SI J'AVAIS VECU DURANT LA DEUXIEME GUERRE MONDIALE

 

Après avoir étudié la deuxième guerre mondiale, nous avons voulu raconter la vie de personnages sortis de notre imagination qui cependant auraient pu avoir rencontré les témoins invités dans notre classe.

Extrait du journal intime de Marianne, morte à Auschwitz

Je m'appelle Marianne, je suis juive, j'ai 16 ans. Nous sommes à Paris, le 3 juin 1943, la ville est envahie par les Allemands. Mes parents et mon frère Alfred sont paniqués. Les habitants s'affolent de jour en jour. Les personnes âgées ont très peur d'être emmenées par les Allemands.

- Hep, fraulein !

- Heu ! … Oui ?

- Qui êtes-vous ? demande l'Allemand.

- Je suis, heu ! …

- Vous êtes juive hein ? Venez avec moi !

- Non, je ne veux pas !

- Tu es obligée !

- Mais…

- Hantz ?

- Ya, Capitaine ?

- Mettez ces personnes dans le wagon !

- Dans quoi ? demande Marianne.

- Oui, dans des wagons, nous allons partir !

- Où ? Comment ? Quand ?

- Maintenant, monte !

Le train partit en direction d'Auschwitz, le camp de concentration situé en Pologne.

L'arrivée au camp.

- Mais où sommes-nous ? se demande Marianne.

- Au camp d'Auschwitz, répond un prisonnier.

- Au camp de quoi ?

- Bon, vous allez avancer, menace un S.S.

- Mais, où, bon sang !

- Nous allons vous donner des costumes avec un numéro et hop ! Au travail !

Marianne a pris son costume et son numéro est 73858.

- Maintenant au dortoir, au lit quoi et que ça saute, sinon gare à vous ! Le matin, à 4 heures debout et vous commencez à travailler à 5 heures. Compris ?

Marianne est désespérée, elle veut retrouver ses parents et ses amis. Elle est déjà allée se coucher dans son horrible chambre où ils sont coincés à 3 dans un lit tout petit. La jeune fille n'est même pas allée manger, elle s'est dit qu'elle n'aurait quand même rien du tout, les autres auraient tout pris !

- Allez ! Debout ! cria un soldat.

Vingt-cinq jours plus tard, de ce traitement infernal, la jeune fille mourut de froid et de faim parce qu'elle n'avait eu qu'un bout de pain et une soupe à l'eau à manger. Marianne est morte le 28 juin 1943.

Texte de Laura A.

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La vie d'André dans un camp.

Je m'appelle André, je vis dans un petit village, près de Metz. J'habite avec mon père et ma mère. Mon frère, qui avait 21 ans, est parti à la guerre le 30 juin 1940 ; il s'est fait tuer par les " schleus " le 6 mai 1943 à l'âge de 24 ans. Ma mère a fait un arrêt cardiaque dû au décès de mon frère.

Etant juif, je me suis fait arrêter avec mon père par la Gestapo le 20 mai 1944. Nous avons eu droit à 9 heures d'interrogatoire avant d'être emmenés dans des wagons à bestiaux pour le camp de concentration de Sachsenhausen. Au-dessus de la porte du camp, nous avons pu lire : " vous entrez par la porte et vous sortirez par la cheminée " ce qui signifiait que vous n'en partirez plus jamais vivant.

Dès que nous sommes arrivés, aux environs de 1h30 du matin, nous avons dû prendre une douche froide. Après, nous avons reçu un pantalon et une chemise qui étaient rayés en bleu et blanc et sur cet habit il y avait une " F " qui signifiait français et un numéro. Toutes les personnes se sont fait raser les cheveux. Nous dormions à environ 18 personnes dans une seule chambre de 4 à 6 lits et les soldats nous réveillaient à 4 heures du matin. Nous n'avions que 10 minutes pour nous habiller et après nous sommes allés déjeuner. Nous recevions de l'eau et du pain. Entre 6 heures et 18 heures 30 nous faisions de durs travaux. Ensuite, nous allions manger. Après, nous avions un peu de temps pour marcher dans un endroit clôturé. Si un de nos amis était au sol, nous ne pouvions même pas l'aider à se relever autrement nous nous faisions abattre sur-le-champ.

