PORTRAITS ... Classe de 4ème
Autoportrait ... Vincent
Reflets ... Claire GODOT
Mon autoportrait ... Bastien BLAQUE
Autoportrait ... Laëtitia MAZOUTOU
Emilie MARTIN
Emilie ROYANT
L'Ile paradis ... Aurélie NICOLAS
Autoportrait ... Sophie GRANDIDIER
Le batelier ... Cathy RICHARD
Portrait d'Outanapisthim ... Blondie TONUTTI
AUTOPORTRAIT Après m’être longuement regardé dans un miroir, je vais essayer de faire mon autoportrait : Je suis un garçon de quatorze ans, ma taille est nettement au-dessus de la moyenne et, malgré mes longues jambes, je me trouve assez bien proportionné.J’ai de grands et gros pieds qui m’imposent d’acheter des chaussures dignes d’un géant ! Mes mains sont également de taille imposante, aux extrémités rongées ; je trouve que, malheureusement, celles-ci manquent un peu de finesse pour les travaux manuels ! Je me déplace avec une allure décontractée et j’aime surtout porter des tenues sportives comme celle que je porte aujourd’hui : un jogging noir et bleu. Perché sur un long cou, fin, mon visage est allongé, le front haut et lisse et le menton plutôt fin. Ma figure est éclairée d’un regard vif et gai. Mes yeux de couleurs brun et vert sont entourés de longs cils. Au milieu, le nez est petit et aquilin, légèrement rehaussé, ce qui me donne un air de poulbot effronté. Ma bouche est de taille moyenne, agrémentée d’une discrète moustache et mon sourire laisse apparaître des dents blanches et régulières. Le tout est encadré de deux oreilles étroites et de cheveux blonds, raides, bien dégagés derrière les oreilles et la nuque et avec une mèche devant parfois rebelle à toute tentative de mise en place. Finalement, je me trouve bien comme je suis. Vincent
REFLETS J’étais à dix mètres de mes reflets devant des miroirs tantôt grossissants, tantôt amincissants et je m’observais.Ce que je voyais était une fille blonde, les cheveux en queue de cheval avec les lèvres rouge-brique. Le rapetissement et le tassement rendaient ses sourcils épais surmontés d’un front étroit qui n’était plus qu’une allée entourée de buissons. Puis j’avançais petit à petit tout en regardant mon image. Lorsque je fus à deux mètres de moi-même, devant un miroir qui grossissait le visage, je vis ma tête, alors énorme, qui reposait comme une balle de golf sur son support : un cou effilé par l’effet d’allongement. Mais ce n’était pas tout : je distinguais dans l’iris de mes yeux ma propre silhouette, tel un naufragé flottant dans un océan d’eau blanc limpide. Je remarquais quelques mèches blondes de cheveux sur le côté de mon visage et mon nez plus rond que d’ordinaire, mais que je reconnaissais cependant. Je voulais m’attarder mais on me poussait pour continuer la visite du palais des glaces... Claire GODOT
Mon autoportrait Ce dimanche matin, en me levant et après m’être habillé, j’allais me coiffer et découvris dans la glace mon visage que je trouvais fatigué, sûrement à cause de la soirée que j’avais passée la veille. Mes cheveux partaient dans tous les sens, tel un chien revenant de promenade Mes yeux n’étaient pas encore tout à fait ouverts : on aurait pu croire que j’avais succombé à la drogue. Plus bas, il y avait mon nez, j’y voyais une bosse qui me donnait un air amusant.J’observais ma bouche et je trouvais alors, lorsque je baillais, qu’elle partait un peu de travers : on aurait pu croire que je m’exerçais pour un concours de grimaces. Pour finir, je dirigeais mon regard vers le partie de mon visage que j’aime le moins : mes oreilles. Je ne m’y attardais pas : elles n’ont pas une belle forme ; c’est du moins ce que je pense. Puis, je pris un peu de recul pour avoir une vue d’ensemble de mon visage, je le trouvais franchement distrayant mais une seule et unique chose ne me plaisait guère, c’était encore mes oreilles qui gâchaient le reste, que je trouvais cependant assez sympathique ! Bastien BLAQUE
