L’école porte le nom de Gorgon-Charles GUILGOT,
né à Epinal le 20 Floréal de l'an X
mort à Epinal le 28 décembre 1867
Gorgon-Charles GUILGOT est né à Epinal le 20 floréal
de l’an
X (10 mai 1802) de Françoise SUISSE et de Joseph GUILGOT ancien
militaire qui avait hérité de la fabrique d’huile familiale.
Possesseur d’une belle fortune, Gorgon-Charles s’investi de bonne heure
dans le mouvement libéral et républicain et fut nommé en 1848 chef de
bataillon de la Garde Nationale d’Epinal.
En 1850, il fait le
candidat des « démocrates-socialistes » et élu
comme représentant du peuple des Vosges à l’assemblée législative. Mais
il n’eut guère le temps de sièger car lorsque éclata le coup d’Etat de 1851, il fut inscrit sur la
liste des « rouges » et expulsé de France.
Il
vécut de ses rentes à Bruxelles où il était considéré comme « généreux
sous des dehors rustres » et surnommé « le sanglier des Vosges ».
Il revint à Epinal en 1864
profitant de l’amnistie. Riche et célibataire, Gorgon-Charles
Guilgot a réalisé de nombreux aménagement dans sa maison où il aimait
recevoir ses amis.
Il mourut à Epinal le 28 décembre 1867 et toute
la ville sa dépouille de son domicile jusqu’au cimetière. Il avait
précisé que le montant des frais d’enterrement devait être converti en
une distribution en pain et viande pour les familles pauvres.
A sa mort , Gorgon-Charles Guilgot
n’oubliera ni ses amis ni sa ville à
qui il lègue meubles et immeubles. Sa fortune devait servir à
l’éducation des jeunes gens dans les arts libéraux, la mécanique, les
manufactures, lesquels seraient choisis dans les familles pauvres et
autant que possible appartenant à « l’opposition démocratique » (copie
du testament est conservée aux archives municipales »
Par reconnaissance pour ses
libéralités, le conseil municipal décida le
22 juillet 1869 de renommer « place Guilot » l’ancienne « place du
tripot » (tripot désignant le nom commun du jeu de paume, ancêtre du
tennis).
Conformément au testament,
la ville institua des bourses accordées à
des élèves fréquentant l’école industrielle et l’école libre laîque de
la Ligue de l’Enseignement. Les candidats étaient sélectionnés par un
concours.
Plus tard en 1893, la commission
municipale de
l’Instruction Publique décida de transformer la propriété Guilgot,
alors occupée par les Petites Sœurs des Pauvres, en école maternelle.
Le rez-de-chaussée fut renforcé d’une cuisine,
une pièce à manger et un
bureau pour la directrice.
Au premier : quatre pièces pour la
directrice et des toilettes pour les maîtresses. Le second étage
pouvait servir aux adjoints.
A côté serait construit un bâtiment neuf avec
salle de classe, lavabos, vestiaire et cave.
Informations trouvées dans Chroniques des rues
d’Epinal de Jean Bossu- 1976