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Bulletin Officiel du ministère
de
l'Éducation Nationale
N°16 du 18 avril
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Préparation
de la rentrée 2002 dans les lycées d’enseignement général
et technologique
Circulaire n° 2002-076
du 11 avril 2002
NOR : MENE0200935C
RLR : 520-1
MEN - DESCOA3
Texte adressé
aux rectrices et aux recteurs d’académie; aux inspectrices et inspecteurs
d’académie, directrices et directeurs des services départementaux
de l’éducation nationale ; aux inspectrices et inspecteurs pédagogiques
régionaux; aux chefs d’établissement; aux professeurs
À la rentrée
2002, la réforme du lycée d’enseignement général
et technologique entre dans sa quatrième année d’application,
avec la poursuite de la rénovation des programmes d’enseignement,
notamment dans la plupart des disciplines des classes terminales des séries
générales. Pour l’année scolaire 2002-2003, il convient,
à la lumière de l’expérience accumulée par
les équipes pédagogiques, de consolider et d’enrichir les
dispositifs pédagogiques innovants mis en place ou expérimentés
au cours des trois années passées. Il s’agit prioritairement
:
-
de mieux utiliser le dispositif
d’aide individualisée en classe de seconde générale
et technologique;
-
d’améliorer le fonctionnement
de la classe de seconde générale et technologique grâce
à l’expérimentation de nouvelles procédures permettant
aux élèves de mieux fonder leurs choix et d’élargir
leurs possibilités d’orientation à l’issue de cette classe;
-
de consolider le dispositif
des TPE tant en séries générales qu’en séries
technologiques.
A
- CRÉER LES CONDITIONS PERMETTANT UNE MEILLEURE RÉUSSITE
DES ÉLÈVES EN CLASSE DE SECONDE GÉNÉRALE ET
TECHNOLOGIQUE
La classe de seconde générale
et technologique doit jouer pleinement son rôle de classe de détermination.
La persistance d’un taux de redoublement élevé (supérieur
à 15 %) et les difficultés à réduire l’hétérogénéité
du public scolaire, témoignent de la nécessité de
porter une attention toute particulière à la mise en place
de mesures susceptibles d’assurer une meilleure réussite à
chacun des lycéens et de leur permettre de faire des choix de poursuite
d’études plus réfléchis et moins irréversibles.
1 - Améliorer
l’efficacité de l’aide individualisée
L’aide individualisée
est une mesure majeure de la réforme des lycées. La nécessaire
attention à accorder aux autres dispositifs innovants comme les
TPE ou l’éducation civique, juridique et sociale ne doit pas conduire
à la marginaliser ou à la sous-estimer. Il s’agit, rappelons-le,
de contribuer à remobiliser un public de lycéens en difficulté
ponctuelle ou plus profonde, grâce à des structures spécifiques
adaptées à un suivi individualisé.
Un moment
particulier du dispositif d’accompagnement
Les modules et l’aide individualisée
constituent les deux volets du dispositif d’accompagnement en classe de
seconde générale et technologique. Ils ont pour objectif
commun de permettre de répondre à la diversité des
besoins des élèves. Toutefois, alors que les modules concernent
la totalité des élèves, l’aide individualisée
est plus spécialement axée sur le traitement et la remédiation
des lacunes plus profondes repérées chez certains élèves.
Les activités développées dans le cadre de l’aide
ne doivent donc pas être une simple reproduction ou une transposition
de celles pratiquées en modules.
Une aide
ciblée sur les élèves les plus en difficulté
Les recommandations de la circulaire
de rentrée “lycées” 2001 restent pour l’essentiel d’actualité
(circulaire n° 2001-083 du 11-6-2001, B.O.
n° 24 du 14 juin 2001) et notamment l’affectation prioritaire des
moyens de l’aide individualisée, dont le complément d’heures
reconduit pour l’année scolaire 2002-2003, vers les élèves
et les établissements les plus en difficulté.
Les bilans réalisés
dans les académies montrent que l’aide individualisée a,
dans la plupart des cas, un impact positif sur le comportement scolaire
des élèves qui en bénéficient : plus grande
confiance en soi, prise de parole facilitée, meilleure attitude
générale en classe entière, prise de conscience de
la nécessité du travail personnel. Les élèves
apprécient par ailleurs la disponibilité de l’enseignant,
le contact plus facile avec lui. Cependant, si le dispositif paraît
efficace, il semble toutefois davantage concerner les élèves
“moyens” ayant un niveau situé légèrement en dessous
de la moyenne, ou ayant des résultats en dessous de leurs possibilités
par manque de travail, que les élèves les plus en difficulté
qui en bénéficient moins voire pas du tout.
Il convient de veiller à
ce que l’aide individualisée soit bien réservée aux
lycéens qui en ont le plus besoin. L’intégration du dispositif
dans le projet d’établissement doit être l’occasion d’une
réflexion d’ensemble permettant d’adapter les spécificités
de l’aide aux différents contextes locaux et aux particularités
du public scolaire.
