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TRAVAUX
d'ELEVES
Année scolaire 2010-2011
Texte d'élèves de 5ème 1, 5ème 4 et 3ème5 (Classes
de M. RYK)
Un combat entre deux chevaliers
Un tournoi était organisé afin de donner la main de Julie de Blois au vainqueur. Tom d’Ennery était amoureux de la damoiselle. Mais le chevalier Pierre d’Ay voulait à tout prix la main de cette dernière. Le héraut annonça que Tom d’Ennery, pauvre chevalier sans le sou mais très courageux et dévoué, défiait le chevalier Pierre d’Ay qui appartenait à une famille noble et riche et qui était arrogant et prétentieux. Les deux combattants entrèrent dans la lice. Pierre était équipé d’un heaume, d’une lance, d’un haubert flamboyant, d’un écu doré et d’une épée étincelante et fort solide. Quant à Tom, lui, il avait une lance, une épée brillante peut-être mais peu solide, un écu rouge, un heaume cabossé et un haubert mal entretenu avec des mailles qui se détachaient.
Les deux hommes se placèrent face à face et aussitôt qu’ils se furent mutuellement aperçus, les chevaliers se précipitèrent l’un contre l’autre et montrèrent par leurs actes qu’ils se haïssaient mortellement tous les deux. Pierre heurta Tom de sa lance avec violence extrême et malheureusement celui-ci tomba le premier de son destrier. Julie de Blois anxieuse, retenait son souffle. Tom était maintenant désarçonné. Pierre d’Ay se moqua de lui et dit :
-Tu n’es qu’un pauvre chevalier et tu ne mérites pas Julie de Blois, mais moi si, car je vais gagner ce tournoi !
De rage, avec son épée, Tom brisa d’un coup énergique la lance de Pierre et le fit tomber de son cheval.
Tous deux combattirent alors à l’épée avec hargne et beaucoup de haine. La foule regardait attentivement ce qui se passait pour ne rien manquer du spectacle. Pierre prenait le dessus, il avait mis à terre Tom, mais ce dernier se releva très vite. Les spectateurs étaient aux aguets, ne sachant pas qui allait vaincre l’autre, tant le combat était violent. Les épées frappaient, les heaumes se cabossaient, les boucliers s’entrechoquaient, les mailles des hauberts volaient de tous les côtés,… Les deux chevaliers hurlaient de rage et gémissaient de douleur. Dans un sursaut de désespoir, Tom réussit enfin à blesser Pierre à l’épaule et à faire sauter son épée. Ce dernier souffrait énormément.
C’est à cet instant que le héraut cria :
- Arrêter la mêlée !
Les chevaliers déposèrent leurs armes en se jetant des regards de colère et de haine. Le héraut proclama Tom d’Ennery vainqueur du tournoi et futur époux de Julie de Blois. Pierre était rongé par la douleur, la honte et la haine, et il dit à Tom :
Je me vengerai et la prochaine fois, je te ferai manger la poussière.
Julie de Blois se leva et courut vers Tom pour l’embrasser. Son chevalier avait gagné et il pouvait l’épouser. Tout le village fit la fête et célébra la victoire de Tom.
Quant à Pierre d’Ay qui était déshonoré, il rentra chez lui, seul, à pied, sans ses armes, sans son armure et sa monture puisqu’il avait dû les laisser à Tom.
Amandine.H_5ème4.
Le combat du roi Arthur
Alors que le roi Arthur se promenait sur les chemins de la forêt de Brocéliande, songeant à maintes et maintes choses, il aperçut un cheval broutant non loin. Il descendit de sa monture et alla voir ce que faisait une aussi brave bête dans une partie aussi profonde de la forêt. Mais avant qu’il ne fut arrivé devant elle, un homme tout en armure arriva devant lui et dit :
- Arthur, je me nomme Yvain et je suis ici pour venger la mort de mon frère, tombé sous les coups de ton épée en voulant sauver son épouse.
- Et bien soit, lui répondit Arthur. Je te vaincrai comme j’ai vaincu ton frère, mais pas ici. Je veux que tu meures dans l’honneur. Nous guerroierons donc à mon château.
Les combattants étant arrivés au château, on prépara l’équipement du roi. Lorsque tous deux furent prêts, ils engagèrent le combat. Ils enfourchèrent leurs destriers et partirent à l’offensive. Le vaillant Arthur frappa son adversaire du bout de la lance mais celui-ci parvint à dévier le coup grâce aux courroies de son écu. Ils s’élancèrent tant de fois l’un vers l’autre que les chevaux eux-mêmes n’arrivaient plus à avancer. Enfin Arthur le preux réussit à désarçonner son adversaire en lui traversant l’épaule du bout de la lance ; le haubert étincelant se démailla et Yvain le brave tomba à terre. Il sortit alors son épée en clamant :
- A moi Claymor !
Et ce dernier frappa si violemment l’écu de son adversaire qu’il le fit voler en éclats. Arthur sauta alors à bas de son cheval et, dégainant sa brillante épée, il cria :
- Flamboie Excalibur !
Le chevalier ayant lancé le défi vit son écu se briser peu de temps après par un coup violent du tranchant de l’épée de son adversaire. Profitant de cette attaque que le roi avait faite en s’élançant, Yvain le contourna et lui assigna un coup si violent dans le dos qu’Arthur tomba à la renverse. Le félon essaya de l’achever en le transperçant de son épée mais le roi esquiva et lui trancha les bras d’un coup sec. Le vaincu poussa un hurlement de douleur et roula dans la poussière. Arthur se posa devant lui en disant :
- Voilà, félon. Je t’ai vaincu et maintenant je vais te tuer. Je ne le fais pas de gaieté de cœur mais les félons doivent subir un châtiment exemplaire.
Et ceci dit, le roi lui transperça le cœur.
Romain.C_ 5ème4
Le combat de Lionel
Le seigneur Lionel cheminait avec son destrier dans une profonde forêt à la recherche de sa femme Guenièvre, enlevée par Harold, un de ses vassaux qui avait rompu le serment qui le liait à lui. Il courait toutes les villes et les forêts du royaume voisin, où le félon s'était enfui. Mais cela allait bientôt faire trois mois qu'il la recherchait et il commençait à désespérer.
Il arrivait aux abords d'un village quand il vit, sur une pancarte de bois qu'un tournoi allait avoir lieu et que le seigneur Harold y participerait : Lionel décida de faire de même.
Le jour venu, il alla assister au tournoi. Là, il se rendit compte que sa femme était présente, encerclée par plusieurs gardes bien armés. Il alla alors voir le hérault.
