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Des
idées d'utilisation de la photo numérique en classe
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La
photo numérique est de plus en plus utilisée dans les classes maternelles et
élémentaires.
Les utilisations pédagogiques sont souvent les mêmes que lorsqu’on utilise la
photo traditionnelle argentique.
Sa spécificité renforce cependant l’intérêt pédagogique.
Pourquoi la photo numérique à l’école est-elle en plein essor ?
- on trouve maintenant d'excellents appareils à moins de 200 euros.
- on peut laisser les élèves « mitrailler », ça ne coûte plus rien
en pellicule quand l’achat du matériel a été réalisé.
- l’enfant voit sur un petit écran la photo qu’il va prendre, c’est ludique
et pédagogique (composition d’image, éclairage, angle de vue, réflexion
sur ce qu’on veut montrer).
- les écoles (même maternelles) s’équipent de plus en plus en ordinateurs capables,
entre autres tâches, de traiter les photos.
- on peut visionner presque immédiatement sur l’écran LCD de l’appareil ou sur
un écran télé les images : l’outil est
intéressant pédagogiquement.
- le transfert sur ordinateur est maintenant rapide…
- on n’a pas à gérer le problème de la pellicule (achat, développement seulement
quand le film est complètement exposé, tirage obligatoire de toutes les prises
de vue, attente, paiement…)
- on peut agir sur la photo (effacement, recadrage, retouche, tirage…)
- on peut refaire tout de suite une photo qu’on aurait ratée : l’enfant
photographe a droit à l’erreur, l’enseignant l’accepte mieux.
- la retouche d’image et le montage
(une image à partir de plusieurs) sont facilités.
- on peut facilement présenter le travail de la classe dans un diaporama.
I.
En Maternelle.
1. La photo d’identité (TPS/PS)
En classe de tout petits, la maîtresse fait le portrait de chacun de ses élèves,
qu’elle tire en 7 exemplaires :
- un pour le couloir pour désigner la place de l’enfant dans
les vestiaires.
- un pour « la pomme des présences », que l’enfant
accroche chaque matin sur un pommier installé dans la classe.
- un sur une petite pomme qui indique à l’enfant la place
qu’il occupe lors des différents ateliers (ex : scotchée au chevalet de
peinture).
- un sur une boîte qui contient le matériel du jour pour
l’enfant (gommettes, matériel à coller...)
- un sur le classeur personnel que l’enfant consulte quand
il le souhaite (ce classeur contient le travail scolaire, les photos numériques
faites en classe, et des photos personnelles).
- un sur la page de présentation du classeur.
- un sur le trombinoscope du livre de classe.
(certains portraits sont accompagnés de l’initiale du prénom, du prénom et du
signe)
Les
TPS/PS sont bien sûr incapables en début d’année de reconnaître leur prénom
ou même leur signe.
Les très nombreuses photos d’identité permettent aux enfants d’acquérir dès
leur arrivée à l’école une plus grande autonomie en classe : ils savent
très vite où aller, quel est leur classeur personnel, où ils doivent ranger
leurs chaussons...
Chaque petit se repère plus facilement, c’est plus affectif, il est davantage
sécurisé.
De plus, il apprend à mieux connaître et reconnaître les camarades de sa classe.
Bien sûr, on fait la même chose à partir de photocopies, mais la photo numérique
permet d’avoir toutes les photos dès les premiers jours, qui ressemblent réellement
aux élèves, et d’en tirer autant d’exemplaires que nécessaire, à tout moment
de l’année et sans dépense pour les parents.
Quand on demande une photo aux parents, on a rarement toutes les photos ;
celles qu’on récupère datent parfois de plus d’un an (pour un gamin de 2 ans...)
Ces photos, sur différents supports, servent aussi en début d’année pour des
exercices de reconnaissance, de tri, de classement.
En les affichant sur un écran TV, on ouvre des séquences de langage.
2. Connaître
son corps.
- Une photo est collée sur du carton fort ou du contre-plaqué.
A l’aide d’une scie spéciale, la maîtresse réalise un puzzle en isolant les
yeux, le nez, la bouche et en vissant un tenon par pièce.
L’enfant reconstitue son visage. On peut travailler sur d’autres parties du
corps (tête, bras, jambes)
D’autres puzzles peuvent être ainsi fabriqués (ex : à partir de la photo
du chat que caressent les enfants près de l’école), de difficulté adaptable.
