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Ressoures scientifiques
STAGE D'IMMUNOLOGIE
Formation continuée NANCY-METZ
1998
Pr BENE, Pr FAURE
- Laboratoire d’immunologie
Faculté de
Médecine - BP 184
54500 VANDOEUVRE-LES-NANCY
PARTIE 1 :
LES ACTEURS DU SYSTEME IMMUNITAIRE
2. LES MOLECULES DU SYSTEME IMMUNITAIRE
21. Des molécules solubles
Ces glycoprotéines circulent dans les liquides physiologiques
: sérum, liquide interstitiel, lymphe, sécrétions
muqueuses...
On distingue des molécules solubles :
-
non spécifiques : système du complément
;
-
effectrices de la réponse immunitaire : les interleukines
;
-
effectrices de la réponse immunitaire humorale : les
anticorps.
211. Le complément
C'est un ensemble d'une vingtaine de protéines différentes,
synthétisées par les macrophages, les cellules épithéliales
(tube digestif, appareil urogénital...), les hépatocytes,
les monocytes... Il représente l'effecteur majeur du versant humoral
de la réponse immunitaire.
2111. Principe du complément
Ces protéines circulent sous forme inactive (proenzyme)
dans les liquides de l'organisme. Un système enzymatique provoque
une activation en cascade (activation séquentielle) par clivage
protéique, produisant les formes actives, elles-mêmes enzymes
à très courte durée de demi-vie. L'inactivation se
fait par clivage d'un fragment du site actif.
2112. Dosage de constituants du complément
Deux types de dosages des constituants du complément
sont possibles :
-
dosage fonctionnel : on dose l'activité enzymatique
;
-
dosage immunochimique : on réalise une immunoprécipitation
avec des anticorps dirigés contre la partie stable de la fraction
dosée, qu'elle soit inactive, active ou inactivée (cf. figure
ci-dessous).
2113. Voie d'activation classique du complément
Cette voie fut la première découverte. Sa
mise en action est plutôt sérique, avec pour activateurs les
IgM et IgG.
1) l'Ig s'accroche à un antigène entraînant
une modification de la configuration spatiale du Fc, le rendant plus accessible
à C1q
2) C1q, en forme de bouquet de 6 fleurs, s'accroche à
une Ig, permettant la fixation de C1r et C1s
3) et 4) => formation d'un complexe C1qrs à activité
enzymatique ; les autres molécules du complément augmentent
l'activité enzymatique par enchaînement de clivages :
5) C4 -> C4a + C4b
6) C2 -> C2a + C2b
7) => formation d'un complexe : C4b + C2b -> complexe
C2b4b
8) C3 -> C3a + C3b
=> formation d'un complexe C2b3b4b qui clive C5 -> C5a
+ C5b
(C3a et C5a sont des anaphylatoxines qui favorisent la
réponse inflammatoire par attraction des polynucléaires pour
C3a et par augmentation de la perméabilité vasculaire et
le flux sanguin pour C5a)
9) 10) 11) formation d'un complexe C5b678
12) le complexe C5b678 se pose sur la membrane cellulaire
ou bactérienne, à l'endroit de la fixation de l'Ac
13) le polymère C9 s'enfonce alors en couronne
autour de C5678, provoquant un canal ionique anormal dans la membrane et
la mort de la cellule.

L'ensemble constitue le Complexe d'Attaque de la Membrane
(MAC des Anglo-Saxons, l'abréviation CAM étant réservée
à un autre usage). Les canaux ioniques anormaux ainsi constitués
forment au microscope électronique des "beignets en anneaux" sur
la membrane.
Certaines Ig sont plus efficaces pour déclencher
l'activation du complément car leur Fc est plus affin pour C1q.
2114. Voie d'activation alterne du complément
Cette voie, découverte plus tardivement, est due à
une activation plus directe et probablement plus primitive, indépendante
des Ig. Les activateurs sont les virus, les endotoxines et protéines
membranaires de bactéries, les parasites, le venin de cobra, les
IgA, IgG et IgE en complexes immuns. Les facteurs B, D, et la properdine
(fragments du complément) prennent la place de C1q, C23...
1) C3 -> C3a + C3b
B + C3b => C3bB
2) C3bB -> C3bBb + Ba (clivage de B sous l'action du facteur
D)
3) la properdine stabilise le système et amplifie
l'obtention de C3b
4) => formation d'un complexe C3bBb3b qui clive C5
5) puis on rejoint la voie classique.
Remarques :
-
le complément appartient à la réponse
immunitaire non spécifique pour la voie d'activation alterne, mais
fait partie de la réponse immunitaire spécifique pour la
voie classique car dépendant de la reconnaissance antigène
/ anticorps !
-
le système du complément, très puissant,
subit une forte régulation par des mécanismes encore mal
connus (molécules solubles inhibitrices de la C1estérase
par exemple).