Le suivi
individualisé, axe central de l’aide
Remotiver l’élève
au travail est l’objectif majeur de l’aide individualisée. Moments
privilégiés du dispositif d’accompagnement mis en place en
classe de seconde, les séances d’aide doivent permettre un suivi
individualisé des lycéens concernés que ne permettent
pas toujours les moments éducatifs plus “classiques”. Pour être
efficace, ce suivi individualisé doit s’appuyer sur une prise en
compte des besoins spécifiques à chacun et sur leur adhésion
aux objectifs poursuivis lors des séances.
Dans bon nombre de cas,
le travail réalisé dans le cadre de l’aide consiste en la
reprise d’exercices non réussis en classe entière, la révision
de points qui font particulièrement difficulté, l’anticipation
d’une préparation ou d’une lecture à venir. Ces activités,
qui relèvent plutôt du soutien “traditionnel”, pour indispensables
qu’elles soient, ne doivent pas dispenser d’une nécessaire recherche
sur les causes de l’erreur à partir d’une analyse fine des productions
des élèves. Si cette analyse doit permettre de renforcer
la maîtrise des connaissances de base elle doit aussi prendre en
compte le domaine des méthodes de travail et des savoir-faire.
Des modalités
de fonctionnement adaptées aux objectifs poursuivis
On veillera à ce que
l’effectif des groupes d’aide ne soit pas supérieur à huit
élèves, de manière à favoriser un suivi le
plus individualisé possible.
La durée individuelle
de participation des élèves au dispositif d’aide peut varier
de quelques semaines, consécutives ou non, à la totalité
de l’année scolaire selon la nature des besoins et le degré
des difficultés rencontrées par chaque lycéen concerné.
Le positionnement de l’aide
dans les emplois du temps est une dimension non négligeable de son
efficacité : là où l’aide individualisée n’est
pas affichée comme une action pédagogique prioritaire, les
heures d’aide sont souvent reléguées en début ou en
fin de journée, contraignant du même coup l’élève
concerné à venir plus tôt ou quitter l’établissement
plus tard que ses camarades. Ces choix sont bien souvent ressentis comme
pénalisants et peu incitatifs. Je vous demande donc de veiller tout
particulièrement à insérer l’aide dans des créneaux
horaires adaptés afin qu’elle soit considérée par
les élèves comme un moment pédagogique à part
entière au même titre que les cours, les travaux pratiques
ou les modules.
Développer
la nécessaire formation des enseignants
La mise en œuvre de l’aide individualisée
par les enseignants suppose une évolution des pratiques pédagogiques
dont l’ampleur ne doit pas être sous-estimée. C’est pourquoi,
vous veillerez à réserver une place importante à la
formation des enseignants sur ce sujet, dans le cadre des plans académiques
de formation. Il convient par ailleurs d’encourager les échanges
d’expériences entre les établissements .
2
- Évaluer les compétences des élèves aussi
souvent que nécessaire tout au long de l’année
Réussir l’accompagnement
dans sa scolarité de chaque élève de seconde est un
objectif qui doit mobiliser les personnels tout au long de l’année
scolaire. Il concerne d’abord tous les membres des équipes pédagogiques,
chacun dans son domaine d’intervention. Les différentes actions
mises en place, que ce soit dans la classe ou dans des dispositifs spécifiques,
seront construites et régulées à partir d’une connaissance
des acquis réels des lycéens.
En complément des
pratiques d’évaluation que les professeurs mènent habituellement
en classe, ils peuvent utiliser dès la rentrée et en cours
d’année, les situations produites par la direction de la programmation
et du développement. Même si l’évaluation par protocole
à l’entrée en classe de seconde générale et
technologique est supprimée en tant que dispositif national centralisé
à compter de la rentrée 2002, la nécessité
de repérer les forces et faiblesses des lycéens demeure.
Outre les protocoles des rentrées antérieures qu’ils peuvent
exploiter, les enseignants trouveront une gamme d’outils d’aide à
l’évaluation diagnostique des compétences des élèves
sur le site du ministère de l’éducation nationale : http://www.education.gouv.fr/banqoutils/
(nom d’utilisateur : outils, mot de passe : dpd). Toutefois,
la banque d’outils étant dans une phase de développement,
les situations d’évaluation qui y sont présentées
ne prétendent pas couvrir de façon exhaustive tous les champs
de compétence.
Cette banque propose, dans
neuf disciplines pour la classe de seconde, des outils diagnostiques qui
visent la connaissance individuelle de chaque élève en terme
de maîtrise de compétences. Chaque professeur dispose de situations
d’évaluation qui lui permettent, aux différents moments de
l’année où il l’estime utile, de faire le point, pour un,
plusieurs ou tous les élèves de sa classe, sur le degré
d’acquisition de quelques compétences bien définies. Pour
mesurer de façon fiable et plus précise les acquis, il est
recommandé de renouveler l’évaluation d’une même compétence.
L’analyse qualitative des données issues de ces évaluations
permet alors aux enseignants d’élaborer les activités les
mieux adaptées pour aider leurs élèves à progresser.
En tant qu’élément
de l’activité pédagogique des enseignants, l’exploitation
de ces outils, au travers des réponses des élèves,
favorise des échanges au sein de l’équipe pédagogique.
Ces échanges pourront déboucher sur l’élaboration
de projets communs, la régulation d’activités spécifiques
et alimenteront ainsi la réflexion pédagogique au sein du
lycée.
