Séance 1 LA DAME AUX CAMELIAS
Alexandre Dumas (fils)

Présentation de l'œuvre


 

A l'origine de l'œuvre:

Voici la copie d'un billet qu'Alexandre Dumas ( fils), l'auteur du roman La Dame aux camélias, adressa à une femme:

Ma chère Marie,

Je ne suis pas assez riche pour vous aimer comme je voudrais, ni assez pauvre pour être aimé comme vous voudriez. Oublions donc tous les deux, vous un nom qui doit vous être indifférent, moi un bonheur qui me devient impossible.

 

Cette femme s'appelait Marie Duplessis. Par une recherche Internet, retrouvez qui était cette femme, comment elle a vécu, l'importance qu'elle a eu pour Alexandre Dumas et présentez le résultat de votre recherche en une demi-douzaine de lignes maximum.

………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………

(voir document joint en annexe)

La réception de l'œuvre:

Dans cet extrait du tome I du Théâtre complet publié en 1868, Alexandre Dumas évoque le sort réservé à la pièce qu'il a tiré de son roman:

Ce drame, écrit en 1849, fut présenté d'abord et reçu au Théâtre-Historique, dont la fermeture eut lieu avant la représentation.[…] Pendant un an, cette pièce avait été défendue par la censure sous le ministère de M. Léon Faucher.

Qu'est-ce qui, selon vous, a pu motiver cette attitude du pouvoir de l'époque ?

(on peut ainsi vérifier la maîtrise du sens du terme "courtisane" et éventuellement en demander la

définition)

 

 

La permanence de l'œuvre:

Dès 1853, un an après la création de la pièce La Dame aux camélias, Giuseppe Verdi, compositeur italien d'art lyrique, adapte l'œuvre et crée un opéra qu'il intitule La Traviata.

Qu'en est-il de l'œuvre aujourd'hui de La Dame aux camélias ? Conserve-t-elle un intérêt, a-t-elle encore un public, suscite-t-elle encore l'enthousiasme qui l' a caractérisée au XIX siècle ?

Par une recherche Internet axée sur La Dame aux camélias roman, La Dame aux camélias pièce de théâtre ou encore l'opéra de Verdi qui en est directement inspiré, montrez actuel le destin de l'œuvre.

(de nombreux sites évoquent les créations théâtrales, les comédiennes qui se sont succédées dans le rôle,

l'adaptation du texte romanesque au théâtre, les productions cinématographiques, les représentation de La

Traviata, etc…)

 

Document joint extrait du site suivant:

 

C:\Mes documents\Alexandre Dumas Fils.htm

MARIE DUPLESSIS

C'est la courtisane Marie Duplessis qui a inspiré le personnage de Marguerite Gautier. Marie Duplessis a vécu de 1824 à 1847. Alexandre Dumas Fils a rencontré Marie Duplessis en 1844. Elle a été sa maîtresse jusqu'en 1845. Lorsqu'elle meurt, le 3 février 1847, après trois jours d'agonie, il est à Marseille. Il compose un poème à sa mémoire, qui sera publié la même année dans un recueil de poèmes : Péchés de jeunesse

En 1867, 19 ans après la première édition de la Dame aux camélias, il écrit :

"La personne qui m'a servi de modèle pour l'héroïne de la Dame aux camélias se nommait Alphonsine Plessis, dont elle avait composé le nom plus euphonique et plus relevé de Marie Duplessis. Elle était grande, très mince, noire de cheveux, rose et blanche de visage. Elle avait la tête petite, de longs yeux d'émail comme une Japonaise, mais vifs et fins, les lèvres du rouge des cerises, les plus belles dents du monde; on eut dit une figurine de Saxe. En 1844, lorsque je la vis pour la première fois, elle s'épanouissait dans toute son opulence te sa beauté. Elle mourut en 1847, d'une maladie de poitrine, à l'âge de vingt-trois ans.

Elle fut une des dernières et des seules courtisanes qui eurent du cœur. C'est sans doute pour ce motif qu'elle est morte si jeune. Elle ne manquait ni d'esprit, ni de désintéressement. Elle a fini pauvre dans un appartement somptueux, saisi par ses créanciers. Elle possédait une distinction native, s'habillait avec goût, marchait avec grâce, presque avec noblesse. On la prenait quelquefois pour une femme du monde. Aujourd'hui, on s'y tromperait continuellement. Elle avait été fille de ferme. Théophile Gautier lui consacra quelques lignes d'oraison funèbre, à travers lesquelles on voyait s'évaporer dans le bleu cette aimable petite âme qui devait, comme quelques autres, immortaliser le péché d'amour.

Cependant Marie Duplessis n'a pas eu toutes les aventures pathétiques que je prête à Marguerite Gautier, mais elle ne demandait qu'à les avoir. Si elle n'a rien sacrifié à Armand, c'est qu'Armand ne l'a pas voulu. Elle n'a pu jouer, à son grand regret que le premier et le deuxième acte de la pièce. Elle les recommençait toujours, comme Pénélope, sa toile : seulement c'est le jour que se défaisait ce qu'elle avait commencé la nuit. Elle n'a jamais, non plus, de son vivant, été appelé la Dame aux camélias. Le surnom que j'ai donné à Marguerite est de pure invention. Cependant il est revenu à Marie Duplessis par ricochet, lorsque le roman a paru, un an après sa mort. Si au cimetière Montmartre, vous demandez à voir le tombeau de la Dame aux camélias, le gardien vous conduira à un petit monument carré qui porte sous ces mots : Alphonsine Plessis, une couronne de camélias blancs artificiels, scellée au marbre blanc. Cette tombe a maintenant sa légende. L'art est divin. Il crée ou ressuscite…."

*Textes extraits du site alalettre.com, avec leur aimable autorisation.