2115. Conséquences biologiques de
l'activation du complément
De nombreuses cellules disposent de récepteurs pour
diverses fractions du complément : hématies, neutrophiles,
monocytes, macrophages, LB et certains LT, NK. Les mastocytes, basophiles
et granulocytes possèdent des récepteurs aux anaphylatoxines
pouvant provoquer la libération d'histamine, de sérotonine
: ils sont mis en jeu dans les phénomènes inflammatoires.
Les effets biologiques du complément sont :
-
une lyse cellulaire (par le MAC) ;
-
une réponse inflammatoire (par les anaphylatoxines
C4a et C5A et les facteurs chimiotactiques C3a, C5a et C5b67) ;
-
une opsonisation (facilitation de la phagocytose)
d’antigènes solubles (par C3b surtout) ;
-
une opsonisation de certains antigènes particulaires
;
-
une neutralisation virale (agrégation, enveloppement,
lyse, interaction avec les cellules phagocytaires).
Il existe des déficits congénitaux ou acquis
en complément, associés à certaines formes et à
certaines phases du lupus érythémateux disséminé.
212. Les interleukines ou cytokines
2121. Nomenclature
Initialement, il avait été remarqué
que le surnageant de cultures lymphocytaires activait d'autres cellules.
Ces glycoprotéines qui ne présentent pas d'homologie structurale
particulières furent successivement appelées :
-
lymphokines : car initialement extraites de surnageants
de cultures lymphocytaires supposées pures ;
-
monokines : pour des molécules provenant de
monocytes et de macrophages ;
-
cytokines : en raison de la découverte d'autres
cellules productrices de ces molécules (cellules endothéliales,
épithéliales).
Le rôle principal de ces molécules étant
la transmission d'un message de leucocytes à leucocytes, beaucoup
sont aujourd'hui nommées interleukines. Interleukines et
cytokines seront considérés comme des synonymes.
On connaît :
-
plus d’une quinzaine d'interleukines, notées de IL-1
à IL-18 ;
-
d'autres molécules à la dénomination
encore hétérogène car découvertes par des équipes
de spécialités différentes (cancérologie, hématologie,
virologie...) :
- TNFa et TNFb (Tumor Necrosis Factor)
;
- TGF (Transforming Growth Factor) ;
- IFN ou interféron = protéines
fabriquées par une cellule infestée par un virus et qui protègent
cette lignée cellulaire contre une pénétration virale
par le même virus ou un autre virus ("signal de détresse")
:
IFN a produit par les macrophages ;
IFN b produit par les fibroblastes ;
IFN g produit par les lymphocytes T ;
- CSF (Colony Stimulating Factors) = facteurs de croissance
du système hématopoïétique.
2122. Caractéristiques
Il faut en souligner cinq :
-
la pluralité d’origine : une IL a plusieurs
sources (lymphocytes, cellules épithéliales, macrophages...)
;
-
la pléiotropie : une IL a plusieurs cibles
(ex : IL1 agit sur toute cellule !)
-
la redondance : plusieurs IL ont mêmes effets
;
-
la synergie : une molécule n'agit généralement
pas seule ;
-
l'antagonisme : certaines molécules s'opposent
par leurs effets.
2123. Modes de fonctionnement
Les interleukines produites par une cellule véhiculent
des messages vers d'autres cellules : ce sont des molécules "confidentielles"
qui occupent un environnement confiné, les rendant peu intéressantes
à doser dans le sérum.
Elles peuvent avoir une action :
-
autocrine : la même cellule produit son interleukine
et le récepteur de celle-ci, la cellule s'autostimule (ex : IL2)
;
-
juxtacrine : l'interleukine a pour cible des cellules
de son voisinage immédiat ; par exemple, les LT produisent une interleukine
libérée vers les L B au contact desquels ils se trouvent
(les granules du LT migrent et s'ouvrent à la jonction avec le LB)
;
-
paracrine : diffusion sur des cellules différentes
;
-
endocrine : l'IL-1 peut atteindre l'hypothalamus
par cette voie.
2124. Effets principaux
Les interleukines sont produites lors des phases effectrices
des réponses immunitaires naturelle et spécifique, qu'elles
médient et régulent. Elles servent parfois de facteurs de
croissance (hématopoïèse, cellules endothéliales).
Les interleukines n'appartiennent pas aux molécules
spécifiques puisque ce sont toujours les mêmes qui sont produites
quelle que soit la cause. Leur liaison à un récepteur active
la cellule par dérépression de gènes et synthèse
de protéines générant des réactions en chaînes.
