Le fils des loups

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écrit par Alain Surget
Editions Rageot
collection Cascade
       

Pour le dernier trimestre du CE2, la maîtresse nous a choisi "Le fils des loups" comme livre de lecture.
Arrivés page 70 (édition 1989), nous avons recherché le mot effluve dans le dictionnaire. Voici la définition que nous avons trouvée :

"nom masculin, émanation plus ou moins odorante qui se dégage du corps des êtres animés et des végétaux."

Or dans la phrase du livre :

"Quant au mâle, il adoptait une attitude moins agressive envers Pélot qui, maintenant, ne dégageait plus aucune effluve inconnue." Le mot est écrit au féminin...

Nous avons recherché dans d'autres dictionnaires et nous avons vu que ce mot était toléré au féminin pluriel.

Nous avons donc écrit à Alain Surget... :

Monsieur Surget,

Bonjour, nous sommes 21 élèves en classe de CE2.
Actuellement, nous lisons "Le fils des loups".
Ce livre nous passionne à tel point que nous cherchons
les définitions de certains mots
dans le dictionnaire. Le mot "effluve" nous a posé un problème :
nos différents dictionnaires nous ont annoncé
"nom masculin" et peut être au "féminin pluriel".
Or, page 70, il est au féminin singulier.
Pourriez-vous nous donner votre explication
Un grand merci d'avance pour le temps que vous allez nous consacrer.

Et voici sa réponse :

 

Chers petits amis,

Merci de vous intéresser à mon livre "Le fils des loups". Je vois qu'un mot vous intrigue. Le mot effluves est attesté au féminin pluriel et il se féminise, c'est à dire qu'il a de plus en plus tendance à être utilisé au féminin. Dans cinquante ans peut-être, le mot sera reconnu au féminin singulier. J'ai donc simplement pris un petit peu d'avance. Le mot ne me plait pas au masculin : si je dis un bon effluve, j'ai l'impression de commettre une faute de français, alors le féminin se met en place tout seul.

Et vous, qu'en pensez-vous ?

Envoyez-nous votre avis?

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Le fils des loups : résumé

 

Un jour d'hiver, Pélot se retrouve seul dans la forêt. Il a pourtant l'impression d'être épié, traqué. Perdu dans la neige, il est découvert par une famille de loups et obligé de suivre les animaux aux yeux brillants. Pendant de longs jours, Pélot apprend à vivre comme sa famille adoptive. Le père de l'enfant et les chasseurs organisent une battue pour le retrouver. Mais c'est un échec. Cependant ils tuent le mâle. Lorsque la femelle est attaquée par la VRAIE BETE des Vosges (celle qui terrorise les habitants de la Bresse), Pélot prend sa défense et tue le monstre. L'enfant va convaincre la louve de le laisser redescendre dans la vallée avec la dépouille du fauve pour que les hommes cessent de traquer ses amis.
Resteront-ils en vie ? Pélot retournera-t-il un jour avec son père dans la montagne et retrouvera-t-il ses compagnons sauvages ?

       

Nous avons bien aimé ce livre et nous avons envoyé une nouvelle lettre à Alain Surget pour lui demander de nous écrire la suite...

"Le fils des loups 2"
ou
"Les retrouvailles"

Nous avons déjà préparé la couverture...

       

Réponse d'Alain Surget à notre demande d'écriture d'une suite au "Fils des Loups".

"... Je ne prévois pas de suite à mon histoire car je la laisse se développer dans la tête de chacun. L'histoire est à vous à présent, et vous pouvez imaginer la fin que vous voulez."

       

Nous avons relevé le défi...

Voici donc la suite que nous avons imaginée avec deux essais de couverture.

LE FILS DES LOUPS II

Le retour de Pélot au village provoque la surprise générale. Tout le monde l'assaille de questions et l'enfant qui retrouve peu à peu les manières humaines, raconte son aventure sauvage. Pendant ce temps, des grognements de chien attirent l'attention sur la dépouille qui traîne... Avec soulagement, les hameaux voisins vont apprendre la bonne nouvelle : la BETE est morte et Pélot est sain et sauf ! C'est la fête en famille et le triomphe à l'école : il est considéré comme un héros car la vie qu'il a menée durant ces longs jours relève du défi. Ce n'est pas pour autant qu'il en oublie ses compagnons de fortune et son désir de les revoir le pousse, un jeudi, jusqu'à la lisière de la forêt où il émet un long hurlement d'amour. Un craquement dans les buissons et un regard familier lui font comprendre qu'il a été reconnu...