Inspection Pédagogique Régionale 
des Lettres
   
ACTUALITÉ
Bulletin Officiel 
de l'Education Nationale
 
 

N°3 du 20 janvier 

2000

ENSEIGNEMENTS
ÉLÉMENTAIRE ET SECONDAIRE

   NOR : MENE0000077C 
    RLR : 510-1 ; 520-3 ; 520-1 
    CIRCULAIRE N°2000-009 DU 13-1-2000 
    MEN 
    DESCO A3 

Rentrée 2000 dans les écoles, collèges et lycées d’enseignement général et technologique

    Texte adressé aux recteurs ; aux inspecteurs d'académie, directeurs des services départementaux de l'éducation nationale ; aux inspecteurs d'académie-inspecteurs pédagogiques régionaux et aux inspecteurs de l'éducation nationale en charge d'une circonscription du premier degré ; aux chefs d'établissement ; aux directeurs d'école.

(Extraits applicables à l'enseignement des Lettres et du français)


I. Le collège
A. Prise en compte de la diversité des élèves
  • La classe de 6e (la remise à niveau,  les études dirigées, les études encadrées)
  • La classe de 5e  (les études dirigées, les études encadrées, l'aide individualisée, le latin)
  • La classe de 4e  (dispositif d'aide et de soutien)
  • La classe de 3e   (organisation, 3e d'insertion, grec, UPI, SEGPA)
B. De nouvelles pratiques pédagogiques  (parcours diversifiés, travaux croisés, la maîtrise des langages, le tutorat)
La pré-rentrée, pour mettre en oeuvre l’ensemble des dispositifs d’individualisation des parcours
La présente note de service traite de la préparation de la rentrée 2000 dans les écoles, les collèges et les lycées. Concernant l’enseignement professionnel, des instructions complémentaires paraîtront ultérieurement.
Les instructions données l’an passé sur l’équilibre de la carte scolaire, les projets d'établissement et les projets d'école, la régulation des flux d’élèves, l’orientation et le respect des principes fondamentaux de service public au sein des établissements publics locaux d’enseignement restent bien entendu d’actualité.
Il reste également clair que, dans le second degré, les recteurs veilleront à déléguer les moyens nécessaires à la mise en oeuvre des réformes suivant les différents ordres d'enseignement.
Par ailleurs, et dans le cadre de la réglementation les régissant, les établissements d'enseignement privés sous contrat se conformeront aux instructions de la présente circulaire.
Comme le prévoit le calendrier scolaire 2000-2001, l’année scolaire débutera par une pré-rentrée de deux jours et demi qui constituera  pour la communauté éducative une période de concertation. L’importance et le nombre des thèmes de concertation dans tous les ordres d’enseignement, l’ensemble des mesures nouvelles à mettre en oeuvre, en particulier en collège et en lycée, justifient la durée de cette prérentrée. Elle sera l’occasion de favoriser la communication entre les enseignants au sein de l’établissement, de développer des échanges sur les difficultés rencontrées par les élèves, de repérer les insuffisances dans les résultats scolaires, d’analyser les cas des élèves en difficulté, de proposer des solutions et d'élaborer le programme pédagogique de l'année.
…concerne l’ensemble de la communauté scolaire
Les inspecteurs d'académie, directeurs des services départementaux de l’éducation nationale, les inspecteurs d'académie-inspecteurs pédagogiques régionaux et les inspecteurs de l’éducation nationale sont vivement encouragés à se rendre dans les établissements scolaires pour enrichir les débats de leur réflexion à l’occasion de ces journées.
…et constitue le début d’un processus de concertation
Dans le respect de cette durée globale, la pré-rentrée peut être éventuellement fractionnée, notamment dans les écoles qui ont une organisation scolaire sur quatre jours. Ainsi, il est possible de reporter une partie de ce temps peu après la rentrée des élèves de façon à poursuivre la concertation et à faire le point après la reprise effective des enseignements, ou en fin d’année scolaire, comme certains établissements en ont exprimé le souhait, de façon à faire le bilan sur l’année écoulée et à préparer le déroulement de la pré-rentrée suivante ; dans ces deux hypothèses, la fraction reportée se situe en dehors de l’emploi du temps normal des élèves.
Utiliser la souplesse permise par les textes définissant les horaires
LE COLLÈGE DES ANNÉES 2000
Les quarante mesures présentées dans le supplément au bulletin officiel de l’éducation nationale n°23 du 10 juin 1999 traduisent la réforme du collège.
La présente circulaire précise certaines modalités de mise en oeuvre de ces mesures à la rentrée 2000 ; des textes complémentaires à caractère pédagogique seront diffusés d'ici juin 2000.
Les textes en vigueur offrent la marge de manoeuvre nécessaire à la mise en place de ces mesures, qui visent à renouveler les pratiques pédagogiques sans augmenter le volume global des heures d’enseignement.
Les chefs d'établissement utiliseront dans cette perspective la souplesse horaire dont ils disposent en 6ème et les fourchettes horaires du cycle central. Lors de la répartition de la dotation horaire globale affectée à l’établissement devront être pris en compte ces nouveaux modes d’organisation du travail au collège.
… pour mieux prendre en compte la diversité des élèves.
 

