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Programmes
Propositions de progressions
(réflexions académiques)
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PROGRAMME EN LIGNE
I. ENSEIGNEMENT OBLIGATOIRE
Notre planète, tant en ce qui
concerne la géosphère que la biosphère
présente deux propriétés d'apparence contradictoire
: stabilité et
variabilité . Cette contradiction se
résout par la prise en compte de la
dimension temporelle . L'un des objectifs
du programme de la classe de terminale est de fournir un modèle
dynamique de la Terre aux élèves ayant opté
pour la filière scientifique. Ce modèle, pour
être complet, prend en compte l'évolution
au cours du temps du système global
terrestre : enveloppes fluides (abordées en classe de
seconde), enveloppes solides (définies en classe de
première S) et êtres vivants.
Le monde vivant présente une
unité structurale et fonctionnelle mais aussi
une très grande diversité ; cette diversité
lui permet de se maintenir globalement
au cours du tempset de s'étendre
dans l'espace. Ainsi,
- la stabilité de la biosphère
s'accompagne de la variabilité des espèces
(évolution) ;
- la stabilité de l'espèce s'accompagne
de la variabilité des individus (procréation,
génétique) ;
- la stabilité de l'individu s'accompagne
de la variabilité de certains de ses constituants
(par exemple le système immunitaire).
Comprendre l'évolution biologique
et géologique de la planète requiert
la capacité d'identifier des moments remarquables
dans l'histoire de la Terre, de les ordonner, d'évaluer
leur âge
et de mesurer les durées
qui les séparent.
I.1. Introduction : Approche
du temps en biologie et géologie (0.5 semaine)
L’objectif de cette partie est
d’introduire le programme, de lui donner du sens, d’en faire
percevoir le fil directeur et la logique. Il s’agit plus précisément
de conduire les élèves à s’interroger
sur les différentes échelles de temps
utilisées pour comprendre l’évolution conjointe
de la planète et de la biosphère. Cette introduction
s’appuie sur la perception empirique du temps qu’ont
les élèves. Elle ne constitue en aucun cas
une liste de contenus ou de notions exigibles au baccalauréat.
Toutefois, si une notion utilisée dans l’introduction
est reprise dans une autre partie du programme, elle pourra
alors faire l’objet de questions à l’examen, ces questions
se cantonnant exclusivement aux contenus et respectant
les limites de la partie du programme correspondante. Les indications
ci-dessous ne sont que des propositions.
I.1.1. Questions
essentielles pouvant servir d’entrée dans le programme
- Comment la planète actuelle
(avec ses habitants) s’est-elle construite au cours du temps ?
Son fonctionnement a-t-il toujours été conforme à
l’actuel ou s’est-il modifié au cours du temps ?
- Quels sont les événements
majeurs qui jalonnent cette histoire ? Quand se sont-ils
produits? Comment peut-on les dater ? Comment peut-on apprécier
leur durée ?
- Sur quel(s) critère(s), notamment
temporel(s), peut-on définir la stabilité ou la
variabilité d’un individu, d’une chaîne de montagne,
d’une molécule, d’une espèce, d’un domaine
océanique…?
- Quelles sont les durées caractéristiques
d’existence d’un individu, d’une chaîne de montagne,
d’une molécule, d’une espèce, d’un domaine
océanique…?
- Les modifications de la planète
et de ses habitants sont-elles continues ou discontinues ?
I.1.2. Méthodes et supports
envisageables
- Repérer sur une frise du
temps les grands événements déjà
abordés au cours des classes précédentes
en sciences de la vie et de la Terre.
- Par une recherche documentaire,
faire construire une frise du temps en y plaçant les événements
couramment évoqués dans la presse de vulgarisation
scientifique et faire naître le besoin d’une justification
rigoureuse (ou d’une remise en cause) de cette présentation.
Parmi
les événements clés
intéressants , on peut citer sans les développer,
les exemples suivants :
- La formation de la Terre et sa différenciation
- L’apparition de la vie
- L’apparition de l’atmosphère oxydante
- La mise en place de la tectonique des plaques
- L’apparition de la cellule eucaryote
- L’apparition de la première coquille
(ou du premier squelette)
- L’apparition du premier vertébré
- L’apparition de la première plante ligneuse
- L’apparition du premier être vivant aérien
- L’apparition du premier Hominidé
- Par une recherche documentaire :
· faire classer les grands
événements biologiques et géologiques
selon leur durée,
· faire naître un questionnement
sur le mode d’appréciation de la durée
des phénomènes.
- Discuter sur un exemple de la continuité
ou discontinuité d’un phénomène selon
l’échelle de temps utilisée pour le décrire.
- Discuter sur un exemple de la stabilité
ou de la variabilité d’un objet, d’un mécanisme,
etc. en fonction de la durée de son observation.
Parmi
les « objets »
et « mécanismes » dont on peut apprécier
la durée :
- La planète Terre
- Une chaîne de montagne
- Une période glaciaire
- Une espèce
- Un individu
- Une molécule
- Une cellule
- Une réaction métabolique
- Le renouvellement du carbone de la biomasse
- Une division cellulaire
Les technologies de l’information et de
la communication pourront contribuer à l’enseignement
de toutes les parties du programme, grâce aux possibilités
d’acquisition et de traitement de données par ordinateur,
de modélisation, de simulation et grâce
aux ressources en ligne, notamment sur le réseau des sites
institutionnels.
I.2. Parenté entre êtres
vivants actuels et fossiles - Phylogenèse – Evolution
(3 semaines)
A partir d’un réinvestissement
de la classe de seconde (les plans d’organisation,
l’unité des constituants cellulaires et génétiques,
l’origine commune des espèces) on aborde la
biodiversité et la recherche de la parenté entre
espèces (phylogenèse). L’Homme, avec ses caractéristiques
particulières, est situé au sein du règne
animal. On montre ensuite que les êtres humains
actuels appartiennent à une même espèce. On
date l’émergence de cette espèce en la resituant
dans l’histoire de la Terre.
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ACTIVITÉS ENVISAGEABLES
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NOTIONS ET CONTENUS
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Remobilisation rapide des acquis
de seconde et de première.
Etude sommaire de stades embryonnaires
de différents vertébrés.
Utilisation de pièces
anatomiques pour établir les relations de parenté
entre les vertébrés.
Utilisation de logiciels permettant
des comparaisons moléculaires entre les vertébrés
(hémoglobine, myoglobine).
Utilisation de logiciels établissant
des arbres phylogénétiques.
Lecture et critique d’arbres phylogénétiques.
Comparaisons chromosomiques et
moléculaires Chimpanzé-Homme ; Gorille-Homme.
Comparaisons anatomiques entre
l’Homme et le chimpanzé : étude des caractéristiques
anatomiques en relation avec la station bipède.
Travail sur documents (réels,
moulages, photographies….) montrant despièces anatomiques
(boîtes crâniennes, bassins) : description, comparaison,
classement.
Etude de la diversité de la
répartition géographique des groupes sanguins. |
Les êtres vivants partagent
des propriétés communes (structure cellulaire,
ADN, modalités de la réplication et
de l’expression des gènes, code génétique).
Elles traduisent une origine commune.
L’état actuel du
monde vivant résulte de l’évolution.
Toutes les espèces
vivantes actuelles et toutes les espèces
fossiles sont apparentées mais elles le
sont plus ou moins étroitement .
La
recherche de parenté chez les vertébrés
- L’établissement de phylogénies
L’établissement
de relations de parenté entre les vertébrés
actuels s’effectue par comparaison de caractères
homologues (embryonnaires, morphologiques, anatomiques
et moléculaires).
Les comparaisons macroscopiques
prennent en compte l’état ancestral et l’état
dérivé des caractères.
Seul le partage d’états
dérivés des caractères témoigne
d’une étroite parenté.
Ces relations de parenté
contribuent à construire des arbres phylogénétiques.
Les ancêtres communs
représentés sur les arbres phylogénétiques
sont hypothétiques, définis par
l’ensemble des caractères dérivés partagés
par des espèces qui leur sont postérieures ;
ils ne correspondent pas à des espèces
fossiles précises.
Une espèce
fossile ne peut être considérée comme la
forme ancestrale à partir de laquelle se
sont différenciées les espèces postérieures
.
La lignée humaine – La
place de l’Homme dans le règne animal
L’Homme
est un eucaryote, un vertébré, un tétrapode,
un amniote, un mammifère, un primate, un
hominoïde, un hominidé, un homininé : ces
caractères sont apparus successivement à
différentes périodes de l’histoire
de la vie.
L’Homme partage un ancêtre
commun récent avec le Chimpanzé et le
Gorille. Cet ancêtre commun n’est ni un
Chimpanzé (ou un Gorille) ni un homme.
La divergence de la lignée
des chimpanzés et de la lignée humaine
peut être située il y a 7 à
10 millions d’années.
Les critères d’appartenance
à la lignée humaine
:
Les critères d’appartenance
à la lignée humaine sont les caractères
liés à la station bipède,
le développement du volume crânien, la régression
de la face, les traces fossiles d’une activité
culturelle.
