SOMMAIRE du numéro 10
- Actualité
:
- Les sorties pédagogiques : La visite de Trèves
- Concours
européen « À la découverte de la langue et de la culture grecques
anciennes » - session 2007 :
« La
condition de la femme dans la littérature grecque ancienne ».
* * *
Éditorial
Année 2006
Etat de la discipline : Les langues anciennes dans notre académie
1 Les effectifs
En collège le taux de latinistes est
légèrement inférieur à 20%, autour de 18 % selon les années. On ne constate pas
d’érosion forte au long de la scolarité en collège, moins de 2% entre la cinquième et la troisième, mais on
voit de grosses différences d’un bassin à un autre en pourcentage de
latinistes. Les collèges en ZEP comptent proportionnellement à leur effectif un
taux de latinistes nettement inférieur aux collèges hors ZEP. Pour l’année
2005-06 on comptait dans l’académie 389 élèves étudiant le grec, et 12431
étudiant le latin.
En lycée le nombre de latinistes est faible, environ 3% de
l’effectif total, mais les deux tiers continuent jusqu’en terminale. La
situation en semblable en grec avec naturellement des effectifs plus faibles,
moins de 1%.
Les effectifs de terminale, tels que
les font apparaître les inscriptions au baccalauréat, connaissent une nette augmentation pour les
épreuves orales et les chiffres de 2003 sont dépassés parfois largement.
|
|
2003 |
2004 |
2005
|
2006
|
| LATIN |
Epreuve
de spécialité |
46 |
41 |
33
|
34
|
|
Epreuve
facultative |
423 |
384 |
364
|
459
|
| GREC |
Epreuve
de spécialité |
11 |
15 |
10
|
13
|
|
Epreuve
facultative |
74 |
91 |
95
|
131
|
La question préoccupante est, tout
particulièrement en latin, la différence entre les effectifs d’élèves qui
suivent cet enseignement au collège, et ceux qui continuent au lycée.
Un stage existe au PAF depuis plusieurs
années qui réunit des professeurs de collège et de lycée, les formations à
initiative locale qui réunissent les professeurs d’un lycée et ceux des
collèges de secteur ainsi que les rencontres de travail se multiplient (Epinal,
Stenay, Bar-le-Duc etc.). Il n’est pas interdit de penser que les changements
apportés à l’épreuve facultative de Langue et culture régionale (les parlers
mosellans), qui obligent les candidats désormais à s’exprimer dans cette
langue, ce qui n’était pas le cas auparavant, auront pour conséquence une
augmentation du nombre d’élèves qui poursuivront l’étude d’une langue ancienne
au lycée.
2
la carte des formations
L’inspection
pédagogique régionale est associée à la définition de l’offre de formation
(fermeture, ouverture d’options) qui concerne exclusivement l’enseignement
public.
L’option grands commençants en grec a
été ouverte à la rentrée 2006 dans deux lycées (Verdun et Lunéville), mais elle
reste fragile et menacée de fermeture à Verdun.
Pour le latin, la situation est
préoccupante dans plusieurs lycées, et le maintien de l’option, qui a fait
jusqu’ici l’objet de moratoires successifs n’est pas assuré pour l’année
2007-2008. Il s’agit soit de lycées de petites tailles en secteur rural (Dieuze,
Stenay), soit d’établissements dans lesquels de nombreuses options sont
offertes, théâtre, audiovisuel, histoire des arts, etc. Une réflexion est
engagée avec les proviseurs et devra être conduite avec les professeurs,
souvent de lettres classiques, qui demandent ces options ou les assurent,
parfois avec un enthousiasme qu’on aimerait voir aussi appliquer à
l’enseignement des langues anciennes.
Deux lycées proposent une préparation
aux concours des ENS avec enseignement des langues anciennes : Poincaré à
Nancy, et G de La Tour à Metz.
3 Les professeurs
Un point préoccupant : les postes
de lettres classiques en collège ne sont pas toujours couverts pas des
titulaires ou par des professeurs de la spécialité. Les remplacements en latin
et grec sont difficiles à assurer : il n’est pas aisé, malgré une
politique de recrutement et de formation mise en œuvre par l’inspection pédagogique
régionale depuis plusieurs années, de
trouver des vacataires capables d’enseigner les langues anciennes, manque de
vivier, niveau nettement insuffisant.
L’académie dispose d’un site Langues
anciennes, très riche et régulièrement actualisé. L’inspection pédagogique
régionale peut par une liste de diffusion « Langues anciennes »
communiquer aisément avec les professeurs. Un bulletin « Feuille des
langues anciennes » est édité deux fois par an par le CRDP. Des animations
sont régulièrement organisées, visites de musée ou de site, conférences. De
bonnes habitudes de communication se sont établies entre les professeurs et les
formateurs et chargés de mission et
l’inspection pédagogique. On peut raisonnablement considérer que les
objectifs fixés en avril 2001 ont été atteints, au premier rang desquels
figuraient la rupture de l’isolement des professeurs de langues anciennes,
notamment en collège, et une politique de valorisation et de défense de
l’enseignement des langues anciennes.
