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L'image
numérique : aller
plus loin
|
(dossier inspiré notamment de la revue "Chasseur d'images") |
1.
Photo argentique et photo numérique.
L’unité de mesure de la finesse d’une image argentique est
le grain.
b)
La photo numérique.
![]()
2. Définition, résolution et taille d’une image.
La
définition est le nombre de points constituant
l'image (par exemple pour 480 lignes de 640 points appelés aussi pixels, on
obtient 307 200 points au total).
Les magazines (ex : Géo) impriment les photos
en 300 dpi, les quotidiens (ex : Le Monde) en 160 dpi.
La taille d’une image est le nombre d’octets
qu’elle utilise pour son codage. L’unité la plus employée en photo numérique
est le « Méga » (1 Mo (mégaoctet) = 1 024 Ko (kilooctets) ;
C'est dans le poids de l’image que se trouve la clé de la qualité
des impressions futures.
Aux commandes d’un scanner, l’utilisateur sélectionne dans
la fenêtre de prévisualisation la zone à numériser et indique , au choix, la
résolution d’analyse OU la résolution de sortie OU le rapport
d’agrandissement OU la taille finale du document.
|
PHOTO "standard" 10 x 15 cm |
||||||
| Résolution | Hauteur | Largeur | Total | Poids | Poids | |
| de sortie (dpi) | (pixels) | (pixels) | du fichier (Ko) | du fichier (Mo) | ||
| 72 | 283 | x | 425 | 120 275 | 352 | 0,3 |
| 100 | 393 | x | 590 | 231 870 | 679 | 0,7 |
| 150 | 590 | x | 885 | 522 150 | 1 530 | 1,5 |
| 200 | 786 | x | 1 180 | 927 480 | 2 717 | 2,7 |
| 300 | 1 180 | x | 1 770 | 2 088 600 | 6 119 | 6,0 |
| 360 | 1 415 | x | 2 125 | 3 006 875 | 8 809 | 8,6 |
| 720 | 2 830 | x | 4 250 | 12 027 500 | 35 237 | 34,4 |
| 1 440 | 5 660 | x | 8 500 | 48 110 000 | 140 947 | 137,6 |
| PHOTO "A4" Zone d'impression utile de 19,5 x 28 cm | ||||||
| Résolution | Hauteur | Largeur | Total | Poids | Poids | |
| de sortie (dpi) | (pixels) | (pixels) | du fichier (Ko) | du fichier (Mo) | ||
| 72 | 553 | x | 425 | 235 025 | 689 | 0,7 |
| 100 | 768 | x | 1 103 | 847 104 | 2 482 | 2,4 |
| 150 | 1 150 | x | 1 655 | 1 903 250 | 5 576 | 5,4 |
| 200 | 1 535 | x | 2 205 | 3 384 675 | 9 916 | 9,7 |
| 300 | 2 300 | x | 3 310 | 7 613 000 | 22 304 | 21,8 |
| 360 | 2 765 | x | 3 970 | 10 977 050 | 32 159 | 31,4 |
| 720 | 5 530 | x | 7 940 | 43 908 200 | 128 637 | 125,6 |
| 1 440 | 11 060 | x | 15 880 | 175 632 800 | 514 549 | 502,5 |
Pour obtenir
une résolution de sortie de 300 dpi (qualité photo) en format 10 x 15 cm, il
faudra donc disposer d'un fichier natif (l'original) de 1 180 x 1 770 pixels,
ce que fournissent facilement les meilleurs appareils photos numériques.
Explication
En largeur : 5,91 x 300 = 1 772
pixels
Définition de l'image finale : 1
182 x 1 772 = 2 094 504 pixels.![]()
Original : 24 x 36 mm, soit en pouces : 0,95 x 1,41
Résolution optique nécessaire : 1
182 / 0,95 = 1 250 dpi
La taille du négatif étant inférieure de 4,17 fois à celle
du tirage 10 x 15, nous avons besoin, pour numériser ce document à une résolution
comparable, d'une résolution 4,17 fois supérieure, ce qui nous donne une résolution
optique de 300 x 4,17 , soit environ 1 250 dpi.
Conclusion : pour numériser un négatif ou une
diapositive, un scanner spécial est préférable, qui doit, grâce
à une résolution optique d’environ 2.700 dpi, permettre des agrandissements
A4 de qualité photographique.
- 400 x 600
pixels (formule « Photo Disquette »)
- 2 048 x
3 072 pixels (formule « Photo CD », incluant 4 autres formats de moindre
qualité pour chaque image)
Plusieurs sociétés proposent aux professionnels des numérisations
personnalisées, de qualité encore meilleure, donnant un poids d’image qui peut
être impressionnant (jusqu’à 900 Mo) et destinées à des expositions (agrandissements
de plus d’un m²).![]()
Un conseil très simple : quand vous travaillez en numérique, pensez
en pixels et s'il vous arrive de ne plus trop savoir où vous en êtes, raccrochez-vous
à cette valeur : le nombre de points définissant votre photo résume la qualité
que vous pouvez en escompter, sous réserve évidemment qu'il s’agisse de points
correspondant à des informations effectivement enregistrées (résolution optique).