On admet que tout fossile
présentant au moins un de ces caractères dérivés
appartient à la lignée humaine.
Le caractère buissonnant de
la lignée humaine
La lignée humaine est représentée
actuellement par une seule espèce.
Plusieurs espèces d’homininés
ont vécu entre 6 millions d’années et 100
000 ans, époque où apparaissent les
Homo sapiens .
Ces espèces
appartiennent à deux genres : les
Australopithèques et les Homo.
Les Australopithèques
possèdent des caractères dérivés
de la lignée humaine en rapport avec la
bipédie.
Les espèces
du genre Homo possèdent en outre des caractères
dérivés crâniens marqués
notamment par une augmentation du volume crânien et une
réduction de la face.
Les Australopithèques
ont vécu entre 4 millions d’années
( Australopithecus anamensis) et 1
million d’années (A. robustus ). Les Homo les
plus anciens (H. habilis) sont datés
de 2,5 millions d’années. Plusieurs espèces
d’Homininés ont donc vécu en même temps.
Les Australopithèques
formeraient un rameau de la lignée humaine
détaché assez tôt de celui
des Homo.
Les espèces
fossiles actuellement trouvées entre
4 millions et 1,5 millions d'années sont
toutes africaines. Cela peut s’expliquer par l’origine
africaine de la lignée humaine ou par les conditions
de fossilisation exceptionnelles de la vallée
du rift africain.
Les Homo
erectus sont connus d’abord en
Afrique (adolescent de Turkana : 1,6 million
d’années) ; ils forment un groupe très diversifié
dont l’évolution est marquée notamment
par une augmentation graduelle du volume crânien.
De nombreuses populations colonisent l’Afrique du Nord,
l’Afrique du Sud, le Proche Orient, l’Asie et l’Europe.
L’Homme de Néanderthal trouvé
en Europe semble provenir de l’évolution d’Homo
erectus ayant colonisé l’Europe.
L’origine des hommes modernes,
Homo sapiens
Toutes les populations humaines
actuelles partagent les mêmes allèles, avec une
fréquence variable.
La population
ancestrale n’aurait compté que quelques
dizaines de milliers d’individus.
Homo sapiens
serait une nouvelle espèce apparue en Afrique
ou au Proche Orient il y a 100 000 à 200 000 ans
et aurait colonisé tous les continents en remplaçant
Homo erectus .
Limites : les arguments liés
aux données sur l’ADN mitochondrial ne sont
pas au programme .
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I.3 Stabilité et variabilité des génomes
et évolution (6 semaines)
Cette partie du
programme s'articule directement avec les acquis des classes de
seconde et de première qu’elle complète (nature du matériel
génétique et son expression, notion de
mutant et de mutation, rôle de l'environnement dans l'élaboration
du phénotype). Elle s’appuie sur
des données récentes issues des études
des génomes pour mettre en évidence deux des processus
importants de leur évolution : formation de
nouveaux allèles et formation de nouveaux gènes
par mutation et duplication de gènes. Elle montre le rôle
de la reproduction sexuée dans la
stabilité du génome et dans sa variabilité.
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ACTIVITÉS ENVISAGEABLES
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NOTIONS ET CONTENUS
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Comparaison de séquences nucléotidiques et protéiques comparaison de différents
allèles d’un gène, comparaison des gènes d’une famille multigénique (hémoglobines
et myoglobine, gènes homéotiques, etc.).
Utilisation de logiciels de traduction pour étudier les conséquences des
mutations sur les protéines.
Étude de deux cycles biologiques : celui d’un mammifère et celui d’un
champignon ascomycète.
Comparaison de caryotypes de cellules haploïdes et diploïdes.
Observations cytologiques d' événements de méiose et de fécondation.
Interprétation de caryotypes présentant une trisomie libre du chromosome
21.
Analyse de résultats de test-cross chez un organisme diploïde (cas d’un
et de deux couples d’allèles).
Réalisation, observation et analyse de préparations microscopiques d’asques
(cas d’un couple d’allèles).
Étude de l’exemple du paludisme et de la fréquence de l’allèle bS de la
globine ou du mélanisme de la phalène du bouleau.
Comparaison de molécules homologues de différentes espèces, ayant les
mêmes propriétés.
Exemple : les hémoglobines de mammifères
Comparaison des caractères crâniens du fœtus de Chimpanzé et du fœtus
humain.
Acquisition plus tardive du caractère opposable du pouce chez le Chimpanzé
que chez l’Homme.
Comparaison de la durée du développement embryonnaire du système nerveux
central de l’Homme et du Chimpanzé.
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L'apport de l'étude des génomes : les
innovations génétiques.
: Au sein d’une espèce, le polymorphisme des
séquences d'ADN résulte de l’accumulation
de mutations au cours des générations.
Suivant leur nature et leur localisation, les mutations
(substitution, addition ou délétion
d’un ou de plusieurs nucléotides) ont des conséquences
phénotypiques variables.
Au sein du génome d’une espèce, les similitudes
entre gènes (familles de gènes)
sont interprétées comme le résultat
d’une ou plusieurs duplications d’un gène ancestral.
La divergence des gènes d’une même famille
s’expliquent par l’accumulation
de mutations. Dans certains cas, ces processus peuvent
conduire à l’acquisition
de gènes correspondant à de nouvelles
fonctions.
Les innovations génétiques sont aléatoires
et leur nature ne dépend pas des caractéristiques
du milieu.
Limites :
Les mécanismes à l'origine des mutations
ou des duplications de gènes et l’étude
des différents types d'ADN extragénique
ne sont pas au programme.
Méiose et fécondation
participent à la stabilité de l'espèce.
Chez les organismes présentant une reproduction
sexuée, une phase haploïde et une phase
diploïde alternent.
La méiose assure le passage de la phase diploïde
à la phase haploïde. Elle suit une phase
de réplication de l'ADN et se compose de deux
divisions cellulaires successives
qui conduisent à la présence d’un lot
haploïde de chromosomes par cellule fille.
La fécondation rétablit la diploïdie
en réunissant les lots haploïdes des gamètes
d’une même espèce.
Des perturbations dans la répartition des chromosomes
lors de la formation des gamètes
conduisent à des anomalies du nombre des chromosomes.
Limites :
L’étude de l’ovogenèse et de la spermatogenèse
n’est pas au programme.
L’étude des cycles autres que ceux d’un mammifère
et d’un champignon ascomycète n’est pas au programme.
Les mécanismes cellulaires et moléculaires
de la fécondation ne sont pas au programme.
Les différentes étapes de la prophase
de la première division de méiose ne sont pas
au programme.
Méiose et fécondation
sont à l'origine du brassage génétique.
La variabilité allélique se manifeste
au sein de l’espèce par une hétérozygotie à
de
nombreux locus.
La variabilité génétique est accrue
par la réunion au hasard des gamètes lors de la fécondation
et par les brassages intrachromosomique et interchromosomique lors
de la méiose.
Le brassage intrachromosomique, ou recombinaison homologue
par crossing-over,
a lieu entre chromosomes homologues appariés
lors de la prophase de la première division
de méiose.
Le brassage interchromosomique est dû à
la migration indépendante des chromosomes
homologues de chaque paire lors de l'anaphase de la
première division de méiose.
Limites :
Les mécanismes de crossing-over, les calculs
de distance génique et les termes
de post-réduction et de pré-réduction
ne sont pas au programme.
Étude de trois exemples
de relations entre mécanismes de l’évolution et génétique.
Les innovations génétiques peuvent être
favorables, défavorables ou neutres
pour la survie de l’espèce.
- Parmi les innovations génétiques seules
celles qui affectent les cellules germinales
d’un individu peuvent avoir un impact évolutif.
Les mutations qui confèrent un avantage sélectif
aux individus qui en sont porteurs ont une probabilité plus
grande de se répandre dans la population.
- Des mutations génétiques peuvent se
répandre dans la population sans conférer
d’avantage sélectif particulier (mutations dites
neutres).
Limites :
Les mécanismes de la dérive génique
ne sont pas au programme.
- Des mutations affectant les gènes de développement
(notamment les gènes homéotiques)
peuvent avoir des répercussions sur la chronologie
et la durée relative de la mise en place
des caractères morphologiques. De telles mutations
peuvent avoir des conséquences
importantes.
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I.4. La mesure du temps
dans l’histoire de la Terre et de la vie(2 semaines)
Si les outils de mesure des durées des
phénomènes biologiques actuels sont relativement familiers
des élèves, il n’en est pas de même
de ceux qui permettent d’apprécier les événements
longs (par rapport à l’échelle humaine)
et anciens (par rapport à l’approche
historique).
La mesure du temps au-delà des époques
historiques se fait en interprétant des phénomènes
géologiques et biologiques enregistrés dans
les roches et les fossiles . Pour cela les géologues utilisent
des outils de datation relative et absolue.
>Selon son choix, le professeur
peut consacrer un bloc de deux semaines à l’étude
de ce chapitre ou le répartir sur une durée
équivalente dans d’autres chapitres. Il est suggéré
aux professeurs d’illustrer les méthodes de chronologie relative
et absolue à partir d’exemples choisis dans les chapitres
« convergence (subduction, collision) »,
« parenté entre êtres vivants actuels
et fossiles - phylogenèse – évolution ».