« Comment vous nommez-vous ? demanda ce dernier.
- Qu'importe, vous le saurez bien assez tôt, dit l'autre. »
Déboussolé par de tels propos, le hérault laissa le chevalier pénétrer dans la lice. Pendant le tournoi, celui-ci désarçonna sept adversaires, qui acceptèrent de se constituer prisonniers, puis qui retournèrent jouter. Il chercha alors Harold du regard, mais ne le vit point. C'est alors que le traître émergea de la foule en criant :
« Est-ce moi que tu cherches, Lionel-le-Couard ? »
Aussitôt qu'ils se furent mutuellement aperçus, les chevaliers se précipitèrent l'un contre l'autre et montrèrent par leurs actes qu'ils se haïssaient mortellement tous les deux.
« Chez moi, on m'appelle plutôt Lionel-le-Vaillant, ou Lionel-le-Preux, mais puisque que tu m'as reconnu, cet heaume ne me sert plus à rien ! »
Au moment où le chevalier l'enleva, Guenièvre reconnut son mari et se leva, mais les gardes la firent se rasseoir aussitôt.
« Et qu'es-tu donc venu faire ici, Lionel-le-Poltron ?
- Je suis venu récupérer ma femme, qui est actuellement ta prisonnière, Harold-le-Traître ! »
Sitôt qu'il eut prononcé ces mots, la foule se pressa pour observer le combat entre les deux hommes, qui redoubla en intensité et en violence.
Le félon asséna à l'autre un tel coup qu'il le désarçonna. Il descendit de son destrier et les deux hommes continuèrent le combat à l'épée. Harold prit le dessus, si bien que Lionel dut se contenter d'esquiver ses coups. Soudain, le chevalier venu récupérer sa femme brandit son arme, et, comme possédé par une force surhumaine, il trancha brutalement le bras droit d'Harold, qui tomba à terre, l'armure ensanglantée. Mais ce dernier n'abandonna pas le combat, et revint à la charge. Il donna de tels coups à Lionel que l'armure de ce dernier vola en éclat : seul le haubert recouvrait encore son corps. Il profita alors d'un moment d'inattention de celui-ci pour lui faire passer son épée au travers d'une jambe, ce qui le fit tomber.
Rassemblant ces dernières forces, le preux chevalier esquiva les coups de son ennemi, puis se leva, brandit à nouveau sa lance, et l'enfonça si violemment au travers de la nuque du traître qu'elle ressortit de l'autre côté de sa gorge. Sachant qu'il avait vaincu, il se laissa tomber à terre. Des médecins vinrent alors et l'emportèrent dans une tente pour le soigner, sous les applaudissements de la foule qui acclamait le vainqueur.
Quand Lionel fut rétabli, il retourna en France, où il vécut heureux en compagnie de sa femme, que les nobles du royaume voisin, craignant une guerre prochaine, avaient libérée.
Julien.L_5ème1
Un combat épique
La princesse Laudine fut enlevée par le félon chevalier Igor au Casque d’Or. Lancelot, un preux chevalier décida de le défier en combat singulier pour sauver sa bien-aimée. Mais si Igor remportait le combat, Lancelot serait emprisonné le restant de ses jours.
Aussitôt qu’ils se furent mutuellement aperçus, les chevaliers se précipitèrent l’un contre l’autre et montrèrent par leurs actes qu’ils se haïssaient mortellement tous les deux. Avant de baisser la visière de son heaume, Lancelot cria :
« Pour la princesse Laudine ! »
Ils quittèrent leur poste avec la rapidité de l’éclair. Aussitôt, ils s’élancèrent l’un contre l’autre. Leurs épées se heurtèrent violemment. Ils échangèrent de si grands coups que leurs hauberts furent démaillés. Lancelot, furieux, frappa Igor de sa lance, d’un coup si vigoureux qu’il le jeta à terre. Lancelot descendit alors de son cheval pour poursuivre le combat à la loyale.
Igor le toucha à l’épaule ; Lancelot était gravement blessé, mais il continua tout de même à se battre avec bravoure. Il était téméraire et prêt à mourir pour sauver l’honneur de Laudine. Son armure étincelait au soleil. Malgré sa douleur, il poussa son cri de guerre et fonça sur son adversaire.
Dans la foule, le chevalier Guillaume le Conquérant qui venait d’être adoubé la veille, l’observait avec admiration.
Soudain, Igor lui asséna un coup si violent qu’il transperça son bouclier et Lancelot tomba à terre.
Les seigneurs et les dames qui avaient pris place dans les tribunes pleuraient déjà en pensant que Lancelot allait mourir.
Le vaillant et valeureux Lancelot qui gémissait de douleur, ramassa sa lance qui était à terre et transperça Igor en faisant voler en éclats son heaume et son haubert.
Lancelot qui était toujours à terre se releva et ôta son heaume. Il se tourna vers la tribune où se trouvait Laudine et brandit un bras vainqueur à destination de sa bien-aimée.
Marine.V_5ème1
Arsaut, le chevalier à l’épée flamboyante
Ce combat commença dans la ville de TROYES, lorsque Arsaut, notre héros, aperçut son pire ennemi « Harante, le chevalier à la lame tranchante »
Aussitôt qu’ils se furent mutuellement aperçus, les chevaliers se précipitèrent l’un contre l’autre. Arsaut, qui avait donné pour nom « Eglantine » à son épée, se jeta sur Harante et cria « A moi Eglantine ! ». Harante essaya de contrer l’épée avec son écu de couleur argent, mais la violence du coup fut telle que le bouclier vola en éclat.
« Alors, chevalier d’opérette, déjà fatigué ? » cria Arsaut.
« Je te tuerai !!! » répondit avec violence Harante.
Les personnes qui circulaient près du combat regardaient les deux combattants avec admiration. Harante, vexé de l’insulte d’Arsaut, s’élança et défonça le haubert de celui-ci !
Arsaut contre-attaqua en donnant des coups d’épée et de bouclier sur le fourbe, qui se défendait tant bien que mal, dépourvu de sa défense principale.
Arsaut sauta sur son adversaire et lui donna un coup de bouclier. La puissance de ce coup fut telle qu’elle projeta Harante deux mètres plus loin et l’assomma.
Quelque temps après, Harante se releva, et, voyant son adversaire lui tourner le dos, ne put s’empêcher de se jeter sur lui par derrière. Un spectateur défiguré par la traîtrise du félon, essaya de prévenir Arsaut, en vain. Harante donna un coup si violent à notre héros que le heaume de ce dernier fut déchiqueté. Puis, Harante donna un deuxième coup plus violent encore qui arracha le bouclier des mains d’Arsaut.