Voici un moyen mnémotechnique efficace pour « jauger »
la taille raisonnable d'utilisation d'une photo : divisez le nombre de pixels
par 100 et vous obtenez la taille maximale, en centimètres, du tirage « qualité
photo » que vous pouvez en espérer :
- 4,8 x 6,4 cm pour une image de photoscope
480 x 640 pixels,
- 10 x 13 cm pour un appareil Megapixel
1 024 x 1 280 pixels,
- 20 x 30 cm pour un Photo CD 2 048 x 3 072 pixels,
- 12 x 18 cm pour une image sur papier de 10 cm sur 15, codée
sur 1 182 x 1 772 pixels avec un scanner 300 dpi... ![]()
5.
Le tramage.
La notion de trame
est bien connue des imprimeurs et photograveurs qui, faute de pouvoir reproduire
les photos en tons continus, sont obligés de « tramer », c'est-à-dire
de les transformer en points minuscules.
![]() |
![]() |
7.
Pour une imprimante actuelle, numérisez entre 150 et 200 dpi !
La
détermination de la linéature pratique (examen à l’œil et à la loupe) va nous
renseigner le poids des fichiers nécessaire pour une impression « top ».
Inutile d’envoyer des fichiers A4 de 150 Mo
(21 x 30 cm à 720 dpi représentent 6 000 x 8 500 pixels) : une « petite »
image de seulement 6 Mo (1 240 x 1 800 pixels) donnera le même résultat.
150 dpi suffisent pour le paysage, le
graphisme, et les photos qui claquent ; 200 dpi sont plus adaptés
au portrait, aux tons chair et à toute photo pour laquelle il est essentiel
de restituer fidèlement les nuances.
Numériser un 10 x 15 à 300, 600 ou 1 200 dpi ne change rien
à sa qualité : si on l'agrandit, on agrandira en même temps ses défauts (le
« flou », le « grain » du papier) et il ne faudra donc pas
s'étonner si le résultat imprimé présente une absence de netteté et un moutonnement
de l'image.
Une bonne nouvelle : les fichiers délivrés par la nouvelle
génération des appareils photo (2 à 5 millions de pixels) offrent
la résolution nécessaire et suffisante pour les meilleures imprimantes jet d'encre.
![]()
8.
Créer une page modèle.
Avant
d’imprimer, on va créer un modèle de page A4,
dont on pourra se servir à chaque séance.
On déposera sur cette page modèle les images que l’on souhaite
imprimer en qualité photo, en maîtrisant parfaitement la zone imprimable.
Pour une imprimante EPSON, dont les marges sont 3 mm partout sauf en bas
(14 mm), donner les valeurs suivantes, après avoir choisi la commande nouveau,
du menu fichier : 20,4 cm en largeur (ou 1606 pixels) et 28 cm en hauteur
(ou 2204 pixels), taper 200 dans la zone résolution (en dpi). On obtient un
poids d'image de 10 Mo environ.
De plus en plus d'imprimantes impriment sans marge (21 cm
sur 29,7 cm correspondant à 1653 pixels sur 2338 environ).
Choisir le blanc comme couleur de fond.
Sauvegarder cette page sous le nom Page_Mod par exemple,
au format PSD (Photoshop) ou PSP (Paint Shop Pro) ou PFI (Photofiltre) et protéger
ce fichier en écriture (attribut lecture seule à cocher dans les propriétés,
à partir de l'explorateur).
9.
Plus c’est petit, plus il faut une résolution élevée !
Impossible de terminer cette course aux économies de pixels
sans une référence aux formats de reproduction. Une image imprimée sera « lue » par ceux à qui on
la destine à une distance comprise entre deux et trois fois sa diagonale.
![]()
10.
Encre et papier.
L’affichage
sur un écran cathodique se forme par synthèse additive des couleurs :
Rouge, Vert et Bleu se mêlent pour générer du blanc.
L’impression couleur
est obtenue, elle, par synthèse soustractive : le mélange cyan,
magenta et jaune produit du noir (c’est la trichromie). Le noir ainsi obtenu,
n’étant pas pur, déçoit par son aspect gris-vert sombre. C’est pourquoi on emploie
pratiquement toujours la quadrichromie où la cartouche d’encre noir apporte
un noir parfait.
La plupart
des imprimantes revendiquant la qualité photo sont encore dépassées par l’argentique,
mais pour peu de temps.