2125. Classification fonctionnelle des
cytokines
Elles interviennent selon les cas dans :
- TNF à action bactérienne ;
- IL-6 : chémokine = molécule chimiotactique
à destination de polynucléaires et macrophages, inflammation
aigüe ;
- IL-8 : autre chémokine (~ 50 chémokines
connues) ;
- mais aussi IFNa, IFNb, IL-1 ;
IL-2, IL-4, IL-5, IL-10, TGFb
: activation, croissance et différenciation des lymphocytes ;
- IL-5 (éosinophiles : allergie, parasites)
;
- MIF (facteur d'inhibition de migration bloquant les
cellules sur site tant qu'elles ont un rôle à jouer) ;
- IL-8 ;
- IFN g...
IL3, IL7, CSF...
2126. Profil de sécrétion
cytokinique des clones T
Les LT helpers ou auxiliaires de la souris semblent présenter
plusieurs états fonctionnels correspondant à des profils
cytokiniques différents :
-
TH0 : => repos ;
-
TH1 : IL-2, IFNg => augmentation
de la réponse à médiation cellulaire ;
-
TH2 : IL-4,IL-5, IL-10 => augmentation de la réponse
à médiation humorale.
Une cellule peut passer d'un profil TH1 à un profil
TH2 selon l'environnement. Un profil TH3 semble exister dans le système
immunitaire muqueux, équivalent à un TH2 avec beaucoup de
TGFb. Chaque année passe dans notre tube
digestif 1 tonne d'aliments, donc environ 1 tonne d'antigènes par
an : or, il n'y a jamais d'inflammation locale grâce au TGFb.
2127. Régulation des effets des
cytokines
Les interleukines constituent un système performant
mais dangereux, donc physiologiquement extrêmemement régulées
par des :
-
des inhibiteurs circulants en nombre très supérieur
à celui des IL ;
-
des récepteurs solubles se combinant aux interleukines
qui
quitteraient leur milieu (ces récepteurs, très en excès,
sont donc plus faciles à doser que les IL mais leurs quantités
varient beaucoup) ;
-
les répressions de gènes codant pour ces interleukines
;
-
un contrôle très strict des réactions
en cascade.
Les thérapeutiques à base d'interleukines
ont peu d'effet en raison de leur caractère confidentiel : elles
sont cantonnées à leur lieu d'utilisation par ces mécanismes
régulateurs très puissants qui annulent rapidement cet apport
thérapeutique :
Des exceptions notables à ce caractère confidentiel
concernent :
-
IL-1 et IL-6, produites par les macrophages, qui ont un rôle
également sur la fièvre (au niveau du centre de contrôle
de la température dans l'hypothalamus).
-
le TNF = cachectine, à large activité : il
peut nécroser des tumeurs mais provoque un état de cachexie(effet
négatif).
Des molécules effectrices interviennent dans la lyse
cellulaire :
-
cytotoxines : libérées par les LT CD8
cytotoxiques, elles exercent une action très locale
-
perforines : présentant des analogies avec
le Complexe d'Attaque Membranaire du complément, elles créent
des trous dans la membrane cellulaire à l'origine de flux ioniques
anormaux chez la cellule cible ;
-
granzymes : enzymes pénétrant dans la
cellule cible ;
-
lymphotoxines : TNFb.
213. Les anticorps ou immunoglobulines
Ces molécules, fabriquées par les lymphocytes
B, représentent les effecteurs des réponses humorales ; ce
sont les seules molécules solubles spécifiques.
La cristallographie des anticorps et la paléoimmunologie
ont révélé des structures en domaines communs à
de nombreuses molécules que l'on regroupe dans la superfamille des
immunoglobulines.
Ces observations ont conduit à l'hypothèse
d'un gène ancestral à l'origine de toute la superfamille
des Ig. Cette famille rassemble des molécules fabriquées
sur le même modèle et à fortes propriétés
adhésives : pratiquement toutes ces molécules peuvent se
coller à d'autres molécules ! Les premières déclinaisons
de ce modèle adhésif se rencontrent chez les unicellulaires.
2131. Structure d'une Ig
Les immunoglobulines sont constituées de
structures globuleuses ou domaines, séquences peptidiques
d'une centaine d'acides aminés disposés en feuillets bêta
plissés, et de ponts disulfures fermant les domaines. Chaque domaine
est codé par un gène différent, incluant fréquemment
plusieurs introns. Ces domaines résultent de la duplication d'un
domaine ancestral.

Une immunoglobuline est construite sur le modèle
d'un tétramère à 2 chaînes lourdes et 2 chaînes
légères, dont la symétrie détermine deux moitiés
identiques.
Remarque : contrairement à certaines représentations
dans les manuels, la chaîne légère est plutôt
à l'extérieur de la molécule et la chaîne lourde
à l'intérieur (malgré la structure globuleuse), sauf
pour l'IgA2.
Les domaines variables (différents d'une
immunoglobuline à l'autre) des chaînes légère
et lourde sont respectivement notées VL et VH,
alors que leurs domaines constants sont notés CL et
CH
:
-
chaîne légère : VL + CL
-
chaîne lourde : VH + CH1 + CH2 + CH3 (+ CH4 chez les
IgM et IgE seulement).