Favoriser l’utilisation
de tels outils en classe de seconde nécessite la collaboration de
tous les acteurs. Les proviseurs pourront proposer lors de la prérentrée
un temps de réflexion autour de l’évaluation des élèves
et veilleront à l’accompagnement des lycéens. Les inspecteurs
apporteront aux équipes éducatives les conseils qu’elles
réclament. Vous veillerez, pour votre part, à mettre en place
des actions pour répondre aux demandes d’information et de formation
des personnels.
3 - Consolider
les choix d’enseignement de détermination en classe de seconde
Créer les conditions
d’une meilleure réussite des élèves dès la
classe de seconde, c’est aussi s’assurer que leurs choix d’enseignements
de détermination reposent sur une connaissance réelle de
la nature de l’offre d’enseignements nouveaux que propose le lycée,
notamment dans le domaine technologique. Permettre au lycéen de
revenir sur ses choix initiaux et de les corriger dans les premières
semaines de l’année de seconde, lui reconnaître en quelque
sorte un “droit à l’erreur”, devrait contribuer à consolider
et rendre plus positifs les choix faits ainsi qu’à limiter les décisions
de redoublement ou d’orientation par défaut.
C’est pourquoi, il convient
d’expérimenter la mise en place, dans des établissements
volontaires, d’un dispositif permettant aux élèves de seconde
générale et technologique d’arrêter définitivement
leur choix d’enseignements de détermination, en le confirmant ou
en le modifiant, après une période d’information et d’initiation
permettant une connaissance active des différents enseignements
offerts. Cette expérimentation s’inscrit dans le contexte plus global
de l’éducation à l’orientation au collège et au lycée.
Le dispositif retenu peut donc inclure des actions initiées dès
la classe de troisième du collège.
Cette expérimentation
trouvera un cadre approprié dans les lycées polyvalents mais
également, au sein d’un bassin de formation, dans le regroupement
d’établissements permettant ainsi de présenter une offre
d’enseignements de détermination suffisamment diversifiée.
Cette expérimentation
prend d’autant plus d’importance que le choix ouvert par l’établissement
en matière d’enseignements de détermination est large. Mais
pour autant, elle vaut pour tout établissement surtout si elle prend
en compte sa situation au sein d’un bassin de formation, c’est-à-dire
dans un regroupement d’établissements proches permettant de présenter
une offre d’enseignements de détermination plus diversifiée.
Une note de service précisera
prochainement le cadre et les modalités de cette expérimentation.
4 - Renforcer
la maîtrise par les élèves des technologies de l’information
et de la communication
Les usages des technologies
de l’information et de la communication sont présents et encouragés
tant dans les enseignements disciplinaires (tous les programmes refondus
depuis trois ans les ont intégrés) que lors des activités
de projets (TPE, ECJS), (voir http://www.eduscol.education.fr/
et http://www.educnet.education.fr/).
Les activités proposées
aux élèves en lycée requièrent de ce fait de
plus en plus l’usage des réseaux internes et externes ainsi que
la mise en œuvre d’outils de production.
La mise en place progressive
dans les lycées de serveurs intranet/internet (S2i2e) doit permettre
aux élèves de disposer d’une boîte aux lettres électronique,
d’un espace de travail personnel sur le réseau interne de l’établissement,
d’accéder à des ressources en ligne ainsi qu’à la
base de données des ressources documentaires du centre de documentation
et d’information.
Les constatations faites
sur le terrain montrent qu’à l’entrée en seconde, un nombre
non négligeable d’élèves présentent des lacunes
dans les connaissances et compétences liées aux technologies
de l’information et de la communication. Les dispositions de la circulaire
de rentrée 2001 concernant la mise à niveau informatique,
sont donc maintenues.
L’introduction du brevet
informatique et internet (B2i) en collège depuis la rentrée
2000 permet aux élèves titulaires de cette attestation d’être
dispensés de cette mise à niveau à la rentrée
2002 en classe de seconde.
Toutefois, la généralisation
de ce brevet dans tous les collèges étant progressive, il
convient de laisser aux élèves de seconde la possibilité
de le faire valider au cours de leur scolarité en classe de seconde.
Cette disposition a fait l’objet d’une note de service spécifique
parue au B.O. n° 13 du 29 mars 2001 (à consulter http://www.eduscol.education.fr/D0053/
default.htm et http://www.educnet.education.fr/
plan/b2i.htm).
Par ailleurs, un B2i spécifique
de niveau lycée est en cours de définition. Il précisera
les compétences que les élèves doivent maîtriser
dans le domaine des technologies de l’information et de la communication
à l’issue de leur scolarité au lycée. La définition
de ce troisième niveau s’appuiera sur les constats tirés
de la mise en place des deux premiers niveaux.
***
B - CYCLE
TERMINAL DES VOIES GÉNÉRALE ET TECHNOLOGIQUE : STABILISATION
ET DÉVELOPPEMENT DES DISPOSITIFS EXISTANTS ET POURSUITE DE LA RÉNOVATION
DES PROGRAMMES
I - Voie
générale
1-
Nouveaux programmes
Pour la majorité des
disciplines des séries de la voie générale, la rentrée
2002 verra la mise en application des nouveaux programmes en classe terminale.
