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L'ACCROISSEMENT
DU TRAFIC ROUTIER |
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Comment expliquer l'accroissement du trafic routier ? Jean Delsey, de l'Inrets,
constate que la forte amélioration des performances et du confort des véhicules
automobiles, notamment au niveau européen, qui se conjugue avec la progression
certes lente, mais régulière du niveau de vie des individus, contribue largement
à augmenter la consommation globale de carburants. N'y aurait-il pas de solution
pour réduire ce mouvement voué à perdurer ? L'auteur estime que des inflexions
restent possibles. Elles concernent la technique des véhicules et, surtout, la
mise en place de réglementations relatives aux automobiles ainsi qu'à
l'aménagement du territoire.
En France,
depuis les trente dernières années, la consommation globale de carburants issus
du pétrole et à destination des véhicules routiers a régulièrement augmenté.
Plus récemment, cette consommation est passée de 33,2 millions de tonnes en 1988
à 42,8 millions de tonnes en 2002, soit une croissance de 1 à 2% par an.
Parallèlement, la part de carburant gazole est passée de 43% en 1988 à 69% en
2002, ce qui confirme à la fois la diésélisation régulière et croissante des
véhicules légers et l'accroissement du transport de marchandises par la route.
Les
prévisions du Commissariat au Plan, établies en 1996, indiquaient une fourchette
basse de 42,2 millions de tonnes de carburants consommés à l'horizon 2010 :
cette valeur a été atteinte dès 2001.
CONSOMMATION DE CARBURANTS ET CONSOMMATION UNITAIRE DU VEHICULE
Cette
croissance est du même ordre dans tous les pays d'Europe occidentale.
Les
carburants dits alternatifs ne représentent qu'une part très modeste en France,
malgré des efforts importants de la part des gouvernements successifs. Ainsi,
l'ensemble de tous ces carburants n'a représenté que 0,5 million de tonnes en
2000, soit 1,5% du total. Ces carburants comprennent des produits issus de
réserves fossiles, gaz de pétrole liquéfié, GPL et gaz naturel comprimé, et
seuls les esters d'huile de colza et l'éthyl-terbutyléther (ETBE), issu en
partie de certaines céréales, peuvent être considérés comme renouvelables.
Cette
faible utilisation des carburants dits alternatifs est assez générale, même dans
les pays où ils étaient largement employés comme les Pays-Bas par exemple. Pour
ce dernier pays, le parc de véhicules au GPL est en forte et régulière
diminution au profit de véhicules diesel.
Aux
Etats-Unis, où un important programme de développement des carburants
alternatifs avait été lancé en 1992 avec comme objectif d'atteindre 10% des
ventes de carburant en 2000, le résultat réel à cette date n'a été que de 0,2%.
Les raisons d'un tel échec sont connues et bien prévisibles : surcoût du
véhicule – malgré des aides fiscales – problème de mise en place d'un important
réseau de distribution sur une large zone, alors que les ventes de véhicules ne
font que démarrer...
Seul le
Brésil poursuit depuis 1976 son programme alcool issu de la biomasse, avec un
succès relatif.
La
consommation de carburant par le parc de véhicules particuliers résulte en fait
du produit de :
– la
consommation unitaire moyenne du véhicule représentatif du parc, évaluée en
litres/100 km ;
– le
nombre de véhicules en circulation ;
– le
kilométrage annuel moyen.
La
consommation unitaire moyenne a décru lentement, année après année, entre 1985
et 1996, en particulier avec l'accroissement de la diésélisation ; en revanche,
depuis quelques années, cette consommation unitaire moyenne, qui était restée
stationnaire en France, tend à remonter à cause de l'évolution du marché vers de
plus gros véhicules, que ce soit en version essence ou en version diesel.
Cette
évolution vers des véhicules plus puissants d'année en année avait déjà été
relevée dès 1996. Cela s'est confirmé depuis. Ainsi, en France, la puissance
moyenne du véhicule particulier vendu sur une année est passée de 57 kW en 1996
à 67 kW en 2000 et à 73 kW en 2002, soit 28% d'augmentation de puissance en 7
ans.