Le nombre de cartouches d’une imprimante à jet d’encre peut
varier de une à sept, selon les techniques utilisées.
Les fabricants ont joué sur deux axes pour améliorer l’impression :
-
Diminuer la taille des gouttes d’encre projetées (chez EPSON,
une goutte de 10 milliardièmes de litre d’encre forme un point de moins de 20
microns de diamètre, et sèche en 1/100ème de seconde).
-
Superposer des gouttes sur un même pixel.
-
Augmenter le nombre de nuances de couleurs : aux classiques
cyan, magenta, jaune, noir sont ajoutées les nuances cyan clair, magenta clair,
et même parfois noir pigmenté spécial. Ainsi, les tons clairs (notamment sur
les visages) sont mieux rendus.
Les imprimantes à sublimation thermique ont une tête
chauffante qui vaporise les couleurs sur le papier depuis un ruban coloré spécial recouvert
d’encre solide : les résultats sont superbes.
Des encres spéciales (métalliques, blanches, vernies) peuvent
être utilisées sur des supports variés (transparents, transfert sur T-shirts…).
b) Papier.
En général, le papier de la marque donne de meilleurs résultats,
mais selon le rendu désiré, on peut en trouver aussi ailleurs.
Le papier glacé, quatre fois plus cher, outre un support
cartonné plus rigide, est recouvert d’un vernis améliorant le rendu de l’image.
Il existe d’autres papiers, de luxe, premium ou autre, plus
coûteux et adaptés aux besoins spécifiques des photographes professionnels.![]()
11.
Optimisation des réglages.
Les renseignements
fournis au programme (options d'impression) ne sont pas anodins et les fenêtres
successives qui apparaissent à l’écran méritent d'être documentées avec soin
:
- le choix du papier détermine la
finesse du point : en général, la résolution maxi n'est obtenue que si on
sélectionne une option comme « papier spécial photo » ou «papier haute
résolution» ou «papier glacé extra».
Ce paramètre peut aussi selon les modèles, influer sur la gestion des
cartouches d'encre, le taux de recouvrement voire le temps de séchage
- la case « Tramage » (aussi
appelée « Mélanges » chez HP) permet de choisir le type de trame.
Le mode "Motif" (HP et Canon) convient aux graphiques mais
pas aux photos. Choisissez plutôt "Nuage" (HP), "Diffusion"
(Canon) ou "Diffusion d'erreur" (Epson) : vous obtiendrez une
trame aléatoire très fine (surnommée parfois « pattes de mouches »!)
très appréciée des photographes dans la mesure où elle rappelle le grain d'une
émulsion.
- préciser si c'est possible combien
de gouttes d'encre on veut par pouce de papier (jusqu'à 5760) : c'est la résolution
d'impression.
Un étalonnage « manuel » de l'écran, en
trois étapes, est conseillé :
- affichez une photo à l'écran et
imprimez-la, sans rien changer au réglage des couleurs
- une fois le tirage terminé, placez-le
à côté de l'écran et modifiez les réglages du moniteur en agissant sur le contraste
et la luminosité (uniquement sur l'écran, sans passer par le logiciel !) afin
d'obtenir un affichage aussi proche que possible de la photo imprimée
- cette opération effectuée, intervenez,
dans le logiciel de retouche, afin de donner à la photo le rendu souhaité, puis
imprimez
- recommencez ce cycle plusieurs
fois pour affiner le réglage, tout en sachant que certaines couleurs ne sont
pas visualisables à l'écran et que d'autres ne sont pas imprimables.
Les utilisateurs de l’imprimante EPSON STYLUS PHOTO EX peuvent s’aider
des outils logiciels d’étalonnage de la couleur présents sur le CD-ROM fourni.![]()
12.
Avantages du numérique.
- on voit rapidement
l'image produite : il remplace le Polaroïd à moindre coût.
- visible immédiatement sur écran (de l'appareil, puis de l'ordinateur
ou de la télévision), un peu plus tard sur papier.
- pas de pellicule
photo à acheter, à porter au développement, en risquant de la perdre.
- à la prise de vue,
on change de sensiblité sans être obligé de remplacer le film, même
si on passe de la nuit au grand soleil.
- macro-photo parfois
plus facile, sans accessoires, et à main levée, en approchant très près (ex
: 2 cm avec le NIKON Coolpix 4500)
- retouche possible
de ses images (recadrage, modification du contraste, de la luminosité, des couleurs,
effets spéciaux, chasse aux poussières...)
- on n'imprime
que les images réussies, éventuellement améliorées.
- possibilité
d'effacer et de refaire immédiatement une photo : on photographie plus volontiers,
on a moins peur de rater une photo
- stockage facile
et peu coûteux des photos (sur un CD à moins d'un euro, on peut archiver plus
de 100 photos d'excellente qualité).