Ce peut être un moyen de mieux connaître les animaux.
- Les articulations : prendre des photos d'un enfant en faisant bouger uniquement
une articulation, déterminer les différents segments à
partir des photos, les nommer.
3. L’album-écho :
pédagogie du langage.
Un album est appelé ainsi car il est l’écho d’une activité, d’une situation
vécue en classe.
L’objectif pédagogique principal est de développer le langage chez le jeune
enfant.
La maîtresse réalise des photos des enfants au cours de leurs activités.
Peu de temps après, en petit groupe, les enfants racontent l’événement vécu
en s’aidant des photos.
Un enfant qui a été photographié décrit par exemple ce qu’il fait et donne d’autres
éléments du contexte.
La maîtresse, selon ses objectifs pédagogiques, oriente ses propos, l’aide à
structurer son langage.
La classe se met d’accord sur une légende d’une ou de plusieurs photos.
On peut aussi travailler sur une série de photos.
(ex : sur la même page, on a 2 photos, dont les légendes sont : Amandine
accroche l’oeuf de Pâques à la branche, Lorraine a accroché l’oeuf de Pâques
à la branche : c’est une excellente approche des temps de la conjugaison)
Ex : Elmer (visible ici
sur le Web)
Dans le cadre
d’un décloisonnement-langage, les enfants de moyenne section de l’école maternelle
de Révillon ont travaillé sur l’élaboration d’un théâtre d’ombres, inspiré de
l’album « ELMER » de David Mckee.
Ils ont ainsi réenregistré l’histoire avec leurs propres mots et associé ces
voix-off aux manipulations de silhouettes cartonnées, derrière un « mystérieux »
rideau.
Des photos ont été prises par une enseignante. Un album a été réalisé (dictée
à l’adulte : réécriture de l’histoire selon les propres mots des enfants)
illustré par les photos du spectacle et des coulisses.
Cet album a circulé dans les familles, accompagné d’une cassette audio.
Le projet a été porté sur le site internet de Circonscription par l’animateur
TICE.
Au fil
des jours, on constitue des albums qui restent en classe ou sont envoyés aux
correspondants.
4. La vie de la classe.
Le cahier de vie est illustré de photos prises au cours des activités, habituelles
et exceptionnelles.
Puisque l’image numérique est ici concernée, la numérisation au scanner de dessins
d’enfants ou d’autres documents apportés par les enfants ou l’enseignant peut alimenter également le cahier de vie de la classe (de
même que les classeurs individuels des enfants).
Le classeur personnel est signé périodiquement par les parents, qui apprécient
les photos car elles leur permettent de mieux réaliser ce qui s’est passé dans
la classe de leur bout de chou (ils y attachent plus d’importance en maternelle
qu’après le CP).
Ex : la trottinette : la classe ayant travaillé sur ce thème, une
trottinette a été construite en éléments type Celda.
La maîtresse a pris une photo, et chaque enfant a dessiné l’objet tel qu’il
le voyait.
Les parents peuvent ainsi mieux apprécier la démarche de leur rejeton en ayant
en plus la photo de la trottinette.
En quittant la classe en juin, on peut imaginer que les enfants emporteront
un bel album souvenir de l’année scolaire écoulée.
5. Le
visage.
La maîtresse demande à un ou plusieurs enfants d’exprimer (simultanément ou
non) avec son visage uniquement la peur, la joie, la colère, l’ennui...
Des prises de vue sont réalisées (en nombre, vu le moindre coût de la photo
numérique).
On montre sur écran TV les résultats, et on imprime les meilleures images.
Variantes : -
On peut photographier des attitudes (le corps entier participe)
- Pour aider à la prononciation des sons, on peut travailler sur les praxies
(mouvements des parties du visage amenant à émettre le son voulu).
6. Une
journée en maternelle, pour travailler sur la chronologie temporelle.
7. En élargissant, travail sur les jours de la semaine, sur les saisons
: trouver dans la cour, dans la nature... des végétaux qui évoluent
au fil du temps).
8. Variations.
On photographie ou on numérise un début de dessin réalisé par un élève (ou la
maîtresse).
Après impression, chaque élève complète le dessin initial à sa manière.
On peut passer de la couleur au noir et blanc, et inversement, grâce à l’imprimante
et au photocopieur.