Après de nombreuses années de souffrances et de tueries, certains d'entre nous, comme moi et mon père, ont retrouvé la vie.

texte d'Arnaud F.

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Un combattant de la deuxième guerre raconte

- "Bonjour, je m'appelle Marc, j'ai 87 ans et je vis en Bretagne. Je vais vous raconter comment mes camarades et moi avons libéré la France.

1943, je pars combattre les Allemands, tout le monde a peur et essaie de se mettre à l'abri. Mes compagnons et moi, nous nous mettons en position de combat. "

- "Ah ! Ah ! Je suis touché ! Venez m'aider ! Venez m'aider ! " dis-je.

" Mon camarade Jean est venu me secourir. Il a réussi à me transporter jusqu'à l'infirmerie, puis bang ! bang ! bang ! Un allemand a tiré sur mon meilleur ami : je le regarde mourir. Puis, la rage de vaincre m'envahit. Je prends le fusil de Jean et je tire sur cet allemand.

Une fois guéri, je repars à l'attaque avec mes camarades. Nous essayons alors de détruire les voies de chemin de fer pour que les Allemands n'envoient pas leurs troupes en renfort. Ca y est, toutes les voies ont été détruites.

Puis nous essayons de faire quelques attentats contre des officiers allemands. On a placé une bombe dans la salle où ils se trouvaient.

Maintenant, nous essayons de libérer les juifs de l'enfer qu'ils vivent.

Et grâce à l'Amérique qui est venue nous aider à combattre les Allemands à l'Ouest et la Russie qui nous aide à l'Est, nous avons pu gagner la guerre. "

Texte de Laura P.

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J'ai sauvé des français

Bonjour, je m'appelle Stéphane RATHERNE, je suis français et catholique. Pendant la guerre, j'étais soldat. Un matin, un de mes camarades, tout essoufflé, me réveille et me dit :

- " Dépêche-toi ! Les Allemands sont dans la rue, ils veulent prendre tous les juifs, mais on ne sait pas pourquoi ! "

- " J'arrive tout de suite ! "

Dans la rue, je vis des hommes, des femmes, des enfants, monter dans des bus. Je propose à mes soldats de trouver une solution.

- " Voilà, nous allons suivre les soldats allemands, puis nous les capturerons ".

Nous commençons la course-poursuite mais en cachette. Devant nous, des bus avec plein d'hommes, de femmes, d'enfants. J'envoie dix hommes arrêter les trois camionnettes allemandes et six hommes stopper les bus et libérer les juifs. Pour l'instant, le plan se déroule à merveille. J'envoie sept hommes qui me restent capturer le peu d'allemands qui étaient sur la route.

- " On a capturé la moitié des allemands. Il nous reste l'autre moitié à capturer ! " dit un soldat.

- " Allez, on repart " dis-je.

Deux semaines plus tard, la ville était à feu et à sang. L'autre partie des allemands avait tué des juifs et avait mis le feu à la ville. J'étais en colère. Tuer autant de personnes juste parce qu'on n'aime pas les Français et les juifs, c'est répugnant !

- " Voilà mon plan " dis-je. Nous allons au village, on place un soldat près des maisons, 10 soldats dans plusieurs buissons et on attaque les maisons allemandes pour les capturer. On a capturé pratiquement tous les allemands de France. Hitler a échappé aux armées et peu après, il s'est suicidé.

Je suis fier d'avoir sauvé plein de Français !

Texte d'Eva S.

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Le journal de Raymond LEPIF, déporté en Pologne le 29 octobre 1942.

Les Allemands appelaient des personnes pour les emmener dans les trains, direction les camps de concentration. Dans des wagons à bestiaux, ils étaient entassés par centaines, ils souffraient de la chaleur, de la soif, de la faim et ils en arrivaient à se battre pour avoir la place près d'une bouche d'air. Certains mouraient avant d'arriver au camp. A l'aube, ils arrivèrent dans un bâtiment cauchemardesque, le camp de concentration. Raymond LEPIF a été déporté au camp de Tréblinka. Dans un camp, les douches sont très froides, les gens ont suffoqué. Les Allemands choisissaient des déportés pour divers travaux. Raymond devait aller avec 3 autres prisonniers chercher du bois dans la nuit et dans le froid. Dans le camp, la maltraitance est journalière : chambres à gaz, douches froides, coups de fouet, les balles de fusil... Notre héros était tellement désespéré de la façon dont les Allemands les faisaient souffrir, qu'il chercha la mort et insulta un Allemand !