Dès le début de la classe de 6ème, rendre prioritaire la souplesse dans les dispositifs de remédiation
 
 
 
 
 
 

 et renforcer les liens
pédagogiques et
institutionnels entre le
premier et le second degré

A - La prise en compte de la diversité des élèves
La prise en compte de la diversité des élèves dans le cadre du “collège pour tous et pour chacun” suppose le développement de dispositifs souples, à tous les niveaux.
1 - La classe de 6ème
a) la remise à niveau
La consolidation a été créée à l'intention des élèves en difficulté scolaire.
Depuis la rentrée de septembre 1999, elle est remplacée ou exceptionnellement complétée, pour certains élèves, par des heures de remise à niveau. Dès la rentrée 2000, afin de venir en aide aux élèves de manière souple, selon le type de difficulté identifié, les deux dispositifs ont vocation à être confondus : l'ancien dispositif de consolidation est donc élargi aux heures de remise à niveau.
Les classes spécifiques de consolidation ayant montré leurs limites, leur création ou leur maintien ne sont plus souhaités.
Les moyens consacrés à la remise à niveau ont fait l’objet d’une dotation spécifique aux académies et aux départements en 1999; pour la rentrée 2000, ces moyens ont été intégrés aux dotations horaires globales des académies et des départements. Il appartiendra donc aux recteurs et aux inspecteurs d'académie, directeurs des services départementaux de l’éducation nationale, de déléguer des moyens d’enseignement spécifiques aux établissements en fonction de leurs besoins, dans le cadre pédagogique global précisé ci-dessus.
Les élèves devant bénéficier de ce dispositif peuvent être repérés au cours des premières semaines de l’année de 6ème, par exemple à l’aide des résultats de l’évaluation nationale, ou dès la fin du CM2, de façon à pouvoir bénéficier de ces actions dès la rentrée, sans attendre les résultats de l'évaluation conduite en 6ème.
La souplesse horaire prévue permettra de dégager les moyens nécessaires pour assurer cette aide aux élèves dans les collèges concernés .
S'il est nécessaire de constituer des groupes spécifiques de petite taille, leur horaire hebdomadaire ne devra pas dépasser six heures, l'horaire total d'enseignement bénéficiant aux élèves concernés ne pouvant dépasser de plus de deux heures l'horaire maximum prévu par l'arrêté du 29 mai 1996.
Il convient par ailleurs de préciser que la durée de la remise à niveau pourra varier d'un élève à l'autre, puisqu'elle sera fonction des progrès de chacun.
Il est rappelé que le nombre d’heures consacrées, en 6ème, à telle ou telle discipline peut varier d’un collège à l’autre, voire d’une classe à l’autre au sein d’un même collège, sachant que le nombre total d’heures d’enseignement ne doit pas dépasser le maximum indiqué dans l’arrêté et que la totalité des disciplines doit, bien entendu, être enseignée.
Pour l'ensemble du dispositif, en fonction des contextes locaux, les heures effectuées pourront éventuellement être imputées sur le service des enseignants.
Les enseignants du premier degré spécialisés dans l’aide aux élèves en difficulté scolaire ont vocation à faciliter l’adaptation de ces élèves au collège pendant les premières semaines de l’année de 6ème, selon des modalités à déterminer par l’inspecteur d’académie, directeur des services départementaux de l’éducation nationale.
En 6ème, offrir à tous les élèves les conditions leur permettant d'acquérir une pratique progressive du travail en autonomie
b) les études dirigées, les études encadrées
La consolidation et la remise à niveau ne concernent que des élèves qui se trouvent, à des degrés divers, en difficulté ; les études, elles, sont obligatoires pour tous les élèves de 6ème, à raison de deux heures au moins par semaine. Ces études peuvent être soit “dirigées”, soit “ encadrées”. Elles constituent un espace de liberté pédagogique dans lequel tous les élèves peuvent progresser à leur rythme.
Les études dirigées concernent prioritairement l’aide méthodologique : elles doivent être assurées par des enseignants, dont elles peuvent, le cas échéant, compléter le service. Les études encadrées sont destinées à des élèves plus autonomes dans leur travail : elles peuvent être assurées par d’autres personnels.
Qu’elles soient dirigées ou encadrées, les études sont financées dans le cadre de la dotation horaire globale, selon le taux de rémunération indiqué dans les textes spécifiques.
 