L'ensemble VH + VL est responsable de la spécificité
de l'Ig, car il détermine le site d'association à l'antigène.
Les hydrolyses par la pepsine et la papaïne montrèrent
l'existence :
-
d'une partie Fab, capable de se lier à l'Ag
-
d'une partie Fc, cristallisable, correspondant à
la partie constante et portant le C terminal (-COOH).
Totalement solubles, les immunoglobulines se rencontrent
dans tous les liquides de l'organisme :
-
sérum, liquide interstitiel (15g d'Ig.L-1 : surtout
des IgG) ;
-
dans les sécrétions muqueuses, nasales, intestinales...
(~ 3g.L-1, surtout des IgA).
2132. Les différentes Ig
Plusieurs catégories d'immunoglobulines existent
selon les types de chaînes les constituant. Chez les Mammifères,
on compte :
-
5 types de chaînes lourdes (gènes sur
le chromosome 14) :
- g pour les IgG (avec
les sous-classes g 1, g
2 , g 3 , g 4 pour
les IgG1 à IgG4)
- a pour les IgA (avec les
sous-classes a 1 et a
2 pour IgA1 et IgA2)
- m pour les IgM
- e pour les IgE
- d pour les IgD.
-
2 types de chaînes légères :
- k ( kappa ) gène
sur le chromosome 2 ;
- l (lamda ). gène sur
le chromosome 22.
Les IgA portent une pièce sécrétoire
les protégeant des enzymes digestives :

2133. Origine génétique de
la variété des Ig
Une réaction immunitaire peut apparaître quelle
que soit la substance étrangère ! Il faut donc admettre l'existence
d'autant de structures différentes de reconnaissance. Un calcul
de 1970 estime à environ 108 le nombre d'épitopes différents
sur la planète Terre. L'organisme devrait pouvoir fabriquer 108
Ig différentes, à partir d'autant de gènes ! Un tel
nombre de gènes ne pourrait être inclus dans le génome
humain puisque les seules chaînes légères nécessiteraient
104 gènes ! Le polymorphisme moléculaire s'explique par le
mécanisme de réarrangement génique, également
mis en jeu dans la diversité des récepteurs membranaires
lymphocytaires (voir BCR § 2261).
22. Des molécules membranaires
221. Récepteurs pour le complément
Les cellules phagocytaires reconnaissent les bactéries
ou parasites sur lesquels a été activé le complément.
Le fragment C3 qui reste sur C1qrs est particulièrement reconnu.
Il existe une dizaine de récepteurs actuellement identifiés
pour le complément (aide à la phagocytose = opsonisation).
Ces récepteurs au complément (CR) sont tous
transmembranaires et constitués de nombreux domaines répétitifs
responsables de leurs longueurs. Ils peuvent de fait collecter des fractions
du complément, libres ou déjà fixées à
la membrane de la cellule, dans un volume important.
222. Récepteurs pour les interleukines
L'organisme doit pouvoir générer des anticorps
par des cellules proches de l'endroit où se trouvent les antigènes.
Trois familles de récepteurs, situés à la surface
des cellules, répondent à ces besoins :
-
récepteurs à la superfamille des Ig ;
-
récepteurs à IL1 ;
-
récepteurs à TNF.
La synthèse des récepteurs est stimulée
par l'activation de la cellule, et ils apparaissent à la surface
cellulaire à ce moment. Un LT au repos n'exprime pas ces récepteurs,
qui ne sont donc pas constitutifs de la membrane.
Ces molécules transmembranaires présentent
une caractéristique principale : la présence d’une longue
queue intracytoplasmique. La partie externe accroche l’interleukine, déclenchant
un message transmembranaire qui atteint le cytoplasme.
Par clivage moléculaire, la partie externe peut
ensuite se détacher et former des récepteurs solubles :
-
la cellule devient alors "sourde" aux interleukines qui restent
autour, ce qui stoppe l'activation de la cellule ;
-
les récepteurs en solution épongent le reste
d'interleukines dans le milieu péricellulaire, arrêtant l'activation
de la cellule.
Il existe donc un système d'autorégulation
de la réponse immunitaire.
Remarque : la cyclosporine empêche l'activation
des gènes qui codent pour l'IL2 et le récepteur à
l'IL2.
223. Récepteurs pour les Ig
Il existe 2 types de récepteurs pour les Ig :
-
des récepteurs reconnaissent le Fc des Ig encore non
liées à l'antigène ; c'est le cas des IgE, mises en
jeu dans les allergies, qui se lient au récepteur FceRI
des mastocytes (Fc est la partie constante de l'Ig, e
est la chaîne lourde de l'Ig, R est le récepteur et
I
est le n° en chiffre romain). La cellule attend alors que les IgE liées
à ses récepteurs reconnaissent l'antigène.
