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1
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| Turbatus
his Nero et propinquo die quo quartum decimum aetatis annum Britannicus
explebat, volutare secum modo matris violentiam modo ipsius indolem, levi
quidem experimento nuper cognitam, quo tamen favorem late quaesivisset. |
………, troublé
par ces propos et voyant apparaître le jour où ………………aurait
quinze ans accomplis, réfléchit tantôt à la
violence de sa mère, tantôt au caractère de ………………
qui s’était révélé récemment, au cours
d’une petite expérience, suffisante pour valoir à celui-ci
de larges sympathies. |
| Festis
Saturno diebus, inter alia aequalium ludicra regnum lusu sortientium,
evenerat ea sors Neroni ; igitur ceteris diversa nec ruborem allatura
: ubi Britannico jussit exsurgeret progressusque in medium cantum aliquem
inciperet, irrisum ex eo sperans pueri sobrios quoque convictus, nedum
temulentos, ignorantis, ille constanter exorsus est carmen, quo evolutum
eum sede patria rebusque summis significabatur. Unde orta miseratio manifestior
quia dissimulationem nox et lasciva exemerat. |
Aux
fêtes des Saturnales, parmi d’autres jeux pratiqués entre
camarades qui tiraient au sort la royauté, celle-ci était
échue à ……….. . Il avait donné à d’autres
divers ordres, qu’ils n’avaient pas à rougir d’exécuter
; puis il commanda à …………. de s’avancer au milieu du groupe et
de chanter ; il espérait ainsi faire rire de l’enfant qui n’avait
pas l’habitude des réunions sobres, à plus forte raison
de celles où l’on s’enivrait. Celui-ci d’une voix ferme commença
un poème qui laissait entendre qu’il avait été chassé
de la demeure paternelle et du souverain pouvoir. Ce chant suscita une
compassion trop manifeste du fait que la nuit et l’excitation du plaisir
avaient banni toute dissimulation. |
| Nero,
intellecta invidia, odium intendit, urgentibusque Agrippinae minis, quia
nullum crimen neque jubere caedem fratris palam audebat, occulta molitur,
pararique venenum jubet, ministro Pollione Julio, praetoriae cohortis
tribuno, cujus cura attinebatur damnata veneficii nomine Locusta, multa
scelerum fama. Nam, ut proximus quisque Britannico neque fas neque fidem
pensi haberet, olim provisum erat. |
……….. comprit
l’odieux de sa conduite ; sa haine s’en accrut ; les menaces d’……………..
le pressaient . Mais il n’avait aucun grief à faire valoir contre
…………….. et n’osait ordonner publiquement son exécution. Il prépare
donc un coup sournois, caché et ordonne de préparer du poison
: il était secondé par ……….. ……………, tribun d’une cohorte
prétorienne, qui avait la garde de ……………, inculpée d’empoisonnement,
femme célèbre par ses crimes ? Car on avait pourvu depuis
longtemps à ce que tout l’entourage de ……………… n’eût ni foi
ni loi. |
| Primum
venenum ab ipsis educatoribus accepit, tramisitque exsoluta alvo, parum
validum sive temperamentum inerat ne statim saeviret. Sed Nero, lenti
sceleris impatiens, minitari tribuno, jubere supplicium veneficae, quod,
dum rumorem respiciunt, dum parant defensiones, securitatem morarentur.
Promitentibus dein tam praecipitem necem quam si ferro urgeretur, cubiculum
Caesaris juxta decoquitur virus, cognitis antea venenis rapidum.