Dans ces disciplines, de nouvelles définitions d’épreuve
s’appliqueront à la session 2003 du baccalauréat.
Dans les autres disciplines,
le renouvellement des programmes se poursuit dans la perspective d’une
mise en application à la rentrée 2003. Des projets ont été
mis en consultation auprès des enseignants. C’est le cas :
- en langues vivantes, pour
la classe de seconde générale et technologique;
- en histoire et géographie,
pour le cycle terminal des séries générales;
- en sciences économiques
et sociales pour la classe terminale ES.
2
- Consolidation des TPE en classes terminales
À titre transitoire,
durant l’année scolaire 2001-2002 (cf circulaire de rentrée
lycées 2001), les TPE ont été introduits de manière
facultative en classes terminales des séries générales.
Cette disposition visait à installer les TPE de manière souple
et progressive afin de permettre aux équipes pédagogiques,
en s’appuyant sur les acquis de la mise en place en première en
2000-2001, de prendre en compte les réalités matérielles
et pédagogiques de chaque établissement et de mieux articuler,
sur l’année scolaire, l’organisation des TPE de première
et ceux de terminale.
Un premier bilan statistique
montre que les TPE ont suscité l’adhésion d’un fort pourcentage
d’élèves de terminale se situant dans une fourchette comprise
entre 35 % et 55 % selon les académies, avec une participation un
peu plus élevée en série littéraire que dans
les deux autres séries. Les inscriptions au baccalauréat
confirment ce constat : elles concernent de 30 à 53 % du total des
candidats.
L’ensemble de ces données
traduisent un ancrage réel des TPE dans le cycle terminal et l’investissement
d’un nombre significatif d’élèves sur les deux années.
Toutefois,
les décisions concernant le statut des TPE à la rentrée
2002 n’interviendront qu’après le bilan de l’épreuve facultative
et au vu de son déroulement. Une note de service complètera
donc en ce sens la présente circulaire.
Recommandations
pédagogiques générales
Les recommandations générales
d’ordre pédagogique qui ont été développées
dans la circulaire de rentrée 2001 ainsi que dans la brochure réalisée
par la DESCO (Mise en œuvre des TPE
à la rentrée 2001) restent d’actualité. Certains points
méritent cependant d’être précisés :
-
Il convient d’attirer l’attention
des enseignants sur l’importance de l’encadrement pédagogique, en
particulier dans la phase initiale de recherche et de délimitation
des sujets. De la qualité et de la régularité de cet
encadrement dépend en grande partie la réussite des TPE pour
les élèves.
-
La démarche des TPE en
première et en terminale s’inscrit dans une logique de complémentarité
: le TPE de première constitue avant tout un apprentissage et une
initiation, celui de terminale représente un travail plus abouti
et approfondi. Si le choix a été fait de proposer des thèmes
communs à la première et à la terminale afin de favoriser
une continuité pour les enseignants et les élèves
qui le souhaitent, il importe de rappeler que dans le cas où le
même thème serait conservé d’une année sur l’autre,
il est nécessaire de changer de sujet et de production, et de faire
intervenir d’autres disciplines dans une perspective de renouvellement
et d’enrichissement.
-
Afin que les enseignants de
toutes les disciplines puissent s’engager dans cette démarche à
un moment ou à un autre, et que les TPE puissent croiser des formes
de savoirs et de compétences présents dans les divers champs
disciplinaires, il faut veiller à ce qu’ils ne restent pas l’apanage
des seules disciplines dites dominantes.
Il convient également
de rappeler le rôle spécifique des professeurs documentalistes
dans le développement des compétences en information-documentation
des élèves.
-
Il importe plus que jamais de
souligner auprès des élèves, quelles que soient les
décisions ultérieures concernant le statut des TPE, l’atout
que constitue le choix d’un TPE dans une perspective d’études supérieures.
Outre l’intérêt propre de cette activité pour l’acquisition
des contenus d’enseignement, le développement des capacités
d’autonomie et d’initiative mises en œuvre lors des recherches conduisant
à la réalisation de la production, le progrès dans
les compétences documentaires préfigurent, en effet, par
bien des aspects ce qui sera demandé aux élèves dans
l’enseignement supérieur.
Les TPE
dans les emplois du temps
Il convient de privilégier
dans l’emploi du temps des élèves le regroupement des deux
heures hebdomadaires de TPE en un seul moment pédagogique, afin
que la durée de l’activité réponde aux objectifs de
la démarche.
En fonction des contraintes
et des projets qui leur sont propres, les chefs d’établissement
et les équipes pédagogiques rechercheront les modes d’organisation
permettant de faire intervenir un plus grand nombre de disciplines et d’élargir
les choix de sujets possibles. D’une manière générale,
les échanges d’expériences entre établissements sont
à recommander car ils peuvent permettre d’enrichir et d’affiner
la réflexion à ce sujet.
Deux heures consécutives
seront prévues dans l’emploi du temps des élèves de
première comme de terminale. À chacun des deux niveaux, soixante-douze
heures par division seront à répartir entre les professeurs
concernés, qui seront choisis sur la base du volontariat et en fonction
des projets qu’ils auront mis en place.
Inscrit dans le service
des enseignants, l’horaire TPE est pris en compte pour l’attribution de
l’heure de première chaire.
