LA VIE D'UN DEPORTE (mai 1944 - mai 1945)

(d'après l'histoire vécue et racontée par Monsieur BOUTON)

 

L'arrestation

Alors qu'il était réfugié dans le Lot, un matin de mai 1944, Monsieur Bouton est arrêté par la Gestapo (police allemande). Emmené à Montauban (lien vers une carte localisant les principaux camps de concentration), il est interrogé pendant 10 heures avant d'être envoyé à Compiègne, puis dans les camps de concentration de Neuengamme, Sachsenhausen.

Le voyage

Le trajet se déroulait dans des wagons à bestiaux. Chacun se tenait debout, privé de nourriture, d'eau et d'air. Dans cesconditions difficiles, nombreux étaient ceux qui ne parvenaient pas au bout du voyage. (photo de prisonniers dans des wagons à bestiaux)

L'arrivée au camp

En arrivant au camp, les allemands leur souhaitaient la bienvenue en leur disant " vous entrez par la porte, vous sortirez par la cheminée ". Cela signifiait que vous y entriez vivant, mais que vous en sortiez mort, brûlé dans les fours crématoires. Ensuite chacun était dépouillé de ses vêtements, passait à la douche et recevait un costume rayé après avoir été rasé et tondu. On n'était pas identifié par son nom mais par un numéro brodé sur la veste. En plus, l'initiale du nom du pays d'origine du prisonnier y était cousue : F pour les français par exemple. Les juifs, eux, portaient une étoile jaune.

La vie dans les camps

Réveil à 4 heures du matin, puis douche froide obligatoire, à la fin de laquelle leur était remis un jeton qui leur serait échangé contre un maigre repas. Ce dernier était constitué d'une soupe claire et d'un petit morceau de pain noir. Chacun devait se battre afin de garder sa nourriture. Ensuite, ils devaient se présenter pour l'appel, puis partaient travailler en dehors du camp, sur des chantiers, toujours sous la surveillance des S.S. (section spéciale).

Le travail était très dur, il était interdit de parler ; si l'un d'eux tombait par terre, il était défendu de l'aider à se relever. Celui qui ne respectait pas ces règles était exécuté sur le champ. C'était " l'extermination par le travail ". Après une longue journée, marquée par les coups de crosse et les exécutions de nombreux prisonniers, chacun regagnait le camp où l'attendait un repas léger, puis direction le dortoir. Les lits étaient superposés sur 3 étages et chaque niveau occupé par 2 ou 3 personnes. Et chaque jour ce programme se répétait. Tout le monde attendait la libération du camp pour enfin sortir de cet enfer.

 

Texte collectif

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