9. Le
coin photos.
Les photos numériques s’ajoutent à toutes sortes d’autres images du coin photos
de la classe, apportant ainsi une plus grande variété de types d’images, de
supports, de formats.
Tous les jeux de tri et de classement
seront plus intéressants.
10. Création
de puzzles.
PUZ-MAT est un générateur de puzzles pour la maternelle et le
cycle 2.
A partir de n'importe quelle image ou photo scannée :
- réalisez facilement un puzzle de 4 à 36 pièces,
- avec ou sans modèle,
- avec ou sans rotation des pièces,
- jouez à l'écran,
- imprimez-le à la taille de votre choix pour en faire un puzzle carton.
Téléchargement ici
Exemple de scénario pédagogique (école maternelle de BOUTIGNY)
:
http://www.tice91.ac-versailles.fr/kidsmart/sc_boutigny/scenario_boutigny.htm
11. Divers.
On peut également présenter
une série de photos à un groupe d’enfants et recueillir leurs commentaires spontanés.
Des jeux de loto peuvent être fabriqués.
Un enfant décrit sans la montrer une photo, que d’autres élèves doivent alors
identifier sur une planche de photos.
Celui qui la reconnaît recouvre la même photo sur sa plaque.
Autre jeu : le mémory.
Un DVD "Des images à l'école maternelle (156'
en 6 modules). - SCEREN-CNDP." est sorti en 2004.
Il propose des activités intéressantes.
II.
En Elémentaire.
Par exemple, on peut continuer sur ordinateur le dessin commencé par un autre,
alors qu’en maternelle, le support papier est peut-être plus facile pour cette
activité.
1. Plan de la
classe.
Au CP, les élèves apprennent à se repérer dans l’espace : la cour, la classe,
l’école, le quartier.
A certains moments prévus dans sa progression, l’enseignant propose des activités
intégrant la photo numérique :
a) la cour et la façade.
Les élèves font le tour de la cour et nomment le préau, la porte de sortie,
la salle de musique (la maîtresse fait des photos des éléments repérés). On
regarde aussi la façade de l’école.
De retour en classe, les photos sont d’abord visualisées sur écran TV :
les éléments sont reconnus et à nouveau nommés.
Un peu après, on imprime les photos, on colle sur le cahier et on écrit les
légendes.
Grâce au numérique, on pourra
dans un logiciel de retouche d’image, assembler des prises de vues horizontalement,
pour obtenir un panoramique de toute la cour que voient les enfants depuis leur
classe.
b) la classe
6 boîtes sont disposées dans la classe. 2 élèves sortent.
Avec le reste de la classe, on se met d’accord sur l’endroit où mettre une croix
sur des photos de l’intérieur de la classe.
Quand les 2 enfants reviennent, ils doivent retrouver les boîtes à l’aide de
leur localisation sur les photos (ils devront d’abord orienter la photo, puis
émettre des hypothèses).
Sur ces mêmes images photocopiées, chaque enfant devra, en fin de séance, repérer
sa place.
Plus tard, une maquette de la classe sera fabriquée. Des jeux à partir de la
photo de la maquette aideront les enfants à se repérer dans la classe. La photo
prise de dessus, à la verticale, est la plus intéressante car elle nous aidera
à tracer le plan (passage de 3 à 2 dimensions).
c) le quartier
La classe sort dans le quartier au mois de mai et reconnaît les principaux
bâtiments (la boulangerie, le cimetière, l’église, le restaurant-bar, la mairie) ;
les enfants prennent des photos pour les exploiter en classe.
De retour en classe, ils doivent (sur une photo aérienne numérisée) retrouver
les bâtiments repérés et tracer l’itinéraire suivi juste avant.
Lors de la séance suivante, les enfants commentent les photos qu’ils ont prises,
nomment avec précision chaque bâtiment.
Ils cherchent la correspondance entre la vue aérienne d’un bâtiment repéré (aplati)
et leur prise de vue.
Sur le cahier, les enfants collent les photos des bâtiments, les relient à leur
photo aérienne sur le plan général et écrivent le nom sous chacun d’eux.
A partir de là, on réalise des jeux de piste : un groupe d’enfants trace
un itinéraire à suivre par un autre groupe. Ce dernier s’aidera des photos des
bâtiments rencontrés, qu’il placera dans l’ordre correspondant au trajet à suivre.