Et finalement, Harante donna un troisième coup d’épée, plus sanglant et plus violent que les deux autres, qui envoya notre malheureux héros six mètres plus loin.
Pourtant ce dernier se releva, et, avec grand espoir de vengeance, s’élança et donna trois coups très violents ; l’un détruisit le heaume et l’épée du traitre, un autre déchira le haubert d’Harante, puis le dernier coup tua son adversaire en l’envoyant sur un pieu aiguisé comme une lame.
Les quelques personnes qui assistèrent au combat regardèrent le vainqueur avec admiration et ils lui demandèrent : « Mais qui êtes-vous donc pour tuer ce chevalier craint de tous ? » Arsaut répondit : « Je suis le chevalier à l’épée flamboyante ! ».
Benjamin.G_5ème 1
Jeudi 4 octobre 2010, Verdun
Aujourd’hui, je commence enfin mon journal.
J’y pense depuis longtemps mais aujourd’hui j’ai besoin de le faire. J’ai besoin de parler, de te dire ce que je pense à l’intérieur de moi.
J’ai fait une sortie avec le collège, il y avait les classes de 3°1 et de 3°2. Nous sommes allés visiter les sites de combat de Verdun et de ses alentours. Il s’agissait d’une journée particulière, dans le but de se souvenir de la Première Guerre mondiale.
Je l’avais déjà fait quand j’étais au CM2 dans la classe de ma mère. J’en avais gardé quelques souvenirs.
Vers 10 h 00, nous sommes allés visiter la Citadelle de Verdun. On a pu y voir les conditions de vie des soldats, des Poilus, de la Grande Guerre. Cela devait être terrible car même aujourd’hui, on ressent le froid et l’humidité.
A la scène du choix du soldat inconnu, j’ai pu répondre à notre accompagnateur qui nous demandait l’endroit où était inhumé le soldat inconnu. J’en étais fière. Je savais que c’était à Paris, sous l’Arc de Triomphe.
Après avoir mangé, nous sommes allés visiter le fort de Vaux. Là encore, il y avait beaucoup d’humidité. La vie à l’époque devait vraiment être terrible.
Nous sommes allés à l’Ossuaire. On y a vu les quartiers des Israélites et des Musulmans morts pour la France. Quand je regardais toutes les croix plantées ici, j’étais triste pour les familles mais, en même temps, j’étais heureuse parce que, grâce à tous ces hommes, on avait gagné la Première Guerre mondiale.
C’est tout de même incroyable tous ces morts et tous ces noms inscrits sur le bâtiment. J’ai cherché les noms de ma famille. Je n’en connaissais aucun.
Il y avait aussi tous ces ossements que l’on voyait à travers les fenêtres. On a du mal à croire que c’était avant des hommes. Tous les os sont mélangés. Ça devait être terrible de retrouver tous ces morceaux de corps dans les forêts.
Pour finir, nous sommes allés visiter une tranchée. Elle était étroite, petite et pleine de boue. J’avais peur de tomber dans la boue, et de salir mes vêtements.
Le pire, c’est de penser que les soldats vivaient dans ces tranchées ; ils y mangeaient. Et il n’y avait pas de vraies toilettes. La vie des soldats était vraiment horrible. Heureusement, je ne vivais pas à cette époque. Ça devait être bien triste.
Sur ce, mon journal, je vais avec plaisir retourner à ma vie de jeune fille. Je te dis à demain.
Sophie.B_ 3ème1
VERDUN
!! Comme je te l’avais annoncé, j’ai fait aujourd’hui ma sortie à Verdun avec plusieurs autres classes de troisième, Mr ZANARDO, Principal du Collège, trois professeurs, un surveillant et quelques Anciens combattants. Comme d’habitude, je suis arrivée au collège vers 7 heure 55. Le bus pour Verdun attendait déjà .Une fois que les professeurs ont fait l’appel, nous avons pu entrer dans le car. Je me suis installée à côté d’une de mes amies « Juliette ».Pendant tout le trajet, nous avons parlé et écouté de la musique.
A Verdun, il pleuvait beaucoup. C’est à la citadelle que notre première visite eut lieu. Nous sommes entrés dans une « grande salle ». En attendant notre tour pour cette visite, nous avons pu observer les lieux. En face de nous, il y avait des bureaux dans lesquels travaillaient des secrétaires. On pouvait voir aussi de grandes vitrines dans lesquelles était exposés des habits que les femmes portaient pendant la première guerre mondiale. (Personnellement, je les trouvais très laids !) Dans d’autre vitrines on pouvait voir des souvenirs (bonbons, crayons de papier,canons en miniatures…) Si on le souhaitait, on pouvait les acheter auprès des dames que l’on voyait en face de nous assises dans les bureaux. Comme les souvenirs étaient très chers, je n’ai rien acheté.
Au moment où notre tour est venu, nous sommes montées (cinq amies et moi) dans une « nacelle sur rails » qui avançait lentement.. Pendant cette visite, nous avons pu observer la vie des Poilus grâce à quinze scènes entièrement reconstituées avec des effets spéciaux et des films en trois dimensions. Je trouve que cette réalisation avait l’air très réaliste. Tout en restant assis dans la nacelle, nous avons pu observer un magasin à poudre, un magasin à munition, une boulangerie, une centrale télégraphique, une cantine pour les soldats …
Pour cette première visite, ce qui m’a le plus marqué, est la « cérémonie du soldat inconnu ». Elle s’est déroulée le 10 novembre 1920 en fin de matinée de la manière suivante. Huit cercueils recouverts d’un drapeau tricolore étaient alignés dans une galerie souterraine. Le soldat Auguste Thin du 132ème régiment fut chargé par le ministre des pensions « André Maginot » de choisir un seul cercueil. Ce cercueil devait reposer à Paris sous l’arc de triomphe dans l’actuelle tombe du « soldats inconnu ». Comme le choix fut difficile, Auguste Thin décida d’additionner la somme des chiffres de son régiment (132) qui fut égale à 6. Il choisit donc de déplacer sous l’arc de triomphe le sixième cercueil.
A la fin de la visite, un « livre d’or » était à notre disposition. Comme nous avions encore le temps, j’ai lu quelques pages de commentaire. La plupart des visiteurs avaient comme moi apprécié cette visite.