2 - La classe de cinquième
a) les études dirigées, les études encadrées
Des études peuvent être organisées pour aider les élèves en difficulté à effectuer leur travail personnel et renforcer l’aide méthodologique.
Ce dispositif ayant prouvé son efficacité depuis sa mise en place, il est recommandé aux établissements de le conforter.
b) l’aide individualisée
Depuis la rentrée 1999, la possibilité est offerte aux établissements dans lesquels le besoin en a été constaté de mettre en place, pour certains de leurs élèves, une aide individualisée organisée selon les mêmes principes que les heures de remise à niveau en 6ème : élèves issus de différentes classes, réunis en très petits groupes (huit élèves au maximum), à raison de trois heures hebdomadaires au maximum ; ces heures ne doivent pas alourdir l’emploi du temps des élèves concernés, qui ne peut être augmenté que d’une ou deux heures au plus.
c) l’enseignement du latin
Les élèves qui le souhaitent peuvent commencer l’étude du latin en classe de 5ème, en tant qu’option facultative. On appellera l’attention des élèves et de leur famille sur le point suivant :
l’option latin est un enseignement destiné à être suivi sur l’ensemble de la scolarité en collège puis en lycée, tout particulièrement pour les élèves choisissant un parcours littéraire ; il est en effet anormal de constater une déperdition de près du quart des élèves inscrits en option latin entre la classe de 5ème et la classe de 3ème, et de près des trois-quarts des élèves entre le collège et la classe terminale du lycée.
En 4ème, offrir une seconde langue vivante à chaque élève, dans le cadre d'une carte des langues assurant la rationalisation et l'harmonisation de l'offre

Prolonger en 4ème la logique de souplesse dans la gestion des difficultés des élèves

3 - La classe de quatrième
a) l’enseignement des langues vivantes
Depuis la rentrée de septembre 1998, tous les élèves de quatrième doivent étudier une deuxième langue vivante, étrangère ou régionale. Une carte académique de ces LV2 doit être élaborée dans un souci de rationalisation de l’offre.
b) le dispositif d’aide et de soutien en quatrième
Pour les élèves rencontrant, en classe de 4ème, des difficultés scolaires sérieuses, le dispositif d’aide et de soutien (4ème AS) est maintenu. L’objectif principal de ce dispositif est de préparer l’élève à rejoindre le cursus de formation commun.
Ponctuellement, et particulièrement dans les petits collèges, l'aide et le soutien pourront être gérés à l'intérieur de la classe ou par regroupement d'élèves appartenant à des classes distinctes.

 

Permettre à tout collégien d'accéder à une classe de 3ème conforme à son projet 
d'études ou d'insertion

… en arrêtant une carte des formations en 3ème, équitable géographiquement et transparente