Pour compliquer un peu, on peut faire des photos de parties de bâtiments.
(attention aux problèmes d’échelle, qu’on peut modifier à l’impression et à
la photocopie)
2. Calendrier
personnalisé.
Au cours de sorties, les enfants prennent des photos destinées à l’illustration
d’un calendrier (chaque enfant peut choisir un thème, lié ou non aux saisons).
3. Les saisons.
Photos lors de l’observation de l’évolution des plantes, des arbres, de la météo,
de l’habillement.
(ex : le même arbre de la cour, à différentes saisons, avec le même cadrage)
4. Les nuages.
Photographier le ciel à différents
moments de la journée.
Réaliser un inventaire illustré des types de nuages.
Relier les types de nuages aux précipations constatées (ex
: les cirrus donnent-ils de la pluie ?).
Prolongement en arts visuels :
Les nuages ayant des formes variées, on peut obtenir une belle collection,
très graphique.
On peut aussi dessiner des yeux, des bras : la forme des nuages est une source
d'inspiration.
5.
Illustration d’un journal scolaire, d’un livre, d’un album.
6.
Fabrication d’une affiche, d’un
roman-photo, d’une BD .
Ex d’affiche : Deux élèves du CM sont allées à la bibliothèque municipale.
Elles se sont aperçues que les enfants de l’école allaient emprunter des ouvrages.
Les deux copines ont donc demandé l’appareil photo numérique de l’école pour
réaliser des photos des rayons de livres. Elles ont ensuite composé plusieurs
affiches (avec des photos différentes) qu’elles ont punaisées dans l’école,
à plusieurs endroits, afin d’inciter les autres enfants à lire.
7.
Illustration d’un site Web.
- Sur la page d’accueil du site Web de la Circonscription est affichée une belle
photo réalisée par une classe.
On change de photo une ou deux fois par mois.
- Une classe vosgienne est allée séjourner au bord de la mer en Bretagne :
chaque soir, elle publie sur le site de l'école un compte-rendu d’activité
illustré de 3 photos.
Ainsi, les parents (et les élèves des autres classes) savent que dès 21h 30,
on a des nouvelles.
8.
Diaporamas.
Des logiciels permettent une variété de présentation qui incite à la créativité.
On peut associer aux images qui défilent des musiques, des commentaires enregistrés.
Pour une fête de l’école, les élèves peuvent réaliser un petit montage retraçant
la vie de l’année.
9.
Création multimédia.
Ex 1 : A Remiremont, présentation multimédia (textes, photos, enregistrements
sonores) de la vie à l’hôpital, réalisée par les enfants hospitalisés et leur
instituteur, afin de dédramatiser une éventuelle hospitalisation future des
autres enfants.
Ex 2 : 14 classes réalisent une présentation interactive de leur commune
respective (incluant textes, photos actuelles, anciennes cartes postales, témoignages
sonores des anciens)
On réunit tous ces montages sur un CD-ROM, que chaque classe participante reçoit.
10.
Sport.
Grâce au mode rafale des appareils actuels, on peut, sans pour autant rivaliser
avec une caméra, prendre plusieurs instantanés d’un enfant qui joue au ballon
dans la cour.
On peut apprécier la position du corps (penché en avant ou en arrière), l’équilibre
assuré par une compensation des bras ou des jambes, et se rendre compte que
le corps passe par de nombreuses positions avant que la balle ne soit envoyée.
11. Reportage.
De nombreux sujets s’y prêtent : les animaux, les plantes, les activités
humaines, les évènements particuliers, les constructions.
12. L’ombre.
Photos (par une journée ensoleillée) du même endroit à plusieurs moments de
la journée (endroit avec un arbre ou une façade)
On refait la même expérience à plusieurs mois d’intervalle.
On étudie ainsi le déplacement du soleil, en fonction du moment dans la journée
et en fonction des saisons.
13. Land-art.
La classe a réalisé des compositions avec des éléments naturels, dans le bac
à sable de la cour, dans la forêt, sur la berge d’une rivière.
On photographie sous différents angles les productions ; l’examen des photos,
de retour en classe, favorisera un prolongement pédagogique.
14. Apprendre
à photographier.
Apprentissage plus aisé du cadrage, de l’exposition, du placement par rapport
au soleil.