Quelle que soit la solution pédagogique choisie,
les objectifs cognitifs à atteindre sont ceux énoncés
ci-dessous.
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ACTIVITÉS ENVISAGEABLES
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NOTIONS ET CONTENUS
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Datation relative d’événements
à partir d’exemples et d’observations :
- sur le terrain (superposition,
discordance et déformation des couches)
- sur des échantillons
(fossiles, minéraux)
- sur des coupes géologiques
(discordances, intrusions)
- sur des photographies
et des images à diverses échelles (discordances)
. |
Datation relative
La datation relative permet d’ordonner
les uns par rapport aux autres des structures
(strates, plis, failles, minéraux) et des événements
géologiques variés (discordance, sédimentation,
intrusion, orogenèse).
Limites :
Le détail des structures, leur inventaire
exhaustif et les mécanismes de déformation
ne sont pas au programme
La datation relative repose
sur les principes de la chronologie relative qui ont permis
d’établir l’échelle stratigraphique des
temps géologiques. Ces principes sont :
- superposition,
- continuité,
- recoupement,
- identité paléontologique.
Limites :
L’utilisation de ces
principes pour l’établissement de l’échelle
stratigraphique internationale n’est pas au programme.
La connaissance de
l’échelle stratigraphique internationale des
temps géologiques n’est pas au programme.
La reconstitution de l’histoire géologique
d’une région n’est pas au programme, on se
limitera à l’étude de successions simples
d’événements géologiques. |
Calcul de l’âge d’une couche à
partir de résidus de bois carbonisés (traces
de peuplement, coulées volcaniques récentes
ayant brûlé une végétation)
Utilisation de datations absolues K-Ar
pour encadrer l’âge de gisements fossilifères
d’hominidés dans les séries volcanosédimentaires
du rift est-africain.
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Datation absolue
La chronologie absolue, en donnant accès
à l’âge des roches et des fossiles, permet
de mesurer les durées des phénomènes géologiques.
Elle permet aussi de situer dans le temps l’échelle
relative des temps géologiques.
La chronologie absolue est fondée
sur la décroissance radioactive de certains éléments
chimiques : elle exploite la relation qui existe
entre rapports isotopiques et durée écoulée
depuis la « fermeture du système »
contenant les isotopes.
Les radio-chronomètres sont choisis
en fonction de la période de temps que l’on cherche
à explorer.
Pour les derniers millénaires on
utilise le carbone 14 (14 C) dont la quantité
lors de la fermeture du système est connue. La mesure
de la quantité de 14 C restante dans
l’échantillon permet de trouver un âge. Lorsque
tous les éléments radioactifs ont disparu de l’échantillon,
la datation n’est plus possible.
Pour des périodes plus anciennes
on peut, par exemple, utiliser le couple potassium-argon
(K-Ar). La quantité initiale lors de la fermeture
du système est négligeable. La contamination
par l’argon de l’atmosphère rend difficile la
détection de l’argon issu de la désintégration
du potassium avant que la roche ait atteint un certain âge.
On utilise aussi le couple rubidium-strontium (Rb-Sr). Pour
trouver l’âge d’une roche il est alors nécessaire
de mesurer les rapports isotopiques de plusieurs
minéraux de la même roche ayant cristallisé
au même moment (les quantités initiales
des éléments et le moment de la fermeture
du système étant inconnus).
Limites :
La signification des
rapports isotopiques initiaux n’est pas au programme.
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Remarque : la datation absolue des objets
naturels en sciences de la Terre est une illustration pratique
du principe de la décroissance radioactive
étudié en sciences physiques et de la
fonction exponentielle étudiée en mathématiques
: une coordination entre les enseignants des
disciplines scientifiques pourra être développée
à ce sujet.
I.5. La convergence lithosphérique
et ses effets. (4 semaines)
Les notions sur la structure du globe
et la convection du manteau, les connaissances sur les plaques lithosphériques
et leur cinématique, certains processus magmatiques
ont été acquis en classe de première.
Les principales caractéristiques de la convergence introduites
en première sont réinvesties pour traiter les phénomènes
liés à la convergence des plaques.
La convergence lithosphérique
est caractérisée :
I.5.1. Convergence
et subduction
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ACTIVITÉS ENVISAGEABLES
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NOTIONS ET CONTENUS
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Analyse de documents (cartes, coupes, base de données
sismiques, photographies) permettant de dégager
les principales caractéristiques des marges
actives actuelles :
- fosse océanique,
- chaîne de montagnes,
- arc magmatique,
- prisme d’accrétion,bassin
arrière-arc.
On exclura tout
document relatif à la gravimétrie.
Construction de plan(s) de Wadati/Benioff
à partir des profondeurs des foyers des séismes.
À partir des densités moyennes
de la croûte océanique et du manteau lithosphérique,
calcul de la densité moyenne de la lithosphère
océanique en fonction de son épaisseur
et de son âge. Comparaison avec la densité de l’asthénosphère
Etude (texture, composition) de roches magmatiques :
volcaniques (andésite, rhyolite) et plutoniques
(granitoïde).
Observation des minéraux et des structures
minérales témoignant de transformations minéralogiques
dans les métabasaltes ou métagabbros de
la croûte océanique subduite : minéraux
typiques des zones de subduction (glaucophane, grenat,
jadéite).
Utilisation de grilles pétrogénétiques
pour retrouver les conditions d’apparition de
ces minéraux.
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La convergence se traduit par la disparition
de lithosphère océanique dans le manteau, ou
subduction.
La lithosphère
océanique s’enfonce sous la marge active d’une
plaque comprenant une croûte continentale ou une croûte
océanique. Les caractéristiques principales
des zones de subduction sont :
- La présence
de reliefs particuliers (positifs et négatifs).
- Une activité
magmatique importante.
- Une déformation
lithosphérique importante.
- Une répartition
particulière des flux de chaleur.
Limites :
Les caractéristiques gravimétriques des zones de subduction
ne sont pas au programme.
La distribution géométrique
des séismes matérialise le plongement
d’une portion rigide de lithosphère à
l’intérieur du manteau plus chaud et ductile.
Limites :
L’étude exhaustive de la diversité des structures
et des fonctionnements des zones de subduction
n’est pas au programme. On se limite à
la distinction entre subduction sous une marge continentale et subduction
intra-océanique.
L’évolution de
la lithosphère océanique qui s’éloigne
de la dorsale s’accompagne d’une augmentation de sa
densité, jusqu’à dépasser la
densité de l’asthénosphère : cette différence
de densité est l’un des principaux moteurs de
la subduction.
Les zones de subduction
sont le siège d’une importante activité
magmatique caractéristique : volcanisme,
mise en place de granitoïdes.
Limites :
Les caractéristiques chimiques des séries magmatiques
et la diversité des dynamismes éruptifs ne
sont pas au programme
.
Le magma provient de la fusion partielle
des péridotites au-dessus du plan de Bénioff,
cette fusion est due à l’hydratation du manteau.
L’eau provient de
la déshydratation des roches de la plaque plongeante.
Le long du plan de Bénioff, les roches de la lithosphère
océanique sont soumises à des conditions
de pression et de températures différentes de celles
de leur formation. Elles se transforment et se déshydratent.
Des minéraux caractéristiques des zones
de subduction apparaissent. |
I.5.2.
Convergence et collision continentale
La collision résulte de
la convergence de deux lithosphères continentales. Elle fait suite en général
à une subduction et conduit à la formation d’une chaîne de montagnes. Ces
phénomènes sont abordés à partir de quelques aspects de la géologie des Alpes
franco-italiennes. En aucun cas il ne s’agit
d’une étude exhaustive de la chaîne ou de sa formation
.
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ACTIVITÉS ENVISAGEABLES
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NOTIONS ET CONTENUS
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Reconnaissance et étude (terrain, coupes,
photographies) des indices d’une subduction et d’une
collision :
- roches, structures minéralogiques
portant les traces de la subduction
- plis, failles et charriages
traces de la collision.
Mise en évidence de l’épaississement
à partir de l’analyse de profils sismiques levés
au travers de chaînes de montagnes.
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Dans les
Alpes franco-italiennes affleurent des roches qui contiennent
des témoins minéralogiques des conditions
de pression et température d’une subduction.
Il s’agit d’éléments d’une ancienne lithosphère
océanique subduite et ramenée en surface
(ophiolites).
Dans les Alpes franco-italiennes affleurent
des témoins de marges passives : sédiments, blocs
basculés et de croûte océanique non
subduite (ophiolites). Les marges passives sont
déformées et témoignent de la collision continentale.
La convergence est ici absorbée par la déformation
des marges qui se raccourcissent et s’épaississent,
conduisant à la formation d’une chaîne de montagnes.
Les conséquences les plus visibles du raccourcissement
et de l’épaississement de la croûte continentale
sont :
- une topographie
particulière (des reliefs élevés associés
à une racine crustale),
- des plis,
des failles et des charriages.
