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Bulletin Officiel du ministère
de
l'Education Nationale
N°25 du 29 juin
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ENSEIGNEMENTS
ÉLÉMENTAIRE
ET SECONDAIRE
COLLEGES
Mesures
"collège des années 2000" à privilégier à
la rentrée 2000
NOR : MENE0001600C
RLR : 520-3
CIRCULAIRE N°2000-093DU
23-6-2000
MEN
DESCO A2
Texte adressé
aux rectrices et recteurs d'académie ; aux inspectrices et inspecteurs
d'académie, directrices et directeurs des services départementaux
de l'éducation nationale ; aux inspectrices et inspecteurs d'académie,
inspectrices et inspecteurs pédagogiques régionaux ; aux
inspectrices et inspecteurs de l'éducation nationale ; aux chefs
d'établissement
o
L'analyse d'une première année de mise en application des
mesures pour "le collège des années 2000" permet de préciser,
en complément de la circulaire de rentrée n° 2000-009
du 13 janvier 2000, les orientations sur lesquelles vous devez en priorité
faire porter vos efforts, durant la prochaine année scolaire.
I - LES DISPOSITIFS D'AIDE PERSONNALISÉE
AUX ÉLEVES
L'année passée, les
dispositifs d'aide personnalisée aux élèves ont bien
fonctionné dans les établissements où ils ont été
mis en œuvre : heures de remise à niveau
en classe de sixième, aide individualisée
en cinquième , poursuite du travail
d'aide
et de soutien
en classe de quatrième.
La poursuite de l'application de
ces dispositifs reste un des axes forts de la rentrée 2000.
La circulaire n° 2000-009 du
13 janvier 2000, parue au B.O.
n° 3 du 20 janvier 2000, donne toutes les précisions utiles
quant aux modalités de leur organisation.
Leur souplesse de mise en place
permet de les proposer, le plus souvent pendant une période limitée,
à tous les élèves susceptibles d'en bénéficier.
L'aide personnalisée aux
élèves a vocation à être conduite dans le cadre
des divisions exis-tantes. On veillera à ce qu'elle soit réellement
adaptée aux difficultés observées et organisée
de façon à permettre une réponse efficace aux besoins
révélés par les évaluations régulièrement
réalisées.
Elle trouvera enfin toute sa dimension
dans la poursuite de la mise en œuvre des études
dirigées ou encadrées.
Le tutorat
a
également été mis en place de façon encourageante.
Il propose un suivi individualisé aux élèves qui en
éprouvent le besoin, en particulier en cas de difficultés
scolaires ou comportementales. Ce recours peut être réclamé
par l'élève, par sa famille ou par l'équipe pédagogique
et éducative. Il revient à chaque établissement d'en
définir les modalités appropriées et de bien en informer
les élèves et les familles. Le cas échéant,
la notion de tutorat pourra être également entendue dans le
sens d'une démarche collective, impliquant plusieurs catégories
de personnels.
Il faut enfin rappeler que la pertinence
et l'efficacité de ces dispositifs d'aide personnalisée aux
élèves seront d'autant plus grandes que les liens entre collèges
et écoles primaires seront renforcés, notamment à
travers une liaison CM2-6ème de qualité. Corps d'inspection,
principaux et équipes pédagogiques des écoles et des
collèges devront veiller à de tels renforcements.
II - LA MAITRISE DES LANGAGES
La maîtrise des langages,
au cœur du processus des apprentissages, doit rester une priorité
au collège.
•
La pratique de la lecture et l'apprentissage
de l'oral concernent l'ensemble des disciplines.
Tous les enseignants doivent s'y impliquer.
La mise en place, en sixième
et en cinquième, des ateliers de lecture
doit multiplier les situations et les occasions d'expression orale. Ces
ateliers permettent de construire ou de consolider l'intérêt
des élèves pour la lecture. Ils doivent donc être généralisés
et fonctionner tout au long de l'année, selon des modalités
qu'il revient à chaque établissement de définir.
Il convient de rappeler que l'oral
doit être évalué dans toute la mesure du possible dans
chaque discipline et qu'une appréciation doit apparaître sur
le nouveau bulletin trimestriel
.
•
Une bonne maîtrise des langues vivantes
devient primordiale. La continuité entre l'école et le collège
sera assurée par la nécessaire prise en compte des acquis
de l'école primaire, obtenus grâce à l'enseignement
désormais généralisé au CM2 et en cours d'extension
au CM1. La liaison CM2-6ème trouvera un point d'ancrage supplémentaire
dans l'harmonisation de l'apprentissage des langues vivantes entre l'école
et le collège.
L'étude d'une deuxième
langue vivante (étrangère ou régionale) est généralisée
et obligatoire pour tous les élèves depuis 1998 en classe
de quatrième ; il convient à présent d'en assurer
une meilleure diversification en prenant appui sur les spécificités
académiques.
La poursuite de l'étude
de la LV2 est vivement recommandée aux élèves qui
ont choisi l'option technologie en classe de troisième.
Il importera de veiller à
la cohérence de la carte académique des langues vivantes,
tout en développant la plus grande diversité possible des
choix offerts , notamment grâce à
une meilleure information des élèves et des familles. Le
cas échéant, on encouragera les usages pédagogiques
innovants, notamment en tirant parti des proximités linguistiques
entre langues régionales et langues étrangères.
•Les
sections européennes permettent de
renforcer la pratique d'une langue vivante au collège et d'encourager
l'exploration de l'univers culturel qui la concerne. La section européenne
s'inscrit dans le projet d'établissement. Elle ne doit pas permettre
de dérogations aux secteurs scolaires ni aboutir à la constitution
de filières.