- cartes mémoire
("pellicules numériques") très bon marché : on
en trouve aujourd'hui de 512 Mo pour 30 euros.
- pas de perte
de qualité dans le transfert d'image (binaire).
- longue conservation
dans le temps, sans dégradation.
- planches-contacts en
couleur personnalisées.
- l'offre, la
médiatisation, la qualité, les capacités, la facilité augmentent.
- retirage possible avec
une qualité au moins égale (les futures imprimantes seront
- qualité du duplicata
strictement identique à l’original.
- plaisir d’intervenir
à toutes les étapes du processus graphique, de personnaliser son image, de jouer.![]()
- il est préférable
de posséder un ordinateur.
- la qualité d'une
image 50x70 est encore moins bonne qu'en argentique, mais plus pour longtemps.
- vérité plus
facilement « trafiquée ».
- nécessite un
savoir-faire (utilisation de logiciels).
- capacité mémoire insuffisante (nombre réduit de photos possibles avant
transfert) en standard.
- risque d'effacement
involontaire et rapide d'un grand nombre de photos.
- difficile de
fixer le mouvement d’un sportif avec les appareils compacts actuels qui réagissent
plus lentement au déclenchement.
- couleurs moins
bien conservées par l’encre (sauf encres spéciales), d’où l’intérêt de
garder une copie des fichiers pour des retirages futurs.
- pour obtenir de bons résultats, il faut y consacrer beaucoup de temps.![]()
14.
Les étapes de la photo numérique.
-
Prise de la photo, comme sur un appareil classique, souvent autofocus (mise
au point automatique). Le déclenchement
est moins rapide (sauf sur reflex) , il faut s’y habituer.
- Le
capteur CCD ou CMOS (le même que celui des caméscopes et des scanners)
remplace le film. Il capte l’intensité lumineuse qui traverse l’objectif grâce
à de nombreux capteurs optiques minuscules (chaque cellule optique enregistre
les informations pour un pixel).
- Cette intensité
lumineuse est convertie en courant électrique, lui-même transformé en
une suite de 1 et de 0, comme pour n’importe quel fichier ou programme
informatique.
- Compression
de l’image pour réduire sa place en mémoire.
-
L'image ainsi codée est stockée dans une mémoire informatique (on peut ajouter
une carte amovible).
-
Sur la plupart des modèles, on voit l'image s'afficher sur un petit écran
LCD couleur.
-
Branchement de l'appareil sur l'ordinateur et transfert de l'image sur le disque
dur (ou de la carte mémoire dans un lecteur spécifique).
-
Retouche éventuelle, organisation des fichiers sur disque dur et tirage de planches
contacts sur imprimante.
-
Archivage numérique des images sur CD-ROM ou DVD par exemple.
- Tirage sur papier (labo en ligne ou en ville), sur imprimante pour
des cas particuliers.
-![]()
a)
Appareil photo.
Les gadgets style Barbie coûtent 50 euros et permettent de découvrir
le principe..
On
trouve, en montant en gamme des tri-mégapixels
avec zoom optique à moins de 2 00 euros.
Les meilleurs appareils photos numériques
pour le grand public sont équipés pour la plupart d'un capteur CCD d'au
moins 5 millions de pixels, et leur prix approche les 400 euros.
b)
Système informatique.
- Processeur :
les processeurs d’entrée de gamme d’aujourd’hui suffisent.
-
Disque dur : on arrive à 160Go en standard aujourd'hui, c'est plus
que suffisant.
-
Mémoire vive : 256Mo, voire 512. (on prétend qu’il faut 3
fois plus de mémoire vive que le poids de l’image traitée).
- Ecran :
17 pouces ou 19 pouces, voire plus : le meilleur possible.
- Carte
graphique : la meilleure possible, puissante et rapide, pour exploiter
les qualités de l’écran au mieux.
- Sauvegarde :
disque dur externe ou clé USB, dans l’optique de graver un CD/DVD quand
on a 700 Mo à 4, 37 Go d’images, ou directement graveur de CD ou DVD
réinscriptible..
- Imprimante :
Choisir une grande marque (EPSON, CANON, HP...) Les modèles sont vite améliorés
et renouvelés.
-
Logiciels : les logiciels livrés avec un scanner ou un appareil
photo peuvent suffire au début, sinon certains sont gratuits (Photofiltre studio)
Paint Shop Pro et Photoshop sont plus professionnels mais payants. ![]()
16.
Formats de fichiers.
Il vaut
mieux sauvegarder ses photos au format TIF tant qu’on les retouche :
elles tiendront plus de place en mémoire, mais leur qualité ne sera pas dégradée
dans ces opérations de sauvegarde.
![]()
17.
Divers.