Tacite, Annales,
XIII, 15 - 16
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Il
reçut le premier poison de ses propres pédagogues, mais
celui-ci passa par le flux du ventre, soit qu’il fût peu énergique,
soit qu’on l’eût mélangé pour que son action ne fût
pas instantanée. Mais ……………, exaspéré de la lenteur
apportée au crime, se répand en menaces contre le tribun,
ordonne l’exécution de l’empoisonneuse : " Ils songeaient, disait-il,
à la rumeur publique, se préparaient des moyens de défense
et en attendant retardaient sa sûreté. " Ils lui promettent
alors une mort aussi rapide que si on la donnait d’un coup d’épée,
et le produit foudroyant est préparé près de la chambre
de …………. au moyen de poisons déjà expérimentés. |
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Narcisse,
confident de Néron, parle à celui-ci :
Seigneur, j’ai
tout prévu pour une mort si juste :
Le poison est tout prêt.
La fameuse Locuste
A redoublé pour
moi ses soins officieux :
Elle a fait expirer un
esclave à mes yeux ;
Et le fer est moins prompt,
pour trancher une vie,
Que le nouveau poison que
sa main me confie.
Racine , Britannicus,
IV, 4 |
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Nero avait peur. Peur de perdre son pouvoir, mais peut-être ses
craintes allaient-elles au-delà de ce qu’il éprouvait pour
lui-même. Comme moi autrefois, comme tous ceux qui avaient eu, à
quelque moment, la responsabilité de l’Empire il retrouvait la
grande terreur des Romains, celle de la guerre civile. Cela, je le comprenais
fort bien. C’était cette peur qui avait maintenu au pouvoir les
princes qui s’étaient succédé. Une idée s’était
fait jour depuis le temps d’Auguste : que les Destins condamnaient toute
chose à périr, les cités et les Empires aussi bien
que les mortels, qu’il surgirait toujours un ennemi pour consommer leur
perte. Mais la puissance de Rome défiait n’importe quel ennemi.
Pour que le destin s’accomplît, il fallait que Rome se déchirât
de ses propres mains à elle, qu’elle tournât ses propres
forces contre elle-même. Ce qui s’était effectivement produit
lorsque Pompée et César s’étaient affrontés.
Un miracle avait fait que notre perte ne s’en était pas suivie.
Etait-elle seulement différée ?
Tout cela, je le comprenais fort bien et je ne me reprochai d’avoir ravivé
de vieilles terreurs. Mes paroles, dictées par la colère,
avaient éveillé trop d’échos. Et puis, il y avait
eu une imprudence de Britannicus lui-même, qui n’avait fait qu’empirer
les choses. Cela se passa au cours d’un dîner de fête, pendant
les Saturnales qui avaient suivi la mort de Claude. Nero jouait avec les
autres jeunes gens à ce jeu traditionnel en la fin de l’année,
qui consiste à tirer au sort un roi du festin. Nero avait été
désigné. A ce titre, il ordonnait à chacun de ses
compagnons d’accomplir tel ou tel acte, le plus souvent plaisant, qui
ne risquait de choquer personne. Quand vint le tour de Britannicus, son
frère lui demanda de s’avancer au milieu de la sale et de se mettre
à chanter. Pourquoi eut-il cette idée, je ne sais.Peut-être
parce que, grand amateur de chant lui-même, il se plut à
établir entre Britannicus et lui une comparaison qui serait tout
à son avantage. Quoi qu’il en soit, Britannicus obéit ;
il se leva et, entre les lits de table, prit l’attitude d’un acteur. Il
choisit alors de chanter un canticum de théâtre où
il était question d’un jeune prince qu’une guerre malheureuse avait
chassé du rang qui lui appartenait. Exilé, infortuné,
dépouillé de tout, ce prince de légende disait ses
malheurs. La ressemblance entre cette situation et celle de Britannicus
lui-même fut évidente à tous. Ce chant fut écouté
dans le plus profond silence et avec une vive émotion. Quelques-uns
des jeunes gens versèrent même des larmes. Il était
clair que tout le monde plaignait le jeune prince, celui du canticum ,
mais aussi le chanteur lui-même. Il fallut quelque temps avant que
la gaieté revînt parmi les convives.