3 - Dispositions
particulières à la série S
a) Assurer les dédoublements
de classes en philosophie dans de bonnes conditions
L’horaire de philosophie
en classe terminale S est actuellement de trois heures hebdomadaires dont
une heure dédoublée. L’année en cours ayant fait apparaître
certaines difficultés, les chefs d’établissement auront la
possibilité de moduler cette enveloppe horaire de manière
souple : soit le maintien de l’horaire actuel qui permet grâce au
dédoublement un travail plus approfondi sur les notions à
étudier, soit le passage à quatre heures en classe entière.
b) Poursuite de l’évaluation
des capacités expérimentales en physique-chimie et en sciences
de la vie et de la Terre
Les dispositions de la note
de service n° 2001-47 du 21 mars 2001 (B.O. n° 13 du 29-3-2001)
sont reconduites. L’évaluation des capacités expérimentales,
déjà obligatoire en physique-chimie depuis la rentrée
2000, le devient à compter de la rentrée 2002 en sciences
de la vie et de la Terre.
4 - Dispositions
particulières à la série L
a) Consolidation et développement
de l’option facultative de mathématiques
Il apparaît que l’option
facultative de mathématiques de trois heures en classes de première
et terminale est encore insuffisamment offerte par les établissements
proposant des classes littéraires. Or, cette option a été
conçue pour permettre aux élèves ayant choisi de la
suivre, d’ élargir leurs possibilités de débouchés
dans l’enseignement supérieur .
Je vous demande donc de
veiller tout particulièrement à développer le réseau
d’options facultatives de mathématiques dans votre académie
afin que tous les élèves qui souhaitent suivre cet enseignement
en série L soient en mesure de le faire.
b) Développement
des enseignements artistiques et maîtrise de leur répartition
Les arts jouent un rôle
particulier dans la formation des élèves de la série
littéraire. L’éventail des spécialités artistiques
proposées s’est élargi avec l’introduction de la danse depuis
la rentrée 1999.
Vous veillerez à
harmoniser la carte des enseignements de spécialité artistiques.
Une place particulière est à réserver à l’histoire
des arts qui constitue un des pivots de la formation générale
dispensée aux élèves. Dans chaque département,
les élèves doivent pouvoir bénéficier d’un
enseignement de spécialité dans ce domaine, lorsqu’une équipe
d’enseignants réunit les compétences nécessaires.
L’introduction de l’enseignement
de spécialité de danse doit se poursuivre de manière
maîtrisée et progressive, en concertation étroite entre
le niveau académique et le niveau national, par saisie de la commission
interministérielle selon des modalités que précisera
une prochaine note de service. Si l’ouverture est du ressort des autorités
académiques, l’octroi d’une subvention est subordonné à
un avis positif de la commission nationale. Les deux ministères
concernés (éducation nationale et culture) envisagent au
plus dix ouvertures à la rentrée 2002 et, à terme,
la présence d’un enseignement de spécialité par académie.
II - Voie
technologique
1 - Nouveaux programmes
Les programmes de certaines
disciplines ont été rénovés simultanément
à ceux de la voie générale (enseignements artistiques,
éducation physique et sportive) ou aménagés (notamment
en physique-chimie en séries technologiques industrielles). Ces
nouveaux programmes et ces aménagements entrent en application à
la rentrée 2002, respectivement en terminale et en première.
2 - Les classes de première
d’adaptation STT
La disposition dérogatoire
donnant la possibilité aux candidats au baccalauréat de la
série STT issus de lycées professionnels, de remplacer l’épreuve
de langue vivante 2 obligatoire par une épreuve de langue vivante
1 renforcée, est prorogée au moins pour une année
scolaire. Cette prorogation répond au souci de ne pas pénaliser
les élèves n’ayant pas pu suivre de langue vivante 2 dans
le cadre de leur formation au BEP.
3 - Les TPE et l’éducation
civique, juridique et sociale
Une expérimentation introduisant
les TPE et l’éducation, civique, juridique et sociale en classes
de première des séries SMS, STI, STL, STT est menée
durant l’année scolaire 2001-2002 dans plusieurs établissements.
Cette expérimentation
est en cours et donnera lieu à un bilan à partir duquel des
décisions seront prises pour la rentrée 2002 et communiquées
dans une note de service.
***
C - DISPOSITIONS
COMMUNES AUX VOIES GÉNÉRALE ET TECHNOLOGIQUE
1 - Langues vivantes :
améliorer les conditions d’enseignement pour amener les élèves
à la maîtrise d’au moins deux langues à l’issue du
lycée
Assurer les dédoublements
de classe prévus dans les textes dans les meilleures conditions
La réforme des lycées
a introduit pour la première fois de manière systématique
un horaire en classe dédoublée en langues vivantes 1 et 2
en seconde générale et technologique et en première
et terminale des séries générales (cf. arrêtés
du 19 juin 2000, B.O. n° 29 du 27 juillet 2000).
Cette mesure vise avant
tout à renforcer les compétences de communication des élèves
en améliorant les conditions d’enseignement et en permettant un
travail plus approfondi et plus individualisé avec les élèves.
Aussi, convient-il de veiller
à ce que les dédoublements s’effectuent au profit de groupes
à effectifs suffisamment réduits.