Une
bonne émulsion photo capture l’équivalent de 20 millions de pixels environ (ex
: Kodachrome 25 ASA).
Il est désormais possible de donner ses négatifs à développer
et de télécharger quelques heures après, via Internet, les fichiers numériques
correspondants directement sur son disque dur.
On trouve maintenant des
scanners dotés d’une fonction « Clean Image ». Un toilettage de
l’image est réalisé automatiquement grâce à une source infrarouge :
poussières, salissures, empreintes digitales sont ainsi corrigées.
Le logiciel Irfanview (gratuit, téléchargeable à l'adresse
http://www.irfanview.com ) permet de visualiser
ses images sur écran, notamment sous forme de diaporama paramétrable. On peut
lui demander d'imprimer des planches de vignettes personnalisables. Il est doté
de nombreuses autres fonctions (filtres, album pour le Web, conversions, plugins...)
![]()
- Pour mettre en valeur une photo, un encadrement fin (contour,
bordure de 2 pixels) d’une couleur noire (qui s’harmonise avec toutes les couleurs)
ou d’une autre, présente dans l’image, améliore la finition.
- Utiliser des pochettes
transparentes "cristal" plutôt que "granitées" pour ranger
ses photos ou ses planches de vignettes, ces dernières seront plus lisibles.
19.
Nouveautés 2001.
-
La course aux pixels continue : le capteur 3,3 millions équipe les appareils
amateurs haut de gamme. Fuji annonce 4 millions de pixels, mais en fait, il
utilise un capteur 2millions ayant une structure en nid d'abeille (octogonale)
: une ligne de photosites donnera ainsi plus d'informations. A la PMA d'Orlando,
le salon mondial de la photo de février 2001, SONY frappe plus fort, annonçant
un capteur CCD de 5,2 millions de pixels, autorisant des images de 2560 pixels
sur 1920. Ce capteur de 2/3 pouces équipera le SONY Dimage 7, vendu moins de
12 000 F.
Que dire de NIKON qui proposera 5,7 millions de pixels (image en 3008 sur 1960)
?
De toute manière, l'avenir est à la technologie CMOS, moins coûteuse à fabriquer,
qui proposera 16,7 millions de pixels... !
Cette technologie a été décriée, mais en fait, c'était son application qui était
en cause. FOVEON, dont le créneau est le haut de gamme, s'intéresse au CMOS.
Ca promet !
- Le zoom optique, bien pratique, offre une plus large gamme
de focales : le SONY Dimage 7 ira de 28 mm à 200 mm (en équivalent 24x36) :
on part d'un vrai grand angle pour arriver à un télé intéressant. Les autres
marques suivront.
- A 200 mm de focale, il faut un pied en photo argentique pour
éviter les bougés. En numérique, on utilise des photosites du capteur CCD pour
stabiliser l'image (ça se fait déjà pour les caméscopes).
- Côté cartes mémoire, les cartes Compact Flash sont plus rapides
et proposent jusqu'à 512 Mo. IBM améliore son mini-disque dur Microdrive et
passe à 1 Go, au format Compact Flash type II. Il faut donc posséder un appareil
qui les accepte. Les autres standards (Smart Média et Memory Stick) sont un
peu en retrait.
- La cartouche numérique arrive aux USA, elle s'appelle l'e-film
et se loge dans un appareil 24x36 argentique ordinaire en lieu et place d'un
film 35 mm classique. Cette pellicule numérique autorise 24 vues en 1280 sur
1024 pixels (de quoi obtenir des tirages 10 cm sur 15).
- L'appareil 4 en 1 arrive, proposé par KONICA. L'e-mini
M est à la fois un photoscope, une webcam, un lecteur MP3 et un dictaphone,
le tout pour 2 000 F.
- Les appareils d'entrée de gamme sont destinés à illustrer
le Web et initier les petits à moindre coût.
Ces "Instamatic"du Net capturent jusqu'à 7 images en 320 sur
240 et valent 490 F.
- On songe sérieusement à faire prendre des photos par les
montres (gadget), mais surtout par les téléphones portables (la norme UMTS le
permettra).
- La prise de vue en rafales (images de 640 sur 480) et les
séquences vidéos étaient au menu des appareils sortis en 2000. Le format MPEG
4 va probablement arriver.
- L'appareil photo numérique devient un ordinateur de plus
en plus sophistiqué, intégrant des logiciels d'optimisation de la photo. Grâce
à l'écran LCD, on pouvait déjà zoomer sur la photo enregistrée pour juger de
sa qualité ; on peut en 2001 jouer sur d'autres paramètres (comme le recadrage),
avant de l'envoyer directement sur imprimante sans passer par l'ordinateur.
