Jeune femme laddakhie en habits de fête : elle porte le perak , ce grand chapeau à grandes oreilles, fourré d'astrakan noir et couvert de turquoises à l'extérieur. Ce chapeau descend en pointe jusque dans le dos, ce qui permet de juger la fortune de la famille au nombre et à la qualité des turquoises apposées.

Visages ronds et aplatis, yeux bridés, cheveux noirs, qu'ils soient hommes ou femmes, les Laddakihis semblent tous pareils : les hommes portent une tresse dans le dos mais portent comme les femmes une longue robe de laine rouge foncé. Seules différences : les femmes ont deux tresses qui pendent dans le dos et leurs robes sont froncées aux hanches , sur les épaules pend une peau de chèvre pour protéger les vêtements du frottement de la hotte. Les plus riches portent une cape de soierie brodée de fleurs qu'elles doubles d'astrakan en hiver.

Photo de gauche : Pélerin laddaki au monastère de Lamaruyu faisant tourner son moulin à prières.

Photo du milieu : Berger laddaki faisant cuire son lait de yak pour faire une sorte de fromage blanc qui se consomme chaud: ce n'est pas trop mauvais !

Paysan laddaki partant entretenir les canaux d'irrigation dans la vallée de la Markha

Les Laddakhis semblent avoir résolu le problème de l'héritage afin de ne pas diviser les terres. avec le risque que chaque part soit petite pour entretenir une famille. Le fils aîné se marie, hérite des biens de la famille mais aussi de ses devoirs. Ses frères rentrent au monastère (ce qui fait qu'il y a beaucoup de jeunes moinillons dans les gompas) ou s'expatrient. Mais ils peuvent aussi rester sous le même toit et sur les mêmes terres avec l'obligation de ne pas se marier et de fonder un foyer séparé, c'est-à-dire qu'en fait il épouse la femme de son frère. Ainsi il ny aura qu'un qu'une famille et la propriété restera entère. C'est ce qu'on appelle la polyandrie.

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