-
des récepteurs reconnaissent le Fc modifié
des Ig par leur liaison à l'antigène : c'est le cas des IgG
se liant aux récepteurs FcgRI,
FcgRII,
FcgRIII
qui favorisent l'accrochage du complexe immun, c'est-à-dire de l'ensemble
antigène / anticorps / complément.
Ces récepteurs aident à accrocher les particules
à éliminer : c'est le phénomène d'opsonisation.
224. Récepteurs d'adhésion cellulaire
Leurs rôles sont :
-
de verrouiller les contacts cellule à cellule ;
-
de bien accrocher la cellule présentatrice d'Ag au
lymphocyte T ("velcro" moléculaire)
-
d'aider les cellules à gagner les endroits stratégiques
(diapédèse des macrophages, entrée des cellules immatures
dans le thymus, sortie des cellules matures de la moelle osseuse...).
On compte 6 familles de récepteurs :
-
superfamille des Ig : CD4 (LT4), CD8 (LT8), CD2 ;
-
intégrines : molécules ubiquitaires,
pouvant s'accrocher à l'extérieur ou à l'intérieur
de la cellule, sur le cytosquelette qu'elles peuvent modifier, agissant
sur le mouvement cellulaire ;
-
sélectines : reconnaissent les sucres sur les
cellules endothéliales ;
-
protéoglycans : récepteurs environnés
d'un nuage de glucides ;
-
cadhérines : adhésion sous dépendance
du Ca++ ;
-
tétraspanines : récepteurs à
4 (ou plus) domaines transmembranaires.
Une molécule peu enchâssée est très
soluble car facilement détachable de sa membrane. Plus les boucles
extracellulaires sont longues, plus elles sont flexibles et peuvent entrer
en contact avec d'autres molécules membranaires voisines qui sont
souvent des enzymes. Ces aspects sont en pleine découverte.
Exemple de la diapédèse : le leucocyte peut
être comparé à un avion et l'endothélium à
un porte-avion :
-
phase de roulement et d'adhésion : attiré
par l'IL8 (chémokine) de l'endothélium, le leucocyte est
freiné par les E-sélectines de la cellule endothéliale
; ces E-sélectines accrochent des molécules glucidiques (proches
des agglutinogènes sanguins) du leucocyte : phase d’approche et
d’accrochage de l’avion au câble ;
-
phase de jonction : des liaisons s'établissent
entre les protéines membranaires endothéliales (IL8 et une
protéine CAM) et les protéines membranaires leucocytaires
(récepteur à l'IL8 et une intégrine) : c'est l'amarrage
de l'avion ;
-
phase de diapédèse : le leucocyte traverse
l'endothélium en exprimant à sa surface les protéines
membranaires endothéliales CD31, ce qui maintient une continuité
moléculaire au niveau épithélial : c'est la descente
de l'avion sous le pont ;
-
phase de migration : le leucocyte poursuit sa progression,
attiré par les IL8 tissulaires (voir schéma ci-dessous).
Dans le cas de maladies inflammatoires, il y a souvent hypersécrétion
de ces molécules endothéliales.

225. Molécules de présentation
d’antigènes (CMH)
Les molécules de présentation des antigènes
appartiennent au MHC ou CMH = Complexe Majeur d'Histocompatibilité.
Réparties en molécules de classe I ou de classe II, elles
présentent aux lymphocytes T les antigènes peptidiques dans
des structures en forme de paniers.
2251. Molécules CMH de classe I
et présentation d'antigènes endogènes
Présentes sur toutes les membranes des cellules de
l'organisme (sauf hématies et adipocytes), les CMH I comprennent
:
-
1 chaîne a (superfamille
des Ig) à 3 domaines a1, a2,
a3
avec des parties transmembranaires ;
-
gènes situés sur le chromosome 6 : gènes
A, B, C (mais il existe des gènes E,F,G et peut-être H) ;
-
1 chaîne de b2 microglobuline
sans portion transmembranaire ; gène situé sur le chromosome
15.
Le sillon présentoir de l'antigène est situé
entre a1 et a2 ;
il est formé d'un feuillet b plissé
entre deux hélices a.
La présentation d'antigènes endogènes
à la surface membranaire se déroule dans toute cellule à
CMH de type I, c'est-à-dire dans toute cellule nucléée
de l'organisme.