Ce
mouvement est général au niveau européen, avec un passage, entre 1996 et 2002 de
:
– 71 kW
à 85 kW en Allemagne ;
– 70 kW
à 79 kW au Royaume-Uni ;
– 61 kW
à 68 kW en Italie ;
– 91 kW
à 101 kW en Suède ;
– 66 kW
à 77 kW pour l'ensemble de l'Europe des Quinze.
Cette
augmentation de la puissance installée résulte en fait d'un ensemble d'éléments
qui convergent tous dans le même sens nécessitant cet accroissement :
–
augmentation de la masse pour améliorer fortement le confort et le sentiment de
sécurité ; sur ces points, il faut souligner que pour un véhicule de même
habitabilité et de génération N, le passage à la génération N+1 de même
habitabilité se traduit actuellement par une masse supplémentaire de 150 à 200
kilos : la forte amélioration de la sécurité correspond en fait à un surpoids
allant de 50 à 70 kilos, alors que l'amélioration du confort (climatisation,
sièges plus épais et surtout réduction du bruit intérieur) conduit à une masse
ajoutée de 120 à 150 kilos ; cette forte augmentation de la masse à vide
nécessite une forte augmentation de la puissance pour maintenir un niveau
acceptable d'accélération au démarrage en usages urbains et lors des
dépassements ;
–
augmentation de la surface frontale, avec des véhicules toujours un peu plus
hauts et un peu plus larges, ce qui augmente le maître-couple s'opposant à
l'avancement du véhicule au-delà de 80 km/h ;
–
présence de nombreux accessoires et auxiliaires exigeant de la puissance
(assistance de direction, air conditionné – plus de 50% des ventes en 2001 –
écrans de guidage, systèmes électroniques de pilotage du moteur, de la
transmission, de la suspension, du freinage, du dégivrage, désembuage...) ;
– et
enfin, élévation lente mais régulière du niveau de vie parallèlement avec une
baisse relative, mais réelle, du prix des véhicules à performances et confort
identiques, voire améliorés.
Les
conséquences, directes et indirectes de cette évolution sont souvent
prévisibles, mais parfois plus insidieuses :
– pour
un véhicule de même forme, mais équipé de motorisation à puissance croissante,
la consommation en usage urbain va augmenter fortement : ainsi, pour un modèle
essence parmi les plus vendus en Europe en 2002, la consommation urbaine passe
de 8,7 litres avec le moteur de 55 kW à 9,5 litres avec le moteur de 80 kW et à
10,9 litres avec le moteur de 100 kW. Cette évolution reste également valable
pour les versions diesel, mais avec des valeurs absolues plus basses (5,5 litres
avec 50 kW, 6,9 litres avec 66 kW et 7 litres avec 80 kW) ;
– la
consommation en usage réel avec emploi des auxiliaires devient plus élevée. En
effet, sur cycle officiel de mesure, aucun accessoire ou auxiliaire consommateur
d'énergie n'est en fonctionnement ;
– compte
tenu de la puissance croissante, les vitesses moyennes pratiquées sur autoroutes
sont un peu plus élevées chaque année, alors que la consommation augmente de
manière exponentielle avec la vitesse au-delà de 100 km/h ;
– enfin,
et cela est beaucoup plus important pour l'évolution à venir, avec le niveau de
confort des véhicules récents, l'usager n'hésitera plus à parcourir de longues
distances, ou bien préférera l'usage de son véhicule à celui des transports en
commun pour ses
trajets
quotidiens, surtout s'il habite de plus en plus loin à cause de l'étalement
urbain.