- "Sale tête de scheus!!!"

Le soldat furieux, se retourna et le fusilla sans pitié. Voilà comment il mourut.

Texte de Florian L.

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Sabrina et la cache dans le grenier

Année 1939 : les Allemands ont déjà envahi mon village. Deux jours après la mort de mon père, ma mère, mon frère David et moi Sabrina avons dû fuir notre maison car l'ennemi l'avait réquisitionnée. Nous ne savions pas où aller. La nuit approchait et nous devions à tous prix trouver un refuge. Il fallait faire très attention aux Allemands. Au coin d'une rue, nous trouvâmes une grange mais devant l'entrée se trouvaient les SS. Nous avons attendu qu'ils se dispersent pour nous faufiler à l'intérieur. Même si ce n'était pas un endroit où l'on était très en sécurité, c'était mieux que rien ! Notre sommeil fut perturbé par des bruits de pas. Notre mère nous réveilla aussitôt et nous ordonna de monter au grenier. - Les Allemands ! Chut ! Pas de bruit ! nous dit-elle.

Mais voilà ! Maman, en voulant se cacher, trébucha et fit tomber des fourches qui la trahirent. De suite, les SS la firent prisonnière. Le cœur de mon frère et le mien battaient très fort. Ils entrèrent dans le grenier et nous questionnèrent longuement. Puis ils nous emmenèrent dans un camp où l'on passa 2 ans de notre vie. Ma mère décéda dans le camp parce que le travail était très dur et qu'elle n'avait plus de force pour continuer. Mais bientôt tout le monde reprenait espoir sachant que tout cela serait terminé. Pourquoi ? Pourquoi tant de méchanceté qui ne sert à rien ? Et plus tard, quand la guerre sera finie, on viendra pleurer devant les tombes en se disant que ça n'était pas nécessaire surtout quand deux pays qui se font la guerre pendant 6 ans deviennent amis ! Jusqu'à quand la paix restera ? Ca, on ne le sait toujours pas !

Texte de Kyria P.

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L'alerte à la bombe

Le 23 juin 1943, à Vichy, mes parents et moi étions en train d'installer du papier goudronné sur nos volets pour ne pas que les aviateurs repèrent la lumière venant des maisons. D'un coup, l'alarme sonna et les bombes commencèrent à être lâchées par les Allemands. Une bombe rasa une maison près de la notre et une autre tomba sur la route. L'alarme s'arrêta.

- " Maman, ils m'ont fait très peur ! " dit Damien.

Le lendemain, à l'aube, l'alarme se remis en marche. Tout le monde descendit au sous-sol pour ne pas être atteint par les bombes. Des soldats français abattirent un avion quand il était en train de repartir. Ils trouvèrent le pilote allemand dans l'appareil. Il était assommé à cause du crash. Ils le sortirent et le fusillèrent. Les autres avions furent aussi abattus, mais le dernier eût le temps de lancer une bombe, touchant mon père qui sortait de notre maison.

-" Ton père est gravement touché " dit maman.

Trois jours après, il était mort. Je suis allé à son enterrement. Deux ans plus tard, la guerre était finie…

Texte de Pierre J.

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Alphonso, enfant des camps

Je m'appelle Alphonso, je suis un grand-père juif. J'étais un enfant âgé de 12 ans, déporté dans les camps de concentration en 1943.

Je vais vous raconter ma vie dans les camps. Il était 21 heures, j'étais dans ma maison de campagne et je venais de me coucher, quand quelqu'un frappa à la porte. Ma mère alla ouvrir toute tremblante.

- " Sortez ! Sortez et vite " ! Disait l'homme en uniforme.

Je ne savais pas trop ce qui m'arrivait mais je descendais à toute vitesse. Je ne voyais pas ma famille mais une longue file de gens rangés impeccablement, deux par deux.