L’impression que cet incident avait produite sur Nero fut probablement
décisive. Sur le moment, il resta silencieux et se contenta de
féliciter son frère pour son talent de chanteur. Mais ce
fut probablement en cet instant même qu’il se résolut au
crime. Moins de deux mois plus tard il l’exécuta, dans les conditions
que j’ai dites. Il s’assura pour cela les services de Lucusta, que nous
tenions toujours prisonnière dans la prison du palais. Il exigea
d’elle qu’elle lui remît un poison foudroyant, qui ne laissât
à son frère aucune chance de survivre, la menaçant,
si elle n’obéissait pas, de la faire mettre aussitôt à
mort. Cette fois encore Lucusta sauva sa vie.
Pierre Grimal,
Mémoires d’Agrippine, p. 354-355.
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Et
si tu menais l’enquête… ? |
| 1.
LES PREPARATIFS : Lis les différents
textes proposés puis réponds aux questions posées.
a)
Relève, dans le texte latin, les protagonistes. Remplis, dans
la traduction, les trous correspondants.
b)
Qui est le meurtrier ?
c)
Qui est la victime ?
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d)
Quel est le rôle de chacun des personnages ?
e) Quels
sont les liens de parenté des trois personnages principaux ?
f) Quels
sont les mobiles du meurtre ?
g) Relève,
dans le texte 1, le champ lexical du crime et de ses armes, puis donne
son correspondant en latin. |
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| Mos habebatur
principum liberos cum ceteris idem aetatis nobilibus sedentes vesci, in
aspectu propinquorum, propria et parciore mensa. Illic epulante Britannico,
quia cibos potusque ejus delectus ex ministris gustu explorabat, ne omitteretur
institutum aut utriusque morte proderetur scelus, talis dolus repertus
est. |
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| Innoxia adhuc
ac praecalida et libata gustu potio traditur Britannico ; dein, |
Une boisson encore
inoffensive, trop chaude, et préalablement goûtée,
est remise à Britannicus ; puis |
| postquam fervore
aspernabatur, frigida in aqua affunditur venenum, quod ita cunctos ejus
artus pervasit ut vox pariter et spiritus raperetur. |
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| Trepidatur
a circumsedentibus : diffugiunt imprudentes ; at quibus altior intellectus,
resistunt defixi et Neronem intuentes. Ille, ut erat reclinis et nescio
similis, solitum ita ait per comitialem morbum, quo prima ab infantia
afflictaretur Britannicus, et redituros paulatim visus sensusque. |
L’affolement
se met dans l’entourage ; ceux qui ne comprennent pas s’enfuient de tous
côtés ; mais ceux dont l’esprit est plus vif demeurent, les
yeux fixé sur Néron. Celui-ci reste couché, feignant
l’ignorance et dit que c’était sa crise habituelle d’épilepsie
: « Britannicus en était affligé depuis sa première
enfance et bientôt la vue et le sentiment lui reviendraient. » |
| At
Agrippinae is pavor, ea consternatio mentis, quamvis vultu premeretur,
emicuit ut perinde ignaram fuisse atque Octaviam, sororem Britannici,
constiterit : quippe sibi supremum auxilium ereptum et parricidii exemplum
intellegat. Octavia quoque, quamvis rudibus annis, dolorem, caritatem,
omnes affectus abscondere didicerat. |
Quant à
Agrippine, sa peur , l’agitation de son esprit étaient telles,
bien qu’elle s’efforçât de n’en rien faire paraître
sur son visage, qu’elle n’était manifestement pas plus au courant
qu’Octavie, sœur de Britannicus ; car elle comprenait que son dernier
appui lui était enlevé et que c’était là le
premier pas de Néron dans le parricide. Octavie, quoique à
un âge sans expérience, avait appris à cacher son
chagrin, ses affections, tous ses sentiments. |
| Ita post breve
silentium, repetita convivii laetitia.
