annonçant le meurtre d’un courrier impérial et la disparition de sa missive. Le messager assassiné étant un Sabin et sa stèle funéraire étant à Trêves, nous avons imaginé qu’il aurait pu emprunter la via Agrippa qui menait de Lyon à Trêves en passant par Toul. La ville en a conservé la trace dans l’une de ses rues, « la rue Michâtel », dont le nom est issu de medium castrum et qui traverse la ville du nord au sud, l’antique cardo.
Pour obtenir des renseignements leur permettant de reconstituer le message contenu dans la lettre, les élèves ont été confrontés à différentes épreuves. Ils ont enquêté dans différents lieux qu’ils ont eu à observer ou se sont rendus chez des personnes susceptibles de les renseigner. Mais ils découvraient que ces personnes avaient également été assassinées et qu’il ne restait d’elles qu’une tombe avec une inscription funéraire ; ils ont alors travaillé sur des épitaphes qui leur ont livré des renseignements précieux. Lors de chacune de ces épreuves « Epitaphe », les équipes ont été accueillies par deux élèves latinistes du lycée Majorelle qui leur ont fait une lecture théâtralisée de l’épitaphe et de sa traduction. Deux épreuves sportives, encadrées par des professeurs d’EPS, ont complété le parcours.
Chaque énigme résolue permettait à l’équipe d’obtenir une ou plusieurs syllabes du message contenu dans la lettre. En fin de parcours, chaque équipe était en mesure de reconstituer le message en latin dans son intégralité. Ce message indiquait l’emplacement d’un trésor, lieu où toutes les équipes se rassemblaient pour une compétition amicale. Les élèves du lycée, vêtus de costumes réalisés par les élèves de la section couture du lycée Camille Claudel, ont ouvert les « jeux » par une pompa autour de la salle du gymnase, puis chaque collège étant représenté par une équipe, une course de chars a été réalisée : quatre élèves constituaient l’attelage et étaient dirigés par un cinquième qui faisait office d’aurige.
            Quel bilan tirer de cette journée ? Les élèves ont participé activement aux épreuves proposées et ont été enthousiasmés par les étapes sportives, ils ont apprécié l’observation de la ville et certains ont reconnu avoir fait des découvertes.
Sommes-nous prêts à recommencer ? Sans doute, car nous avons trouvé un grand intérêt à travailler ensemble, à bâtir une journée en fédérant notre travail. Les échanges que nous avons eus ont été précieux et enrichissants, d’autant plus que nous sommes souvent isolés dans notre discipline au sein de nos établissements.
Quand recommencer ? Etant donné l’investissement nécessaire pour organiser une telle rencontre, nous n’envisageons pas de la renouveler chaque année, mais plutôt tous les trois ou quatre ans. Cependant nous cherchons une forme plus allégée de manière à maintenir une attente et un intérêt du côté des élèves et à ménager une liaison 3ème–2nde, en espérant ainsi créer chez les élèves le désir de poursuivre l’étude du latin au lycée. Nous sommes donc ouverts à toutes les suggestions…
 
Pauline Auzeloux, Véronique Cabrer,
Jean-Loup Hazael-Massieux, Claire Hellak,
Florence M’Baye, Philippe Schaut.

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Le Festival Européen Latin-Grec de Nantes

Du 4 au 6 avril 2008
 
J’ai eu la chance de pouvoir assister à une partie de ce festival original et rassurant, car on rencontre des gens pour qui les langues et civilisations anciennes sont vivants et essentiels.
Le thème choisi était le suivant : « L’exploration du monde : Tourisme, Guerre, Science ».
 