Au moment où nous sommes ressortis de la citadelle pour rejoindre le bus, il était environ onze heures. Il pleuvait beaucoup. Nous avons fait quelques kilomètres pour arriver devant un monument. Les trois plus jeunes personnes des trois classes présentes ont pu déposer une gerbe de fleur en mémoire des soldats morts pendant cette guerre. Tous ensemble devant le monument, nous avons fait une minute de silence puis une photo de groupe. Pendant cette minute de silence, j’ai essayé de penser à toutes les personnes mortes et qui ont eu le courage de participer a cette guerre mais comme je ne connaissais personne en particulier, j’étais à ce moment là moins touché que si je participais à l’enterrement d’un membre de ma famille. Nous sommes retournés nous réchauffer dans le bus. Celui-ci nous a ensuite emmené vers un gymnase dans lequel des tables et des chaises avaient été installées pour nous. Nous avons pu manger notre repas tiré du sac.
En début d’après midi, c’est vers le fort de Vaux que la visite a continué. Nous avons été accueillis par une dame. Elle était très sévère avec nous. Elle nous a demandé de bien écouter ses explication sous peine de devoir arrêter sa visite (nous avons tous bien écouté). Cette dame nous a expliqué les conditions de vie des soldats dans ce fort. Nous étions tous très respectueux devant ses paroles mais en même temps très dégoûtés : Les soldats n’avaient pas de lumière dans ce fort. Pas d’eau courante. Ils avaient des réserves d’eau qui s’épuisèrent bien vite à tel point qu’ils furent obligés de lécher les murs ou le sol puis boire leur urine. En ce qui concerne les excréments, ils les jetèrent tout d’abord par les fenêtres mais par peur d’être repérés par l’ennemi, ils durent les garder dans le fort. Les Allemands pénétrèrent dans leur fort et se battirent au corps à corps dans les excréments et la mauvaise odeur. A bout de forces, les Français se rendirent …
Après cette visite très émouvante, nous sommes repartis avec le bus en direction de l’ossuaire de Douamont. Là, en sortant du bus, j’eus un choc en voyant un nombre illimité de tombes. Les professeurs nous expliquèrent que dans ce cimetière il y avait environ 15 000 tombes de soldats français et 592 tombes de tombes de musulmans. Derrière moi, se trouvait une superbe « cathédrale ». Nous sommes tous entrés à l’intérieur, nous n’avions pas le droit de parler en signe de respect. Sur la voûte de l’ossuaire se trouvaient gravés sur une pierre les noms de chaque soldat disparu. Moi, je trouvais cela vraiment touchant. A l’extérieur, derrière l’ossuaire, il y avait un cloître (on nous a expliqué qu’il faisait 137 mètre de long). On y a vu 46 tombeaux abritant le reste de nombreux soldats inconnus. Les tombeaux recouvraient les cuves où avaient été déposés les restes de 130 000 poilus. Cela m’a vraiment dégoûté. Je me suis dis « pauvres soldats ».
Nous sommes ensuite partis visiter les tranchées. Au moment de notre arrivée, le sol était vraiment boueux. J’ai même glissé sur une de mes amies « Tamara ». A ce moment là, j’imaginais les pauvres soldats qui pendant des mois devaient vivre toute la journée et toute la nuit dans ces tranchées, même par des temps de pluie !!!! A la sortie des tranchées, il y avait un petit jardin où étaient exposées des casseroles rouillées, des petits obus, des latrines (des toilettes), un lit où un mannequin symbolisait un homme qui agonisait avec une seule jambe et un seul bras. Cette scène qui semblait tellement réaliste me rendit très triste !!!!
Après toutes ces émotions, nous sommes rentrés de nouveau dans le bus et avons dû remplir un questionnaire sur cette journée. Celui-ci fut ramassé par nos professeurs d’histoire. Personnellement je me sentais très fatiguée.
Et me revoilà de nouveau dans mon lit avec toi. En ce moment, je me dis que cette journée particulière nous a bien montré l’horreur de la première guerre mondiale, la souffrance des soldats. Les images de cette visite resteront toujours gravées dans ma mémoire. A plus tard !!!!
Alixia.A_ 3ème5
Un nouveau tour de Renart
Par une belle journée de mai, Renart, à la lisière du bois guettait une proie afin de remplir son estomac.Voyant un buisson s’agiter, il se prépare à bondir, quand, soudain, apparaît son ami Ysengrin.
- Bonjour Ysengrin, lui dit-il.
- Bonjour très cher, lui répondit le loup.
- Tu es sorti de ta tanière pour profiter de la belle saison ?
- Non, pas du tout, dit Ysengrin ; les mauvais jours m’ont fait puiser dans mes réserves et je suis affaibli, tenaillé par la faim, je dirai même que j’ai une faim de loup !
Renart, ayant plus d’un tour dans son sac, eut soudain une idée pour apaiser la faim de son compère.Est-ce une nouvelle ruse de maître goupil ou est-il vraiment sincère ?
- Mon ami Ysengrin, te voir dans cet état me fait de la peine, c’est pourquoi je te propose un réel festin dans un endroit qui regorge de victuailles : jambons, saucissons, andouilles, quartiers de porc,…
Renart lui montra son ventre, se força à l’arrondir afin de le convaincre. Ysengrin eut l’eau à la bouche en imaginant touts ces mets et décida de suivre son ami sans se douter de la farce que lui réservait le goupil.
Les deux compères prirent le chemin de la ferme. Pour y accéder, il fallait traverser un champ fraîchement labouré et un verger. Il fallait aussi passer sous une palissade qui délimitait les abords de la ferme. Renart et Ysengrin, passèrent sous la clôture en creusant un peu le sol. Ils pénétrèrent dans le lardier à pas veloutés. Ysengrin resta bouche bée en découvrant l’abondance de victuailles. N’attendant pas Renart, il se jeta affamé sur un saucisson long d’un mètre et l’avala sans mâcher. Puis il décida d’attaquer un jambon, ensuite un quartier de porc… .La bouche pleine il dit :
- Merci Renart, tu es une personne de confiance et d’honneur. Festoyons ensemble !
Renart lui répondit :
- Ne t’inquiète pas pour moi, j’ai encore des restes de la veille. Mais toi, n’hésite pas à te régaler !
Ysengrin se gava à tel point que sa panse allait éclater.
Tout d’un coup, Renart entendit des aboiements et la stupeur le figea sur place.
- Nous avons oublié les chiens du paysan ! Ils vont donner l’alarme ! dit Renart à Ysengrin.
Le loup paniqué lui répondit :
- Il faut vite s’enfuir avant que le paysan et ses chiens nous attrapent et nous étripent !