L’organisation des dédoublements
dans les meilleures conditions pour les élèves ne doit cependant
pas se traduire par une rigidité excessive dans l’organisation des
groupes de langues : la possibilité doit être laissée
aux chefs d’établissement, en concertation avec les équipes
pédagogiques et en fonction des effectifs de chaque langue, de disposer
d’une certaine marge de manœuvre dans ce domaine. La répartition
de l’enveloppe horaire globale consacrée aux langues à chaque
niveau de classe (calculée sur la base de l’horaire-professeur actuel)
pourra être modulée : ceci pourra se traduire soit par l’application
intégrale des dédoublements prévus, soit par une répartition
différente entre enseignements en classe entière et enseignements
en classe dédoublée, soit le cas échéant, par
le retour à un horaire en classe entière.
Poursuivre l’expérimentation
sur de nouveaux modes d’organisation de l’enseignement des langues vivantes
en lycée
Comme le prévoit
la note de service n° 2001-158 du 24 août 2001 (B.O. n° 31
du 30 août 2001), une expérimentation de nouveaux modes d’organisation
de l’enseignement des langues vivantes en lycée reposant sur une
utilisation souple de l’enveloppe horaire globale, est engagée dans
un certain nombre d’établissements depuis la rentrée 2001.
Cette expérimentation
vise à faire évoluer les modalités d’organisation
actuelles qui, de fait, induisent une grande rigidité dans la gestion
des groupes d’élèves et une hiérarchie entre les langues,
sans prise en compte des niveaux de compétence des élèves.
Il s’agit essentiellement de :
- rechercher une plus grande
homogénéité des niveaux de compétence dans
chaque groupe de langue avec des effectifs qui ne devraient pas dépasser
30 élèves;
- tendre à un rapprochement
progressif des niveaux de compétence dans les deux langues dont
les élèves ont engagé l’étude avant d’arriver
au lycée.
Les équipes engagées
cette année dans l’expérimentation se sont investies dans
une démarche consistant à supprimer la différenciation
LV1- LV2 et à regrouper les élèves en fonction de
leur niveau de compétence dans les domaines de l’expression et de
la compréhension orale et écrite .
L’expérimentation
que la note de service n° 2001-158 prévoit de conduire pendant
deux ans, sera ainsi étendue sur ces mêmes bases, à
un plus grand nombre d’établissements à la rentrée
2002.
2 - L’ouverture internationale
L’importance croissante des
enjeux internationaux, et plus particulièrement européens,
impose à notre système éducatif de renforcer sa dimension
d’ouverture internationale et de se doter d’une véritable stratégie
en la matière.
L’ouverture à l’international
des établissements, en permettant aux élèves de découvrir
d’autres cultures, de prendre une distance plus critique par rapport à
leurs propres systèmes de références culturelles,
historiques et linguistiques, constitue une chance pour l’extension de
leur compétence linguistique et interculturelle.
C’est pourquoi, tout projet
d’établissement doit désormais comporter un volet international
axé sur le développement des activités dans les langues
étrangères et des échanges internationaux. Une attention
toute particulière sera accordée aux initiatives visant à
favoriser, sur la base de partenariats avec des établissements étrangers,
la mobilité des élèves et celle des enseignants (de
langues vivantes mais aussi d’autres disciplines).
Des correspondants de bassin
pour la coopération internationale ont été mis en
place de manière expérimentale, à partir de la rentrée
2001. Leur action doit contribuer à la cohérence d’ensemble
de l’action internationale de l’académie par l’accompagnement et
la mise en synergie des actions engagées aux différents niveaux.
La note du 3 décembre 2001, adressée aux rectrices et aux
recteurs sur l’ouverture internationale des académies et le rôle
des DARIC
(délégués académiques aux relations internationales
et à la coopération) et des correspondants de bassin pour
la coopération internationale définit le cadre de leur intervention.
Des outils mis à
la disposition des équipes éducatives, en facilitant l’accès
aux informations utiles dans la conception des différents projets,
doivent également contribuer à l’accompagnement des actions
de coopération internationale des établissements. Un portail
des aides et programmes d’ouverture à l’international est ainsi
accessible sur l’intranet du ministère de l’éducation nationale,
www.pleiade.education.fr (chemin d’accès direct : http ://www.pléiade.
education.fr/direc/dric/public/guide/index), et une rubrique sur ÉduSCOL,
http://www. eduscol.education.fr, “Une
école ouverte sur l’Europe et sur le monde”, donne un certain
nombre d’informations pour la constitution de projets à l’international.
3 - L’éducation
civique, juridique et sociale
Il convient ici de rappeler
le caractère
pluridisciplinaire de l’éducation civique, juridique et sociale.Cet
enseignement, même s’il concerne encore majoritairement les professeurs
d’histoire-géographie. Or cet enseignement, qui concerne encore
majoritairement les professeurs d’histoire-géographie, ne prend
tout son sens que s’il est pris en charge par des professeurs de plusieurs
disciplines. Des progrès ont certes été accomplis
dans ce sens et l’on note une participation croissante de professeurs de
sciences économiques et sociales et de philosophie ; cet effort
doit se poursuivre, d’autant que la plupart des thèmes
des programmes de seconde, première et terminale se prêtent
bien à une collaboration interdisciplinaire, associant, sur la base
du volontariat, les professeurs des disciplines littéraires, scientifiques
et des sciences sociales et économiques.