4 - La classe de troisième
a) la nouvelle organisation de la classe de troisième
Au niveau de la classe de 3ème, l’organisation des enseignements prévue par l’arrêté du 26 décembre 1996 relatif à l’organisation des enseignements du cycle d’orientation de collège est maintenue. Elle permet à tous les élèves d’atteindre les objectifs communs de la scolarité au collège, tout en offrant à chacun la possibilité de choisir, en fonction de ses goûts et de ses aptitudes, entre deux types de 3ème : la 3ème à option obligatoire langue vivante 2 et la 3ème à option obligatoire technologie. Il reste cependant vivement recommandé aux élèves choisissant la 3ème à option obligatoire technologie de continuer à suivre l’enseignement de langue vivante 2 partout où cela est possible.
À titre exceptionnel, dans de petits collèges ou dans des réseaux de très petits collèges, les élèves de plusieurs classes de 3ème peuvent être regroupés pour suivre les cours de l’option technologie, de façon à permettre l’ouverture de cette option.
Il est rappelé que, dès la session 2000, la délivrance du diplôme national du brevet est régie par l'arrêté du 18 août 1999 et la note de service n°99-123 du 6 septembre 1999 (BO n°31 du 9 septembre 1999). L'instruction civique fera l'objet d'une épreuve écrite dans le cadre de “l'épreuve d'histoire-géographie et d'instruction civique”.
b) les classes de troisième d’insertion
La classe de 3ème d’insertion est la seule classe spécifique maintenue en collège. Elle reste offerte aux élèves plus enclins à la recherche d’une formation professionnelle qu’à la poursuite d’études abstraites. Cette classe vise à préparer l’insertion de ces élèves dans une formation professionnelle, qui peut être hors statut scolaire. Ses effectifs réduits garantissent la construction personnalisée d’un projet de formation.
L’affectation des élèves en 3ème d’insertion doit se faire en fonction d’une sectorisation définie par l’inspecteur d’académie, directeur des services départementaux de l’éducation nationale.
En effet, une classe de 3ème d’insertion n’a pas vocation à recruter uniquement sur le collège où elle est implantée.
c) l’enseignement du grec ancien
Depuis la rentrée 1999, les élèves de 3ème à option langue vivante 2 qui le souhaitent peuvent commencer l’étude du grec en classe de 3ème, en tant qu’option facultative. L'option grec ancien, comme l'option latin, est un enseignement destiné à être suivi sur l'ensemble de la scolarité. Il s'adresse donc prioritairement aux élèves qui ont l'intention de choisir un parcours littéraire “classique”.
d) les sciences de la vie et de la Terre
[...]
5 - Les sections européennes
[...]
6 - Les sections sportives scolaires
[...]
7 – Les classes à horaires aménagés musicales (CHAM)
[...]

Tout mettre en oeuvre pour favoriser l'intégration des élèves souffrant d'un handicap
8 - Les unités pédagogiques d’intégration (UPI)
De nouvelles unités pédagogiques d’intégration sont créées à l’intention des élèves handicapés, afin de favoriser la continuité éducative avec les classes d’intégration scolaire du primaire dans la perspective du “collège pour tous et pour chaccun”. E l l e s concernent toutes les déficiences ou maladies qui perturbent le développement des enfants et adolescents, ou qui entravent leur a u t o n o m i e .
Une carte des UPI doit être élaborée dans le cadre d’une politique académique et départementale, en concertation avec les collèges de rattachement.
Ce développement des UPI doit s’effectuer selon les directives données dans les circulaires n° 99-187 et n° 99-188 du 19 novembre 1999, en particulier dans le cadre des groupes départementaux de coordination Handiscol.
9 – Les sections d'enseignement général et professionnel adapté (SEGPA)
Parmi les réponses appropriées à la grande diversité des élèves, à leurs besoins et à leur intérêt, le collège propose des enseignements adaptés organisés dans le cadre de sections d'enseignement général et professionnel adapté (SEGPA) pour la formation de jeunes orientés par les commissions de l'éducation spéciale prévues par la loi du 30 juin 1975. La rénovation de ces sections est mise en oeuvre par les plans académiques pluriannuels.
Elle se poursuit actuellement conformément aux dispositions des circulaires et note de service de 1996 et 1998 sur les enseignements adaptés dans le second degré et en l'attente de nouvelles directives nécessaires pour conduire la rénovation engagée à son terme, l'objectif des SEGPA étant de placer les élèves dans un cursus conduisant à une formation qualifiante et diplômante de niveau V.

Marquer, sur l'ensemble du collège, la volonté de valoriser le travail personnel des élèves
 
 
 
 
 

… et donner du sens à cette démarche en s'appuyant sur l'interdisciplinarité
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Parler, lire et écrire pour apprendre dans toutes les disciplines, c'est apprendre à parler, à lire et à écrire