La visualisation sur l’écran LCD en couleurs, avant et après la prise de vue,
est une aide pédagogique pertinente.
15. Montages.
Ex 1 : à partir de deux photos (la fusée Ariane, la place du village),
on en fait une seule par détourage, copie puis collage (la fusée Ariane décollant
depuis la place du village)
Ainsi, l’enfant se rend compte qu’on peut truquer des photos, ça développe son
esprit critique.
Ex 2 : on extrait sa tête pour la coller à un autre corps (mannequin, sportif célèbre, sorcière)
Ex 3 : à partir de son portrait, l’enfant « essaie » des masques de Carnaval, et imprime celui qu’il préfère virtuellement porter.
Ex 4 :
portrait-montage (détail ici)
Ex 5 : en CE, un album contient sur chaque page de gauche la photo
du groupe classe. Si on tourne la page, il y a un élève de moins sur la photo
(il a été effacé). Sur chaque page de droite, l’élève manquant s’est décrit
(aspect physique, caractère, habitudes). Les autres enfants doivent deviner
qui n’est plus sur la photo grâce à la description (si on ne trouve pas, on
compare avec la photo de la page précédente).
On peut décrémenter pour arriver à un seul élève sur la dernière page, ou n’enlever
qu’un élève, différent à chaque fois.
16. Modification
d’une image.
Des portraits sont réalisés.
A l’aide d’un logiciel de retouche d’images, chaque élève applique à son visage
un filtre (ex : déformation).
On peut réunir le tout pour une certaine image A4 de la classe !
17. Jeu des
7 erreurs.
A partir d’une photo, on modifie 7 détails et on imprime côte à côte les 2 photos.
Le jeu est proposé à d’autres élèves.
18. Suivi d’une expérience scientifique (photos à différents stades).
19. Orientation.
On dispose d’un plan de la commune et d’une série de photos prises à différents
endroits, retournées.
La classe est répartie par équipes de 4.
Une équipe « tire » une photo, part dans le village ou le quartier
à la recherche de l’endroit, puis revient localiser sur le plan l’endroit représenté
sur la photo.
Elle tire une autre photo et le jeu continue.
De nombreuses variantes sont possibles (balises à rapporter, échelle différente,
détails de bâtiments, jeu de l’oie)
20.
Puzzles.
A partir de photos, on peut réaliser des puzzles :
- tirage papier au format voulu, collage éventuel sur carton fort ou
contre-plaqué, découpage à la scie magique (qui ne blesse pas les doigts)
- utilisation d’un logiciel qui crée le nombre de pièces à la demande.
- utilisation d’un script Java proposé par Lulu-jeux et intégration du
puzzle au site web de l’école, qui propose ainsi un jeu en ligne.
21. Arts plastiques
au cycle 3.
Ex 1 : Une statue imposante, style art moderne, a été réalisée en
béton puis peinte par un artiste local.
Tour à tour, chaque groupe de 3 ou 4 élèves de la classe va réaliser 3 photos
très différentes de l’oeuvre, sans avoir visionné les prises de vue des autres
groupes.
Ensuite, on compare les clichés. Chaque groupe précise ses intentions. Un échange
fructueux s’établit.
Ex 2 : Même démarche pour un objet insolite apporté en classe.
On peut plus facilement varier les angles de prise de vue (utiliser notamment
la vue de dessus)
Il est intéressant de mettre l’appareil sur un pied pour garder toujours le
même cadrage. Les enfants ne font varier qu’un paramètre : l’éclairage
(en essayant de chercher à exprimer des sentiments dans les rendus différents).
Pour faciliter le travail, ils peuvent : changer le fond, créer une mise
en scène en ajoutant des éléments extérieurs.
22. Compte-rendu
d’activité.
Le cross du REP (école CM + collège 6e) a eu lieu. Des aide-éducateurs ont pris
de nombreuses photos avec l’appareil numérique.
Le lendemain, chaque élève du CM1 choisit à partir de planches de vignettes
une photo qu’il va légender, après retouche éventuelle.
On obtient donc un album retraçant la compétition de la veille.
L’album circule (rapidement) de classe en classe, au collège et dans les écoles
du réseau.
23. Expression
des émotions et des sentiments (détail ici).
Chaque enfant va être d’abord acteur puis photographe.