- Les imprimantes évoluent : certaines disposent d'un logement
pour accueillir la carte mémoire de l'appareil photo : plus besoin là non plus
d'ordinateur. EPSON propose des imprimantes 2800 dpi, qui impriment sans marges,
avec de l'encre sensée résister 100 ans voire 200.
- Les logiciels progressent eux aussi : Adobe propose à partir
de mai 2001 une version de Photoshop grand public, appelée Photoshop Eléments,
pour 890 F. Très puissant et plus facile d'emploi que le roi Photoshop 6, gageons
qu'il sera apprécié. Déjà, Photoshop 5 est livré en version limitée (LE) avec
de plus en plus d'appareils photos numériques, Photoshop 6 est lui donné si
on achète l'appareil KODAK 4800. La star se démocratise !![]()
20. Point en 2003.
a) Appareils.
Les APN sont partout, et pas très chers : on trouve de bons appareils
2 millions de pixels pour moins de 200 euros.
Mon conseil actuel : le NIKON COOLPIX 2000 (difficile à trouver) ou le
FUJI Finepix A 205S pour le même prix.
A la rentrée de septembre, le meilleur rapport qualité/prix est
l'APN 3 millions de pixels, autorisant des tirages A4 en qualité photo.
Mon conseil actuel : le CANON POWWERSHOT A70.
Toutes les marques réputées pour la photo traditionnelle proposent
du bon matériel.
Ma préférence va en septembre au NIKON Coolpix 4500 si on en trouve
encore, car j'apprécie l'optique Nikon, la macro superbe à 2 cm,
le zoom optique protégé et le concept bi-corps, qui facilite les
prises de vues discrètes ou à bout de bras.
b) Cartes mémoire.
Avantage pour moi aux Compact Flash, moins chères que la plupart des
autres et résistantes.
Je conseille d'acheter (en plus de la carte 16 Mo livrée d'origine, ridiculement
faible en capacité) une ou deux cartes 128 Mo voire 256 Mo : c'est presque
donné !
c) Imprimante.
Mes préférées sont toujours les EPSON Stylus PHOTO et les
CANON au-delà de S 800. Mais
tout évolue très vite.
Elles impriment sans marge, utilisent
parfois des encres longue durée et peuvent intégrer un massicot.
d) Tirages photos.
Mon imprimante me sert aujourd'hui pour :
- les planches de vignettes en qualité photo (j'en mets
28 par page A4, ce qui suffit pour juger de l'exploitabilité des prises
de vue).
- des pages contenant plusieurs photos, avec une disposition particulière.
- les panoramas.
- les photos que je veux donner tout de suite à des amis.
Pour le reste, il me semble moins onéreux de passer par un labo, sur
le net (photoways) ou en ville. En effet, on arrive à des prix parfois
inférieurs à 0,20 euro le tirage en 10x15 si on regroupe la commande.
De plus, certains labos proposent maintenant des formats de tirage dits "numériques"
car ils respectent la proportion des 4/3.
En effet, un capteur CCD de 2 millions de pixels sort du 1600 sur 1200, pour
3 millions de pixels, c'est 2048 sur 1536.
Les formats des tirages papier
sont par exemple 114 mm sur 152, 203 sur 271... (voir chez Photoways)
e)
Partager ses photos.
Dans la mesure où tous
les fournisseurs d'accès proposent d'héberger gratuitement des
sites personnels de 50 ou 100 Mo, il est intéressant de déposer
ses photos sur un site web.
Ainsi, les personnes intéressées,
plutôt que de les recevoir par mail (c'est refusé par de nombreux
serveurs si la taille est importante), vont visiter le site et rapatrient les
fichiers souhaités.
Bien sûr, la création d'un site web demande un minimum de compétence,
de même que le redimensionnement et la compression de chaque image.
Il existe des sites spécialisés qui présentent les photos
des internautes.
f)
Logiciels.
Photofiltre et quelques utiliataires (d'Antonio DACRUZ), gratuit et en français,
de même que Pixia et irfanview permettent déjà de nombreux
traitements intéressants.
Tous les logiciels modernes proposent la correction des yeux rouges (donc inutile
d'activer ce réglage du flash à la prise de vue)
On trouve gratuitement sur internet des plugins et autres logiciels qui complètent
le traitement des photos (ex : Panotools pour corriger l'effet de barillet des
courtes focales).
g) Diaporamas.
PicturestoExe est un logiciel en français, pas très cher (24 euros),
qui permet des transitions (comme le fondu enchaîné fluide) de
qualité.
Le calage des photos sur la bande son est précis.
Le logiciel gratuit
Audacity permet de mixer et d'arranger des pistes sonores.
On sort un fichier exe autonome de grande qualité.
Le son, judicieusement combiné aux images les fait danser : c'est bien
mieux qu'un défilement simple !