- " Viens vite où je te tabasse à mort " disait un homme avant de m'emmener dans un camion avec les autres.

Je ne voyais pas ma famille, ni mon frère tant nous étions nombreux. Je fis deux heures de route avant d'arriver dans une gare avec un train complètement sinistre. Un officier nous dit à tous :

-" Montez dans ce train, bande de juifs ! "

Nous montâmes dans ce wagon, avec juste une petite fenêtre pour respirer, sans boire, ni manger. Après deux heures de trajet, nous mourions de soif, certains, même, tout au fond du wagon, étaient déjà morts de cette façon. Quelques heures après, nous étions arrivés, les cinquante passagers et moi-même, dans une espèce de camp. Entrés à l'intérieur, nous voyions des hommes beaucoup plus minces que nous, voire maigres, avec des uniformes bleus à rayures blanches. Un soldat nous emmena dans une salle remplie de petites douchettes. On devait se déshabiller et prendre une douche froide puis, ils nous ont emmenés chez un monsieur avec un rasoir pour nous couper les cheveux. Après avoir mis le même uniforme que les gens dehors, nous sortîmes pour travailler.

Le soir, après une dure journée de travail, un officier nous emmena dans une tente avec une trentaine de couchettes et nous nous endormîmes le ventre complètement vide.

Le lendemain, ils donnèrent un petit morceau de pain à tout le monde.

Deux années passèrent comme çà. Je me suis fait cinq copains dont trois sont malheureusement morts. Un matin, le 13 septembre 1945, un Allemand nous emmena dans un bateau complètement vide. J'ai cru que les Allemands voulaient nous gazer, mais non ! On a attendu 1/4 d'heure avant d'entendre des avions pilotés par des Américains, bombarder le port et donc tirer sur nous et notre bateau ! Pendant cinq minutes, cela continua, puis les bombardements terminèrent et je pus sortir par une brèche causée par une bombe. En sortant sur la rive, je vis une dizaine de chars d'assaut avec un drapeau américain. Je n'y croyais pas : l'Allemagne avait perdu la guerre !

Et voilà ! Je vous ai raconté mon histoire dans les camps. Seul mon père et moi sommes revenus. C'était horrible !

Texte de Florent D.

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Les bombardements

J'étais un petit garçon de huit ans quand ma ville a été bombardée par les Allemands. Je me suis caché dans la cave mais j'ai dû partir car les bombardements venaient de plus en plus près. La moitié des habitants étaient déjà partis à la campagne…

Texte de Julien B.

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La vie de Joseph, caché dans un grenier.

Je m'appelle Joseph. Quand la deuxième guerre a commencé, j'avais environ 7 ans. La deuxième guerre avait amené les bombes, les cris, les malheurs sans fin. Mes parents et mes sœurs avaient déjà été emmenées par la Gestapo, deux jours après le début de la guerre. Mon frère Sam et moi étions cachés dans la cave où ma mère avait mis le coffre à habits. Nous avions dormi deux jours dans la cave, sans bouger, sans parler et sans manger. Nous n'avions fait que trembler de peur.

Toc ! Toc ! Toc ! Toc !

-" Tu entends ? " me dit Sam

-" Oui, j'entends ! "

-" Qui cela peut-il être ? "dit Sam.

- " Peut-être que c'est la voisine Lilia qui veut venir ? "

- " Non, je ne crois pas ! Ca fait longtemps qu'elle ne vient pas. Peut-être qu'elle a aussi été prise par la Gestapo ? "

- " Oh, oui, car elle est juive, elle aussi ! "

- " Même si j'ai peur, il faut que j'y aille ! "

- " Non, tu ne peux pas y aller, c'est dangereux ! "

- " Et si c'est des gens qui sont en danger ? "

- " Tu as raison, il faut que nous allions répondre à la porte "

- " Non, tu ne viens pas avec moi Joseph, tu restes ici. D'accord ? "

- " Et si c'est la Gestapo ? "

- " Tais-toi et reste ici ! Ne bouge pas le temps que je revienne. "

Mon frère Sam alla à la porte et l'ouvrit. Moi, pour l'instant, j'étais dans la cave.

