LA VIE DE MONSIEUR BOUTON DANS LES CAMPS DE CONCENTRATION
Monsieur BOUTON, ancien déporté, est venu dans notre classe nous raconter sa vie dans les camps de concentration.
1
– L’arrestation
Il a été arrêté par la Gestapo (police allemande),
pendant la deuxième guerre mondiale, le 12 mai 1944. Il a été pris aux
alentours de Montauban. Ensuite, il a été amené à Compiègne. Après, il a
successivement été dans les camps de Neuengamme, Sachsenhausen,
Bergen-Belsen puis Lübeck.



2 – Le voyage
3
– L’arrivée au camp
Débarqués au camp de concentration de Neuengamme,
les déportés ont été accueillis par des soldats S.S. à coups de gourdins.
Au-dessus de la porte d’entrée était inscrit en allemand «tu entres par la porte, tu ressortiras par la cheminée». Cette
phrase voulait dire que l’on entrait vivant sur ses deux jambes mais qu’on
sortait du camp uniquement mort, après avoir été incinéré dans les fours
crématoires. Rien ne servait d’espérer une libération ou une évasion.
Les prisonniers devaient se déshabiller, plier leurs
vêtements. Nus, ils passaient sous des douches glacées. Ensuite, un prisonnier
était chargé de leur couper les cheveux et la barbe. On leur distribuait une veste,
un pantalon et un béret rayés bleu et blanc, identiques pour tous. Sur chaque veste était cousu un triangle de
couleur : rouge pour les Français, violet pour les homosexuels… Cela
terminé, ils étaient répartis dans les blocks.

4
– La vie quotidienne dans les camps
-
Les
blocks
Les déportés vivaient dans
les blocks. Ces bâtiments étaient prévus pour 500 personnes mais
malheureusement 1500 personnes y vivaient.
Le block était divisé en 3
parties :
·
Les lavabos
·
Les dortoirs
·
Le réfectoire



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Leurs lits étaient faits
de bois et de paille. Dans un lit de 90 cm de largeur et de 2 m de
longueur, ils dormaient à 3. Le troisième dormait sur les deux premiers.
Les bagarres, pour avoir une place dans un lit, étaient quotidiennes.
Certains prisonniers dormaient par terre en raison du manque de place.
Les dortoirs
-
La
nourriture
Pour manger, on était obligé
d’obtenir un jeton que l’on échangeait contre un repas. Pour avoir ce fameux
jeton, il fallait être passé sous la douche. Mais malheureusement, il n’y avait
pas assez de douches pour tous et guère de temps (durée de la toilette : ½ heure pour laver 1500
hommes). Les déportés étaient rusés. Ils ne se lavaient que les mains. Ensuite,
ils se précipitaient auprès du prisonnier chargé de distribuer les jetons, lui
montraient leurs mains mouillées, pour lui faire croire qu’ils étaient bien
passés sous la douche. Il n’y avait qu’une gamelle pour cinq personnes. La
première mangeait une grande partie de la ration distribuée, la deuxième en
avait un peu moins, les deux suivantes devaient se contenter de peu et la
dernière ne recevait quasiment rien à manger. Le soir, ils avalaient un bout de
pain qui mesurait 1 cm d’épaisseur, une soupe claire de topinambours ou
rutabagas accompagnés de 5 morceaux de sucre.

-
L’appel


- Les punitions
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Les
punitions Les punitions allaient de la bastonnade à la
pendaison. La pendaison se faisait à l’intérieur du camp, en présence de
tous les prisonniers. Chacun était obligé de regarder l’exécution, sous
peine de se faire battre.

-
Le
travail
-
Les
relations entre les prisonniers Dans les camps, il y avait toutes sortes de
nationalités (Russes, Français, Polonais…). Chacun n’avait qu’un
désir : survivre. Les prisonniers étaient donc prêts à voler le pain
de leur voisin, à le laisser mourir pour récupérer son repas… Les hommes
devenaient des bêtes. Cependant, il y avait une certaine solidarité entre
prisonniers de mêmes nationalités.
5
– La libération
Après le débarquement des alliés en Normandie, le 6
juin 1944, les Allemands ont emmené les prisonniers à Lübeck. Ils les ont
embarqués sur des bateaux. Les Anglais croyant que les navires étaient chargés
de soldats S.S. en fuite vers la Norvège, les ont bombardés. Sur les 7000
hommes, 500 ont survécu, dont Monsieur BOUTON. Ce dernier a été emmené à
l’hôpital, soigné et sauvé.
A la libération des camps, il ne pesait que 35 kg
alors qu’il en faisait 75 en y entrant.
Travail collectif