4 Les épreuves du baccalauréat
Un document, charte de l’oral, a été
rédigé par l’IPR au terme d’un stage avec les professeurs. Il fixe le cadre, et
les consignes pour la passation de l’épreuve orale, et est remis par le chef de
centre à chaque interrogateur. L’IPR désigne les interrogateurs en
concertation avec la DECET et peut ainsi
éliminer des professeurs qui n’ont pas respecté lors des années antérieures les
caractéristiques de l’épreuve. L’épreuve se déroule bien, pas d’absentéisme des
professeurs, pas de problème particulier.
Latin :
Épreuve
de spécialité : une lente érosion
| Nombre
de candidats |
Moyenne |
<10 |
>10 |
| 34 |
13,65 |
6 |
28 |
Le nombre de candidats ayant composé
est stable par rapport à l’an passé (ils étaient 46 en juin 2003, 41 en 2004,
et 33 en 2005) tandis que la moyenne augmente (elle était de 9,65 en 2003,
12,15 en 2004, 12,85 en 2005). Les candidats sont certes moins nombreux, mais
le niveau monte, essentiellement grâce aux réponses aux questions :
l’épreuve est maintenant bien connue, et donc mieux traitée. Il faut continuer
à faire porter les efforts sur la partie « version » qui est
nettement moins bien réussie.
Épreuve facultative : une
nette augmentation
|
L |
ES |
S |
Total |
Nombre
de candidats
(4
absents) |
111 |
57 |
291 |
459 |
|
24,2% |
12,4% |
63,4% |
|
| Moyenne |
|
|
|
15,56 |
Le nombre de candidats a augmenté cette année, 459 pour 418 en
2005 : il y en avait 423 en juin
2003 et le nombre avait baissé à 364 en 2004. La moyenne de cette année
est 15,56 : en 200515,98,
juin 2004 (15,44, juin 2003 15,91
On notera
que la proportion de candidats issus des classes de série L a augmenté passant
de 17,6% à 24,2% ce qui est très
encourageant. Ce sont les candidats
issus de la série S qui demeurent
largement majoritaires (63,4%) mais leur proportion sur l’ensemble demeure
stable (63,6% en 2005). Les élèves de la série littéraire augmentent très
légèrement, de 23,2% à 24,2%.
Grec ancien
Épreuve de spécialité :
stabilité de faibles effectifs
| Nombre
de candidats |
Moyenne |
<10 |
>10 |
| 13 |
12 |
2 |
11 |
Le nombre des candidats demeure faible (ils
étaient 15 en 2004, 10 en 2005) : 9 d’entre eux sont scolarisés dans les
Vosges. La moyenne, 12, est en baisse par rapport à celle de l’an passé (13,9)
mais comparable à celle de 2004 (12,27 ). A la lecture des copies la même
remarque qu’en latin s’impose : ce sont les questions qui sont bien
traitées, l’exercice de version devra faire l’objet d’un entraînement au long de l’année, puisqu’il s’agit de
spécialistes se destinant à une poursuite d’étude dans l’enseignement
supérieur.
Épreuve facultative de grec
ancien : très nette augmentation
|
L |
ES |
S |
Total |
| Nombre
de candidats |
38 |
7 |
86 |
131 |
|
29% |
5,3% |
65,7% |
|
| Moyenne |
|
|
|
15,13 |
Le nombre de candidats cette année, 131, présente une nette
augmentation, 95 candidats en 2005, pour 91 en 2004. Rappelons qu’ils n’étaient
que 74 en 2003. La moyenne cette année est de 15,13, et marque une baisse par
rapport à 2005 (16,1) mais une grande stabilité
par rapport à 2004 (15,19) et même 2003 (15,35). Les candidats issus de
la série S représentent cette année deux candidats sur trois mais sans
augmentation de la proportion par rapport à l’ensemble : 65,3% en 2005,
65,7% cette année. La proportion de candidats issus de la série
littéraire remonte légèrement, de 26,3%
en 2005 à 29% cette année : il faudra que cette tendance se confirme.
Dominique
Pierrel,
IA - IPR de Lettres
- * * *
Coordination du bulletin :
M-A.Lefort, lycée H.Boucher - 57100 Thionville : Marie-Anne.Lefort@ac-nancy-metz.fr
M.Printz, lycée St Exupéry - 57290 Fameck
: michel.printz@wanadoo.fr
D.Ferlin, collège Jacques Callot - Neuves Maisons : denisferlin@wanadoo.fr
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