Tacite, Annales,
XIII, 16
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mos
habetur : c’est l’usage que + prop. infinitive ;
princeps, principis,
m : empereur ;
aetas, aetatis, f :
äge ; vescor, eris, vesci : manger ;
aspectus, us,m : regard,
vue ;
propinqui, orum, m :
parents, proches ;
mensa, ae, f : table,
service ; illic : là ;
epulo, as, are : manger,
faire un repas ;
cibus, i, m : nourriture
; potus, us, m : boisson ;
delectus, i, m : quelqu’un
choisi ( ex : parmi ) ;
omitto, is, ere : oublier,
omettre ; |
institutum,
i, n : règle établie ;
prodo, is, ere :
montrer, trahir ;
uterque, utraque, utrumque
: chacun des deux ;
dolus, i, m : ruse,
stratagème ;
reperio, is, ire, reperi,
repertum : trouver, inventer ;
fervor, oris, m : chaleur
;
aspernor, aris, ari
: repousser; ita…ut : si bien que;
pervado, is, ere vasi
: pénétrer, entrer ;
pariter : en même
temps, d’un même coup ;
rapio, is, ere, rapui
: enlever, ôter . |
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Texte
5
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Burrhus
rapporte ceci à Agrippine :
Ce dessein s’est conduit avec
plus de mystère :
A peine l’empereur a vu venir
sons frère,
Il se lève, il l’embrasse,
on se tait ; et soudain
César prend le premier
une coupe à la main :
« Pour achever ce jour
sous de meilleurs auspices,
Ma main de cette coupe épanche
les prémices,
Dit-il ; dieux, que j’appelle
à cette effusion,
Venez favoriser notre réunion.
»
Par les mêmes serments
Britannicus se lie.
La coupe dans ses mains par
Narcisse est remplie ;
Mais ses lèvres à
peine en ont troublé les bords,
Le fer ne produit point de
si puissants efforts,
Madame : la lumière
à ses yeux est ravie ;
Il tombe sur son lit sans chaleur
et sans vie. |
Jugez
combien ce coup frappe tous les esprits :
La moitié s’épouvante
et sort avec des cris ;
Mais ceux qui de la cour ont
un plus long usage
Sur les yeux de César
composent leur visage.
Cependant sur son lit il demeure
penché,
D’aucun étonnement il
ne paraît touché :
« Ce mal dont vous craignez,
dit-il, la violence
A souvent, sans péril,
attaqué son enfance. »
Narcisse veut en vain affecter
quelque ennui,
Et sa perfide joie éclate
malgré lui.
Pour moi, dût l’empereur
punir ma hardiesse,
D’une odieuse cour j’ai traversé
la presse ;
Et j’allai, accablé
de cet assassinat,
Pleurer Britannicus, César
et tout l’Etat.
Racine, Britannicus,
V, 5
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Texte
6
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Britannicus mourut comme si son existence avait été tranchée
par une épée. Nero n’eut pas, pour administrer à
son frère la dose fatale, les difficultés que j’avais rencontrées
lorsqu’il s ‘était agi de Claude. Il se trouva, par une sorte d’étrange
justice, que j’avais pourvu moi-même à lui en donner les
moyens lorsque, par mes soins, l’entourage de Britannicus avait été
formé de personnages peu scrupuleux, et prêts à tout.
Ce furent ses précepteurs eux-mêmes qui lui firent boire
le vin empoisonné. ainsi le crime, que mes précautions avaient
rendu possible et dont j’espérais, lorsque je les prenais, en faire
bénéficier Nero, fut commis par Nero lui-même, et
contre moi.
Personne, ni au palais ni même dans la ville, n’eut le moindre doute
sur la cause réelle de cette mort. Au demeurant, les gens du prince
n’avaient guère pris de précautions pour la dissimuler.
