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2002 - Nous sommes bien installés dans notre vaste école.
Au premier étage, un large couloir central donne accès aux douze salles de classe spacieuses et bien éclairées par de larges baies vitrées. En 1995, deux de ces salles ont été aménagées en B.C.D. (Bibliothèque Centre de Documentation). Les deux logements de fonction de l'étage, désertés par leurs occupants, servent de bureau de direction pour le plus petit et de salle des maîtres pour le plus grand.
Le rez-de-chaussée accueille depuis Janvier 1998 l'école maternelle Françoise Dolto (voir Extrait du Journal l'"Encrier Branché" N° 8 de Mars 1998)  ainsi que le Réseau d'Aide et la Garderie périscolaire.
Mais depuis quand ce bâtiment est-il construit? Autrefois, où était l'école?
Petite enquête dans le livre "Liverdun, ville franche, ville française..." de Lucien Geindre, et auprès de deux institutrices maintenant en retraite, Anne-Marie Verpraet et Marie-Thérèse Perrin...
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Cette maison restaurée en 1734 devint l'école des filles; elle ne comportait au départ qu'une salle de classe.
A partir de 1849, elle fût agrandie pour accueillir les petits dans une deuxième salle.
En 1959, elle accueillait finalement 3 classes de filles du C.E. 1 au Certificat de Fin d'Etudes ainsi qu'un logement de fonction.
Aujourd'hui, elle abrite la Maison Pour Tous.

En 1763, la construction de la "Maison de Ville" apporta une solution à la scolarisation des garçons.
Ce bâtiment comprenait une salle de classe, une cour, un logement pour le maître et une chambre pour un adjoint.
Cette maison, qui abrite aujourd'hui l'Association caritative Saint-Vincent-de-Paul, fût achetée à la Commune par Madame Jacob, riche bienfaitrice de Liverdun, qui remit l'une des pièces à disposition des écoliers.

Que ce soit chez les filles ou chez les garçons, les conditions matérielles étaient difficiles :
En 1833, l'effectif des garçons était de 100 pour un seul maître.
En 1876, les trois classes (filles, garçons, petits) accueillaient environ 320 enfants du village et 116 enfants arrivés dans les Cités des Forges (actuelle Rue de Châtillon).
En 1884, un effectif supplémentaire de 160 enfants fût prévu suite à la mise en service de laminoirs (...).

En 1888, une nouvelle Mairie-Ecole fût mise en service à la place du pressoir Florentin; ce bâtiment comprenait deux salles de classe pour les garçons ainsi que la salle communale.
En 1962, la Mairie déménagea Rue de la Gare dans la maison Adam, libérant ainsi une troisième salle de classe.
Aujourd'hui, elle sert pour des manifestations ainsi que pour des associations.

En 1923, les petits de C.P. filles et garçons furent accueillis dans un local proche du presbytère, ce qui libéra une salle à l'école des filles.
 

Malgré tous ces aménagements, le problème des effectifs restait entier.
Dès 1952, la Mairie pensa financer un projet de construction d'école Rue de la Gare, mais en attendant, des classes supplémentaires furent ouvertes dans différents locaux :
- une classe au Liverdun Hôtel,
- une classe dans la maison de Madame Jacob,
- une classe au 5 Rue du Couchant, à l'emplacement de l'actuel Club de Tir à l'Arc.

En 1958, un préfabriqué fût construit Rue du Tir pour accueillir 3 classes :
- une section enfantine mixte,
- un C.P. garçons,
- un C.P. filles.
Cette construction permit de libérer la maison de Madame Jacob ainsi que la salle Rue du Couchant.
A ce préfabriqué s'en ajoutèrent deux autres qui permirent l'ouverture de deux nouvelles classes.

En 1960, l'effectif était de 482 enfants de 6 à 14 ans répartis dans des classes dont la moyenne atteignait 40 élèves.
C'est en 1964 qu'un accord fût enfin trouvé pour construire une grande école dans le parc de la maison Adam.
L'architecte Kruger assura cette réalisation qui prit le nom d'Ecoles du Centre; l'ouverture de 16 classes le 1er Janvier 1966 mit fin à la dispersion géographique des écoliers.
C'est notre école actuelle !
Les noms de Pierre et Marie Curie donnés à ces écoles ne faisant pas assez ressortir leur autonomie de fonctionnement, elles furent renommées Marie Curie et Jean Rostand.

Comme Liverdun poursuivait son expansion en direction du Plateau, et face aux problèmes posés par les transports, 4 classes de C.M. furent ouvertes dans des préfabriqués aux Tremblots et à la Neyette.
La construction de l'école de la Provence vers 1985 mit fin à leur occupation.
En 1970 fût ouverte l'école du Rond-Chêne.
En 1996, les écoles Marie Curie et Jean Rostand fusionnèrent et prirent le nom d'école Georges Brassens (voir Extraits du Journal l'"Encrier Branché" N° 7 et N° 8 d'Octobre et Décembre 1997)