Autoportrait Jour de nouvel an, nous sommes invités chez des amis, avec déguisement obligatoire. Le seul à ma taille est celui d’une petite fille modèle. Je mets la robe blanche dont les extrémités sont en dentelles et où sont enfilés des rubans roses. Je mets des socquettes blanches sur mes grands pieds, et des souliers vernis noir. On me maquille mon visage pour éclaircir mon teint mat, d’abord mon grand front, ensuite le tour de mes yeux bruns, puis mon nez, mes joues, mon menton et enfin mon cou. Me voila toute rose. Mes joues auront un ton frais plus soutenu ; j’ajuste sur ma tête aux cheveux noirs, toujours tressés, une perruque blonde pleine d’anglaises et de flots roses. Pour le touche finale il me faut mettre des gants : vite ! voyons le résultat dans la glace : HORREUR ! je veux tout enlever, ce n’est plus moi. Où sont passés mes vêtements habituels : jeans, chemises, T-shirt ? Pour un soir, je veux bien être une fille modèle, mais dans la vie, JAMAIS !!! je suis de 1995. Laëtitia MAZOUTOU
J’étais dans la jungle. Je marchais ; des lianes me coupaient le passage ; le soleil tapait sur la forêt ; des rayons venaient sur moi. J’avais soif, la sueur coulait sur mon front, je rentrais dans les broussailles, il n’y avait plus de lumière, je n’apercevais plus la plage, je me griffais avec les buissons épineux, mes jambes étaient en feu. Je n’avais même pas de chapeau, j’avais le soleil dans les yeux. Tout à coup ma soif me reprit, je vis un cocotier devant moi « est-ce que j’ai des hallucinations ? » me dis-je. « NON ! ». Les belles noix de coco, inaccessibles, me donnaient l’eau à la bouche. Derrière moi, je repérais des arbres fruitiers ; leurs fruits scintillaient entre les feuilles des branches basses. J’avais envie d’une glace plutôt que de fruits, c’est plus frais ! Mais je me contentais de déguster ces fruits goulû- -ment, assise sur une souche. Soudain, des ombres s’ap- -prochèrent de moi. Ce n’était pas des ombres, c’était des flammes jaunes et rouges qui me rattrapaient. Je courus vers l’océan où la lumière se reflétait. Bientôt, les flammes m’engloutissaient. Je m’effondrais : je brûlais ! Émilie MARTIN
J’étais à bord d’un navire en route pour l’Amérique lorsqu’ une tempête éclata. Le bateau chavirait, une foule de gens affolés avaient pris tous les canots et étaient partis sans moi alors, j’avais plongé et attrapé un radeau au passage. Pendant longtemps, je voguais seule en espérant apercevoir un bout de terre ou une mouette. Enfin, j’aperçus un pic où voletaient des oiseaux. Quelques heures plus tard j’arrivais sur une île obscure, les arbres morts jonchaient le sol et les oiseaux que j’avais vus étaient des vautours. Comme cette île m’effrayait ! Cependant, morte de fatigue, je m’endormis sur le sable froid imprégné d’eau de mer et couvert des algues que les vagues avaient apportées. A mon réveil, j’étais attachée à un poteau, entourée d’une tribu dont les visages maquillés de couleurs vives res- -sortaient dans la nuit. Ils se distinguaient des autres tribus par leur grande taille et faisaient bien tous deux mètres de haut ! Je n’aperçus aucun enfant, peut-être qu’ ils n’en avaient pas ! Les membres de la tribu ne parlaient pas la même langue que moi, cependant je compris à leur agitation qu’ils me voulaient du mal. Alors, pour prouver que je n’étais pas méchante, j’eus l’idée de leur offrir mon briquet. Émerveilles par cette flamme, ils me détachèrent. C’est à partir de ce jour qu’ils m’acceptèrent dans leur groupe. Émilie ROYANT