Ysengrin et Renart sortirent du lardier, leurs jambes à leur cou. Avec tout ce vacarme, le paysan faisant sa sieste fut réveillé. Il sortit en hâte et prit sa fourche. Il vit les voleurs s’enfuir et les poursuivit avec ses chiens.Les deux compères se retrouvèrent devant la palissade avec à leurs trousses les chiens et le vilain qui se rapprochaient de plus en plus. Renart passa le premier sous la clôture et encouragea Ysengrin à faire de même. Mais, malheureusement ce dernier était coincé avec sa panse. Il avait trop mangé, le bougre ! Renart essaya d’aider son compagnon d’infortune en le tirant de toutes ses forces et en l’encourageant.
- Allez Ysengrin, rentre ton ventre, les chiens arrivent.
- Je n’y arrive pas Renart, mon ventre est trop gros !
Tout en tirant le loup par la tête et les pattes, il lui arracha des touffes de poils et une partie de sa moustache.
-Arrête, tu me fais mal, dit Ysengrin.
Le goupil arrêta sur le champ et laissa le malheureux aux chiens et au paysan.
-Reviens ! cria Ysengrin, mais sans succès.
Mais Renart était déjà loin, laissant son compère en mauvaise posture et aux mains du fermier qui le piquait avec sa fourche et ses chiens qui le mordaient ; un lui tirant la queue, l’autre lui arrachant des morceaux de sa fourrure.Le pauvre infortuné se débattait tant bien que mal en gémissant de douleur, si bien qu’il réussit enfin à s’extirper de son piège mais en y laissant un bout de queue.
Et c’est ainsi qu’il s’enfuit, le peu de queue lui restant entre ses jambes et en pensant à ce fourbe de Renart qui l’avait encore trompé.
Amandine.H_5ème4.
Cours de mathématiques
C’était un jour où tous les élèves entraient en cours au collège Paul Verlaine de Maizières-les-Metz. Le principal, le lion, dénommé Rugisse, attendait les élèves dans le couloir principal.
Les élèves de la classe de cinquième quatre entrèrent en cours de mathématiques.
Tous les élèves de la classe étaient là, sauf le chat nommé Garfield qui arrivait toujours en retard. Les écoliers s’assirent.La prof, qui s’appelait Madame Trompy, le serpent, demanda :
- « Combien font dix fois cent ? »
Usre le renard sûr de lui leva la main et répondit :
« Cela fait mille !
- Tu es tellement rusé ! Bien, maintenant on fait un contrôle surprise ! »
Toute la classe soupira d’un air désespéré.
« Nooooonnnnnn !!! »
Madame Tompy donna une feuille à chaque élève avec dessus cinq questions et dit :
- « Vous avez dix minutes pour faire ce devoir ».
Peu de temps après…
- « Les carottes sont cuites dans une minute ! »
Madame serpent passa dans les rangs jeter un coup d’œil, elle dit alors à Amine le moineau :
- « Oh !mais Amine tu n’as rien fait !
- Mais c’est pas de ma faute madame, je ne trouve rien.
- Mais si tu avais appris ta leçon, tu n’aurais pas de blancs sur ta feuille !
- Oh ! C’est bon là ! Vieux serpent, retournez dans la jungle !
- Bon alors je vais appeler le principal des surveillants, Monsieur Rex le chien.
Plus tard… Rugisse accompagné de Rex, agressif comme toujours, lui hurla dessus et le renvoya pour un mois.Et Rugisse ajouta :
- « En plus tu te bats souvent dans la cour, donc je pense plutôt un mois et demi », et Tompy remarqua :
- « Tu es tout le temps agité et en plus, tu n’as que deux et demi de moyenne en mathématiques. »
L’affaire est close, Amine est renvoyé un mois et demi.
Lucas.C_5e 4. 2010/2011.
UNE MESAVENTURE D'YSENGRIN
Seigneurs, écoutez la triste mésaventure arrivée à Ysengrin, par la faute de son compère Renart ! C'était à l'époque où l'on sale les jambons, et notre maître ès ruses venait d'apprendre qu'un paysan avait tué un cochon dans une ferme voisine. Renart savait que, sous la clôture qui délimitait la propriété du fermier, il y avait un étroit passage que ce dernier ne connaissait pas. Il proposa alors à Ysengrin, qu'il savait affamé, d'aller voler à manger : celui-ci accepta.
Ils pénétrèrent sans problèmes dans la ferme du vilain , puis dans son lardier, dont la porte était ouverte. Notre trompeur, qui avait une idée derrière la tête, mangea peu, laissant le loup apaiser sa faim. Ils restèrent dans la pièce remplie de lard toute la nuit et en sortirent à l'aube, en essayant de faire le moins de bruit possible. Mais ce qui devait arriver arriva ; Ysengrin, qui avait trop mangé, ne pouvait plus passer sous la palissade. Il supplia Renart de l'aider :
« Mon ami, aidez-moi à passer, je vous en conjure !
- Très bien. Je vais donc vous pousser, en espérant pouvoir vous faire sortir d'ici.»
Le trompeur feint alors de l'aider :
«Hélas, messire je n'y arrive pas ! Cela est bien dommage pour vous : si vous restez dans la propriété de ce paysan, vous risquez fort la mort !
- Renart, réessayez, je vous en supplie !
- Je veux bien, mais il faudra se résoudre à me laisser partir sans vous si je n'y arrive pas.
? Entendu, conclut tristement l'autre.»
Renart fit semblant de ne pas y arriver. Le paysan, sortant de son poulailler, les vit alors.
«Femme ! cria-t-il, il y a un loup et un goupil sur notre propriété ! Va donc me chercher un bâton ! »
La paysanne s'exécuta, et donna un morceau de bois à son mari. Renart prend peur et se sauve, laissant sa victime à la merci du vilain. Voilà Ysengrin dans une bien mauvaise posture! Le fermier s'approche, l'animal montre les crocs, prêt à bondir.
Mais l'homme est le plus rapide. Il le frappe : quelle douleur ! A chaque coup, Ysengrin a l'impression qu'on lui arrache un de ses membres.
A cause de ses cris, la femme prend peur, et fuit par une porte située à l'arrière de la ferme. Au moment où elle ouvre le portillon, Ysengrin accourt : c'est sa seule chance de sortir de cet enfer ! La vilaine, peureuse, le voyant s'approcher, s'écarte. Mais le loup déjà ne se soucie plus d'elle : il est libre ! Enfin !