Sur chacune des 30 cartes du jeu, le nom d’un sentiment ou d’une émotion est
précisé, ainsi qu’une phrase correspondante.
L’enfant qui tire la carte doit exprimer ce qui est écrit, avec son visage uniquement,
tandis qu’un camarade prend la photo quand il estime l’expression réussie. Puis
on inverse les rôles..
Après le passage d’un groupe, les photos sont transférées dans l’ordinateur :
on réalise ensuite (rapidement grâce à un logiciel approprié) un diaporama.
Chaque enfant reçoit un tirage papier de son portrait.
Tirage au format A4 d’une planche réunissant tous les visages, collés l’un à
l’autre.
Plus tard, une exploitation est possible en classe dans le domaine des arts
plastiques.
(voir en annexe la fiche pédagogique de l’activité, de ses variantes et de son
exploitation ultérieure possible)
Dans une classe de CP, la maîtresse a préparé une page sous
Publisher, partagée en plusieurs parties horizontalement : l'entrée,
la viande, les légumes, le fromage, le dessert.
Pour chaque partie, plusieurs photos légendées sont présentées
(ex pour l'entrée : carottes râpées, friand,
charcuterie...).
Le pain et l'eau ne sont pas oubliés, indispensables pour le repas.
Chaque enfant va composer son menu en effaçant ce qu'il ne choisit pas,
à partir du logiciel. Il doit veiller à l'équilibre de
son repas. Avant d'imprimer, l'enfant fait valider
ses choix par la maîtresse.
Dans une classe d'enfants plus âgés, les enfants eux-mêmes peuvent créer de telles pages (à thèmes s'ils le souhaitent, selon les pays par exemple). La validation des menus peut être réalisée par d'autres élèves.
Cette activité qui intègre les TICE est pluri-disciplinaire.
25. Une série
de photos.
Un concours photo est organisé : thème libre, mais présentation
d'une série.
Chaque groupe peut présenter le nombre de photos qu'il pense pertinent,
dans un format qui va de 10x15 cm à 21x29,7
cm.
On peut mêler la couleur, le noir et blanc, intégrer du texte,
des collages, des dessins...
Tout est autorisé au niveau des montages, de la retouche d'image : le
numérique facilite bien ce travail de création.
On sort ici de l'image unique. C'est une piste de travail photographique inhabituel, un fabuleux moyen d'expression.
Les séries
réalisées sont exposées dans une salle. On peut réaliser
un CD-ROM, à partir duquel on visualise les travaux sur écran
(grâce à IRFANVIEW par exemple). On peut produire un enregistrement
(textes, sons, vidéos) de la démarche utilisée et d'explications
diverses. Une présentation multimédia (grâce au logiciel
PRESENTE par exemple) peut compléter les photos, le tout constituant
une doucument pédagogique itinérant.
III.
Autres matériels producteurs d’images fixes.
Tout en restant dans le domaine de la photo fixe, d’autres outils sont
précieux :
- le photocopieur, qui permet de plus en plus de paramétrages (rendu, échelle)
pour une qualité améliorée. La couleur est encore trop chère pour une école.
- le scanner à plat (il y en a aujourd’hui d’excellents pour moins de 50 euros) :
on peut numériser, en plus des
documents plats, toute sorte d’objets (même avec du relief, comme des plantes
par exemple) avec un résultat surprenant de qualité et d’intérêt pédagogique.
Les enfants peuvent y appuyer leur main, leur joue, leur pied.
- le scanner de film est le meilleur moyen de récupérer sous forme numérique
négatifs et diaposives en 135 mm.
- les caméscopes numériques permettent d’exploiter une image bien précise parmi
les 25 à la seconde, ou une suite d’images fixes (décomposition de mouvements).
- les webcams sont moins chères, mais les images fixes sont de piètre qualité.
Par contre, elles ont l’avantage de permettre l’exploitation immédiate d’images
venant de la classe correspondante éloignée.
- le Web propose de plus en plus de photos libres de droit : l’enseignant
doit passer du temps sur internet
pour chercher les images qu’il veut utiliser en classe.
- certains CD et DVD regorgent de photos exploitables en classe.
IV.
Visualisation des photographies.