Limites :
Les mécanismes de l’obduction ne sont pas au programme.
Le détail des structures, leur inventaire exhaustif et les
mécanismes de déformation ne sont pas au
programme
Après la collision, la chaîne
de montagnes est le lieu d’une évolution tardive :
érosion en surface, fusion partielle en profondeur.
Limites :
Les processus d’évolution tardive des
chaînes sont simplement évoqués ;
ils ne sont pas au programme et ne feront pas l’objet
d’une question au baccalauréat.
La fin
de ce chapitre est l’occasion de dresser un rapide bilan de
la dynamique de la lithosphère, de l’ouverture océanique
à la naissance d’une chaîne de montagnes.
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I.6. La procréation (6
semaines)
Les mécanismes cellulaires de la méiose
et de la fécondation sont apparus au cours du temps en association
avec des phénomènes physiologiques
et comportementaux (reproduction sexuée et sexualité).
On aborde les problèmes en se plaçant dans la
perspective d’une étude développementale : dans le prolongement
de l’étude du génotype au
phénotype du programme de première S, on envisage
les mécanismes en jeu dans la réalisation du phénotype
sexuel à partir du génotype.
Les notions étudiées en classe de première
sur les caractéristiques d’un système de régulation
à propos de la glycémie sont réinvesties pour
l’étude d’une régulation plus complexe (trois
niveaux de régulation : gonades, hypophyse, hypothalamus).
Cette étude permet d’aborder les notions de neurohormone
sécrétée par l’hypothalamus, de rétroactions
hormonales, de cycle menstruel, de
puberté et de ménopause.
Les Hominidés se différencient des autres mammifères
par une dissociation partielle entre sexualité et reproduction.
La connaissance des mécanismes régulateurs du
cycle menstruel permet la maîtrise de la procréation
qui par certains de ses développements
pose des problèmes éthiques.
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ACTIVITÉS ENVISAGEABLES
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NOTIONS ET CONTENUS
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Observations microscopiques de spermatozoïdes et de coupes
de testicules de mammifère.
Étude comparée
des variations des concentrations plasmatiques de testostérone
et de gonadostimulines.
Établissement du schéma
fonctionnel du système de régulation de la testostéronémie.
Observation microscopiques de
coupes d'utérus.
Observation microscopiques de
coupes d'ovaires.
Observation d’encéphales de mammifères permettant
la localisation de la région hypothalamique et de l’hypophyse.
Analyses d'expériences
relatives au rôle endocrine des ovaires et au contrôle
exercé par le complexe hypothalamo-hypophysaire (vidéos,
logiciels…).
Études des courbes montrant le synchronisme des variations
des concentrations plasmatiques d’hormones ovariennes et hypophysaires
au cours du cycle menstruel. |
Régulation de l'axe gonadotrope : intervention de trois
niveaux de contrôle.
• Chez l’homme
Activité testiculaire.
Les testicules produisent des spermatozoïdes et de la
testostérone de manière continue de la puberté
jusqu’à la fin de la vie.
L’homéostat de la testostéronémie est
indispensable à la fonctionnalité de l’appareil sexuel
mâle.
Contrôle par l’hypothalamus.
La sécrétion de testostérone ainsi que
la production de spermatozoïdes sont déterminées
par la production continue des gonadostimulines hypophysaires -FSH et
LH– induite par la sécrétion pulsatile de GnRH, neurohormone
hypothalamique. La GnRH est sécrétée sous l’influence
de stimulus d’origine interne ou externe.
La testostéronémie est détectée
en permanence par le complexe hypothalamo-hypophysaire.
La testostérone exerce sur ce complexe une rétroaction
négative : ainsi, la testostéronémie est constante.
• Chez la femme
Le complexe hypothalamo-hypophysaire détermine et règle
de façon cyclique,
de la puberté à la ménopause, la sécrétion
des hormones ovariennes, ce qui a pour
conséquence le fonctionnement cyclique des organes cibles
de ces hormones. Cette coordination aboutit à réunir les conditions
optimales d'une fécondation et d'une nidation.
Cycle utérin :
modifications structurales et fonctionnelles permettant l'implantation
de l'embryon.
Cycle ovarien : l'évolution
cyclique des follicules ovariens entraîne la sécrétion
également cyclique des oestrogènes et de la progestérone.
Les organes cibles de ces hormones, utérus en particulier, évoluent
donc aussi de façon cyclique.
Contrôle par l’hypothalamus
: cette évolution est sous le contrôle de la sécrétion
des gonado-stimulines hypophysaires --FSH et LH– elle-même permise
par la sécrétion pulsatile de GnRH, neurohormone hypothalamique
qui comme chez l’homme est sécrétée sous l’influence
de stimulus d’origine interne ou externe. L'événement
majeur du cycle est la libération brutale de LH, qui provoque
l'ovulation. Le caractère cyclique de la sécrétion
des gonadostimulines est lié à des rétroactions
négatives et positives entre ovaire
et complexe hypothalamo-hypophysaire (mise en jeu d’un servo-mécanisme).
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Observation d’électronographies de glaire cervicale.
Utilisation de tests de grossesse
Exploitation de résultats de castrations, greffes, injections.
Analyse de documents concernant des contraceptifs et des contragestifs
oraux (RU 486) et la pilule du lendemain.
Analyse de documents concernant des procréations médicalement
assistées.
Analyse de textes relatifs aux problèmes éthiques
liés aux progrès médicaux dans la maîtrise
de la reproduction humaine.
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Rencontre des gamètes et début de grossesse
La rencontre des gamètes est conditionnée au moins
en partie par la qualité de la glaire cervicale. La fécondation
a lieu dans le tiers supérieur des trompes et n'est possible
que pendant une brève période après l'ovulation.
Après fécondation et nidation, la sécrétion
de l'hormone HCG par le tout jeune embryon permet la poursuite de l'activité
du corps jaune et, par conséquent, la sécrétion
de progestérone indispensable au maintien de la muqueuse utérine
au début de la grossesse.
Aspect comportemental
Il existe une relation directe entre comportement sexuel et
sécrétion hormonale.
Chez les mammifères non hominidés, l’acceptation
du mâle par la femelle est déterminée par la sécrétion
d’oestrogènes (oestrus).
Chez le mâle, le comportement de rut est dépendant
de la sécrétion de testostérone
et des stimulus émis par la femelle.
Dissociation entre hormones et comportement sexuel : l'Homme
est capable de maîtriser sa procréation. Son comportement
sexuel est partiellement dissocié de son activité hormonale.
Maîtrise de la procréation
.
- Régulation des naissances
La contraception hormonale féminine s'appuie sur l'ensemble
des connaissances acquises sur la régulation hormonale de la
physiologie sexuelle.
La contraception hormonale masculine est encore à l'état
de recherche.
Le couple peut utiliser d'autres moyens contraceptifs pour empêcher
la rencontre
des gamètes ou l'implantation de l'embryon.
- Aide médicalisée à la procréation
Le suivi de la grossesse
Pendant toute la grossesse la femme et son foetus sont médicalement
surveillés grâce
à différents moyens d'investigation (analyses
sanguines, échographies et si des doutes apparaissent, amniocentèse
ou choriocentèse pour dépister une anomalie grave du fœtus).
Dans le cas de la détection d’une anomalie grave, diverses
mesures sont mises en œuvre qui peuvent aller jusqu'à proposer
une IVG thérapeutique.
Infertilité et procréation médicalement
assistée :
Différentes techniques médicales peuvent apporter
des solutions : insémination artificielle, FIVETE, ICSI.
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I.7 Immunologie (4 semaines)
Les défenses immunitaires sont capables de
distinguer les cellules et molécules d’un individu des éléments
étrangers ou qui le sont devenus.
Elles sont capables d’éliminer ces éléments
étrangers à l’organisme.
Déjà étudiées en classe de 3ème,
les réactions immunitaires innées font partie des connaissances
des élèves et ne sont pas développées en
dehors de leur action de coopération lors des phases effectrices
des réactions immunitaires acquises. Leur importance est cependant
rappelée. Les réactions immunitaires acquises sont propres
aux vertébrés, elles impliquent reconnaissance acquise
et mémoire. Leur étude est abordée à partir
d’un exemple, le SIDA, qui sert de support à des généralisations
sur les aspects fondamentaux du fonctionnement du système immunitaire.
Les notions et contenus du programme ont été rédigés
de manière exhaustive pour souligner leurs limites, dans la mesure
où l’étude du virus de l’immunodéficience humaine
(VIH) et du SIDA servent de support à l’étude de l’immunologie.
Cette partie, en prolongement de la première S, permet
de réfléchir sur le phénotype (l’adaptabilité
et la variabilité du système immunitaire)
et sur son évolution au cours du temps, résultat
de l’interaction entre le génotype et l’environnement. Cette variabilité
du système immunitaire assure l’intégrité et donc
la stabilité des organismes.
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ACTIVITÉS ENVISAGEABLES
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NOTIONS ET CONTENUS
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Étude de documents concernant le VIH et le SIDA.
Réalisation d’un test de type ELISA.