Les étapes impliquent différents compartiments
cellulaires :
- fixation des molécules endogènes
par l'ubiquitine, molécule ubiquitaire s'accrochant à de
nombreuses protéines du cytosol ;
- passage des protéines ubiquitinylées dans
le protéasome, organite cytosolique protidique cylindrique dans
lequel sont régulièrement réparties des enzymes ;
- découpage par ce protéasome des protéines
endogènes en peptides de 7 à 9 acides aminés, taille
permettant leur insertion dans le sillon des CMH I ;
-
reticulum endoplasmique :
- passage des peptides vers la lumière
du reticulum via des transporteurs de peptides TAP1et TAP2 agissant comme
les "doigts" d'un flipper qui ne laissent passer que les peptides de 7
à 9 acides aminés ;
- parallèlement, néosynthèse des
CMH I :
* chaîne a non
repliée fixée à une chaperonine (la calnexine) qui
l'aide à se replier ;
* pliage de la chaîne a,
stabilisée par la b2 microglobuline,
formant le sillon.
- chargement des peptides dans le sillon des
CMH I néosynthétisées, la chaîne b2
globuline stabilisant l'ensemble ;
-
vésicules postgolgiennes :
- fusion des vésicules postgolgiennes
avec la membrane cytoplasmique ;
- expression membranaire des molécules CMH de classe
I qui présentent les épitopes peptidiques.
Les cellules nucléées présentent en
permanence des molécules de classe I qui affichent les antigènes
de leur production protidique et les antigènes étrangers
comme les antigènes viraux. Toute molécule CMH de classe
I qui ne fixe rien dans son sillon sera dégradée.
Si la cellule possède en outre des molécules
de classe II, des peptides exogènes seront également affichés.
Seuls les hématies et les adipocytes n'expriment
pas de CMH I.
2252. Molécules CMH de classe II
et présentation d'antigènes exogènes
Présentes à la surface des cellules présentatrices
d'antigène, elles comprennent :
-
1 chaîne transmembranaire a
appartenant à la superfamille des Ig, à 2 domaines a1
et a2 ; gène situé sur le chromosome
6 ;
-
1 chaîne transmembranaire b
appartenant à la superfamille des Ig, à 2 domaines b1
et b2 ; gène situé sur le chromosome
6.
Le sillon présentoir de l'antigène, plus
ouvert que dans les CMH I, est situé entre a1
et b1 qui s'imbriquent en une structure proche
de celle des CMH I. Cette présentation d'antigènes
exogènes implique différents compartiments cellulaires des
cellules à CMH II :
-
reticulum endoplasmique et vésicules postgolgiennes
: néosynthèse des CMH II :
- synthèse du dimère a b
;
- stabilisation et inactivation du dimère par une
chaîne invariante qui occupe le sillon de présentation de
l'antigène l'empêchant de fixer les petits peptides endogènes
entrés par les TAP1 et TAP2 du réticulum endoplasique ;
- transit par l'appareil de Golgi des molécules
de classe II néosynthétisées ;
- vésicules d'endocytose issues de la
phagocytose des antigènes exogènes (un macrophage actif invagine
toute sa membrane en 30 minutes !) ;
- fusion des phagosomes avec les lysosomes en
un phagolysosome ;
- dégradations chimiques des antigènes
phagocytés, libérant des peptides antigéniques ;
- fusion des vésicules golgiennes avec les phagolysosomes
;
- libération du sillon par dégradation enzymatique
de la chaîne invariante ;
- persistance d'un fragment de la chaîne invariante
(CLIP de 7 à 20 acides aminés) qui obstrue encore le sillon
;
- déplacement du CLIP par compétition à
l'aide d'une molécule DM fonction de :
* l'affinité CLIP / DM ;
* l'affinité CMH II / antigènes
exogènes (immunodominance variable d'une personne à l'autre).
- contenant des molécules de classe II
combinées aux peptides antigéniques exogènes ;
- fusion des vésicules d'exocytose avec la membrane
cytoplasmique ;
- expression membranaire de l'ensemble : présentation
des épitopes peptidiques exogènes par les CMH II.
2253. Aspects génétiques
du CMH
- le CMH, Complexe Majeur d'Histocompatibilité,
est un ensemble de gènes codant pour les molécules HLA (antigènes
leucocytaires humains) ;
- ces gènes sont sur le chromosome 6 (être
humain).
- spécificité pour chaque individu, due
aux différents types d'allèles et de gènes (plusieurs
centaines d'allèles différents sur l'ensemble des gènes
du CMH) ;
- haplotype du CMH = succession de spécificités
sur les loci successifs ;
- CMH I :
* gène de la chaîne a
(chromosome 6) ;
* gène de la b2
microglobuline (chromosome 11) ;
* 3 loci majeurs (A, B, C mais aussi E, G, H
et F) ;
* codominance des allèles ;
* CMH I présents sur toutes celules nucléées
(sauf adipocytes).
- CMH II :
* gènes des chaînes a et b
(chromosome 6) ;
* 3 loci majeurs (DR, DQ, DP, mais aussi DZ,
DO, DX, DV) ;
* CMH II présents sur les Cellules Présentatrices
d’Antigènes professionnelles ;
* codominance des allèles ;
- CMH III :
* soluble : fractions du système du complément
: C4, C2, facteur B ;
* gènes au milieu de la séquence
du chromosome 6, transmis avec elle.