On aborde là un domaine proche du cinéma, où la créativité
peut s'exprimer : le plus difficile est de trouver un bon scénario !
h)
Applications.
-
La digiscopie, grâce au couplage de l'APN et d'un longue vue (une bonne
coûte cher), permet d'obtenir des gros plans d'animaux (oiseaux, gibier...)
: le Coolpix 4500 est le champion actuel pour cette activité. Il faut
surtout un filetage sur l'objectif.
-
La photo en relief : à l'aide d'une planchette équipée
d'un système de coulissage, on peut prendre deux photos homologues, l'APN
étant décalé d'environ 6,5 cm. Un stéréoscope
permet d'apprécier sur écran puis sur papier l'effet 3D obtenu.
PENTAX propose des appareils dotés de cette fonction.
-
Le panorama : Certains appareils permettent de réaliser plusieurs clichés
de suite décalés horizontalement ou verticalement. En présentant
sur l'écran LCD un tiers de la photo précédente, ils permettent
de caler les photos de manière assez précise.
Par logiciel (fonction Photomerge de Photo Eléments par exemple), on
assemble sur ordinateur les images. ![]()
21. Point en 2005.
a) Appareils. (je donne
les liens vers Pixmania par facililité, mais ce peut être un autre
marchand, je n'ai pas d'actions chez eux)
- Le meilleur rapport qualité/prix en compact est pour moi le CANON
Powershot A95 à 267 euros.
- Il faut toujours s'intéresser à la taille du capteur (plus elle
est importante, moins les images sont bruitées, parasitées par
des pixels indésirés)
- Les APN reflex sont maintenant abordables, ceux que je conseille actuellement
sont le CANON
350 D (8 millions de pixels) ou le NIKON
D70 en kit 18-70 mm (6 millions de pixels, moins cher car en fin de vie)
- Avantages des reflex : déclenchement instantané, sensibilité
plus grande, jusqu'à 1600 ISO tout en gardant une belle image (grâce
à un capteur plus grand), objectifs argentiques réutilisables...
- Inconvénients des reflex : un peu plus cher, lourds et plus encombrants,
objectifs complémentaires éventuels à porter, poussières
venant sur le capteur, pas de vidéo, macro moins facile, pas d'écran
LCD orientable d'origine...
- On trouve également des appareils de type bridge (sensés réaliser
un "pont" entre les compacts et les réflex) assez chers tout
de même.
En général, ils disposent d'un gros zoom (jusqu'à x12),
qui plus est parfois stabilisé (moins de risque de flou) : il faut préférer
à mon avis ceux qui commencent à une focale grand angle véritable
(équivalant à 28 mm en argentique). Exemple de bon choix : MINOLTA
Dimage A200, mais il y en a d'autres !
b) Cartes mémoire.
- Le standard SD tend à
remplacer le standard CF : les deux sont à conseiller, car leur prix
est très bas. Le SD semble plus intéressant (carte plus petite,
pouvant d'ailleurs s'insérer dans une clé USB, plus rapide).
- Attention à respecter les marques conseillées par les fabricants
d'APN, sinon, on peut avoir des problèmes de compatibilité !
- Pour un appareil 4 ou 5 millions de pixels, on peut acheter une carte 256
Mo ou même 512 Mo (30 euros pour une CF 512 Mo de marque PNY en juin 2005).
- Pour un reflex à 6 ou 8 millions de pixels, on peut acheter une carte
de 1 Go (la carte d'origine servira alors à remplacer pour quelques prises
de vue éventuelles la carte 1Go durant son vidage)
c) Sauvegarde.
- Je conseille de paramétrer son APN pour obtenir les meilleures images
possibles (maximum de pixels, minimum de compression), à plus forte raison
depuis que les cartes mémoire sont "presqu'offertes" : qui
peut le plus peut le moins, on a la possibilité de grands tirages ou
de recadrage.
En complément, il est intéressant d'acheter un disque dur externe
de 30 Go par exemple, videur de cartes autonome (ex : VOSONIC
X'S DRIVE II Plus) pour moins de 200 euros.
- Une possibilité intéressante : l'ordinateur portable d'occasion
à 300 euros environ (avec un assez gros disque dur si possible) permet
de stocker et surtout de visualiser ses images sur un écran de taille
respectable (14" suffisent largement).
- Ainsi, on n'est pas limité par le nombre de déclenchements,
même en voyage lointain (ce n'est pas non plus une raison pour ne pas
faire l'effort de réflexion et de sélection avant d'appuyer !)
- Si l'appareil permet de travailler en mode non compressé (RAW, voire
TIF), c'est encore mieux, sachant que le top, c'est du RAW+ JPG Basic (comme
sur le D70 et le 350 D par exemple, NIKON produisant du RAW propriétaire,
le NEF, à moins de 6 Mo pour 6 millions de pixels).