Voici quelques coups de coeur, au milieu de beaucoup de manifestations proposées par le festival :
  • La rencontre avec des collègues (parfois accompagnés de leurs élèves) de toute la France et des échanges fructueux.
  • Morwenna, artiste de rue, qui chante des adaptations en latin accompagnée de son orgue de barbarie (par exemple « La Foule »)
  • « Les trois petits cochons » racontés en latin par Olivier Girard ; c’est extraordinaire : aidé de quelques accessoires comme des masques, le conteur se fait intégralement comprendre de tous, sans prononcer un seul mot de français. Les élèves sont même capables finalement de reprendre les refrains répétés par le conteur.
  • Un défilé de mode en costumes antiques par Danielle Chastenet, auteur d’un livre sur la femme romaine, qui en retrace l’évolution dans la société romaine. Des étoffes magnifiques, et un livre sûrement bien utile pour l’entrée « matrona » dans le futur programme de lycée.
  • Un point métier où étaient invités, entre autres, les responsables de la formation culturelle et patrimoniale de l’Université d’Angers : en quoi, du point de vue des professionnels du tourisme, les cultures de l’antiquité sont essentielles pour les cursus de « management du patrimoine ».
  • Une conférence de Christophe Barbotin, conservateur en chef des Antiquités égyptiennes au Louvre, qui  nous montre que la science égyptienne n’existe pas ! Un comble – et un beau moment d’humour savan t- pour un égyptologue ! (En un mot, l’idée d’un système scientifique est propre aux Grecs.)
  • Une splendide exposition photographique des élèves du lycée du Diois, suite à leur voyage en Tunisie. Ca donne envie d’y aller.
 
En 2009, le thème du festival sera le suivant : « La banlieue du Festival : Barbares, Métèques, Frontières ». N’hésitez pas à leur rendre visite !
Pour vous renseigner :
http://www.ac-nancy-metz.fr/enseign/lettres/LanguesAnciennes/Textes/Bulletin/FELG/FELG2009.html
www.festival-latin-grec.eu

 
Claire Jeandidier,
lycée de Gérardmer

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Nous avons lu pour vous

Imperium de Robert HARRIS, 360 pages (Collection France Loisirs)

L’auteur de Pompéi retrouve encore une fois l’Antiquité romaine pour notre plus grand plaisir. Tiron, jeune secrétaire particulier d’un sénateur romain, encore peu connu, laisse entrer chez son maître un Sicilien terrorisé. Il vient chercher l’aide de ce sénateur, avocat de surcroît. L’hôte s’appelle Sthenius de Therme, et il vient porter plainte et chercher secours contre un certain gouverneur vicieux et corrompu, un certain Verrès…
Et c’est donc de « l’intérieur » que nous vivons cette affaire et surtout la lente ascension de Marcus Tullius Cicero jusqu’à son consulat. A travers la voix de Tiron, devenu très vieux (certains textes authentiques le présentaient centenaire), nous revivons toutes les difficultés, les luttes délicates de Cicéron pour accéder au sommet – c’est bien le pouvoir, le pouvoir politique, officiel, celui que nous connaissons en latin sous le nom d’imperium  - le pouvoir de vie et de mort dont un individu est investi par l’Etat. Cicéron, c’est par son talent (et aussi la fortune de sa femme Terentia ) qu’il y parvient.
On vit donc aux côtés de cet avocat ses enquêtes en Sicile, ses efforts pour faire venir témoigner à Rome des hommes qui craignent des représailles. Et ce célèbre procès ne nous est pas « redonné », « traduit » à nouveau mais ce sont les doutes, les tractations de Cicéron, les « peaux de bananes » jetées par les défenseurs de Verrès (et ils sont nombreux, même en haut de l’Etat !) qui nous sont offerts et que nous revivons.
Puis Cicéron nous est montré dans toute son intimité, avec ses défauts, ses qualités, son entourage (avec sa femme souvent colérique). On croise aussi bien Pompée le Grand, César, encore jeune, Crassus qu’un certain Catilina…
Voilà, ce livre nous présente un monde qui ressemble par beaucoup de côtés à celui d’aujourd’hui, avec en toile de fond, un véritable thriller politique. Pour nous, cela peut être une base de données, d’extraits pour aborder la fin de la République ou l’affaire Verrès, ou encore les débuts des Catilinaires.
A lire, aussi, bien sûr, pour son propre plaisir...
Denis Ferlin,
collège de Neuves-Maisons