Pour favoriser et accompagner
cette évolution, sera encouragée la mise en place dans chaque
lycée d’un conseil d’enseignement de l’ECJS.
Cet enseignement permet
notamment d’initier les élèves à l’apprentissage du
débat argumenté. Ce dernier n’est cependant que l’aboutissement
d’un travail préalable de questionnement et de recherche : la préparation
méthodologique et pédagogique des élèves à
la pratique du débat est donc un aspect fondamental qui doit requérir
tous les soins des enseignants concernés. Dans cette perspective,
on veillera à privilégier un regroupement mensuel de l’horaire
(deux heures) qui apparaît comme le plus adapté à l’esprit
de cet enseignement.
Les documents d’accompagnement
des programmes, largement diffusés dans les établissements
et disponibles au catalogue du CNDP, constituent un point d’appui important
pour la mise en œuvre de cet enseignement et l’articulation avec celui
des disciplines.
4 - L’enseignement de
détermination d’EPS et ses suites dans le cycle terminal
Les recommandations de la note
de service n° 2001-108 du 13 juin 2001 (B.O. n° 25 du 21-6-2001)
restent applicables. Vous veillerez notamment à un développement
contrôlé et maîtrisé de cet enseignement afin
d’en assurer sa diffusion sur des bases matérielles et pédagogiques
solides. Je vous rappelle à ce sujet que les décisions d’ouvertures
nouvelles que vous serez amenés à prendre pour la rentrée
2002 doivent faire l’objet d’une validation par les services de la direction
de l’enseignement scolaire (bureau des lycées - DESCO A3) ceci,
afin de veiller à une répartition nationale équilibrée
de ces formations et à la cohérence pédagogique des
projets présentés par les établissements.
5 - Langues
anciennes
Afin de consolider l’étude
des langues anciennes au lycée, les chefs d’établissement
pourront proposer en classe de seconde un horaire “grands débutants”
pour les élèves commençant l’étude d’une langue
ancienne au lycée. Le document
d’accompagnement des nouveaux programmes de langues anciennes au lycée,
récemment diffusé dans tous les établissements, facilitera
la mise en œuvre de cet enseignement.
De nombreuses ressources
sur Internet (bases textuelles et iconographiques, applications multimédias
et exemples de séquences proposées par les enseignants) peuvent
pallier l’absence de nouveaux manuels notamment en grec ancien.
6 - Enseignements artistiques
et éducation artistique et culturelle
Le plan à 5 ans pour
les arts et la culture en est à sa deuxième année
d’existence. Ses orientations pour le lycée consistent à
proposer des dispositifs différenciés, aux cahiers des charges
assouplis.
L’expérimentation
de la classe
à projet artistique et culturel se poursuit, en privilégiant
la classe de seconde, sur la base du volontariat des enseignants.
Les ateliers artistiques
sont maintenus à leur niveau actuel de développement, l’objectif
visé étant la présence d’un atelier par établissement,
et non la concentration de plusieurs ateliers sur un même site.
Les options facultatives sont
consolidées là où elles existent et ouvertes dans
les lycées où s’exprime une demande forte des élèves.
7 - Sport scolaire
La consultation nationale de
2001 a mis en évidence le rôle important des associations
sportives d’établissements dans la formation des lycéennes
et lycéens volontaires et dans la vie sportive des lycées.
Comme dans les collèges, au-delà de leur rôle moteur
dans la pratique et l’apprentissage de différentes disciplines activités
sportives et artistiques, elles sont un lieu privilégié pour
la formation des élèves à la vie associative et à
la prise de responsabilités. Il convient de veiller aux conditions
de leur fonctionnement et de porter une attention particulière au
développement de leur dynamique au sein des lycées. Des temps
et des lieux de pratique doivent être libérés pour
cela, le mercredi après-midi pour les rencontres du sport scolaire,
mais aussi à d’autres moments de la semaine.
8 - Vie
lycéenne
Associer les élèves
à la vie de leur établissement, les consulter sur les décisions
importantes qui rythment leur vie quotidienne, les encourager à
prendre des responsabilités et à initier des projets sont
autant de domaines - intégrés à la notion de “vie
lycéenne” - qui contribuent à la formation de la personne
et à l’éducation à la citoyenneté.
À cet égard,
le bon fonctionnement des conseils
des délégués pour la vie lycéenne (CVL),
mis en place à la rentrée 2000, paraît essentiel. Il
conviendra de veiller à la bonne organisation des élections
qui se dérouleront au début de l’année scolaire; ceci
suppose au préalable une sensibilisation de l’ensemble des élèves
à l’importance de ce scrutin et une bonne information sur le rôle
de cette instance.
Il convient de rappeler
par ailleurs que le fonds de vie lycéenne, dont les finalités
et les modalités ont été précisées par
la circulaire
n° 2001-184 du 26 septembre 2001, permet d’accompagner financièrement
les initiatives des lycéens en matière de formation des élus,
d’information, de communication, de prévention des conduites à
risque, d’éducation à la santé et à la citoyenneté
mais aussi de lutte contre la violence, d’organisation d’animations culturelles
ou éducatives.