INCIDENCE DE LA MASSE, DE LA PUISSANCE ET DE LA DENSITE SUR LA CONSOMMATION
L'analyse fine des véhicules présentés sur le marché européen en 2003 indique
clairement que pour les véhicules parmi les plus vendus, que l'on soit en
version essence ou en version diesel, un accroissement de la masse du véhicule
de 100 kg, sans modification de la motorisation, se traduit par une augmentation
moyenne de la consommation de 0,3 à 0,7 litre/100 km en usage urbain et de 0,2 à
0,5 litre/100 km en usage routier ; sur la vie du véhicule (150 000 km), cela
correspond à une surconsommation de 350 à 800 kg de carburant. Par ailleurs,
l'installation sur un même modèle de véhicule d'une nouvelle motorisation de
même technologie permettant d'accroître la vitesse maximale « potentielle » de
seulement 10 km/h se traduit par une augmentation de la consommation de 0,4 à
0,6 litre/100 km en usage urbain et de 0,2 à 0,3 litre/100 km en
usage
routier. Sur la vie du véhicule, cela correspond à une surconsommation de 300 à
500 kg de carburant.
Ainsi,
alors que les progrès énergétiques réalisés sur les moteurs, et mesurés en
grammes de carburant par kWh fourni, ont permis de réduire de plus de 30% la
consommation spécifique en dix ans, particulièrement en diesel, tous ces gains
sont réduits, voire « absorbés » par l'augmentation des masses et des puissances
installées et par l'usage.
L'autre
facteur de consommation globale est lié au nombre de véhicules pour mille
habitants, ce nombre incluant tous les types de véhicules : voitures, camions,
bus, hors les deux-roues.
Ce
nombre est toujours croissant en 2002 dans tous les pays du monde, même dans les
pays très largement industrialisés :
— en
France, passage de 446 véhicules/1000 habitants, en 1985, à 585 en 2002 ;
— en
Europe des Quinze, passage de 380 à 560 durant la même période ;
— en
Pologne, passage de 117 en 1985 à 325 en 2002 ;
— aux
Etats-Unis, passage de 708 en 1985 à 784 en 2002 ;
— au
Brésil, passage de 86 en 1985 à 117 en 2002 ;
— en
Chine, passage de 3 en 1985 à 12 en 2002...
Le
dernier facteur concerne le kilométrage moyen annuel. En France, pour les
véhicules particuliers, ce kilométrage moyen est passé de 12 200 km en 1980 à 13
000 km en 1990 et 13 600 en 2000. Une stabilisation proche de 14 000 km par an
semble obtenue.
LE
TRANSPORT PAR LA ROUTE
Le
transport de marchandises constitue un poste très important de l'activité
économique d'un pays, et même d'un continent.
Or, la
part du transport de marchandises par la route devient prépondérante, tandis que
durant le même temps, les masses à transporter sont toujours plus importantes.
Ainsi,
en France, entre 1990 et 2001, pour le transport de marchandises évalué en
milliards de tonnes-km, le rail s'est maintenu, difficilement, à 50-52 MMt-km
alors que la route est passée durant la même période de 140 à 189 MMt-km.
En
France, la part du rail est d'environ 20%. Cette situation est identique dans
pratiquement tous les pays européens. Même dans un pays comme la Suisse qui fait
un effort considérable en faveur du ferroutage, essentiellement pour le fret qui
traverse le pays [depuis 3 ans, la Suisse autorise la traversée de son
territoire par la route aux camions d'un tonnage égal à 40 tonnes, alors que la
limite était auparavant de 28 tonnes], le transport intérieur de marchandises
par le rail est passé de 49% de part de marché en 1970 à 39% en 1995.
Hors
d'Europe, la situation est très proche, même dans des pays où le réseau ferré
est très dense comme au Japon, où la répartition du transport de marchandises
sur le territoire national est de 60% par la route, de 30% par la mer et
seulement de 10% par le rail.
Seule
exception, les Etats-Unis, où le pourcentage de transport de marchandises par le
rail augmente et atteindrait 50%.
