B) L'impact sur l'environnement
1) Les affaissements miniers
a) Conséquences
* Les problèmes d'urbanisme constituent
un élément essentiel des conséquences des
affaissements miniers. Les habitations sont en effet fortement
endommagées, fissurées, ou destinées à
la destruction. La question de relogement et des indemnisations
est alors posée. A Roncourt, Moyeuvre Grande, les habitations
sont évacuées, la voirie est détériorée.
* Ces problèmes engendrent des conséquences au
niveau de la démographie de la région. Les affaissement
miniers, l'évacuation des habitations contribuent à
faire chuter la population du bassin sidérurgique ferrifère.
De 1975 à 1990, on note une diminution de 9.8%.
b) Quels sont les moyens mis en place pour y remédier ?
* Il est tout d'abord nécessaire de répertorier
et d'évaluer le risque d'affaissement. La région est ainsi
divisée en zones rouges, oranges et jaunes,en fonction de la
stabilité de l'édifice minier et de la sensibilité
de l'édifice en surface.
* De nombreuses techniques sont alors utilisées:
- emploi d'une sonde sonique (Ecole
des mines de Paris et de Nancy en collaboration avec DRIR
(direction régionale de l'industrie et de la recherche))
qui équivaut à la méthode du sonar
utilisée dans les sous-marins.
- les méthodes
gravimétriques qui décèlent les vides
grâce à un appareil de microgravimétrie.
* Il est cependant difficile d'effectuer
des recherches pour découvrir des zones à risque:
- les installations minières
sont anciennes( 1895 à1899 ).
- les galeries
sont ennoyées par les eaux troubles (impossible de
voir le fond avec une caméra).
2)Le problème de l'eau après l'exploitation
Après avoir été ramenée à la surface, l'eau était distribuée aux communes des alentours afin de pourvoir à leurs besoins en eau potable. La fermeture des mines de Lorraine a eu cependant de nombreuses conséquences sur sa qualité, étant donné que les galeries ont fermé.
Pendant toute la durée de l'exploitation des mines de fer, l'eau d'exhaure constitue une eau brute de bonne qualité. Elle ne nécessite alors pas de traitement important et est distribuée comme eau potable. De plus, cette eau est largement suffisante aux besoins des populations proches, c'est pourquoi sa distribution s'est répandue.
Cependant l'arrêt de l'exploitation des mines a pour première conséquence l'ennoyage des galeries et des puits ainsi qu'une pollution de l'eau et, donc, un important problème d'alimentation des communes proches . En général, quelques mois après le début de l'ennoyage, des sulfates ont pu être détectés. En effet, lorsque les eaux passent sur les roches qui étaient auparavant au contact du dioxygène de l'air, les sulfures de fer contenus dans le minerai s'oxydent et donnent des sulfates. Une eau sulfatée est pour longtemps (entre 10 et 20 années) impropre à la consommation et il est actuellement impossible de traiter ces eaux très chargées en sulfates : par exemple, le taux de sulfates dans l'eau d'exhaure grimpe parfois jusqu'à 1900mg/L alors que le seuil de potabilité de l'eau n'admet que 250mg/L. De ce fait, il faudrait aller chercher des réserves d'eau très loin mais cela pose de gros problèmes financiers et donnent lieu à de nombreux débats. D'où la construction de chaînes de nanofiltration. Ces stations où l'on traite l'eau captent les sulfates et l'eau déminéralisée est mélée à de l'eau d'exhaure . Ainsi le coût de de nanofiltration est moindre. Bien que le danger d'un taux élevé de sulfates soit peu important, il faut tout de même signaler que c'est un des 63 paramètres surveillés. En effet, à partir de 400mg/L un effet diurétique est susceptible d'apparaître chez certaines personnes.

En conclusion, il faut que les communes proches des galeries d'exploitation s'arment de patience afin de retrouver une eau normale. Mais l'eau est aussi sujette à la pollution par hydrocarbures. Avant l'ennoyage, toutes les mines n'ont pas été nettoyées. De ce fait, plusieurs centaines de litres d'huile peuvent y stagner et l'eau est alors polluée.
Cette page a été réalisée par BRISSON Mélanie, CHABBERT Cécile et LAFLEUR Karine