The Littleton massacre : suggestions pédagogiques


Exemple de projet pédagogique:

 

ELEVES : classe de terminale lv1.

                    Pré-requis techniques : compétences minimales en informatique (lancer une recherche, ouvrir une application, enregistrer un fichier, se servir du courrier électronique.

 

OBJECTIFS POSSIBLES :

MISE EN OEUVRE :

  1.     Phase de sensibilisation.
     
        Un document iconique pourrait faire l'affaire : carte agrémentée d'un point rouge sur Littleton, photos du drame... Il s'agit de :

                    -  mobiliser le thème et les représentations qu'en ont les élèves
                    -  mobiliser un viatique lexical qui leur permettra de faire face aux documents.

Une dizaine de minutes suffiront à entrer efficacement dans le thème. On peut aussi choisir de partir de plus loin, de créer un contexte global dans lequel le fait divers prendra sens. En utilisant par exemple une photo de Marilyn Manson ( 'shock rocker') pour évoquer ses émules, ou en proposant la projection de graphiques de statistiques...

    2.     Phase de recherche documentaire. (40 minutes au minimum).

            Un travail par groupes de 2 élèves par machine pourrait s'articuler autour de quelques points-clés :

Les élèves travailleront sur un seul de ces points et auront ouvert un fichier texte (Wordpad par exemple) pour colliger le lexique ad hoc (il s'agira en fait d'étoffer les fiches ouvertes lors de la sensibilisation) et les informations essentielles (sous forme de 'copier/coller').

    3.     Mise en commun (heure suivante)

           Hors classe, les élèves, groupés par centre d'intérêt, organisent leurs notes pour être capables de présenter une courte synthèse orale ou/et écrite et se mettent d'accord sur une fiche lexicale utile à tous. La solution la plus efficace est de poster ces fiches au professeur qui refait le tri et corrige pour les photocopier.

            Une bonne heure de travail permettra de faire un bilan. Il vaut mieux avoir prévu la photocopie d'un ou deux documents qu'on aura jugés essentiels pour 'donner du fond' aux fiches de synthèse et, éventuellement, servir de textes pour la liste de bac.

            Il ne faut pas perdre de vue non plus que le contenu n'est pas tout : des objectifs linguistiques doivent être mis en oeuvre.

            On débouchera logiquement sur deux questions inévitables :

    - 'How could this happen?'
    - 'What should be done to avoid such tragedies?'.

Les articles d'analyse auront esquissé ces points, il reste à lancer les élèves (hors-classe cette fois) dans une recherche sur le fond de l'affaire : la construction de repères culturels. Tous ne peuvent pas tout faire et il vaut mieux là aussi scinder les recherches.

4.     Bilan final (3ème heure de cours)

            Des pans entiers de civilisation américaine apparaissent ici (sous forme embryonnaire). La formule 'courtes présentations orales alimentant un débat' convient bien, surtout si le travail peut se faire en présence de l'assistant.

            Ceci doit impérativement déboucher ensuite sur une phase d'expression écrite pour valider les nouveaux acquis. On peut faire rédiger des essais en évaluation, ou mieux encore, puisque les élèves sont maintenant en possession de tous les moyens requis  (idées débattues et lexique), leur demander de rejoindre un 'message board' ou un groupe de discussion ('modéré', cela va de soi). On donnera ainsi aux élèves des interlocuteurs réels et on leur permettra d'utiliser cet outil de communication qu'est la langue pour agir sur le monde. Rien n'interdit de restreindre les interlocuteurs à la classe : chacun postera sa production à tous les autres élèves, ou à d'autres classes sur l'intranet du lycée.