Les
raisons du succès du camion par rapport au train sont connues : porte-à-porte,
juste-à-temps, délais respectés... et, aussi, moindre coût grâce à une
optimisation permanente à la fois des véhicules et de la logistique. Ainsi, la
consommation moyenne d'un camion maxicode (38 tonnes jusqu'en 1989 et 40 tonnes
depuis en France) circulant à une vitesse moyenne de 80 km/h est passée de 50
litres en 1970 à 40 litres en 1980 puis à 32 litres en 2000, tandis que la
vitesse commerciale, entre départ et arrivée, est passée de 50 km/h en 1970 à 72
km/h en 2000.
EVOLUTION IRREVERSIBLE OU MODIFIABLE ?
Tout
dépend de l'horizon auquel on va se situer... et des politiques qui seront mises
en place.
En
effet, l'explosion de la mobilité avec des véhicules particuliers et des camions
résulte de plusieurs facteurs parmi lesquels on peut citer l'étalement urbain,
le « faible » coût réel du pétrole, le faible coût du transport et l'élévation
lente mais régulière du niveau de vie.
L'étalement urbain concerne à la fois les zones d'habitat, mais aussi les zones
d'emploi, de commerces et de loisirs. Or, il suffit de constater dans toutes les
villes d'Europe que
l'habitat nouveau se construit de plus en plus loin, sans aucune liaison proche
avec les centres d'emploi et, le plus souvent, en liaison directe avec une
autoroute. Il en va de même pour l'installation des usines et des centres
commerciaux qui s'installent là où le terrain est le moins cher et où l'accès à
l'autoroute est proche. Cet étalement se poursuit encore, et, phénomène plus
insidieux, chaque commune veut maintenant disposer de sa zone industrielle et
artisanale, seulement accessible par la route, d'où un trafic de camions lourds,
même sur de petites routes.
En
l'absence de transports en communs fiables et fréquents, ce qui est quasi
impossible à mettre en place dans des zones d'habitat dispersé, sans voiture,
les habitants deviennent « socialement isolés ».
Pour ce
qui concerne le pétrole, compte tenu des réserves mondiales connues en pétrole «
conventionnel » et des réserves en pétrole « non conventionnel » mais dont
l'exploitation vient de démarrer à des coûts identiques à ceux correspondant au
pétrole de la mer du Nord (soit 10 dollars le baril en 2002), les réserves sont
suffisantes pour encore de nombreuses années, même avec une croissance de la
consommation mondiale. Le seul paramètre pouvant avoir une certaine influence
sur la mobilité est le niveau des taxes. Mais peut-on admettre un doublement
rapide des taxes sur le carburant dans les pays européens alors que le reste du
monde n'augmenterait pas le prix du carburant à la pompe ?
Le coût
du transport devient de plus en plus marginal dans le prix final des pièces ou
marchandises qui sont fabriquées parfois à grande distance et où le coût de la
main-d'œuvre intervient énormément. Pour réaliser du juste à temps et du
porte-à-porte avec des sous-traitants éloignés, le transport par la route est
actuellement sans concurrence. Cette situation ne risque-t-elle pas d'empirer
avec l'entrée dans l'Union européenne des pays de l'Europe de l'Est alors que
les coûts salariaux y sont comparativement bas et que les réseaux ferrés y sont
moins bien organisés, voire à remettre en état ? Il ne faut pas d'autre part
oublier que tous les pays européens continuent à développer le réseau
autoroutier à une cadence annuelle bien plus élevée que le développement du
réseau ferré utilisable pour le fret.
L'amélioration technologique des véhicules conjuguée à l'élévation du niveau de
vie fait que le consommateur moyen achète des véhicules de plus en plus
confortables et puissants. Est-il prêt à revenir rapidement et majoritairement à
des véhicules plus petits et moins confortables ? Peut-on instaurer facilement
des réglementations locales, nationales ou européennes, interdisant l'usage de
véhicules « consommateurs », alors que le véhicule moyen suédois vendu en 2002
dispose de plus de 100 kW de puissance pour « seulement » 73 kW pour le véhicule
moyen français vendu cette même année ?
