Sur Ariane
Les textes anciens de référence
Xénophon, Banquet, IX, 2 sqq.
Au cours de ce banquet, on fait entrer un Syracusain "escorté d'une excellente joueuse de flûte, d'une danseuse experte en acrobaties et d'un garçon très joli qui jouait de la cythare et dansait à la perfection" (II, 1). Par la musique et leurs poses gracieuses, les deux artistes mimeront les amours de Dionysos et Ariane. Sous l'effet du rythme, celle-ci "se livre d'abord à des gestes qui permettent à chacun de se rendre compte de la joie qu'elle éprouve [et qu'] elle a de la peine à tenir en place". Le dieu s'approche et "se livre à une danse passionnée" avant d'enlacer Ariane qui lui répond avec tendresse malgré sa pudeur. La pantomime amoureuse est si parfaite que chacun "croyait entendre Dionysos lui demander si elle l'aimait, et elle l'affirmer avec un serment si passionné que non seulement Dionysos pouvait en être persuadé, mais que tous les assistants auraient juré que ce jeune garçon et cette jeune fille étaient réellement amoureux l'un de l'autre". A ce spectacle, "ceux des convives qui n'étaient pas mariés jurèrent de prendre femme, tandis que ceux qui l'étaient, montant sur leurs chevaux, coururent rejoindre la leur".
Trad. F.Ollier, Les Belles Lettres, 
qui rapproche cette scène d'une fresque de Pompéi : Otto Rossbach, Szenen des Pantomimus auf den Wandbildern der Villa Gargilo, Berl. Phil. Woch. XXXI, 1911, p. 503.
  
  
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