Ysengrin, souffrant mais rassasié, jura que, plus jamais, il n'écouterait ce diable de Renart. Pendant ce temps, au plus profond de la forêt, ce dernier, vert de rage de la fuite du loup, réfléchit déjà à un autre moyen de se débarrasser de lui.
Julien.L _5ème 1 2010/2011
LE FESTIN D’YSENGRIN
C’était à la fin de l’hiver, Ysengrin avait une faim de loup car il n’avait pas mangé à sa guise depuis l’automne. Renart lui proposa d’aller à la ferme située juste à côté de Malpertuis car le paysan venait de tuer un cochon.
Les deux compères, le ventre creux, arrivèrent à la ferme pendant la nuit.
« Ysengrin, dit Renart, allons dans ce lardier, nous y trouverons notre bonheur ! »
Quand ils entrèrent, Ysengrin avait tellement faim qu’il se rua sur la nourriture et mangea de bon cœur.
Pendant que Ysengrin se gavait, Renart prit des provisions et alla les cacher derrière la clôture de la ferme, dans un trou qu’il creusa de ses propres mains car il savait bien que s’il avait la panse trop pleine, il ne passerait plus sous la clôture. Il les recouvrit avec de la paille qu’il alla chercher dans le poulailler.
Pendant ce temps, le soleil se levait et Ysengrin mangeait toujours. Renart dit à Ysengrin :
« As-tu assez mangé car le soleil se lève et nous allons devoir partir ?
- Déjà s’exclama le loup la bouche pleine ! »
Au même moment, ils entendirent le paysan arriver. Ce dernier ouvrit la porte et en apercevant les deux voleurs, il prit un bâton pour les frapper. Renart et Ysengrin prirent leurs jambes à leur cou, poursuivis par le fermier. Mais au moment de passer la clôture, Ysengrin qui avait la panse trop pleine, ne parvint pas à se glisser en dessous. Renart qui avait mangé raisonnablement, fut très vite de l’autre côté et regarda le loup d’un sourire moqueur. Ysengrin eut peur car le paysan arrivait pour le frapper :
« Renart, gémit-il, aide-moi s’il te plait ! Prends ma main et tire-moi de là.
- Pourquoi as-tu tant mangé demanda le rouquin ?
- J’avais l’estomac dans les talons !
- Eh bien, tu vas payer cher l’addition, ricana le fourbe ! »
Au même moment, Ysengrin sentit de violents coups de bâton sur son échine, si violents qu’il faillit s’évanouir. Renart partit avec ses provisions et laissa le fermier battre Ysengrin.
Il retourna à Malpertuis où l’attendaient la renarde et les renardeaux. Avec toutes les provisions que leur apportait le goupil, ils purent se gaver à leur tour.
Marine V._5ème1
RENART TROMPE YSENGRIN
Laissez-moi vous raconter une nouvelle histoire de RENART et YSENGRIN :
C’était un petit matin, en hiver, Renart et Ysengrin (le loup) marchaient côte à côte dans la forêt en direction d’une ferme isolée.Il faisait très froid et les deux faux amis (Renart faisait croire à Ysengrin qu’il était son ami) avaient très froid.
« Mon cher compère, dit Ysengrin, êtes-vous bien sûr de ne prendre aucun risque en allant voler chez ce fermier ? »
« On raconte de nombreuses histoires sur ce que fait ce fermier à certains animaux, mais, moi je n’en ai pas peur !!!!! » s’exclama Renart.
Renart préparait un sale coup, il ne savait pas encore lequel mais il pensait très fortement.
Ils arrivaient à la ferme, Ysengrin posa une question :
« Cher compère, sans vouloir abuser, je sais que vous êtes rusé et fin stratège, je ne voudrais pas vous offenser, mais prépareriez-vous quelque mauvais coup contre moi ? »
Renart ne répondit point, il savait maintenant que ce sale loup avait compris quelque chose.
Quand ils arrivèrent à la ferme, ils remarquèrent la présence d’une nouvelle clôture posée par le fermier autour de sa demeure. Renart passa en premier : « Suivez moi mon compère, la ferme n’est plus très loin ! »
Ysengrin passa avec un peu plus de difficultés sous la barrière, il était plus gros et plus gras que Renart. C’est à cet instant que Renart mit au point son plan : il allait gaver Ysengrin pour qu’il ne puisse plus passer sous la barrière.
Il était désormais midi, et les ventres criaient famine. Ils entrèrent dans le garde-manger par une porte dérobée et, là, se trouvaient une demi-douzaine de jambons.
« Ysengrin, dit Renart, mangez le plus possible, vous n’aurez peut-être plus de nourriture avant la fin de l’hiver. »
« Mais mon cher, dit Ysengrin, je n’en ai point le temps »
« Ne vous inquiétez donc pas pour ça !! Je ferai le guet à côté de vous !!! »
Le temps passait, et, Ysengrin continuait de se gaver et se gaver encore !!! Quand, soudain, la porte du garde-manger s’ouvrit avec tellement de férocité qu’elle fit trembler les deux compères !!!
« Cheu leu feurmieur !!!! » s’écria Ysengrin la bouche pleine !!!
« Vite, filons !!!! » s’écria Renart
Renart passa en dessous de la barrière, mais, quand Ysengrin voulut passer aussi, il se coinça le ventre entre le sol et la clôture ! Le fermier arriva et donna des coups de bâton dans les fesses d’Ysengrin. Pauvre loup !! Renart l’avait bien roulé dans la farine !! En donnant des coups de bâton de plus en plus fort, le fermier libéra Ysengrin, et celui-ci repartit dans la forêt avec un certain ridicule. Et voilà ! Ainsi s’achève mon histoire !!!
Un conseil : Ne faîtes jamais confiance à Renart !
Benjamin.G_5ème 1
Un sifflement "perturbant"
C'était un lundi, en cours de sciences physiques. Notre professeur, Mme Hibou, une vieille chouette un peu sourde, nous criait dessus à nous percer les tympans. J'appelais Maxence le Chien. Il était un de mes meilleurs amis, et était très fidèle.
« Dis, elle ne te casse pas un peu les oreilles, la prof ? dis-je. »
Comme toujours, il était de mon avis :
« Ouais, faudrait qu'elle arrête de nous hululer dessus comme une folle !
- Ce serait trop beau, plaisantai-je .
- J'en connais un autre qui est de notre avis, dit-il en désignant du doigt Jean-Perroquet, le bavard de notre classe, affalé sur sa table. Et puis toi, monsieur le Renard, trouve-nous un moyen de sortir d'ici !