Interprétation de données portant sur la caractérisation
de protéines à l’aide de la technique du Western Blot.
Utilisation de banques de données permettant d’étudier
les séquences d’acides aminés correspondant aux différentes
parties des anticorps.
Utilisation de logiciels de modélisation moléculaire
montrant les anticorps et la réaction antigène-anticorps.
Expériences montrant la formation d’un complexe antigène-anticorps
: test d’Ouchterlony. |
Une maladie qui touche le système immunitaire : le SIDA
(syndrome d’immunodéficience acquise)
• Le VIH et la primo-infection
Le VIH (virus de l’immunodéficience humaine) est transmis
par voie sexuelle, par voie sanguine ou au cours de la grossesse de
la mère à l’enfant.
Le VIH appartient à la catégorie des rétrovirus
(virus à ARN).
Les cellules cibles du VIH sont principalement des cellules
immunitaires : lymphocytes T4,monocytes et macrophages, ces dernières
cellules (monocytes et macrophages) jouant un rôle de véritable
réservoir, notamment dans les ganglions lymphatiques. Elles possèdent
des protéines membranaires auxquelles le virus s’amarre par l’intermédiaire
d’une protéine de son enveloppe (la plus importante de ces protéines
membranaires étant CD4), ce qui lui permet de pénétrer
dans la cellule hôte.
Limites :
L’étude des protéines membranaires - ancrages
du virus autres que le CD4- n’est pas au programme.
Une enzyme virale, la transcriptase inverse,
transcrit l’ARN viral en ADN dans les cellulesinfectées. Cet
ADN est intégré au génome de la cellule et s’exprime,
permettantla reproduction du virus sous forme de particules virales infectieuses
et leur dissémination notamment dans les organes lymphoïdes.
Limites : la nature, l’origine de l’enveloppe
virale et les mécanismes d’entrée,
de prolifération, de libération du virus ne sont
pas au programme.
Les tissus cibles du VIH autres que le système
immunitaire ne sont pas au programme.
Pendant cette période, les symptômes
se limitent le plus souvent à ceux d’une maladievirale bénigne.
• La phase asymptomatique
- Deux semaines à quelques mois après la contamination,
la présence dans le sang
de différents anticorps anti-VIH est décelée,
le sujet est dit alors “ séropositif pour le VIH”.
- Apparaissent en même temps dans le sang du sujet contaminé
des lymphocytes T
cytotoxiques spécifiques dirigés contre les cellules
infectées par le VIH.
- Pendant cette période asymptomatique de plusieurs années,
les défenses immunitaires restent actives mais les virus continuent
à se multiplier et le nombre de lymphocytes T4 à diminuer.
• Le sida : phase symptomatique
En absence de traitement, le nombre des LT4 baisse. Le sida
se caractérise alors par diverses maladies opportunistes.
Les processus immunitaires
mis en jeu - Généralisation
Les anticorps : agents du
maintien de l’intégrité du milieu extracellulaire :
La séropositivité pour le VIH correspond à
la présence d’anticorps spécifiques, dirigés contre
certaines protéines du virus.
La synthèse d’anticorps est la signature d’une réaction
de l’organisme à la présence
d’éléments étrangers.
Les anticorps sont des effecteurs de l’immunité acquise.
Ils agissent dans le milieu extracellulaire (ou milieu intérieur)
en se liant spécifiquement aux antigènes qui ont déclenché
leur formation.
Les anticorps sont des immunoglobulines, protéines circulantes
du milieu intérieur
constituées d’une partie constante et d’une partie variable.
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Observation des lymphocytes en microscopie photonique et électronique.
Comparaison lymphocyte B et plasmocyte au microscope électronique.
Observation de lymphocytes T cytotoxiques en présence de cellules
cibles.
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La spécificité
des anticorps est due à la partie variable.
La liaison antigène – anticorps entraîne la formation
de complexes immuns, favorisantl’intervention de mécanismes innés
d’élimination de ces complexes.
Limites :
Les mécanismes d’élimination sont limités à
la phagocytose.
Les cellules phagocytaires (macrophages, polynucléaires),
exprimant des récepteurs de la partie constante des anticorps,
fixent par l’intermédiaire de ces récepteurs les complexes
immuns et les éliminent par phagocytose.
Limites :
La mise en jeu des protéines du complément est hors
programme.
Les anticorps sont produits par des lymphocytes
B sécréteurs ou plasmocytes.
De très nombreux clones de lymphocytes B se distinguant par
leurs anticorps membranaires qui servent de récepteurs pour l’antigène,
préexistent avant tout contact avec celui-ci.
La reconnaissance d’un antigène donné par un lymphocyte
B porteur d’un récepteur spécifique de cet antigène
entraîne la multiplication de ce lymphocyte et la formation d’un
clone de lymphocytes B ayant la même spécificité.
Les lymphocytes B obtenus se différencient en plasmocytes
et en lymphocytes B mémoire.
Dans la majorité des réactions immunitaires, cette
multiplication est dépendante d’une autre population de lymphocytes,
les lymphocytes T4 (voir 3).
Les anticorps dirigés contre les protéines virales
peuvent bloquer la pénétration des virus dans les cellules,
mais ne peuvent pas agir sur les cellules déjà infectées.
Les lymphocytes T cytotoxiques
(T8) : agents du maintien de l’intégrité des populations
cellulaires
Les lymphocytes T cytotoxiques sont aussi des effecteurs de l’immunité
spécifique.
Les cellules infectées expriment à leur surface des
fragments peptidiques issus des protéines du pathogène,
que n’expriment pas les cellules saines.
Les lymphocytes T, par leurs récepteurs T spécifiques,
reconnaissent les cellules infectées.
Cette reconnaissance déclenche un mécanisme d’élimination
des cellules infectées par ces lymphocytes T cytotoxiques.
La production de lymphocytes T cytotoxiques spécifiques à
partir de lymphocytes T pré-cytotoxiques repose sur des étapes
(sélection, multiplication, différenciation,
intervention des lymphocytes T4) voisines de celles conduisant à
la production
de lymphocytes B sécréteurs.
Limites :
L’étude des étapes de sélection, multiplication,
différenciation, intervention
des lymphocytes T4 n’est pas au programme.
En particulier, l’étude de la nature des récepteurs
T et des mécanismes de présentation des peptides antigéniques
par les cellules présentatrices de l’antigène n’est pas
au programme.
Le rôle du CMH est hors programme.
Dans le cas du SIDA, la destruction des lymphocytes T4 par les lymphocytes
T
cytotoxiques limite la progression de l’infection virale mais l’incorporation
du génome viral dans les cellules infectées maintient la
contamination.
Les lymphocytes T4 : pivots
des réactions immunitaires spécifiques
A la suite de l’entrée d’un antigène dans l’organisme,
des lymphocytes T4 spécifiques de cet antigène se différencient
en lymphocytes T4 sécréteurs de messagers chimiques (interleukines).
Les interleukines stimulent la multiplication et la différenciation
des lymphocytes B
et des lymphocytes T sélectionnés.
Limites :
Les mécanismes et les modalités de l’activation des
lymphocytes T4, en particulier
la présentation de l’antigène par les cellules présentatrices
ne sont pas au programme .
Dans le cas du SIDA, la disparition des lymphocytes
T4 empêche la production d’anticorpset de lymphocytes T cytotoxiques
contre des agents microbiens variés. Ceci permet l’apparition
de maladies opportunistes.
Les conséquences de l’effondrement des défenses immunitaires
prouvent qu’en permanence les mécanismes immunitaires sont à
l’œuvre et montrent le rôle essentiel des lymphocytes
T4 dans la majorité de ces réactions.
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Étude de documents concernant une vaccination antivirale
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Les vaccins et la mémoire immunitaire
Les espoirs pour un vaccin
anti-VIH.
Des vaccins ont été mis au point contre différents
virus.
Ils reproduisent une situation naturelle, celle de l’immunité
acquise contre ces virus après une première infection guérie.
Le premier contact avec l’antigène entraîne une réaction
lente et quantitativement peu importante, alors que le second contact
entraîne une réaction beaucoup plus rapide et quantitativement
plus importante.
Cette mémoire immunitaire s’explique par la formation, après
un premier contact avec un antigène, de lymphocytes B mémoire
et de lymphocytes T4 mémoire.
Ces cellules sont plus nombreuses que les lymphocytes B ou T4 vierges,
de même
spécificité ; elles ont une durée de vie plus
longue et elles réagissent très rapidement
lors d’un second contact avec l’antigène.
Dans le cas du virus du SIDA, il s’agit de trouver un vaccin contre
un virus qui n’est pas vaincu par les défenses immunitaires naturelles.
Le virus du SIDA mutant constamment, une des difficultés de
la mise au point d’un vaccin est d’identifier une protéine invariable
et accessible à la surface du virus.
Limites :
L’étude des différents types de vaccins n’est pas au
programme.
Le phénotype immunitaire
: interaction entre le génotype et l’environnement
Le phénotype immunitaire, c’est-à-dire l’ensemble des
spécificités des lymphocytes B et T à un moment donné
de la vie d’un individu (ou “répertoire” des anticorps et des récepteurs
des cellules T) résulte d’une interaction complexe entre le génotype
et l’environnement.
