On commençait
par couper des arbres pour en faire des poutres, des madriers, des planches. Ils servaient à fabriquer des échafaudages ou pour soutenir les arches en construction. On s'en servait également
pour faire des fondations. On
fabriquait aussi des systèmes de levage pour décharger les pierres des bateaux.
On les extrayait des carrières proches. Ce sont des pierres de couleur jaune. Ces pierres étaient soigneusement taillées sur cinq faces . Elles servaient à faire le côté visible des piles. Les pierres de blocage provenaient des carrières du plateau au nord d'Ars sur Moselle. C'étaient des déchets de la taille ou des pierres de moindre qualité. On les mettait à l'intérieur des piles.
Les
impostes sont de grosses pierres
taillées placées en haut des piles qui supportent la base des arches. Ces pierres nobles provenaient
peut-être des carrières antiques de Norroy-lès-Pont-à- Mousson.

Dans la construction de l'aqueduc de Metz, la brique est utilisée pour bâtir le mur de séparation des deux canalisations et les parois du bassin d'Ars. Elles étaient fabriquées sur place. D'abord il fallait les mouler, puis les faire sécher à l'air libre ou sous un hangar et les cuire au four. Les tuiles étaient préparées à peu près pareil.
La chaux était également fabriquée sur place dans des fours spécialisés qui calcinaient les pierres calcaires à une température proche de 1000° pour en faire de la chaux vive. Elle servait à préparer le mortier qui était constitué de sable, de chaux, et de pierre. Il servait à assembler les moellons.
La canalisation souterraine était recouverte dun enduit de tuileau. Cet enduit était constitué d'un mélange de chaux grasse, obtenu à partir de calcaire blanc et de débris concassés de briques et de poteries. Il servait à rendre étanche les pierres.