Le chauffage de bactéries libère des protéines
de choc thermique. Ces protéines existent dans toutes les espèces
: ce sont des séquences très conservées. Elles occupent
les sillons des CMH I normales.
2254. Polymorphisme du CMH
Les molécules HLA sont très polymorphes car
il existe plusieurs gènes et plusieurs allèles. Exemple :
DR, DQ, DP mais aussi DZ, DO, DX, DV.
Ce polymorphisme HLA dépend :
- 60 allèles A ;
- 136 allèles B ;
- 38 allèles C ;
- 250 allèles différents.
2255. Conséquences du polymorphisme
CMH pour l'individu
Les conséquences de ce polymorphisme moléculaire,
qui affecte surtout les sillons présentoirs d'antigènes,
sont les suivantes :
-
sélection des peptides pouvant être fixés
selon les combinaisons possédées ;
-
variété des paniers présentoirs d'antigènes
grâce aux combinaisons en cis (au sein du même chromosome 6)
ou en trans (au sein des deux chromosomes 6 maternel et paternel) qui autorisent
plusieurs combinaisons différentes par cellule, les produits des
allèles codominants se recombinant dans le réticulum endoplasmique.
2256. Conséquences du polymorphisme
CMH pour la population
-
combinaisons possibles théoriques pour les CMH II
: ~ 1012 (un individu a 1 chance sur 1012 de posséder un équipement
CMH identique à celui de son voisin) offrant une grande diversité
des paniers de présentation ;
-
présentation très diverse des peptides ;
-
distinction dans les populations de sous-groupes :
- répondeurs (présentation efficace
de l'antigène) : la diversité des présentations par
le CMH I fait qu'un agent pathogène a peu de chances de détruire
tous les individus, ce qui est un avantage pour la population (ex : certaines
présentations de peptides du HIV par les CMH I sont efficaces) ;
- susceptibles aux maladies auto-immunes selon les agents
exogènes auxquels ils sont exposés (ex : HLA B27 plus exposés
à la spondylarthrite ankylosante).
226. Récepteurs membranaires lymphocytaires
pour l'antigène : BCR et TCR
2261. Le récepteur des LB ou B-Cell
Receptor (BCR)
22611. Structure du BCR
Le récepteur BCR des lymphocytes B est un
complexe multimoléculaire de membrane. Il comprend :
-
une immunoglobuline de membrane (= mig, ou
sig
pour immunoglobuline de surface) :
- à rôle de reconnaissance spécifique
;
- tétramérique donc à deux sites
Fab de reconnaissance de l'épitope avec :
* une région variable ;
* une région constante ;
* une charnière ;
* une région transmembranaire ;
* une courte queue intracytoplasmique de quelques acides
aminés : cette longueur étant insuffisante pour déclencher
une activation intracytoplasmique ;
-
des molécules invariantes associées CD79 :
- nécessaires à l'expression membranaire
des sig ;
- à rôle de transduction du message : ces
molécules associées, plongeant dans le cytoplasme, sont responsables
de l'activation intracytoplasmique ;
- hétérodimériques avec :
* une chaîne Iga = CD79a ;
* une chaîne Igb = CD79b.
22612. Reconnaissance de l'antigène
par le BCR
Le BCR est capable de :
fixer un antigène même non présenté
(aucun intermédiaire n'est nécessaire) ;
reconnaître :
* un antigène entier ;
* un épitope issu d'un antigène dégradé
;
* un antigène déjà reconnu par un
anticorps donc inclus dans un complexe immun ;
* un épitope différent de celui qui sera
reconnu par le LT sur le même antigène.
Par contre, le BCR ne réagit pas à un épitope
inclus dans un CMH I ou un CMH II.
La liaison Ag / BCR est facilitée par les molécules
invariantes exprimées à la surface membranaire du LB : ces
molécules aident au rapprochement Ag / BCR. Si l'antigène
est répétitif, plusieurs BCR d'un même LB peuvent s'y
lier (cross-linking).

L'activation cellulaire est déclenchée par
la liaison 1 Ag + 2 BCR : la modification de structure du Fc des BCR qui
en résulte change la conformation des molécules associées
qui transmettent le signal au cytoplasme (activation de tyrosine kinases).
Les LB sont de très bonnes cellules présentatrices
d'antigènes par leur CMH II : ils peuvent aller chercher le LT dont
ils ont besoin pour recevoir les signaux d'activation.
22613. Diversité et génétique
des BCR
Il existe toujours un lymphocyte B pouvant reconnaître
plus ou moins efficacement tel ou tel antigène non présenté.
Les 108 épitopes différents estimés par calcul (voir
§ 1133) nécessitent un grand polymorphisme des BCR obtenu
par le réarrangement génique.