Grâce à des mécanismes génétiques
originaux, l’organisme produit des lymphocytes T et B d’une infinie diversité.
Parmi ces cellules, la très grande majorité, notamment
celles qui sont potentiellement dangereuses pour l’organisme (“auto-réactives”),
sont éliminées. Celles qui subsistent sont sélectionnées
par les antigènes des cellules malades ou des pathogènes
présents.
Ces cellules sont à l’origine des clones actifs dans la défense
immunitaire.
Il en résulte un phénotype qui change sans cesse en
s’adaptant à l’environnement (variabilité).
La vaccination est un processus artificiel qui fait évoluer
ce phénotype immunitaire.
Limites :
Les causes de diversité et de formation des clones de lymphocytes
B et T ne sont pas au programme.
Les mécanismes de la délétion de clones autoréactifs
ne sont pas au programme.
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I.8. Couplage des événements biologiques et
géologiques au cours du temps (1,5 semaine)
L’aspect continu ou
discontinu des processus biologiques et géologiques dépend
de l’échelle de temps à laquelle on les observe.
Ainsi, l’espèce humaine observée à l’échelle
de la durée de vie de ses individus est stable, alors que
l’étude de la lignée humaine introduit l’existence
de discontinuités. De même une série sédimentaire,
sans lacune, est un enregistrement continu du temps écoulé
entre la base et le sommet du dépôt. Elle est pourtant
formée d’un empilement de couches successives séparées
par des discontinuités traduisant des changements environnementaux,
chaque couche pouvant représenter une durée différente
indépendante de son épaisseur.
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ACTIVITÉS ENVISAGEABLES
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NOTIONS ET CONTENUS
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Repérage
des crises en analysant des indices sédimentologiques et paléontologiques
dans des colonnes stratigraphiques .
Exemple de l’extinction
des dinosaures, des ammonites et de la majorité
des foraminifères planctoniques.
Analyse de documents relatant
les conséquences à plus ou moins long terme
du comportement humain sur la préservation ou la destruction
de l'environnement.
. |
A l’échelle des temps géologiques des
modifications brutales et globales liées à des événements
planétaires affectent le monde vivant : ce sont les
crises. Elles alternent avec des périodes plus longues
de relative stabilité.
La limite Crétacé-Tertiaire : un
événement géologique et biologique
majeur
La limite Crétacé-Tertaire (il y a 65
millions d’années) est caractérisée par l'extinction
massive et rapide d'espèces et de groupes systématiques
des milieux continentaux et océaniques. Certains
groupes survivent à la crise, ils se diversifient
rapidement en occupant toutes les niches écologiques.
L'origine de ces événements pourrait
être la conjonction de deux phénomènes géologiques.
Le premier est lié à la dynamique de la planète et
correspond notamment aux conséquences de la mise
en place des trapps du Deccan ; le second est associé
à la chute d'un astéroïde dont le cratère
de Chixulub est la trace.
Les crises biologiques, repères dans l’histoire
de la Terre .
Au cours de l’histoire
de la Terre, les phénomènes comme la crise
Crétacé-Tertiaire ont un caractère
exceptionnel. Ils ont une influence majeure sur l’évolution
de la biosphère.
Durant les 500 derniers
millions d'années sont survenues plusieurs crises
majeures pour lesquelles des extinctions biologiques massives
sont corrélées à :
- des phénomènes
géologiques internes (tectonique des plaques, panaches
mantelliques et volcanisme associé)
- des phénomènes
d’origine extraterrestre (chute d'astéroïdes)
Produit récent
de l'évolution biologique, l'Homme a les moyens
d’avoir une influence sur l’avenir de la planète.
Changements géologiques et modifications de
la biosphère sont interdépendants.
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II ENSEIGNEMENT DE SPECIALITE
II.1. Thème
1 - Du passé géologique à l’évolution future
de la planète (7 semaines)
Les notions de géologie acquises de
la classe de seconde à celle de terminale permettent de
comprendre le fonctionnement général de la planète,
de ses enveloppes externes à ses domaines les plus internes.
L’enseignement de spécialité précise quelques
aspects de ce fonctionnement, à différentes échelles
spatiales et temporelles. Il est l’occasion de montrer que l’étude
des évolutions passées de la planète, fondée
sur une démarche raisonnée intégrant des
observations géologiques variées et des mécanismes
physiques et chimiques simples, procure des éléments
de réflexion et des modèles pour appréhender
l’évolution future de la planète. La prévision des
climats du futur est un enjeu à la fois de recherche scientifique
et de société.
Deux problématiques partiellement interdépendantes
sont traitées dans l’enseignement de spécialité
et sont abordées en faisant appel à plusieurs disciplines
des sciences de la Terre. Cette partie du programme démontre
comment l’observation, l’interprétation et la modélisation
de phénomènes passés sont utilisés pour proposer
des scénarios de l’évolution future de la Terre.
Les deux problématiques choisies sont :
- les variations du climat.
- les variations du niveau moyen des mers.
Ces deux exemples mettent en avant les
relations qui existent entre le fonctionnement des enveloppes externes
et internes de la Terre et les interactions de la Terre avec le
reste du système solaire.
II.1.1 Les
climats passés de la planète (5 semaines)
Les changements du climat
de la planète s'étudient à différentes
échelles de temps. Les variations climatiques sont enregistrées
dans les roches sédimentaires et les accumulations de
glace aux pôles. La nature chimique des sédiments, leurs
contenus fossilifères et leurs conditions de dépôt,
ainsi que la composition isotopique des glaces, sont des marqueurs
des conditions climatiques. Les bulles de gaz emprisonnées
dans les accumulations de glaces des calottes polaires sont des
témoins de la composition chimique moyenne de l'atmosphère
et de son contenu en gaz à effet de serre. La composition
de l’atmosphère plus ancienne, en particulier en dioxyde
de carbone (CO2 ), s’obtient par des données
très indirectes.
Plus on recule dans le temps
plus les enregistrements géologiques perdent de leur résolution
temporelle. Les variations climatiques sont étudiées
à deux échelles de temps :
- Le dernier million d’années
où la continuité des enregistrements géologiques
permet d’observer des variations climatiques avec une haute
résolution temporelle de l’ordre de 1000 ans.
- Le milliard d’années
où les enregistrement géologiques permettent
d’identifier les changements climatiques avec une résolution
de quelques millions d’années.
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ACTIVITÉS ENVISAGEABLES
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NOTIONS ET CONTENUS
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Mise en évidence de la globalité et de
la périodicité des changements climatiques
du quaternaire récent, par l’étude comparée de
la composition des bulles de gaz et de la composition isotopique
des glaces dans les carottes de glace arctiques et antarctiques.
Comparaison avec les enregistrements dans les sédiments
océaniques.
Mise en parallèle des variations climatiques
terrestres avec les variations de l’énergie solaire
reçue par la Terre au cours du temps.
Mise en évidence de la variabilité climatique
du quaternaire récent dans les sédiments continentaux
des lacs et tourbières : sédimentologie
et analyse des pollens dans des séries sédimentaires actuelles
et passées.
Etude de données
et documents géologiques attestant des glaciations
précambriennes et paléozoïques. Replacer ces traces
glaciaires en fonctions de la position des continents au cours
du temps.
Etude des processus d’altération des roches :
utilisation d’analyses chimiques et minéralogiques de roches
saines et altérées, d’analyses chimiques d’eau
des rivières et d’eau de mer.
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Les changements du climat des 700 000 dernières
années
Les carottes de glace
forées dans les calottes polaires et les carottes
sédimentaires des fonds océaniques ou lacustres
permettent de reconstituer les variations climatiques des
700 000 dernières années.
Les variations locales de la température au dessus
des calottes polaires sont déduites de la composition
isotopique de l'oxygène (18O/16O)
de la glace. Ces variations de température sont corrélées
à des variations de concentration en gaz à
effet de serre dans l'atmosphère. En dehors des pôles,
les variations climatiques locales sont déduites
de l’étude de carottes sédimentaires de lacs ou de tourbières.
Les variations globales du volume des calottes glaciaires
et des glaciers, représentatives des changements
climatiques à l’échelle de la planète, sont
déduites de la composition isotopique de l'oxygène
(18O/16 O) des tests carbonatés
dans les sédiments océaniques.
Limites :
Les mécanismes de fractionnement isotopique de
l’oxygène ne sont pas au programme.
Les
variations climatiques montrent des alternances de périodes
glaciaires et interglaciaires. Un cycle de 100 000 ans
rythme les glaciations. Des cycles de réchauffement-refroidissement
sont observés entre deux maxima glaciaires avec des
périodes de 43 000, 24 000 et 19 000 ans.
Bilan explicatif : ces périodicités
s'expliquent par les variations régulières des
paramètres orbitaux de la Terre. Ces paramètres déterminent
la répartition et les variations au cours du temps
de l’énergie solaire reçue aux différentes
latitudes (cf. programme de la classe de seconde).