L’attention des chefs d’établissement
doit être appelée sur le rôle essentiel des adultes
de l’établissement dans l’accompagnement de ces initiatives lycéennes.
Enfin, la circulaire
relative aux publications réalisées et diffusées
par les élèves dans les lycées vient d’être
actualisée, afin de clarifier à la fois les droits et obligations
des responsables de publication et les conditions dans lesquelles s’exerce
le contrôle des chefs d’établissement.
Il convient également
d’être attentif aux publications des élèves sur les
sites d’établissements. Les élèves doivent être
conscients de la légitimité de l’intervention du droit dans
les nouveaux environnements électroniques et connaître les
valeurs qui justifient cette régulation des comportements.
9 - Éducation
à l’orientation
Dans l’optique d’une meilleure
orientation, c’est-à-dire choisie et non subie, le lycée
doit jouer pleinement son rôle d’accompagnement des élèves
dans la construction de projets de formation diversifiés pour une
insertion professionnelle future réussie. En mettant en place des
actions et projets d’éducation à l’orientation, il conviendra
de donner à chaque élève des repères et compétences
utiles tant dans le domaine des formations que dans ceux des métiers
et de l’environnement économique.
C’est dans cette optique
que vous veillerez à relancer les actions d’éducation à
l’orientation, intégrées au projet d’établissement.
Ces actions pourront prendre appui sur les heures de vie de classe selon
des modalités que précisera une prochaine circulaire.
La classe de seconde générale
et technologique doit en particulier jouer à plein son rôle
de détermination. Il s’agit en effet d’être attentif à
un bon équilibre entre voies de formation générale
et technologique, et à l’intérieur de chaque voie, entre
les différentes séries. Il convient de porter par ailleurs,
toute votre attention sur le problème des redoublements en fin de
seconde générale et technologique. On veillera notamment
à informer les élèves des possibilités offertes
par les réorientations en lycée professionnel. “Un suivi
individualisé doit pouvoir être offert aux élèves
dont l’adaptation au lycée s’avère difficile afin d’éviter
les décrochages et les abandons.
Les actions éducatives
d’orientation porteront sur une connaissance approfondie de l’ensemble
des voies et filières de formation des lycées, et sur celle
des grands secteurs d’activité professionnelle. Ces actions intégreront
dans les académies concernées la mise en place de l’expérimentation
“consolider les choix d’enseignements de détermination en classe
de seconde”. Avec le concours des conseillers d’orientation-psychologues,
elles doivent favoriser les échanges et la réflexion sur
les représentations des métiers et des professions.
Au cours du cycle terminal,
les séances d’éducation à l’orientation, en relation
avec des temps forts d’information comme des forums, journées portes
ouvertes et rencontres avec des enseignants du supérieur ou des
professionnels, permettront aux élèves de construire des
représentations plus riches et précises sur l’enseignement
supérieur, la relation formation-emploi et les évolutions
du monde économique, à une échelle nationale et internationale,
tout en favorisant l’émergence d’une meilleure estime de soi. Une
étude récente de la direction de la programmation et du développement
(DPD) a montré à cet égard la nécessité
d’enrichir la représentation que se font les lycéens des
études universitaires notamment scientifiques.
À cet effet, l’ensemble
de la communauté éducative doit être mobilisé,
notamment les enseignants, dont les professeurs principaux et les professeurs
documentalistes ainsi que les conseillers d’orientation-psychologues. Je
vous rappelle que ces derniers ont une double mission dans le domaine de
l’éducation à l’orientation : celle de suivi individuel des
élèves et celle de conseil technique aux chefs d’établissements
et aux équipes éducatives s’appuyant sur le centre d’information
et d’orientation (CIO) comme lieu-ressource.
10 - Formation
des enseignants
La formation continue des enseignants
constitue une des conditions essentielles du développement des compétences
professionnelles et d’adaptation aux nouvelles exigences portées
par la réforme des lycées. Les cahiers des charges rectoraux
et les plans académiques de formation doivent explicitement inscrire
au premier rang de leurs priorités l’accompagnement de ces mesures,
en particulier la mise en œuvre des nouveaux programmes de classe terminale,
l’aide individualisée en classe de seconde et les travaux personnels
encadrés.
En outre, les cahiers des
charges doivent préconiser le développement de modalités
de formation qui facilitent les échanges de pratiques entre pairs
et la mise en place de formations de proximité ou de réseaux.
Les enseignants seront aidés et accompagnés dans ces démarches
qui requièrent la mise à disposition d’informations et de
ressources.
La circulaire
n° 2001-150 du 27 juillet 2001 relative à l’accompagnement
de l’entrée dans le métier et à la formation continue
des enseignants rappelle que le projet d’établissement constitue
un cadre privilégié pour recueillir et coordonner les besoins
de formation individuels et collectifs des personnels. Cette approche déconcentrée
de la formation continue constitue la condition nécessaire pour
que les plans répondent à une réelle analyse de besoins.
Pour le ministre de l’éducation
nationale
et par délégation,
Le directeur de l’enseignement
scolaire
Jean-Paul de GAUDEMAR
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