B - De nouvelles pratiques pédagogiques
1 - Les parcours diversifiés et les travaux croisés
Il est apparu que le cloisonnement des enseignements disciplinaires constituait un obstacle, pour certains élèves, à la compréhension du sens général de leurs études et à la perception du lien entre ces études et le monde environnant. C'est la raison pour laquelle a été offerte aux équipes pédagogiques la possibilité d’organiser l'an passé, en classes de 5ème et de 4ème, des “parcours diversifiés” prenant appui sur les intérêts des élèves pour les aider à assimiler, grâce à une méthode pédagogique originale, certains points des programmes des disciplines impliquées dans ces projets. Cette formule est maintenue en classe de 5ème, où elle a fait ses preuves ; elle sera renforcée, à partir de la rentrée 2000, au niveau de la classe de 4ème pour laquelle sont créés des “travaux croisés”.
Les travaux croisés, qui se substituent en classe de 4ème aux parcours diversifiés, seront obligatoires à compter de la rentrée 2000 pour tous les élèves de 4ème de collège et mettront obligatoirement à contribution deux disciplines au moins. Leur notation sera prise en compte pour l’attribution du diplôme national du brevet, selon des modalités qui seront précisées ultérieurement.
Il est rappelé que les parcours diversifiés de 5ème et les travaux croisés de 4ème ne sont ni des dispositifs réservés aux élèves en difficulté, ni des activités périscolaires, mais des méthodes pédagogiques permettant de traiter de façon motivante pour les élèves certains points des programmes d’enseignement en vigueur.
Les fourchettes horaires du cycle central permettent de dégager les heures nécessaires à l’organisation des parcours diversifiés en 5ème et des travaux croisés en 4ème, sans alourdir l'horaire-élève.
A l’origine, les parcours diversifiés pouvaient soit rassembler des élèves de différentes classes, soit regrouper en une même classe, dite “classe à dominante”, les élèves intéressés par un même projet. Il est désormais recommandé d’éviter la constitution de classes spécifiques et de privilégier, chaque fois que l'organisation en sera possible, le regroupement d’élèves de différentes classes : cette recommandation concerne aussi bien les parcours diversifiés de cinquième que les travaux croisés de quatrième.
2 - La prise en charge de la maîtrise des langages par les enseignants de toutes les disciplines
La maîtrise des langages (oral, écrit et image) est la condition de la réussite des élèves dans toutes les disciplines. A la fois moyen de construction des savoirs et objet de savoir, elle est au coeur des processus d’apprentissage. Aussi doit-elle être prise en charge par tous les enseignants, quelle que soit leur discipline.
La mise en place d’ateliers lecture en 6ème et en 5ème dans le temps d’enseignement de toutes les disciplines vise à faire lire aux élèves, sous la responsabilité de chaque professeur, des textes variés, en rapport avec les différents champs disciplinaires, adaptés à leur niveau, propres à mieux leur faire comprendre les enjeux des savoirs enseignés, et à développer leur curiosité pour les activités proposées. Ces ateliers pourront tout naturellement être l’occasion d’échanges oraux ou écrits autour des lectures.
L’oral doit également devenir un objectif d’apprentissage intégré dans toutes les disciplines. Les enseignants veilleront à développer les situations de pratique effective de l’oral par les élèves dans tous les moments d’apprentissage : écoute, explicitation des représentations sur les thèmes d’étude abordés, questionnement, compte rendu d’observations, justification des réponses, argumentation, reformulation de conclusions, notamment.
3 - Les groupes nouvelles technologies appliquées (NTA)
[...]
4 - Les rencontres éducatives
[...]
 
5 – Le tutorat
Il est rappelé que le tutorat (supplément au B.O. n° 23 du 10 juin 1999) est un dispositif opérationnel auquel peuvent recourir les élèves qui en éprouvent le besoin, particulièrement s'ils éprouvent des difficultés scolaires ou comportementales. Le tutorat est organisé sous la responsabilité du chef d'établissement, en liaison avec les équipes pédagogiques. Il peut être réclamé par l'élève et sa famille, ou par l'équipe pédagogique.
Les tuteurs sont des adultes volontaires de l'établissement, tous les personnels pouvant être tuteurs.
6 – Trois recommandations concernant l'organisation interne du “Collège des années 2000”
Parmi les mesures du "Collège des années 2000", présentées dans le supplément au B.O. n° 23 du 10 juin 1999, il convient d'attirer l'attention sur trois recommandations d'ordre pédagogique:
- la mise en place, dans chaque collège, d'une réflexion commune entre les enseignants de sciences de la vie et de la Terre, de technologie et de physique-chimie sur leurs programmes respectifs, leurs points de rencontre, et les conséquences pour un éventuel regroupement des disciplines concernées sans diminution du volume horaire global de chacune.
- la modulation de la durée de certains cours en fonction des spécificités des disciplines et dans le cadre du projet d'établissement, en élaborant, par exemple, un emploi du temps annuel ou en faisant varier au cours de l'année scolaire les unités de temps selon les nécessités pédagogiques.
- l'attribution, dans toute la mesure du possible, d'une salle en propre (“classe à soi”) pour chaque division de sixième, afin de faciliter l'adaptation des élèves arrivant au collège.

Pour le ministre de l’éducation nationale,
de la recherche et de la technologie
et par délégation,
Le directeur de l'enseignement scolaire
Bernard TOULEMONDE

Suite : II. Le lycée
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