Cependant, les seules
variations de l'ensoleillement n'expliquent pas l'amplitude
observée des variations de températures. D'autres
phénomènes interdépendants modulent
l'effet astronomique. Parmi ces phénomènes,
on étudie à titre d’exemple deux d’entre
eux :
- les variations de
l'albédo de la planète
L’albédo est
l’un des facteurs qui contrôle la température
de surface de la Terre. Il est fonction entre autres du couvert
végétal et de l'extension des calottes polaires
qui eux-mêmes dépendent de la température.
- les variations de
la teneur en CO 2 atmosphérique
Le CO2 participe
à l’effet de serre de la planète. Sa concentration
dans l’atmosphère est en équilibre avec celle
de l’océan. Lorsque la température augmente, la solubilité
de CO2 dans l’océan diminue, l’équilibre
précédent est déplacé :
du CO2 passe de l’océan dans l’atmosphère
ce qui induit une augmentation de l’effet de serre.
Limites
:
les interactions entre les différents phénomènes
qui modulent l’effet astronomique ne sont pas au programme.
L’étude
des paramètres orbitaux de la Terre n’est pas au programme.
Les changements climatiques
aux plus grandes échelles de temps
Les variations à
courtes échelles de temps vues précédemment
se superposent à des variations à beaucoup
plus grande échelle de temps. On retrouve ainsi dans
les roches :
- des traces de périodes
glaciaires.
- des traces de périodes
chaudes.
- des traces de changements
brusques du climat.
Limites :
L’étude
des mécanismes à l’origine des traces de changements
climatiques n’est pas au programme.
Les mécanismes
des variations climatiques aux grandes échelles
de temps impliquent des variations importantes dans la
teneur en gaz à effet de serre de l'atmosphère
(maximum du CO2 au Crétacé, minimum au
Carbonifère par exemple). Ces variations sont contrôlées
en particulier par les processus suivants qui libèrent
ou consomment du CO2 :
- l'altération
des silicates calciques et magnésiens de reliefs
orogéniques consomme du CO2 .
- la précipitation
des carbonates libère du CO2 et la
dissolution des carbonates consomme du CO2 .
- le piégeage
de la matière organique dans les roches stocke du
CO 2.
- le dégazage
du manteau par le volcanisme libère du CO2
dans l’océan et dans l’atmosphère.
Limites :
L’étude des processus de maturation
et de conservation des roches carbonées ainsi que l’étude
du dégazage du manteau ne sont pas au programme.
Bilan : Envisager
les climats du futur.
L'identification des
paramètres qui contrôlent le climat de la Terre
est essentielle pour construire des modèles climatiques.
Les scénarios d'évolution de la température
moyenne de la Terre qui, outre la variabilité naturelle du
climat, prennent en compte l'impact de l'activité humaine,
prévoient un réchauffement de l'ordre de 2
à 5°C au cours du XXIe siècle.
Ce réchauffement
à l’échelle du siècle se superpose
à un refroidissement constant de plus grande ampleur
commencé il y a 20 millions d’années.
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II.1.2 - Les variations
du niveau de la mer (2 semaines)
Les variations du niveau de la mer
sont d'amplitude variable au cours de l'histoire de la Terre. Elles trouvent
leur origine dans les changements climatiques mais aussi dans les phénomènes
tectoniques et dans l'activité plus ou moins intense du manteau
terrestre.
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ACTIVITÉS ENVISAGEABLES
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Mise en évidence des variations du niveau de la
mer à deux échelles de temps :
- Les variations liées
aux glaciations du quaternaire par l'analyse de récifs
fossiles, de traces de lignes de rivage ou d'activité
humaine (ex: grotte Cosquer).
- Les variations liées
aux phénomènes de transgression et
de régression du Crétacé supérieur par l’analyse
de documents (cartes, vidéos, photographies, échantillons).
Etudes à partir
de divers documents (cartes, photographies, échantillons)
des phénomènes de transgression et de régression.
Mise en évidence sur la carte géologique
du monde et de la France de l’importance mondiale de la transgression
du Crétacé supérieur.
Mise en évidence
des paramètres de variation du niveau de la mer :
- variation de volume
de l’eau de mer en fonction de la température,
- variations de la quantité
de glace présente sur les terres émergées,
- variations de la profondeur
moyenne du fond des océans.
Réalisation d’un
bilan quantitatif.
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Mise en évidence des variations du niveau de la
mer au cours des temps géologiques
Les variations du niveau
de la mer modifient la surface des terres émergées.
Les roches sédimentaires
par leur nature et leur extension enregistrent les variations
relatives du niveau de la mer. Ces variations se manifestent
notamment par des transgressions et des régressions
sur les continents.
Les causes des
variations mondiales du niveau de la mer
Les variations relatives
du niveau de la mer à l'échelle mondiale sont
contrôlées par le volume d'eau dans les bassins
océaniques. On considère que pendant les 200 derniers
millions d'années le volume d'eau sous forme de glace,
de liquide et devapeur est constant à la surface de
la Terre.
Les principales causes
des variations du niveau de la mer sont :
- La dilatation thermique
de l'eau (de 10 à 20 cm par siècle).
- La formation et la
destruction des calottes polaires (de l’ordre de la centaine
de mètres en 10 000 à 100 000 ans).
- Le volume des bassins
océaniques (dont la variation peut aller jusqu’à
plusieurs centaines de mètres en une dizaine de
millions d’années).
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II.2. Thème 2 - Des débuts de la
génétique aux enjeux actuels des biotechnologies (10 semaines)
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ACTIVITÉS ENVISAGEABLES
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NOTIONS ET CONTENUS
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Réalisation
d’une dissection florale en relation avec la
technique expérimentale de Mendel.
Observation d’un fruit et d’une graine.
Analyse d’expériences relatives au monohybridisme et au
dihybridisme dans la perspective des travaux de Mendel.
Constat du parallélisme entre le comportement
des chromosomes et celui des facteurs héréditaires.
Étude de résultats de croisements chez la drosophil
e et interprétation des résultats dans le cadre de la théorie
chromosomique.
Réflexions sur la valeur
heuristique d’une théorie scientifique.
Localisation de trois gènes sur un chromosome à partir de
données expérimentales.
Digestion de l’ADN par des enzymes de restriction.
Étude d’ exemples d’organismes génétiquement modifiés
pour la résistance aux insectes et la
production de molécules
pharmacologiques.
Dans un texte ou une étude expérimentale, repérer
les problèmes soulevés par les OGM et argumenter scientifiquement.
Observation de caryotypes anormaux.
Évaluation
du risque génétique dans le cas de la trisomie 21
à partir de données statistiques (âge de la mère,
mesure
de facteurs sériques).
Étude de documents sur la thérapie génique somatique.
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Les débuts
de la génétique : les travaux de Mendel (1870)
Les travaux
de Mendel reposent sur une analyse quantitative d’expériences d’hybridation
chez les plantes.
Novateurs dans leur méthodologie, ces travaux visaient à
obtenir des hybrides stables.
Dans un contexte scientifique où les gènes n’étaient
pas connus, ils ont apporté une rupture conceptuelle :
- réfutation de la notion d’hérédité par mélange,
- introduction du concept d’hérédité particulaire
avec ségrégation indépendante des facteurs héréditaires.
La compréhension des travaux de Mendel repose sur la connaissance
des principes de la reproduction sexuée des végétaux.
Limites :
Les notions de gamétophytes mâle et femelle et de double fécondation
ne sont pas au programme.
La théorie chromosomique
de l’hérédité
La redécouverte des lois de
Mendel et les découvertes dans le domaine de la cytologie à
la fin du XIXe siècle conduisent à l’émission de la théorie
chromosomique de l’hérédité (1903) par deux cytologistes
et à l’invention du mot gène.
Les travaux de l’équipe de Morgan sur la drosophile entre 1910 et
1920 corroborent dans le cas de l’hérédité liée
au sexe à partir de données expérimentales. Cette théorie,
qui contient les notions d’hérédité liée au
sexe, de liaison génique et de recombinaison, permet d’expliquer
certains cas particuliers qui échappent aux lois de Mendel.
Cette théorie a permis d’établir en 1920 les premières
cartes génétiques et la notion de gène (unité
de fonction, de recombinaison, de mutation).
L’avènement de la biologie
moléculaire : une nouvelle rupture
La nature chimique du gène
(ADN – double hélice), la relation gène - protéine, les
modalités de l’expression génétique, notions déjà
étudiées dans les programmes de seconde et de première,
doivent être replacées dans une perspective historique. Elles
ne sont pas au programme en tant que telles.
La révolution technologique
du début des années 70
L’utilisation des enzymes de
restriction ouvre la voie du clonage des gènes et de leur séquençage.
En contribuant à une évolution importante du concept de gène
et de la perception du polymorphisme, elle fait entrer la génétique
dans l’ère des biotechnologies.
Les enjeux actuels des biotechnologies
La transgénèse et la construction
d’organismes génétiquement modifiés (OGM)
La capacité d’introduire
dans un organisme un gène (modifié ou étranger) conduit
à la production d’un organisme transgénique acquérant
des propriétés nouvelles.