Conformément à la
circulaire de rentrée n° 2000-009 du 13 janvier 2000, l'accès
en section européenne au collège sera principalement réservé,
à la rentrée 2000, aux élèves de la classe
de cinquième pour la première langue vivante et aux élèves
de la classe de troisième pour la deuxième langue vivante.
Toutefois, il appartient au recteur d'apprécier, en fonction des
caractéristiques de son académie et en liaison avec les inspecteurs
d'académie, directeurs des services départementaux de l'éducation
nationale, l'opportunité d'assouplissements dans le choix de l'année
de démarrage de ces sections, en référence notamment
à l'enseignement des langues assuré dans les écoles
du secteur de recrutement du collège.
Par ailleurs, si l'entrée
en section européenne de lycée n'implique pas nécessairement
d'avoir suivi un tel enseignement au collège, il paraît néanmoins
souhaitable que les élèves concernés aient pu bénéficier
d'un tel dispositif.
D'une manière générale,
l'élaboration de la carte des implantations des sections européennes
s'appuiera sur une concertation avec les chefs d'établissement d'un
même bassin de formation, afin de favoriser la continuité
des enseignements et de proposer aux élèves des cursus cohérents
et diversifiés.
L'implantation des sections européennes
sera notamment encouragée dans les ZEP et les REP.
III - LES PARCOURS DIVERSIFIÉS
ET LES TRAVAUX CROISÉS
Les parcours
diversifiés et les travaux
croisés
ont pour principal objectif de
mettre en place des pratiques interdisciplinaires qui donnent plus de sens
aux apprentissages et permettent aux élèves de percevoir
la cohérence des différents programmes d'enseignement proposés
au collège.
Ils offrent également aux
professeurs la possibilité de pratiquer des méthodes pédagogiques
originales. Ils constituent, au cycle central, un moyen de motiver les
élèves.
À la rentrée scolaire
2000, les travaux croisés ne seront pas obligatoires pour toutes
les classes de quatrième. Cependant, l'objectif défini dans
la circulaire n° 2000-009 est maintenu et les collèges sont
encouragés à utiliser l'année 2000-2001 pour les expérimenter.
Il est en particulier demandé à chaque collège d'organiser
au moins une expérimentation de "travaux croisés" en quatrième
pour l'année scolaire à venir. Il pourra s'agir soit d'une
classe entière soit du regroupement temporaire d'élèves
issus de plusieurs classes.
Cette phase expérimentale
sera accompagnée par la publication d'un document pédagogique
à paraître au cours du premier trimestre de l'année
scolaire 2000-2001, par des actions spécifiques de formation des
professeurs et par l'attribution de fonds supplémentaires prévus
dans le collectif budgétaire.
Un bilan de la mise en place des
travaux croisés en 2000-2001 sera dressé, afin de décider
de la suite à donner à ce dispositif.
Dans l'attente des conséquences
tirées de ce bilan, la prise en compte de l'évaluation de
ces travaux dans le cadre du diplôme national du brevet est reportée.
IV - L'ENSEIGNEMENT DE LA TECHNOLOGIE
La mise en place, en classe de quatrième,
de groupes pour l'enseignement de la technologie - baptisés "groupes
nouvelles technologies appliquées" dans la circulaire de rentrée
n° 2000-009 du 13 janvier 2000 - est importante en ce qu'elle permet
à la fois de développer l'intelligence concrète des
élèves et de fournir aux équipes pédagogiques
des outils susceptibles de faciliter les apprentissages.
Les inspecteurs d'académie,
directeurs départementaux de l'éducation nationale, veilleront,
dans toute la mesure du possible, à rendre ces groupes accessibles
au plus grand nombre d'élèves.
Dans le domaine des technologies
de l'information et de la communication, il conviendra de promouvoir une
utilisation contrôlée de l'Internet, en réfléchissant
à un accompagnement pédagogique qui puisse aider les élèves
à s'organiser dans la recherche et l'exploitation de documents.
V - L'APPRENTISSAGE DE LA CITOYENNETÉ
Chaque élève doit
pouvoir s'initier à la prise de responsabilités, en dehors
desquelles aucune vie collective n'est possible. Le collège doit
lui ménager des temps d'écoute qui rendent possible, dans
un souci de respect mutuel, l'apprentissage du dialogue et du débat.
Dans ce domaine, l'heure
de vie de classe offre une occasion de débattre
des problèmes quotidiens de la classe et de l'établissement
afin de développer une meilleure qualité de relations entre
les enseignants et les élèves et de favoriser une atmosphère
propice à la réussite des élèves. Il est donc
souhaitable qu'un nombre toujours croissant d'élèves bénéficient
de cette heure spécifique, déjà mise en place dans
de très nombreux établissements.
Une version remaniée de
"Mon
journal de sixième" sera à nouveau
distribuée à l'ensemble des élèves de sixième
à la rentrée. Cette réédition a été
conçue comme un support à l'animation de l'heure de vie de
classe, auquel il sera fait appel tout au long de l'année. Il devrait
permettre à l'élève de s'interroger sur ses méthodes
de travail et sur ses résultats, mais aussi susciter débats
et échanges argumentés sur le thème de la vie au collège.
Il apparaît enfin qu'une
réflexion approfondie devrait être engagée pour que
soit mieux assurée la cohérence entre les orientations mises
en œuvre au collège et celles qui se trouvent au cœur de la réforme
du lycée et du lycée professionnel. Cette question essentielle
fera l'objet de propositions ultérieures qui seront soumises à
large concertation.
Pour le ministre de l'éducation
nationale
et par délégation,
Le directeur de l'enseignement scolaire
Jean-Paul de GAUDEMAR
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