Au cours de la maturation des lymphocytes B, le phénomène
de réarrangement aléatoire affecte la synthèse des
chaînes légère et lourde.
La synthèse du domaine variable [VDJ] de la chaîne
lourde implique :
-
un gène V (dit de variabilité)
-
un gène D (dit de diversité)
-
un gène J (dit de jonction).
Il existe plusieurs copies légèrement différentes
de ces gènes V, D, J (plus de 30 pour V de la chaîne b).
Le hasard regroupe, au sein d'un des chromosomes 14 (paternel ou maternel),
une copie de chaque groupe V, D, J. Cette association originale détermine
la synthèse du domaine variable [VDJ] de la chaîne lourde.
A ce domaine s'ajoute le gène codant pour la partie
constante de la chaîne lourde m (un des
gènes possibles pouvant coder le domaine constant) : l'ensemble
gouverne la synthèse d'une chaîne lourde d'IgM, stade général
pour tout lymphocyte B immature. Si le cadre de lecture de cette nouvelle
séquence nucléotidique obtenue génère un codon
stop, il y a mise en jeu des mêmes mécanismes dans l'autre
chromosome 14. Un échec de la nouvelle séquence aboutit à
la mort de la cellule.
Le réarrangement génique affecte de la même
façon les gènes V et J de la chaîne légère
(il n'y a pas de gènes D).
La séquence [VDJ] peut ensuite se déplacer
le long du DNA et se rapprocher de la séquence du domaine constant.
Il se produit une commutation de classe, le LB passant par exemple de la
synthèse d'IgM à la synthèse d'IgA par combinaison
du domaine [VDJ] et du gène a à la place du gène m.
La spécificité antigénique du LB
est donc acquise au moment de sa maturation : "une cellule <-> une spécificité".
L'ensemble de ces combinaisons aboutit à la présence permanente
de nombreux types différents de lymphocytes B capables de reconnaître
autant d'antigènes avec seulement 103 gènes !
Le réarrangement se faisant au hasard, il pourrait se diriger contre
le soi mais il existe des systèmes de régulation.
L'étape suivante est l'expansion des LB qui donnent
des cellules-filles, mais on ignore combien de temps persiste chaque lignée
cellulaire obtenue.
Les mêmes mécanismes s'appliquent aux chaînes
a
et b des lymphocytes T (environ 108 lymphocytes
T différents en permanence). A titre de comparaison, chaque jour
sont produits 1012 polynucléaires et 106 à 1010 LB. Notre
organisme contient environ 1014 LB, soit approximativement le nombre de
nos neurones !
2262. Le récepteur des LT ou T-Cell
Receptor ( TCR)
22621. Structure du TCR
Le récepteur TCR des lymphocytes T est un
complexe multimoléculaire de surface.
Il comprend :
-
une molécule proche du Fab d'une immunoglobuline :
- à rôle de reconnaissance spécifique
;
- hétérodimérique, donc à
un seul site de reconnaissance de l'épitope présenté
par le CMH, avec :
* une chaîne a
+ une chaîne b (95 % des cas) ;
* une chaîne g + une
chaîne d (5 % des cas) ;
-
des molécules invariantes associées formant
le complexe CD3 :
- nécessaires à l'expression membranaire
du TCR (transport vers la membrane du TCR) ;
- à fonction de transduction du message grâce
à leur queue cytoplasmique ;
- formées de chaînes g,
d, e, z/z ou z/e.
22622. Reconnaissance de l'antigène
par le TCR
Le récepteur TCR ne reconnaît des antigènes
que si :
-
les antigènes sont présentés par une
cellule présentatrice du CMH ;
-
des molécules accessoires coréceptrices sont
impliquées :
- CD4 pour des présentations restreintes
de CMH II :

* concerne les LTh = LTa ;
* activation de LT par les CPA professionnelles ;
- CD8 pour des présentations restreintes de CMH I
:

* concerne les LT cytotoxiques ;
* activation par les cellules infectées, tumorales,
anormales.
L'activation cellulaire est donc déclenchée
par :
-
la reconnaissance de l'antigène par le TCR dont la
structure est modifiée (transduction du signal par les chaînes
voisines) ;
-
la reconnaissance du MHC par le CD4 ou le CD8.
Cette activation est facilitée par :
-
le regroupement de plusieurs TCR à la surface du LT
: il faut une centaine de contacts TCR / antigène présenté
par LT pour activer le LT ;
-
une molécule invariante accessoire CD45 (tyrosine
kinase) du TCR ;
-
des molécules intracytoplasmiques.
23. Des molécules intracellulaires
Elles sont de 3 types :
-
les signaux d'activation : les molécules en
jeu sont des kinases, qui ont une activité enzymatique de phosphorylation
et agissent sur les canaux ioniques calciques par exemple;
-
le cytosquelette ;
-
les enzymes : phospholipases, kinases, enzymes phagocytaires...
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