Circonstance qui ne passa pas inaperçue, les funérailles
de Britannicus eurent lieu le soir même de sa mort, après
la tombée de la nuit, et il apparut que tous les préparatifs
nécessaires avaient été accomplis déjà
au cours de la soirée, à une heure où le jeune prince
était encore vivant ! Le bûcher funèbre avait été
préparé à l’emplacement réservé à
cet effet dans l’enclos du tombeau d’Auguste, et c’est dans le monument
de ce dieu que furent déposées les cendres de celui qui
était l’un de ses petits-neveux.
Il s’en fallut de peu que le bûcher funèbre ne pût
être allumé. Le temps était épouvantable. Nous
étions au début de février, à la saison où
se produisent tant d’averses violentes . Celle de ce soir-là précipita
sur la Ville non seulement des torrents d’eau, mais aussi des rafales
de neige, tandis que des éclairs parcouraient le ciel et que se
faisait entendre le tonnerre. La colère divine semblait évidente.
Contre qui était-elle dirigée ? Etait-ce contre Nero lui-même,
en raison du crime ? Ou, plus grave encore, contre Rome, théâtre
de telles abominations, et qui les tolérait ? Contre moi, peut-être,
qui en avais précipité l’exécution ? Mais s’agissait-il
vraiment de colère ? Peut-être
les divinités voulaient-elles seulement marquer la fin de la famille
des princes issus de Livie et, par elle, des Claudii. Du moins je me le
persuadai. Contre moi, contre mes tentatives pour ramener mon fils à
plus de complaisance à mon égard, les dieux nous signifiaient
que seul comptait désormais pour eux Nero, issu du sang de Julia
et, par elle, de celui d’Auguste. Les éclats du tonnerre que l’on
avait entendus ce soir-là marquaient ni le désaccord ni
la colère des dieux mais sanctionnaient le retour définitif
et sans contestation possible du pouvoir impérial à cette
branche des Julii dont Nero était le seul représentant,
depuis que Silanus avait péri. En faisant mourir Claude puis Silanus,
j’avais œuvré pour les Destins. Nero lui-même avait mis le
sceau final sur mon ouvrage en empoisonnant Britannicus.
C’est ainsi que je me rassurai. De son côté Nero adressait
aux citoyens un message dans lequel il expliquait que, si les funérailles
de son frère avaient été célébrées
sans délai, et pendant la nuit, la raison en était la coutume
ancienne voulant que les obsèques d’un être jeune soient
soustraites à la lumière du jour et ne comportent ni cortège
ni éloge funèbre. Nero concluait en déplorant d’avoir
été privé du secours que son frère aurait
pu lui apporter dans l’administration de l’Empire et en demandant au sénat
et au peuple de l’entourer lui-même de leur affection. Il ajoutait,
à la fin du message, qu’il était d’autant plus à
plaindre qu’il restait le seul représentant d’une famille destinée
à assumer le rang suprême dans l’Etat. Cette conclusion me
plut tout particulièrement. Elle proclamait ce que j’avais toujours
revendiqué, ce droit divin de ma race à régir l’Empire
et l’univers. Elle soulignait habilement qu’il n’y avait plus aucune place
dans l’Etat pour un rival, ce qui signifiait que la paix civile était
revenue, que, grâce à l’empereur, la cauchemar qui hantait
les Romains était exorcisé.
Pierre GRIMAL,
Mémoires d’Agrippine, p. 356-357.
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| 2.
LE CRIME EST COMMIS …
a)
Les circonstances :
- où
?
- comment
? Relève le champ lexical ( français puis latin ) correspondant
à cela.
b)
Réactions de l’entourage ?
c)
Traduis les passages non traduits puis la dernière ligne.
d)
Quel effet produit cette dernière ligne ?
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3.
ET APRES LE CRIME ?…
a)
Quel texte te paraît le plus objectif ? Pourquoi ?
b)
Quel texte te paraît le plus subjectif ? Relève les termes
qui t’ont aidé.
c)
Lequel préfères-tu ? Pourquoi ?
d)
Et maintenant
-
imagine que Néron raconte, à son tour, cet assassinat…
-
ou bien propose un article de journal relatant cet assassinat…
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