Le Florilège pédagogique

Lors de la dernière Assemblée Générale de la CNARELA, réunie le samedi 17 mai 2008 à l'Université Paris IV - Sorbonne, a été annoncée une nouvelle parution: le Florilège pédagogique.
Il s'agit d'une anthologie d'articles publiés par les différentes ARELAs en 2007 et choisis pour leur très grand intérêt scientifique et pédagogique. Ce riche volume de 242 pages, qui forme un supplément au Bulletin de la CNARELA (n° 67), comprend aussi des annales des concours de langues anciennes et de "bonnes adresses" sur Internet. Vous pouvez vous procurer cet ouvrage auprès de Thierry Grandjean ( 6€ + 4€ de port) ou en passant commande sur le site : www.cnarela.fr
Thierry Grandjean (ALPLA-CNARELA)

L.Pernot, A l'école des Anciens, Professeurs, élèves et étudiants

Un ouvrage très important consacré à l'éducation dans l'Antiquité vient de paraître aux éditions Les Belles Lettres. Il s'agit d'un recueil de textes réunis et présentés par Monsieur le Professeur Laurent Pernot, Correspondant de l'Institut, et précédé d'un entretien avec Madame Jacqueline de Romilly, de l'Académie française et de l'Académie des inscriptions et belles-lettres. C'est un ouvrage passionnant, riche et stimulant. 
Vous pourrez trouver une description de l'anthologie de Laurent Pernot en cliquant sur ce lien:
http://www.fabula.org/actualites/article25407.php.
Cette anthologie réunit plus de 150 extraits d'auteurs différents sur les activités des professeurs, des étudiants et des élèves dans le monde grec et dans le monde romain, du VIIIe siècle avant J.-C. au VIe siècle après J.-C.
L'entretien entre Monsieur L. Pernot et Madame J. de Romilly contient non seulement une réflexion sur les sophistes, sur Socrate et sur les Tragiques mais aussi une évocation des activités de Madame J. de Romilly et une réflexion sur notre métier. En particulier Monsieur L. Pernot pose ces questions essentielles :
"Pourquoi toute cette activité ? Pourquoi défendez-vous l'idée d'un enseignement littéraire qui serait formateur dans la société d'aujourd'hui ?"
"Vous portez un constat pessimiste sur l'état actuel de l'enseignement en France ?"
"Que faut-il dire à des parents qui hésitent à faire étudier le latin ou le grec à leurs enfants ?"
"Pour clore cet entretien, en manière d'exhortation finale, auriez-vous un conseil à donner aux pouvoirs publics à propos de l'enseignement ?"
Thierry Grandjean

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Appel à contribution
Les professeurs de lycée utilisent les nouveaux manuels de latin et de grec. Il serait intéressant que nous puissions débattre sur nos pratiques à partir de ces manuels, quelle que soit l’édition.

Correspondent-ils à nos attentes, à une approche nouvelle de l’enseignement des langues anciennes ? Le choix des auteurs et des textes permet-il  de traiter le programme tel qu’il est exposé dans les textes officiels ? …

Un autre sujet d’échange serait celui de la pratique du site « hélios » (voir le compte rendu de la journée du 8 octobre). Comment pratiquez-vous ? A quel rythme ? Quels intérêts ? Quelles difficultés ?... Vous pouvez adresser vos messages à marie-anne.lefort@ac-nancy-metz.fr ; la rubrique des lecteurs, ici même, se fera l'écho de ces réflexions.


Coordination du bulletin :
M-A.Lefort, lycée H.Boucher - 57100 Thionville : Marie-Anne.Lefort@ac-nancy-metz.fr
D.Ferlin, collège Jacques Callot - Neuves Maisons : denisferlin@wanadoo.fr
Claire Jeandidier, lycée La Haie Griselle, Gérardmer : 
claire.jeandidier@ac-nancy-metz.fr
Bettina Bolle-Nicolas, collège Alphonse Cytère, Rambervillers : bettinabolle@free.fr

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Rappel : La rubrique des lecteurs est ouverte à tous ! 
@M.T.

 
     
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