- " Bonjour ! Gestapo ! Vous êtes juif, oui ou non ? "

- " Oui, je suis juif ! "

La Gestapo emmena mon frère Sam. En moi, je suis resté dans cette petite maison pendant 4 semaines. Deux français ont dit à la Gestapo qu'un petit garçon juif se cachait dans cette maison. Et ce petit garçon, c'était moi ! La Gestapo frappa à la porte et j'ouvris.

- " Nous devons t'emmener petit garçon juif ! "

La Gestapo m'a emmené, ils m'ont interrogé pendant plus de 10 heures pour savoir si je connaissais d'autres juifs cachés. Puis ils m'ont envoyé dans un camp de concentration. Ils m'ont donné un costume blanc et bleu. Ils m'ont rasé la tête, je ne me reconnaissais plus ! Au bout d'un mois j'ai décidé de m'enfuir. Mais comment ? Il y avait une petite fenêtre dans les WC. Un soir, vers minuit, je suis allé dans les WC sans faire de bruit et j'ai ouvert le fenêtre. Il y avait un barreau, mais j'étais si maigre que j'ai réussi à sortir. J'ai marché à travers champs, puis je suis arrivé dans une gare où j'ai pris le premier train et je me suis enfui très loin de la France.

En 1980, très vieux, je suis retourné en France Mais cette histoire je ne l'oublierai jamais…

Texte de Asli O.

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Une vie horrible

Nous sommes en 1941, je m'appelle Laura, j'ai 11 ans. Je vis avec mes parents, ma sœur Marthe et mon chat Frisou. Ma mère m'a dit que les Allemands ont envahi le pays et que bientôt, ils viendront ici. Et moi, comme je suis juive, j'ai très peur ! Ma mère m'a aussi dit que s'ils venaient ici, on allait se cacher avec d'autres gens dans un grenier. Aujourd'hui je fais mes valises, maman m'a dit que je ne pourrais pas prendre Frisou mais je suis contente car j'ai mon journal.

- " Laura, viens, on y va ! "

- " Je peux aller faire un bisou à mes copines ? "

- " Non, c'est trop tard ! "

Cinq minutes plus tard, nous arrivons chez la personne qui a accepté bien courageusement de nous cacher.

- " Bonjour Madame "

- " Merci de nous aider " dit ma mère

- " Allez, montez au grenier "

Je m'installe et je range mes affaires dans une petite caisse, puis je vais faire connaissance de mon nouvel appartement. Plus les jours passent, plus la vie devient difficile. Les volets sont recouverts de papier goudronné, c'est à peine si l'on peut respirer, on ne peut pas parler…

- " Oh, non ! Les Allemands arrivent. Chut ! " nous dit la propriétaire.

- " Bonjour, Madame " dit l'officier allemand.

- " Bonjour ".

- " On va fouiller la maison ! "

- " Allez-y ! "

Les Allemands jettent les livres, les affaires par terre, ils n'oublient pas le moindre recoin !

- " Ecoutez lieutenant ! J'entends du bruit "

- " Oh, par-là ! "

J'ai très peur, enfin, nous avons tous très peur ! Les Allemands poussent l'armoire qui cache la porte du grenier, ils enfoncent la porte. Ils nous bousculent, nous jettent dans l'escalier avec férocité. Nous sommes embarqués dans un camion, serrés contre des gens qui sont aussi effrayés que nous. Qu'allons-nous devenir ? J'ai peur.

Texte de Nawel B.

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C'était dur !

Je m'appelle Frédéric. J'avais 7 ans quand les soldats m'ont emmené dans le camp de concentration de Tréblinka. Dans le train, les soldats ne m'ont pas donné à manger. Quand je suis arrivé à Tréblinka, les soldats m'ont dit : " tu rentres par la porte mais tu sortiras par la cheminée ! " Je n'avais plus de nom mais un numéro. Mon nom était Shone mais les Allemands m'ont donné comme numéro 11920. Ils me réveillaient à 4 heures du matin. A douche se faisait à l'eau froide. On mangeait de la soupe dans un bol. On se bagarrait pour en avoir plus…

Texte de Ramazan K.