Le tirage sur papier photo coûte assez cher. Il faut faire preuve de
discernement : imprimer en qualité photo seulement ce qui le mérite, recadrer
éventuellement. Ce qui est moins important, on l’imprime sur papier ordinaire,
en qualité ordinaire (les imprimantes jet d’encre actuelles s’acquittent correctement
de cette tâche). Penser également, si on a accès à une bonne imprimante laser,
que le tirage en gamme de gris et en 600 dpi donne d’excellents résultats pour
un coût modeste.
Si la prise de vue est numérique, on peut visualiser le plus souvent l’image (avant et après le déclenchement) sur un petit écran LCD (sauf en plein soleil) ; l’image est petite, mais c’est déjà très intéressant : l’évaluation est immédiate et très pédagogique.
On peut même
maintenant afficher simultanément sur 2 écrans informatiques reliés à un seul
ordinateur : la qualité est superbe, et ça permet des séquences collectives
en classe.
Si la carte graphique n’accepte pas un deuxième écran informatique, elle dispose,
si elle est récente, d’une sortie TV (la qualité est moins bonne car on est
limité à 50 Hz). Sinon, il existe des convertisseurs PC-TV.
La plupart des appareils photos numériques la sortie des photos sur écran de
télévision, via un câble fourni avec l’appareil.
Les vidéoprojecteurs
font leur apparition dans les circonscriptions, les mairies, les regroupements
pédagogiques.
C’est bien sûr un excellent outil.
Je conseille un logiciel gratuit, irfanview, téléchargeable à l’adresse http://www.irfanview.com
Il permet notamment d’imprimer des planches contact bien exploitables (mieux que ne le font Paint Shop Pro ou Photoshop), de créer très facilement des diaporamas, des albums photos HTML pour le site Web de l’école.
Dans tous les cas, très vite apparaît la nécessité d’archiver les images : l'idéal est de graver des CD.
En
conclusion.
Au fil des utilisations en classe de la photo numérique, d’autres pistes
s’ouvrent, les enfants eux-mêmes en proposent, c’est souvent un jeu pour eux.
Ils sont prêts à tout photographier, tout imprimer (sans se préoccuper du prix
des cartouches d’encre).
C’est l’occasion de leur demander un effort de sélection et d’anticipation.
Une photo se compose dans la tête, l’appui sur le déclencheur est l’aboutissement
d’une réflexion.
L’image numérique, facile à produire et moins coûteuse, envahit notre vie (il
existe déjà des montres et des téléphones portables qui photographient).
Devant cette avalanche (en quantité, pas toujours en qualité), l’enfant doit
apprendre à lire les images, à avoir une attitude critique vis à vis d’elles. Derrière
chacune d’elles, il y a une personne, avec quelle intention ?
C’est en étant lui-même concepteur, puis créateur, retoucheur et imprimeur qu’il
en maîtrisera les clés de lecture, devenant alors apte à exercer un jugement
personnel pertinent.
L’enseignant est là pour le guider, l’aider à faire de la photo un outil d’expression
et de culture.
Oui, l’appareil photo numérique mérite de devenir un compagnon quotidien de
la classe, particulièrement en maternelle.
Remarque : Pour exploiter en classe ces photos, il faut en demander l’autorisation
aux parents, notamment quand un seul enfant figure sur l’image. L’enseignant
sera bien inspiré de faire signer cette demande écrite, qui explique bien l’utilisation
pédagogique.
___________________________________________________________________________________________
Actualisé en octobre 2003 par Pierre Salquèbre, Animateur TICE de la
Circonscription de REMIREMONT (88).
Merci aux
enseignants qui ont mis à ma disposition les travaux de leurs élèves, à Chantal
Courtaux qui a lancé auprès des membres de la liste IAI un recensement des pratiques
et à mes collègues des autres départements qui ont rapporté leurs expériences
sur cette liste IAI.
Toute critique, toute remarque, tout oubli, tout conseil qui peut améliorer
et compléter ce modeste dossier m’intéresse. M’envoyer un mail est la meilleure
solution pour me contacter.
___________________________________________________________________________________________
Pierre SALQUEBRE
Animateur TICE
Inspection de l’Education Nationale
6, Rue des Chaseaux
88200 REMIREMONT
Tél : 03.29.62.21.47
e-mail : pierre.salquebre (ajouter @ac-nancy-metz.fr)
site web : http://www.ac-nancy-metz.fr/ia88/ienremiremont