L’île paradis Nous devions être sur un iceberg, mais nous avions donné des noms, inspirés de l’ »île de Robinson Crusoé », aux choses qui nous entouraient. C’était peut-être pour nous faire rêver d’une île-paradis, car la nôtre ne l’était pas vraiment. La côte était vierge, sans aucune végétation. Il n’y avait pas besoin d’arbres pour faire de l’ombre car aucun rayon de soleil ne nous parvenait ; ce devait être la « saison de nuit ». Il n’y avait aucun fruit et nous mangions de petits animaux prisonniers du piège qu’est la glace. Au-delà, c’était la forêt : un espace où s’élevaient quelques stalagmites. Ralph se tenait appuyé contre un de ces troncs blancs et froids, ouvrant ses yeux au maximum pour percevoir l’eau sombre et profonde. Le « lagon de glace fondue » était une marre agitée par des vents violents. La « plage » était minuscule et nous pouvions toucher ses extrémités rien qu’en écartant les bras. Mais, ce que nous ne pouvions oublier, malgré tous ces noms paradisiaques, c’était le froid. Aurélie NICOLAS
Autoportrait Du haut de mon mètre soixante-douze, je me contemple devant la glace. J’ai, au sommet, une tête ovale avec des oreilles que l’on n’aperçoit guère car elles sont cachées par mes cheveux châtain foncé, coupés juste à leur niveau. Tout ceci est tenu par un long cou qui me permet de voir de haut avec mes yeux noisette qui, en fonction de la lumière, changent de ton et varient du brun au vert. Juste au dessus se dessinent mes sourcils, de la même couleur que mes cheveux, mais pas aussi nombreux. Au milieu de mon visage est posté mon nez en forme de trompette, et un peu plus bas ma bouche, de taille moyenne et légèrement rosée. De grands pieds pas trop larges tiennent mes jambes et mon grand buste. Voilà comment je suis! Sophie GRANDIDIER
Le batelier Le batelier est un homme sans âge. Il est mélancolique, sombre, il a des yeux vides et noirs et une démarche lourde. Il est gris comme un ciel nuageux à cause du temps passé dans ce monde sans pareil ; il a les cheveux noirs comme une nuit sans lune et sans étoile. Il porte tous les jours un imperméable noir et un béret de la même couleur. Sa maison est sa barque, son jardin est l’océan de la mort et quant à sa famille : il n’en a point. Sa vie n’est que ténèbres ; elle est pour lui la plante carnivore qui le ronge, et lui, il ressemble à un merle ou à un corbeau et sent le souffre, tel un volcan qui s’éveille. Il passe son temps à aller du monde des vivants au monde des morts. Ses éléments sont l’eau noire et le feu. Cathy RICHARD
Portrait d’Outanapisthim Outanapisthim est un vieillard millénaire plus vieux que la terre. Il vit sur une île, au-delà de l’océande la mort. Sa vie éternelle lui a été offerte par le dieu Ea car, lors d’un déluge qui inonda la terre, il a accueilli sur son arche un couple de chaque espèce animale et un brin d’herbe de chaque pays du monde. Son regard, doux comme la laine d’un agneau, infiniment ridé mais vigoureux, laisse apparaître le bleu de mer de ses yeux. Ses lèvres sont très fines mais rouges comme le sang. Ses cheveux et ses sourcils sont blancs comme la neige de l’hiver et ses mains usées sont aussi sèches qu’une étoile de mer sur le sable. Sa voix est celle d’un violon mal accordé, son odeur est celle du printemps où le muguet commence à fleurir. Il est vêtu de blanc et, comme un dieu romain, porte une toge. Blondie TONUTTI