SOUVENIRS D'UN ENFANT EN 1939-1945

(d'après l'histoire vécue et racontée par Monsieur BIGEL)

 

La vie quotidienne

Un des moments les plus durs de la guerre a été le départ de mon père lors de la mobilisation générale.

Ma mère a dû s'occuper de mes frères et de moi toute seule. Si les citadins souffraient de la faim et devaient faire appel au marché noir pour se nourrir, les habitants des campagnes mangeaient à peu près correctement. En effet, chacun possédait son petit jardin qu'il cultivait et quelques bêtes qu'il mangeait. Les tickets de rationnement nous servaient surtout à acheter ce qui ne pouvait être produit à la maison (chaussures, vêtements, tabac…).

Ils nous permettaient de recevoir un vêtement par an.

Faulquemont et ses environs ont souffert des bombardements allemands dont l'objectif était de détruire les principaux axes de communication afin d'empêcher l'avancée des troupes américaines.

A ces moments-là, nous nous réfugions dans les caves des maisons. Chaque soir, la lumière des habitations risquait de nous faire repérer par les avions bombardiers. Nous étions donc obligés de mettre du papier goudronné sur les volets afin de la masquer.

La vie scolaire

Même s'il y avait la guerre, les enfants devaient aller à l'école. Les cours commençaient à 8 heures et se terminaient à 13 heures. Quand nous rentrions en classe, nous saluions le maître en levant le bras en disant " hei Hitler ! " On parlait obligatoirement l'allemand, l'usage du français était interdit. Tout devait se faire en langue allemande : nos devoirs, le lecture, l'écriture… Celui qui parlait français était renvoyé 3 jours… A 16 ans, nous quittions l'école pour aller travailler.

texte collectif

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