Les biotechnologies et la génétique
humaine
- Dépistage et diagnostic
génétique
Les acquis de la génétique peuvent être mis en
œuvre à différents niveaux pour identifier
une pathologie d’origine génétique, en évaluer
les risques, en prévenir les effets :
. dépistage et diagnostic d’une maladie génique (arbres généalogiques)
;
. dépistage et signes diagnostiques de la trisomie 21.
- Un enjeu pour l’avenir : la thérapie génique somatique.
On peut pallier la déficience d’un gène par une thérapie
génique somatique .
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Thème 3 - Diversité et complémentarité
des métabolismes (10 semaines)
Autotrophie et hétérotrophie ont été identifiées
en classe de seconde comme deux types majeurs de métabolismes chez
les êtres vivants.
Cette partie du programme de spécialité de la classe de terminale
S donne l’occasion d’étudier le métabolisme à l’échelle
de l’organisme et
de la cellule. Elle conduit à une meilleure compréhension
des phénomènes à l’origine de la synthèse des
constituants moléculaires des cellules.
La phase photochimique de la photosynthèse et la respiration mitochondriale
sont des processus contribuant au renouvellement de molécules comme
l’ATP utilisées lors des synthèses et activités cellulaires
(transports, mouvements). L’étude de ces fonctions donne aussi l’occasion
de compléter la construction du bilan structural et fonctionnel de
la cellule en tenant compte des acquis des années précédentes,
et d’aborder l’origine d'organites tels que mitochondries et chloroplastes.
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ACTIVITÉS ENVISAGEABLES
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NOTIONS ET CONTENUS
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Observation
ou documentation sur la structure d’un exemple d’écosystème,
les différents êtres vivants
qui constituent sa biocénose et les relations trophiques qui existent
entre eux.
Étude d’une coupe de feuille. Localisation du parenchyme chlorophyllien
et des stomates.
Étude en microscopie optique de chloroplastes.
Étude d’électronographies de chloroplastes.
Mise en évidence d'une production de matière organique et
d’O 2 à la lumière en présence de CO
2 par des végétaux chlorophylliens.
Séparation de pigments photosynthétiques par chromatographie.
Étude des spectres d’absorption de pigments chlorophylliens.
Comparaison du spectre d’action et du spectre d’absorption pour un végétal.
Étude par ExAO des conditions du dégagement d'oxygène
avec des cellules ou des chloroplastes isolés.
Réaction de Hill.
Mise en évidence d’amidon dans les chloroplastes
.Mise en évidence de réserves dans des graines, des fruits,
des organes souterrains.
Observation de mouvements de cyclose.
Observation de contraction de fibres musculaires.
Étude d’électronographies de fibres musculaires.
Étude expérimentale de la respiration de suspensions cellulaires.
Étude expérimentale de la respiration des mitochondries.
Étude d’électronographies
de mitochondries.
Etude expérimentale
de la fermentation alcoolique.
A partir de documents, construction de schémas
fonctionnels mettant en place les
relations fonctions- structures au sein d’une
cellule (utilisation des connaissances antérieures)
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Du carbone minéral
aux composants du vivant : la photo-autotrophie pour le carbone
Dans les écosystèmes des relations
trophiques s’établissent entre les producteurs primaires autotrophes
et les divers producteurs secondaires hétérotrophes.
Les producteurs primaires de la planète utilisent le carbone du
CO 2
Le carbone se trouve à l’état oxydé dans l’atmosphère
et à l’état réduit dans la matière constitutive
des organismes vivants.
Chez les végétaux supérieurs, le CO2 de
l’air pénètre dans les feuilles par les stomates et atteint
les chloroplastes des cellules chlorophylliennes, lieu de la réduction
photosynthétique du CO2.
Le bilan des transformations (= ensemble de réactions biochimiques
catalysées par des enzymes) peut s’écrire :
6 CO2 + 12 H2O - >
C6H12O6 + 6O2+ 6 H2
O
La photosynthèse est la succession de deux phases :
- dans les thylakoïdes, une phase photochimique dans laquelle grâce
à la collecte des photons par les pigments, un ensemble d’oxydo-réductions
permet l’oxydation de l’eau, la production d’O2, de composés
intermédiaires RH2 et ATP (adénosine triphosphate
qui se construit à partir d’ADP et de phosphate inorganique) ;
- dans le stroma, une phase non photochimique permet l’incorporation et
la réduction du CO2 pour la synthèse de glucides.
Elle nécessite un accepteur de CO2, de l'ATP et des composés
réduits RH2.
Limites :
La notion de facteur limitant n’est pas au programme.
Le fonctionnement des centres photosynthétiques, des chaînes
d’oxydo-réduction et de l’ATP synthase n’est pas au programme.
Les composés glucidiques formés par la réduction du
CO2 sont exportés hors du chloroplaste vers le cytoplasme des cellules
chlorophylliennes ; ils peuvent être temporairement stockésdans
le chloroplaste sous forme d’amidon.
Dans la cellule chlorophyllienne, les produits initiaux de la photosynthèse
permettent essentiellement la synthèse de saccharose mais aussi de
tous les autres constituants chimiques des êtres vivants (glucides,
lipides, protéines, acides nucléiques…) grâce à
un apport d’ions minéraux transportés par la sève brute.
Limites :
L’étude des mécanismes et des supports de transport des sèves
n’est pas au programme.
L’étude de l’absorption racinaire n’est pas au programme.
L’étude des synthèses des différents constituants
des êtres vivants n’est pas au programme.
Le saccharose des cellules foliaires, en partie utilisé sur
place, est majoritairement exporté hors des feuilles vers d’autres
lieux d’utilisation telles que les cellules des zones en croissance et celles
des zones de stockage de réserve (graines et organes de réserve,
parties pérennes de la plantes, paroi cellulosique et bois).
Les zones non chlorophylliennes d’une plante se comportent comme des parties
hétérotrophes d’un être autotrophe. atmosphérique
pour constituer les chaînes carbonées, bases des composants
du vivant.
L’ATP, molécule indispensable
à la vie cellulaire
À l’exception du chloroplaste
qui effectue des synthèses à partir du carbone minéral,
les activités des cellules animales et végétales se
traduisent par des synthèses à partir de molécules organiques
préexistantes (ex : le glycogène ), par des mouvements (fonctionnement
d’un complexe actine-myosine). Toutes ces activités consomment des
intermédiaires métaboliques, en particulier de l’ATP. L’ATP
n'est pas stocké, mais régénéré aussi
vite qu'il est détruit.
Dégradation des composés
organiques et régénération des intermédiaires
métaboliques
Toute cellule vivante, isolée
ou non, animale ou végétale (autotrophe et non autotrophe),
régénère son ATP en oxydant des molécules organiques
par processus respiratoire ou fermentaire.
Dans le cas d’une molécule de glucose la respiration cellulaire
peut être traduite par le bilan des transformations :
C6H12O6 + 6 O2 + 6 H2
O - > 6 CO2+12 H2O
La respiration comporte plusieurs réactions chimiques catalysées
par des enzymes.
Au cours de ces réactions, la matière carbonée est
minéralisée sous forme de CO2.
- La première étape est l’oxydation du glucose en pyruvate
; elle s’accompagne de la production de composés réduits R'H
2 (proches des composés RHR'H
2 fabriqués au cours de la photosynthèse).
Elle se déroule dans le hyaloplasme. L’énergie libérée
permet par couplage la synthèse de deux molécules d’ATP par
molécule de glucose oxydé.
- La deuxième étape
se déroule dans la matrice des mitochondries. C’est une série
de décarboxylations oxydatives, à partir du pyruvate, qui s’accompagne
de la production de composés réduits et de synthèse
d’ATP.
- La dernière étape se déroule dans les crêtes
de la membrane interne des mitochondries.
C’est l’oxydation par le dioxygène, des composés réduits
produits dans les étapes précédentes. Elle est couplée
à la production d'une importante quantité d’ATP.
Par contraste avec l’oxydation complète du substrat liée aux
mitochondries, une oxydation incomplète est possible par fermentation.
Elle produit un déchet organique, reste du substrat réduit non
totalement oxydé lors du processus dégradatif. Cette fermentation
permet un renouvellement peu efficace mais réel des intermédiaires
métaboliques, ce qui autorise
dans le cas de la fermentation alcoolique, une vie sans oxygène.
Limites :
Les fermentations autres que la fermentation alcoolique ne sont pas au
programme.
Bilan structural et fonctionnel
d’une cellule vivante
Toute cellule vivante est constamment soumise à un bilan d’entrée
et de rejet de matière, qu’accompagnent des conversions énergétiques.
La cellule eucaryote est formée de compartiments dans lesquels se
déroulent des réactions
métaboliques particulières, catalysées par des
enzymes spécifiques. La mitochondrie et le chloroplaste proviennent
probablement de bactéries qu’une cellule hôte ancestrale aurait
adoptées comme endosymbiotes.
Le noyau, par l'information génétique qu'il contient, dirige
la synthèse des protéines, et donc des enzymes nécessaires
au métabolisme de la cellule.
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