Ateliers philosophiques

sommaire activités

 

 

Depuis le vendredi 16 janvier 2004, le projet "Ateliers philosophiques" est mis en place dans la classe des CM2.

Voici le compte-rendu de la première séance, illustré d'exemples personnels. Les élèves vous invitent à faire part de vos réactions et pourquoi pas trouver d'autres situations, d'autres exemples...

Bonne lecture !

 

 

La philosophie est l'ensemble des questions que l'on peut se poser sur la pensée, la connaissance et
l'action humaine.

Déroulement d'un atelier : Au début, un petit sketch est interprété pour lancer le sujet de la semaine. C'est alors que commence le débat animé par Madame BAECHLER.
Le rôle du maître est de prendre des notes, enregistrer notre discussion (quand ça marche !) et faire respecter les règles du débat.

 

Les règles du débat :

 

- Ne pas porter de jugement sur les pensées de chacun.
- Ne pas couper la parole.
- Parler d'une voix audible.
- Tout le monde doit parler (ne pas craindre de dire ce que l'on pense)
- Distribuer la parole équitablement.
- Ecouter les autres.

Sujet de la semaine : Le rire et les larmes

.

 

Le maître a relevé 9 idées de notre débat.
N'hésitez pas à nous envoyer d'autres opinions ou d'autres situations de rires ou de pleurs :


- On peut pleurer sans savoir pourquoi.
- Pleurer de joie.
- Se forcer à rire.
- Se forcer à pleurer
- Rire de la maladresse de quelqu'un.
- Pleurer ça fait du bien.
- Pleurer quand je pense à quelqu'un.
- Les rires se transforment en pleurs.
- On peut se cacher pour pleurer.

NOS EXEMPLES :

Pleurer, ça fait du bien : Quand on est fatigué ou en colère, pleurer ça fera toujours du bien car ça
nous permet de nous calmer et de ne plus être stressée. Parfois la vie peut se montrer difficile et je le redis : pleurer ça fait du bien. (Clémentine)

On peut rire de la maladresse de quelqu'un : Un jour, on était à table lorsque W. se leva et alla mettre son assiette dans le lavabo. Il revint et s'assit par terre. Quand il se releva, il se cogna le menton au coin de la table. Tout le monde commença à s'inquiéter mais il rigolait au lieu de pleurer et moi aussi je rigolais.

On peut pleurer sans savoir pourquoi : Il n'y a pas longtemps, j'étais énervée et j'avais envie de pleurer mais je ne savais même pas pourquoi. En rentrant, je l'ai dit à ma maman et elle m'a dit que c'était la fatigue. Mais moi je n'en suis pas si sûre. (Ludivine)

Quand je pense à quelqu'un, cela peut me faire pleurer : Chaque soir avant de me coucher, je pense à mes grands parents et quelque fois ça me fait pleurer. Quand ils sont morts j'avais 5 ans. Même à 10 ans on pleure. (Wendy)

On peut se cacher pour pleurer : Une fois, j'étais dans mon salon (je jouais), ma sœur m'a énervée. Je voulais pleurer donc je suis allée dans ma chambre. J'ai écouté de la musique en pleurant pour me calmer car j'aime bien la musique c'est ma passion (après Jennifer). (Eva C.)

Pleurer de joie : on rigole et on pleure en même temps A Noël, en famille, surtout avec mes cousins et mes sœurs, on a piqué un fou rire parce qu'on s'est regardé et encore le lendemain on rigolait. On n'arrivait plus à s'arrêter. (Jordan)

On peut se forcer à rire : Une fois, mon copain qui s'appelle Julien, m'a raconté une blague qui ne faisait pas vraiment rire mais comme je ne voulais pas le décevoir, je me suis forcé à rire. (Quentin)

Quand je pense à quelqu'un, cela peut me faire pleurer : Le 15 avril 2003, mon grand-père est mort. Il a été enterré le 19. Depuis le mardi et le samedi, je pleure dans mon lit, en pensant très très très fort à lui, car je l'aimais, je l'aime et je l'aimerai toute ma vie. Et même quand je serai morte je l'aimerai toujours. (Emilie).

Pleurer ça fait du bien : Un jour, j'ai pleuré mais sans savoir pourquoi. Il y avait quelque chose qui me retenait et j'ai pleuré. Je ne sais pas : j'avais comme l'impression de vouloir pleurer et quand j'ai eu fini de pleurer, je me sentais bien. Ca fait du bien de pleurer. (Cédric)

On peut pleurer sans savoir pourquoi : Une fois, amie entre amie, deux filles jouent au loup, à la marelle, à la corde à sauter… et soudain ! Une des deux filles se met à pleurer. Sa copine lui demanda si elle avait mal. Elle a dit : " non ", elle ne savait pas pourquoi elle pleurait. (Wilson)

Le rire se transforme en pleurs : Jean fait du skate et perd l'équilibre et tombe. Il rigole et tout à coup il s'arrête. Il saigne, et il se met à pleurer. (Pierre)

On peut se cacher pour pleurer : J'avais un petit chat, mais il est parti. Tous les jours je pleurais dans mon coin et j'étais très triste. Maintenant quand j'y pense je me rappelle les bonnes choses qu'on faisait ensemble. Je me mets à pleurer et je ma cache et ça me fait du bien. (Julien)

Pleurer ça fait du bien : Quand j'étais chez ma copine, elle s'était mise à pleurer. Quand je l'ai vue, je me suis précipitée vers elle et je lui ai dit : - Qu'est-ce que tu as pour pleurer comme ça ? - Je suis triste parce que mon petit copain m'a quittée. - Allez, pleure ça fait du bien. Une heure après, elle s'est arrêtée de pleurer. Et je suis rentrée chez moi. (Laura I.)

Les rires se transforment en pleurs : Un jour, j'était dans ma cuisine et j'étais montée sur une chaise, j'avais une jupe très serrée. Lorsque j'ai voulu redescendre je suis tombée de la chaise et j'ai commencé à rire et ensuite à pleurer. Je ne sais même pas pourquoi. (Pauline)

On peut pleurer sans savoir pourquoi : Un jour, J. était à une course dont la longueur était de 1 800 m. Après le départ, elle accéléra pour ne pas être dans les derniers, ce qui lui demanda beaucoup d'efforts ! A la ligne d'arrivée, elle ne put s'empêcher de respirer à plein poumons. De retour à l'école, elle pleura sans savoir pourquoi. (Julia)

Quand je pense à quelqu'un, cela peut me faire pleurer : Ma cousine est morte un mercredi dans un accident de voiture à l'âge de 20 ans. Son enterrement se déroula un samedi. Je pleure souvent les mercredis matins car c'est le matin qu'elle est décédée. (Anthony)

Se forcer à pleurer : Une fois, je me suis forcée à pleurer car je n'avais personne pour faire le sketch avec moi. Ca a marché parce que ma copine est venue me demander ce que j'avais, je lui ai dit et elle a fait le sketch avec moi. ( Estelle)

On peut se forcer à rire : Nous pouvons nous forcer à rire quand un ami nous raconte une blague et que, pour ne pas lui faire de peine on se force à rire.

A vous de nous envoyer vos exemples....rires et pleurs