- De retour à la maison, on grave les originaux sur DVD, et après
sélection et retouche éventuelle, on grave un autre DVD.
Ainsi, on place dans un lieu différent les photos archivées (on
n'y touche pas sauf tous les 10 ans pour les dupliquer sur un autre support
de l'époque) et chez soi la sauvegarde qu'on utilise dès que l'on
souhaite exploiter ses photos.
d) Logiciels.
- Depuis mai 2005, Antonio DACRUZ
a sorti une version studio de son fameux logiciel de retouche d'image Photofiltre,
laquelle gère notamment les calques.
- De plus, il a eu la gentillesse de proposer la gratuité pour les établissements
scolaires et les écoles, chapeau !
- En complément, Irfanview
(diaporama, planches de vignettes, galerie Web...) en est à la version
3.97 ; ne pas oublier de télécharger le langage français
et les plugins.
- Si on veut créer de superbes diaporamas autonomes (fichiers exe) ou
sur DVD, Pictures
To Exe pour une vingtaine d'euros fera l'affaire à la perfection.
e)
Tirages photos.
- Les tarifs des laboratoires, sur internet et en grande surface sont tirés
vers le bas grâce à la concurrence féroce sur ce créneau.
- Si on accepte d'attendre d'avoir 50 photos à imprimer (ou même
100, voire 200) et de profiter de promotions, on peut trouver des prix bas (ex
: 9c le 10 x 15, moins de 50 c le 20 x 30) pour un résultat de qualité.
- Il est judicieux de préparer des pages A4 , en regroupant sur chacune
4 photos 10 x15, ou par exemple 28 vignettes pour obtenir une planche contact,
ou encore une composition texte/images, ou même pluisieurs photos panoramiques
ou destinées à la stéréoscopie...
- Grâce au haut débit qui arrive un peu partout, on peut tranférer
ses photos dans un album sur un site spécialisé (ex : Mypixmania)
depuis lequel on passe commande (je suis adepte des packs pré-payés).
- A noter tout de même la possibilité de brancher directement son
APN sur une imprimante pour sortir en une minute une belle photo de 10 cm sur
15 (ou plus grand sur certaines), grâce à la fonction Pictbridge.
On trouve des imprimantes, à sublimation thermique notamment, vraiment
performantes. Parfois, c'est la carte mémoire de l'APN qu'on peut insérer
dans un slot intégré à l'imprimante. Sans ordinateur, on
peut donc imprimer et même réaliser quelques retouches de base
sur sa photo. ![]()
22. Point en janvier 2006.
a) Matériel.
- Le meilleur rapport qualité/prix
en APN compact est pour moi le NIKON
Coolpix 4600 (si
on le trouve encore).
- Les écrans sont plus grands, la réactivité est améliorée,
l'épaisseur de l'appareil diminue parfois (à l'inverse du prix).
- La course aux pixels continue (5 millions devient un minimum, alors que 3
suffiraient pour avoir un tirage papier A4 correct)
- Le Wifi arrive (ex : sur le NIKON Coolpix P1)
- Les reflex numériques amateurs continuent leur percée, CANON
350D et NIKON D50 en tête.
- CANON lance le capteur plein format (24x36) : ainsi, les focales des objectifs
restent les mêmes qu'en argentique.
- De plus en plus de zooms sont stabilisés, ça c'est une avancée
(les photos prises au 1/30 s ne sont plus floues).
- SIGMA sort un objectif 18/200 mm à un prix abordable (moins de 400
euros). Le fait de ne plus avoir besoin de changer d'objectif pour 99% des photos
apporte de nombreux avantages : moins de poussière sur le capteur, rapidité
dans la prise de vue, sac photo moins lourd, moins de risque de faire tomber
son matériel...
- Les imprimantes multi-fonctions font fureur.
- Les imprimantes pour tirages 10x15 cm se répandent également
pour avoir tout de suite la photo, parfois sans même brancher l'appareil.
- Un mot sur les téléphones portables : ils font tous des photos,
mais sans rivaliser en qualité avec les vrais APN (c'est normal, on communique
vite un instantané, sans se préoccuper du cadrage, il suffit que
la personne soit reconnaissable, l'émotion prime).
b) Tirages photos.
- La guerre des tarifs bat son plein : les entreprises en ligne nous inondent
de mails pour nous proposer des tirages sur tout objet quotidien. Elles rivalisent
d'ingéniosité pour trouver de nouveaux supports (allant même
jusqu'à proposer des tirages dans des boules de neige), au lieu parfois
de répondre aux questions des clients.
c) Logiciels.
Il y en a toujours plus.
Photofiltre est toujours gratuit, mais plus la version Studio.
Pictures To Exe sort en version 5 pour des diaporamas encore plus fluides