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Le marché noir

Je m'appelle Julien BOJOLY, j'ai 24 ans et je suis marié, j'ai 2 enfants. L'histoire se passe entre 1940 et 1945. Les tickets de rationnement (ce sont des tickets pour avoir à manger, des vêtements…) ne suffisent pas pour nourrir ma famille donc le soir, je vais faire du marché noir (par exemple échanger des cigarettes contre du saucisson). Mais si un Allemand me voit, il me mettra dans les camps de concentration ou bien il m'exécute à coups de fusil…

Texte de Julien B.

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Ca devait arriver !

Le 6 septembre 1941, j'ai 8 ans et j'assiste, par le soupirail, au bombardement de ma ville natale. Et tout à coup, un obus tombe sur la cave et détruit le plafond. Heureusement que je me suis réfugié dans une armoire toute moisie, sans cela je serai déjà au ciel. Je pousse un énorme juron en essayant d'ouvrir la porte de l'armoire, ma mère et ma sœur collées contre moi.

- " On n'y arrivera jamais ! "

- " Mais si ! " dit ma mère.

Au bout d'une heure et demi environ, nous sommes arrivés à sortir de l'armoire en cassant les portes. Personne dans la rue, pas même un chat ! Que quelques cadavres d'hommes et de femmes avec quelques enfants ! Plus personne dans cette ville.

- " Maman, j'ai froid ! "

Ma mère me pris dans ses bras et me dit :

-"Nous sortirons vivants de cette guerre ! "

Texte de Arnaud H.

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Julie est perdue

Elle s'appelait Julie, c'était une copine juive. Un jour, le 1er juin 1940, elle m'a dit que la Gestapo (police allemande) avait arrêté ses parents et qu'elle ne pouvait pas vivre sans eux. Elle m'a demandé : -" Est-ce que je peux venir chez toi pour me cacher, en attendant que ton père recherche mes parents ? J'ai dit " oui " directement.

Le lendemain nous sommes allées à l'école. Le maître Monsieur OUFE a distribué des papiers :

- " Aujourd'hui, à 12 heures, les policiers allemands vont prendre 5 enfants de l'école pour…. "

Ils sont venus dans notre classe. Julie tremblait et se cachait. Moi, j'avais peur de perdre ma meilleure amie, je n'arrivais même pas à dire un mot. Ils ont emmené Julie.

- " Je ne la verrai plus " ai-je dit au maître.

- " Je ne sais pas, tant que l'Allemagne a cette puissance ! " a-t-il dit.

J'ai attendu 5 longues années. Le 8 mai 1945, la France fut libérée Mon père est revenu (de sa recherche) le 16 mai 1945.

- " J'ai une surprise pour toi ! "

Julie était là, chez moi, contente d'être revenue, même si elle a vécu des horreurs. Puis elle a commencé à me raconter sa vie : ils l'ont emmené dans un train, puis ils lui ont donné un costume rayé et elle a vu des hommes mourir ! En bref, elle a vu des choses moches….

Texte de Rachida S.

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Le débarquement

Le 6 juin 1944, pendant la deuxième guerre mondiale, il y a eut le débarquement. Je me présente : je m'appelle Jessica, j'ai 20 ans et je suis américaine. J'ai participé au débarquement et j'ai vu des scènes horribles. Je suis toujours restée en France et très exactement en Normandie Je vais vous expliquer pourquoi je suis restée en Normandie. Je suis allée vivre là-bas car ça me plaisait bien mais surtout parce que j'avais trouvé un emploi dont j'étais très contente. J'ai participé au débarquement de Normandie. Quand ça s'est passé, j'étais sur la plage. Il y avait le bruit des avions par centaines, les bateaux qui arrivaient chargés de soldats et le sang des hommes morts. Ceci m'a beaucoup marqué et même maintenant, je m'en souviens !

Texte de Lilia N.

