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Au pays des 300 jours de soleil par an , il ne pouvait en
être autrement. Le département des Hautes Alpes
possèdent plus de 400 cadrans solaires peints dont
plus de 150 anciens peints entre le début du XVIII
éme siècle et le début du XXéme.
Bien souvent ils étaient peints par des colporteurs
dont le plus célèbre d’entre eux fut le
Piémontais Francesco Giovanni Zarbula originaire de
la vallée voisine de Bardonnechia en Italie. On
retrouve sa signature sur de nombreux cadrans des
vallées haut alpines et en parti- culier de la
Val- louise dont le plus exem plaire est celui de Val-
louise même. Zarbula aurait signé entre 1832 et
1872 plus de 40 cadrans ! L’âge d’or de ces cadrans se
situent au XIXéme siècle ; en effet sur les
150 cad- rans retenus 50% d’entre eux ont été
peints entre 1830 et 1860.
Cette ombre nous indique ainsi l’heure vraie,
c’est-à-dire l’heure solaire du lieu où l’on
se trouve, alors que la montre nous indique l’heure
légale qui est la même partout en France au
même moment. Ainsi sur le cadran de la chapelle des
Claux de Pelvoux, le 14 juillet, nous lisons 10 heures ,
alors que la montre marque 11 h 39 mn 48 s; le 15
février , nous lisons sur le cadran 10 heures , alors
que la montre nous indique 10 h 48 mn . Pour peindre et
décorer ces cadrans les cadraniers ont utilisé
des pigments naturels tels des ocres jaunes, des terres de
sienne, des rouges d’oxyde de fer, des verts d’oxyde de
chrome, du noir d’os calciné.
Ces cadrans ne sont pas
si silencieux qu’ils ne le paraissent. Sur ceux-ci le
peintre a peint une devise sur la mort, sur la vie, sur le
soleil , ou loue Dieu. Beaucoup de cadrans ont disparu,
victimes des caprices du temps, des réfections de
façades et de l’inconscience des hommes. A partir des
années 60 ils sont remis en valeur, restaurés
par des associations. Plus de 150 nouveaux cadrans ont
été créés depuis ces
dernières années. Un cadranier lorrain
originaire de Velles sur Moselle et installé dans les
Hautes Alpes, Rémy Potey, en a un peint un grand
nombre en particulier le premier dont on va vous parler. En
Vallouise on compte 15 cadrans solaires, si l’on compte ceux
de l’Argentière la Bessée
considéré comme la porte de la Vallouise.
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