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Les
premiers dieux
Donc au
tout début il y eut Vide, et puis
Terre
au large sein, pour tous toujours assise sûre,
- Les
immortels, maîtres aux cimes enneigées de l'Olympe -
Et Tartare
brumeux au fond du vaste monde ,
Et Amour,
le plus beau chez les dieux immortels,
Qui fait
le corps défaillir
Et dans
la poitrine de tout dieu comme de tout homme
Subjugue
le sens et le sage conseil.
De Vide
naquirent Érèbe et noire Nuit.
Et de
Nuit à son tour on vit éclore Éther et Jour,
-
Qu'elle enfanta de son union d'amour avec Érèbe -.
Terre
de son côté donna d'abord naissance à Ciel étoilé,
Egal
à elle, afin qu'il l'enveloppât tout entière
Et fût
toujours pour les grands dieux un sûr séjour.
Et elle
mit au monde les Montagnes hautes, demeures des grâces divines,
Les Nymphes
habitantes des monts vallonnés.
Elle
enfanta aussi Pontos, grand large sans récoltes agité
de
grosses vagues,
Sans
le désir d'amour ;
Ensuite,
du lit de Ciel elle enfanta encore
Les Titans,
Océan
aux profonds tourbillons, Coeos et Crios, Hypérion et Japet,
Et les
Titanides,
Théia
et Rhéia, Thémis et Mnémosyne,
Et Phoebé,
couronne d'or, et Téthys, tant aimée ;
Parmi
eux il y eut le mieux armé,
Cronos
à l'esprit crochu,
Le plus
redoutable des enfants : il eut la haine pour son père florissant.
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