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La guerre d'il y a cent ans, Traces, mémoires, frontières



Le projet académique a mobilisé 120 établissements de l’académie durant cette année scolaire, fédérant les initiatives pédagogiques prises dans l’académie de Nancy-Metz en vue du centenaire de la première guerre mondiale.

La thématique interroge la jeunesse du XXIème siècle sur la commémoration de la Première Guerre mondiale d’un point de vue contemporain et est adaptée à des régions frontalières et traversées jadis par le front. Les projets ont le souci constant d’éviter une approche anhistorique, tout en s’appuyant sur une nécessaire pluridisciplinarité. Il ne s’agit ni de justifier la guerre ni de faire renaître les haines du passé mais de faire comprendre aux élèves les circonstances historiques particulières qui les ont suscitées.

33 projets ont été labellisés par la Mission du Centenaire. Le projet cadre académique intitulé : « La guerre d’il y a cent ans : traces, mémoires, frontières » a lui-même été labellisé. Afin de valoriser l’implication des élèves et de leurs professeurs et l’impact pédagogique de ce travail, ce projet prévoit trois temps forts :
25 septembre 2013 : inauguration de la commémoration dans l’académie avec la projection en avant-première du film « On a retrouvé le soldat Borical »
25 avril 2014 : projection en avant-première du film tourné durant l’année scolaire par des étudiants de l’IUT de Saint Dié des Vosges montrant des élèves en train de travailler à leur projet de commémoration.
11 juin 2014 : journée académique de commémoration au Centre Mondial de la Paix à Verdun en présence de nos partenaires Sarrois.
Mémoires, traces et frontières
« Mémoires » : il s’agit des mémoires de la guerre, mais aussi des mémoires de la réconciliation franco-allemande, des gestes et des commémorations attachés au conflit et à la réconciliation. Ces mémoires peuvent être étudiées, interprétées et donner lieu à une réflexion sur leur évolution et sur l’évolution des modes de commémoration.

« Traces » : il s’agit de toutes les traces matérielles et immatérielles (mémorielles) laissées par le conflit dans nos régions, traces de combat, de destruction, de reconstructions, de commémorations Ces traces peuvent être interrogées, interprétées, détournées… et donner lieu à des productions, artistiques ou autre, de toute nature.

« Frontières » : la frontière est à la fois une séparation et un lieu de contact ; elle isole et identifie mais rapproche et unit à la fois. La frontière est la frontière internationale mouvante avant et après la Première Guerre mondiale mais aussi la frontière linguistique multiséculaire, et encore la frontière mortelle, parfois fraternelle, de la ligne de front durant le conflit. Interroger la notion de frontière, c’est interroger ce qui nous sépare et ce qui nous rassemble.

La journée académique de commémoration du 11 juin 2014 réunit 1000 élèves de Lorraine et de Sarre.
Les élèves découvriront :
  • la présentation d’une sélection des projets pluridisciplinaires menés par leurs pairs durant cette année scolaire. Chaque projet est présenté ci-contre sous forme d’un document présentant la forme du projet (installation, vidéo, spectacle vivant…) et la démarche.
  • le film réalisé par les étudiants de l’IUT de Saint Dié des Vosges, montrant, non pas essentiellement les productions des élèves mais ceux-ci en train d’y travailler.

De 14h à 15h les deux contingents d’élèves français et allemands et les personnalités officielles se retrouveront pour une cérémonie officielle de commémoration franco-allemande.

L’esprit de la cérémonie est de rendre hommage aux soldats français et allemands morts pendant la guerre, de célébrer la réconciliation franco-allemande et de manifester la volonté de construire un avenir commun.

 


Court-métrage réalisé par les élèves de deux classes de 3èmes des collèges Jules Ferry, Woippy et Jean Rostand, Metz

 

 
Projet collaboratif des écoles, collèges et lycées de l’académie de Nancy-Metz
 
 « Nous nous sommes réconciliés. Nous nous sommes compris. Nous sommes devenus des amis. »
Extrait de la déclaration commune du président de la République française François Mitterrand et du chancelier de la République démocratique d’Allemagne Helmut Kohl le 22 septembre 1984 à Verdun.
 
Composition réalisée par les élèves de la filière L-art du numérique du lycée Varoquaux à Tomblaine, sous la conduite de leur professeur Bérangère Buhler.

Dans le cadre du projet académique, un premier niveau d’implication a été proposé : 44 établissements ont élaboré des cartons d’une dimension « carte postale ».
Les cartes postales étaient un support de communication très utilisé au début du vingtième siècle. L’enjeu de ce projet n’était pas de reproduire des cartes postales de cette période ni de pasticher une lettre de poilu mais de concevoir une composition graphique et/ou littéraire sur le thème « traces, mémoires, frontières » en tirant parti des possibilités et des contraintes de ce media si familier à l’époque de la Première Guerre mondiale.

Sous la conduite de leur professeur, les élèves de l’option art numérique du lycée Varoquaux à Tomblaine ont valorisé l’ensemble des productions réalisées en créant un portrait numérique sous forme d’une mosaïque. Ce portrait est présenté lors de la journée académique de commémoration du 11 juin 2014 au Centre Mondial de la Paix à Verdun.
 
La guerre d’il y a cent ans : traces, mémoires, frontières
 

 
Bande-Annonce de la vidéo réalisée par : ATAMANIUK Marie-Lorraine, CAILLOT Floriane, DAMIEN Maxime, FARNY Justine, étudiants de l’IUT de Saint-Die-des-Vosges, dans le cadre du projet tutoré de la Licence Professionnelle ATC TeCamTV

Synopsis Notre documentaire «La Première Guerre Mondiale : Traces, mémoires, frontières» présente les projets de cinq établissements, représentatifs du travail mené dans les 120 projets de l’académie. Nous sommes partis à la rencontre des élèves et des professeurs, acteurs de ce projet. De la construction d’une cabane à un travail photographique, en passant par la danse, la diversité des réalisations est liée au croisement des disciplines mêlées à ces projets. Au cours de notre voyage, nous avons rencontré des élèves impliqués. Chacun a apporté sa contribution personnelle pour faire grandir le projet. Ceux-ci ont recherché dans la mémoire des familles, des lieux, des objets, le souvenir de ce conflit mondial et se sont questionnés sur l’engagement de chacun pour la paix. Ce travail montre qu’il est possible d’aborder la commémoration de la Première Guerre Mondiale de façon signifiante pour des élèves d’aujourd’hui, tout en respectant la mémoire de ce conflit.

Réalisation Nous avons suivi cinq de ces établissements : une école primaire, trois collèges et un lycée. Nous avons filmé leurs projets, et l’évolution de ceux-ci, en recueillant les réactions, questionnements et motivations des élèves et des enseignants. Ce suivi a nécessité plusieurs jours de tournage, de nombreuses heures de concertation avec les partenaires et établissements, de déplacements et de dérushage. L’IUT nous a fourni l’ensemble du matériel pour la réalisation de ce projet. Caméras professionnelles, matériel audio performant, logiciel de pointe, la qualité matérielle était au rendez-vous. Parfois cadreur, ingénieur du son ou encore intervieweur, chacun s’est adonné aux différentes activités professionnelles. Le tournage s’est réparti sur plusieurs mois et la réalisation du film s’est déroulée durant toute cette période. De la réalisation, à la post-production, ce film de 26 minutes a été produit de A à Z par les quatre étudiants.

mise à jour le 5 juin 2014