- Hélas... commençai-je.
- Taisez-vous, au fond ! s'écria Mme Hibou. »
Soudain, un sifflement, un tout petit sifflement, à peine perceptible, fut entendu. L'enseignante se retourna et hurla, de sa voie criarde :
« Qui a fait ça ? Qu'il se dénonce tout de suite ! »
Pas de réponse. Toujours fulminante, elle recommença à écrire au tableau. Nouveau sifflement, nouveau cri de Mme Hibou.
« Je sais très bien d'où vient ce bruit ! Les quatre rangées, au fond, vous resterez après le cours !
- Mais, ce bruit ne vient pas d'ici ... hésitai-je.
- Taisez-vous maintenant ! »
Je me retournai , et comptai : les quatre rangées accusées comportaient Lulu la girafe, une des plus grandes filles de la classe, Margaux la Paonne, une fille sympathique quoique quelque peu prétentieuse, Jason le Chat, toujours collé au radiateur (s'il y en avait un, bien entendu), Nessip Le Singe, un chahuteur tout-terrain, deux autres filles et ... moi-même ! Qu'avais-je donc fait de mal ? La sonnerie retentit alors et, pendant que nous rangions nos affaires, l'enseignante alla dire les faits au CPE. Pendant la récréation, le CPE ,un berger allemand, nous convoqua. Comme à son habitude, sans montrer les crocs et en restant calme (à vrai dire, il n'y avait pas de quoi s'énerver), il nous questionna :
« Qu'avez-vous fait aujourd'hui ?
- Mais rien m'sieur ! C'est pas nous ! miaula Jason.
- Oui ! C'est Jean ! Le perroquet ! piaffa Margaux. »
Nous lui jetâmes un regard assassin. Certes, Jean n'était pas un élève brillant, mais c'était un ami, et les amis, on ne les dénonce pas pour un rien ! Finalement, le CPE, tout joyeux et en remuant la queue nous jura qu'il n'arriverait rien à Jean.
Nous retournâmes alors en récréation, heureux du dénouement de cette histoire qui avait débuté à cause d'un sifflement qui ne gênait en rien le déroulement du cours .
Julien.L_5ème1
LES POMMES
.Ecoutez l'histoire qui est arrivée , jadis, à un paysan et à sa femme .
Le paysan se rendait comme à son habitude au marché pour y vendre ses légumes . Il chargea son âne et il partit . Chaque jeudi , il passait devant une petite maison avec un jardin rempli de fruits . Toutes les semaines , il espérait gagner un peu plus d'argent pour en acheter . A force , il en eut assez et il déclara à sa femme :
«Ce soir , je vais voler ces fruits et tu m'accompagneras ! »
Le soir venu , le paysan et sa femme se rendirent sur le lieu . L'homme escalada la barrière et entra dans le jardin . Il chargea ses sacs et lorsqu' il fut prêt à partir , il remarqua un arbre chargé de pommes bien rouges . Il essaya de les atteindre mais en vain . Poussé par la gourmandise et la faim , il escalada l'arbre , et il fit tomber les pommes à terre , quand il eut fini il voulut redescendre , il dérapa en poussant un cri et il se retrouva suspendu à une branche . Sa femme , inquiète lui demanda :
- Qu'est ce qui se passe ?
- Je vais tomber dans les pommes ! répliqua l'homme .
BOUM !!! la branche céda .
La femme prise de panique courut jusqu'à l'église prier le pardon de Dieu . Elle dit au prêtre :
- Je viens demander le pardon , car mon mari et moi , poussés par la faim et la pauvreté , nous avons volé des fruits mais hélas celui-ci s'est évanoui . Dieu l'a puni et je crois qu'il nous refusera l'entrée du paradis !
- Je vois ! répondit le curé . Dieu vous acceptera si vous lui rendez ce que vous lui avez pris . Rapportez moi les fruits et tout ira bien !
La femme retourna chercher les fruits dans le jardins , à son tour , elle escalada la barrière , prit les sacs . Quand tout à coup ,elle entendit son époux l'appeler à l'aide :
- Que t'est-il arrivé ? demanda la femme .
- Je suis tombé de l'arbre , en plein dans les pommes .Je t'ai appelé mais tu est partie en courant !
- J'ai crus que tu t'étais évanoui ! Maintenant lève toi ! Et viens avec moi rapporter les fruits au prêtre pour que Dieu nous accorde son pardon ... Pauvreté fait perdre la tête à plus d'un !
Mégane.C_5ème4.
LA MAIN VERTE
Mes seigneurs, il fait mauvais dehors, venez vous divertir en écoutant mon fabliau.
Il y avait jadis un pauvre paysan et sa femme qui vivaient dans une modeste demeure. Ils n'avaient pas d'enfants car ils ne pouvaient pas les nourrir. Tous deux ne travaillaient pas. Des amis fidèles tentaient de les aider du mieux qu'ils pouvaient.
Un matin d'automne, la femme du paysan mourut. Le paysan décida de chercher un travail. Il demanda de l'aide à ses amis. Son ami lui dit de s'adresser au curé qui recherchait un jardinier pour s'occuper de son potager.
« As-tu la main verte ? le questionna l'ami.
- Non, mais si je dois l'avoir, je l'aurai ! dit le paysan avec plein de conviction.
- Demain, au lever du soleil, rends toi chez le curé, ensuite tu lui diras que tu as la main verte, conclut-il fier de l'acte qu'il venait de faire pour son ami. »
Le paysan passa toute la soirée à peindre sa main en vert. Au lever du soleil, comme prévu, il alla au presbytère du curé et lui montra sa main qui était verte. Ce dernier ne comprit pas mais il l'emmena dans son jardin et lui dit qu'il voulait qu'il soit splendide à son retour. Le paysan surpris, décida de combler les voeux du curé. Le pauvre, il croyait bien faire alors qu'au contraire il avait saccagé le jardin du curé. Le prêtre était furieux et lui dit de revenir le lendemain en exigeant qu'à la fin de la journée, son jardin soit parfait. Le paysan envahi par la peur, prit le chemin menant à la maison de ses amis.
«Il faut que tu m'aides, le curé m'a donné un travail, dit-il tout affolé.
- Mais ce n'est pas ce que tu avais souhaité ? dit-il ne comprenant plus rien.
- Oui, bien sûr, seulement le problème c'est que je ne sais pas jardiner et justement c'est ce qu'il me demande.