Enfin,
concernant le transport de marchandises, peut-on réduire la masse des camions,
limitée à 40 tonnes en France, alors qu'elle est plus élevée dans de nombreux
pays européens (44 tonnes en Italie, 50 tonnes aux Pays-Bas et plus de 60 tonnes
en Scandinavie) ?
A
l'issue de ces interrogations, la situation semble irréversible. Toutefois,
plusieurs orientations permettant une évolution douce vers une limitation de la
consommation globale et du besoin de mobilité sont encore possibles.
L'EMERGENCE
DE NOUVELLES TECHNOLOGIES DE MOTORISATIONS
On peut
réduire sensiblement la consommation unitaire, mesurée en litres/100 km. Des
progrès sont prévus sur les motorisations classiques, essence et diesel, pour
réduire la consommation à 4,5 litres pour un véhicule de taille moyenne et à 3,5
litres pour un véhicule bas de gamme.
Ces
progrès, relativement faciles à réaliser techniquement, permettront de respecter
l'engagement des constructeurs européens d'un objectif de 140 g de CO2 émis par
kilomètre pour l'ensemble des véhicules neufs vendus en 2008. Toutefois, cet
objectif ne pourra être tenu qu'à la condition que la part de véhicules à
motorisation diesel reste au minimum de 40% à cet horizon... et à condition que
les acheteurs ne veuillent pas tous acheter des véhicules de plus en plus lourds
et puissants...
Ainsi,
par exemple, pour un modèle 2003 français parmi les plus vendus en Europe,
l'émission de CO2 s'étage, pour les versions essence de 162 g/km à 201 g/km et
pour les versions diesel de 117 /km à 141 g/km.
S'il
faut aller plus loin en termes de réduction des émissions de CO2, deux
orientations techniques sont alors possibles selon le degré de la demande «
sociale » :
– soit
on souhaite garder le même niveau de confort et de performances, et alors le
véhicule à motorisation hybride thermique-électrique s'impose, car il permet
d'optimiser la consommation et d'atteindre des niveaux relativement bas
d'émission de CO2 (120 g/km par exemple), mais dans ce cas, le véhicule restera
plus cher qu'un véhicule classique et l'usager ne changera pas son mode de vie ;
– soit
on « accepte » de conserver un bon niveau de confort, mais en réduisant les
performances maximales du véhicule et, dans ces conditions, on peut proposer des
véhicules ne consommant pas plus de trois litres de carburant.
La
réglementation pourrait utilement accompagner cette dernière évolution d'une
limitation progressive de la puissance à la tonne : l'effet serait double, à la
fois sur la consommation et sur la sécurité.
Toutes
ces évolutions concernent l'horizon proche, les dix à quinze ans à venir, durant
lequel les motorisations resteront classiques : moteur alternatif à allumage
commandé (dit à essence) ou à allumage par compression (dit diesel). Même si
l'on pense pour un avenir proche aux véhicules tout électrique, aux véhicules à
motorisation hybride, aux véhicules mus par des piles à combustible, tous ces
engins utiliseront, pour les vingt ans à venir au moins directement comme
carburant à transférer dans le réservoir, ou indirectement pour recharger des
batteries, une énergie provenant de ressources fossiles telles que le pétrole,
le gaz naturel, voire le charbon – le cas de la France avec sa large part
d'électricité nucléaire est exceptionnel en Europe et dans le monde.
Les
avantages et les inconvénients des véhicules électriques sont bien connus en
termes de performances (accélération, autonomie limitée, coût élevé des
batteries même fabriquées en grande série, durée de la recharge...). Sauf
progrès majeur dans le stockage de l'électricité et encore imprévisible
actuellement, ces véhicules resteront limités à des « niches », (...).
Jean Delsey, Réalités industrielles - Annales des Mines, novembre 2003 ;
Problèmes Economiques, n° 2859, 23 septembre 2004
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