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Extrait du journal intime de Bernard CORDIER" sous les bombardements "

Nous sommes le 22 juin 1941, en pleine guerre. Je m'appelle Bernard CORDIER, j'ai 52 ans et une famille de 6 enfants et nous mourons de faim. Comme toutes les usines ont été détruites, je n'ai plus de travail. Je suis incapable de nourrir toute ma famille. Heureusement, demain, je vais faire du marché noir avec un ami et ma femme ; cet ami ayant une voiture, ce sera plus simple pour nous y rendre. Mon dernier enfant ayant sept mois, ma femme et moi-même décidâmes de confier l'enfant à une amie proche pour qu'il soit en sécurité. A l'aube, nous sommes partis avec quelques affaires personnelles de grande valeur pour les échanger contre de la nourriture (viande, pain, lait…). Le voyage a été dur avec tous ces Allemands sur la route, mais nous sommes passés sans trop de difficultés. Plusieurs fois nous sommes allés à la campagne faire ces échanges, sans nous faire attraper. Jusqu'au jour où nous avons failli nous faire prendre. Le 29 juin 1941, ma femme avait caché des aliments sous sa robe. Les risques étaient très gros ! Ma femme s'en est bien sortie en disant qu'elle était enceinte de 6 mois et ces gros bêtas l'ont crue !

Texte de Frédéric M.

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La dure vie d'une adolescente durant la deuxième guerre mondiale

Je m'appelle Jessica, j'ai 18 ans. Mes parents, mes deux petites sœurs et moi-même, sommes cachées dans le grenier de la famille de mon petit ami. Mon père est recherché par la Gestapo car il a dit à un soldat " sale boche ". Nous avons peur, peur d'être découverts, d'être fusillés ou même envoyés dans des camps. Tout à coup, on entend toquer à la porte. C'est Mat, le fils de la famille.

- " Ils sont venus annoncer la fin de la guerre "

- " Tu mens, ce n'est pas possible ! "

- " Non, c'est vrai ! " - " Alors, on peut sortir ? "

- " Non, attendez encore 48 heures "

Quelques jours plus tard, tout était fini, le calvaire, la peur….

Texte de Pauline Z.

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Histoire vécue et racontée par Sandra STONE

Je m'appelle Sandra STONE, j'ai 13 ans. Nous sommes à l'aube du 14 mai 1943. Les Allemands ont construit les camps de concentration, les camps de " Hitler le Terrible ". Ma mère Zita, mon père Jean et mon frère Georges m'avaient prévenue de ne jamais, au grand jamais, me montrer aux fenêtres ou sortir car nous étions juifs. Ce jour-là, le 14 mai les " boches " sont venus à ma porte. Mon frère et moi sommes partis par derrière, sur ordre de maman, pour nous cacher dans la grange des voisins. Deux heures plus tard, nous revenons à la maison : elle est vide et Georges dit :

- " Ces imbéciles de " chleuhs " ont enlevé papa et maman ! "

- " Mais comment le sais-tu ? "

- " Regarde ce billet ! "

- " Ah ! Les culottés ! "

Nous étions désespérés et cherchions des gens pour nous héberger mais cela en vain. Puis, le 22 juin 1943, nous arrivons enfin chez pépé et mémé qui nous cachent. En 1945, ce fut la Libération. Trois mois plus tard nous avons enfin su que papa était mort, maman nous l'a appris quand nous nous sommes retrouvés…

Texte d'Amandine A.

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Le jour du débarquement

Le 5 juin 1944, le jour du débarquement, nous avions tous effroyablement peur. Les gens courraient dans tous les sens pendant que les chars, les avions, les navires bombardaient tout le monde. Ce n'était pas beau à voir, les gens qui se font tuer et bombarder à coups de missiles. Ma famille et moi-même avions très peur. Nous priions pour qu'une bombe ne tome pas sur nous. Malheureusement, ce fut le cas. J'ai vécu des années formidables avec ma famille mais ça n'a pas duré très longtemps ! …

Texte de Hajar B.

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Cachée dans le grenier

Je m'appelle Anne, j'ai 17 ans, je suis juive et j'ai vécu durant la deuxième guerre mondiale. Le vendredi 5 mai, j'ai vu une pancarte sur laquelle il était écrit " interdit aux juifs ". Je suis vite repartie chez moi : mes parents avaient été enlevés par les Allemands. Je suis vite montée dans le grenier. Je me suis cachée, la nuit commençait à tomber.

-" J'ai peur, j'ai froid, j'ai faim ! ! ! "

Je suis allée chercher une couverture, du pain, du fromage, des fruits et de la viande, discrètement, sans bruit. J'entendais plein de bruit comme des mitraillettes, des canons et je n'arrivais pas à dormir, pourtant j'étais fatiguée. Par la fenêtre du grenier, j'ai vu des français, des juifs et des juives et des petits enfants, déportés dans les camps. J'avais de plus en plus peur car moi aussi je suis juive et je suis très contente d'être bien cachée. Et mes parents, que font-ils ? Est-ce qu'ils sont morts ? Sont-ils bien soignés ? Bien traités ? Je crois que je ne le saurai jamais…

BOUM ! ! ! !

- " Ah ! Ma maison, ma maison ! ! ! Ils font sauter ma maison, ces maudits Allemands ! Je les déteste : d'abord ils nous font la guerre, ils embarquent mes parents puis ils font sauter ma maison, mais quoi encore ? "

Maintenant, il faut que je trouve une autre cachette, sans ça, je vais me faire repérer. Les Allemands m'ont attrapée en me voyant changer de cachette. Ils m'ont fait monter dans un camion où, là, j'ai retrouvé mes parents. Ils m'ont emmenée dans les camps, m'ont envoyée dans les chambres à gaz et je suis morte…

Texte de Charline G.

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Marché noir

Je m'appelle Vésilé, j'ai 12 ans. Je vais tous les jours à la campagne avec ma bicyclette, pour aller acheter à manger au marché noir. Pour ne pas me faire remarquer des Allemands, je pars toujours vers 2 heures du matin. J'y suis obligée parce que j'ai un petit frère et une petite sœur à nourrir. Mon père est mort, tué par les Allemands. Ma mère, elle, pleure tous les jours à cause de la pauvreté. On vit dans une cabane près de la forêt. Ma mère est malade parce qu'elle ne mange pas beaucoup. Elle ne veut pas que je parte au marché noir mais j'y vais quand même. Elle me dit :

- " Vésilé, ne pars pas ! Je n'ai pas envie de te perdre comme ton père. Je ne peux pas vivre seule avec les enfants ! ". Un jour, j'ai failli me faire attraper par les Allemands : j'ai laissé mon vélo et je me suis cachée entre les arbres. Après quelques heures, j'ai repris mon vélo et je suis partie.

Après ce jour, je ne suis plus partie au marché noir, j'ai écouté ma mère.

Texte de Vésilé A.

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Le débarquement de Normandie

Bonjour, je m'appelle John Steele, j'ai 64 ans. Je suis un ancien combattant de la deuxième guerre mondiale. J'ai vécu le débarquement de Normandie. Je faisais partie d'une troupe américaine. J'étais dans le bateau 75. Dans le bateau, des militaires vomissaient, d'autres mangeaient du chewing-gum et buvaient de l'eau.

Un soldat a crié "attention au mortier !" (canon courbe qui permet d'atteindre des objectifs masqués ou enterrés).

Quand on est arrivé sur la plage, les portes du bateau se sont ouvertes, les Allemands ont tiré, tous les soldats étaient morts. La mer était rouge de sang.

Quand je suis sorti du bateau, un Allemand a jeté une grenade et boum ! Mon capitaine est mort. Il a sauté du bateau, mais trop tard : il a été déchiqueté ! Nous l'avons trouvé dans la mer. Un bateau est arrivé avec deux chars à l'intérieur. Un des deux chars a tiré et a détruit le bunker qui était en haut de la colline. Alors, le chemin était dégagé. Nous sommes partis de la plage pour arriver dans une ville pour tuer des soldats allemands. La ville avait été abandonnée par les villageois. Un militaire allemand était caché dans une maison quand soudain, un coup de feu. Mon coéquipier a eu une balle dans le ventre. Un de la troupe avait réussi à le toucher.

Dans le même village, 3 chars et 530 Allemands étaient cachés et nous ont tiré dessus. Aucun de nous n'a été touché. Puis un combat a éclaté dans le village : 3 militaires ont été touchés. On n'était plus qu'à 14 contre tous ces Allemands. Ensuite nous avons appelé le quartier général pour qu'il nous envoie 4 avions. Les avions sont arrivés et ont bombardé le village, tous les Allemands sont morts. La plage était-elle nettoyée ? Et bien oui...

Nous sommes enfin rentrés chez nous.

 

Texte de Benoît Z.

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