- Tout ira bien car je vais t'apprendre à jardiner, dit-il avec plein de bonne volonté. »
Le lendemain soir, quand le curé vint voir son jardin, il vit un magnifique jardin fleuri et les buissons parfaitement taillés. Le curé paya le paysan tous les jours pour qu'il vienne entretenir son jardin. C'est ainsi que le vilain put continuer à vivre en bonne santé.
Parfois il vaut mieux demander de l'aide à ses proches que de compter sur soi même.
Julie.R_ 5ème4
LE COURS DE M. SANGLIER
C’était un matin tranquille du mois de mars. Dans le Collège Paul Verlaine de Maizières, le professeur Sanglier était en train de donner un cours de S.V.T. Il avait demandé les feuilles pour une sortie en forêt la semaine suivante.
Tout le monde lui avait donné les feuilles sauf le chien, qui était encore en train de dormir au fond de la classe. Le professeur vint vers lui et le réveilla. Il lui demanda la feuille signée et le chien lui dit d’un ton très fort et méchant qu’il ne l’avait pas.
Le professeur, M. Sanglier décida de lui donner une heure de colle. Le chien se leva et réagit méchamment envers le professeur en sortant ses crocs. La réaction du chien n’arrangea pas son dossier, avec 3 sur 20 de moyenne et une grande agressivité, il allait tout droit vers l’exclusion. Monsieur Sanglier était décidé à l’exclure. Le Sanglier envoya une lettre au Lion, qui dirigeait le collège, lui expliquant le motif de l’exclusion et mit sa trace de patte comme signature. Toute la classe retint son souffle en voyant leur ami exclu du collège. L’heure suivante, le chien alla chez le Lion, qui était d’accord pour exclure le chien. Un conseil de discipline fut organisé le lendemain. Les parents du chien étaient là et furent choqués de savoir ce qu’avait fait leur fils. Le coq, qui était le délégué de classe, essaya de défendre son ami, en vain, le chien fut exclu 3 jours et sortit de la salle très déçu.
Au bout des 3 jours d’exclusion, le chien revint au collège mais avec un tempérament beaucoup plus calme.
Le restant de l’année et les années suivantes, le chien fut beaucoup plus calme et il atteint même 11,5 de moyenne avec les encouragements des professeurs.
Arnaud.D_ 5ème 4
EN BÂTEAU
C’est l’histoire de trois frères démunis, mais très rusés. Le curé du village, bedonnant de richesses, était lui très avare, malgré sa fonction dans la communauté.
Un jour, l’un des garçons eut une idée…
« Pourquoi ne pas alléger le garde-manger de notre curé ? suggéra-t-il.
-Excellente idée ! crièrent avec enthousiasme les deux autres.
-En plus, ce serait une bonne action ! S’il continue à s’empiffrer ainsi, il va finir par exploser ! »
Leur idée en tête , François le cadet et Jean l’aîné, allèrent au presbytère, trouver le curé. Celui-ci tournait inlassablement les pages de son bréviaire. Lorsqu’il les vit, il hurla de peur, pensant que ces enfants étaient des voleurs . Il courut se cacher sous son lit. François et Jean, sans perdre de temps, entrèrent dans l’énorme maison pour y trouver leur proie. Dès que le prêtre vit les pieds des deux enfants, ce dernier hurla de plus belle et les supplia de ne pas lui faire de mal. Les deux frères rirent en chœur et lui expliquèrent qu’ils étaient là pour lui parler affaire. Le curé tenta de sortir de sa cachette mais se retrouva coincé par son énorme ventre d’homme engraissé. Honteux d’avoir besoin de leur aide pour s’extirper, il leur demanda, en nage, de quelle « AFFAIRE » ils lui parlaient. Jean et François lui expliquèrent qu’ils l’invitaient à faire le tour du monde avec eux et les curés des autres villages. L’homme d’église n’y croyait pas vraiment et leur demanda comment y parvenir, avec quel transport. Les deux jeunes lui firent comprendre que c’était une surprise. Ils reprirent le chemin du retour mais le curé les suivit. A leur arrivée chez eux, Paul, le troisième frère demanda comment ils allaient procéder pour voler le trésor. « Nous allons le mener en bateau », déclara Jean.
A ce moment, le curé qui les écoutait, comprit, lui, qu’ils allaient faire le tour du monde en bateau, et avec cette preuve de vérité, repartit dans son presbytère, très enthousiaste.
Les trois inséparables continuèrent à partager leurs avis pour trouver un plan précis.
Le lendemain matin, François se rendit chez le curé. Il suggéra à celui-ci d’être fin prêt pour le voyage à midi pile, et de le rejoindre chez le savant du village pour y demander une carte du monde ainsi que quelques conseils de trajet. François repartit, fier de sa prestation. A midi pile, l’homme d’église était devant la maison du savant, accompagné de ses ENORMES valises.
Le cadet arriva en même temps. Etonné, le gros homme demanda où était son frère. Il prétexta que Jean était malade et qu’il ne pourrait pas faire partie du voyage. Ils entrèrent tous deux dans la maison du savant, alors que pendant ce temps, Jean et Paul dévalisaient le presbytère. Discrètement, François s’enfuit, laissant seul le curé. Ce dernier, méfiant, sauta sur le premier cochon qu’il vit pour se précipiter chez lui. La ressemblance entre ces deux personnages était frappante.
A son arrivée, il hurla de fureur et de tristesse.Il resta prostré chez lui pendant des jours à pleurer ses réserves de nourritures perdues. Au bout du sixième jour, comme si sa diète l’avait transformé, il promit à Dieu qu’à partir de ce jour, il partagerait ses richesses avec les plus démunis. Tout le village l’entendit et pria à son tour pour remercier Dieu d’avoir changé leur curé plein d’avarice en curé partageur.
« ON EST PLUS RICHE DE CE QUE L’ON PARTAGE ! » chantèrent en chœur les trois frères heureux et maintenant rassasiés.
Lucille. F _5ème1
2010/2011
LA CHIENNE DU CURÉ
IC'était le début de l'été, la servante lavait le linge au lavoir avec d'autres femmes. On les entendait rire et frotter le linge tout en s'amusant. Madelaine, la bonne, aimait beaucoup parler et raconter des histoires. La corvée terminée, elle dit au revoir à ses amis. Elle prit le panier qui sentait bon et regagna la maison du curé. Elle étendit le linge en regardant les paysans qui moissonnaient le blé à la faucille. Le paysage était magnifique. Elle rentra dans la maison du curé où d'autres tâches l'attendaient. Elle monta à l'étage et se mit à balayer les chambres.
Quand elle arriva devant la porte du curé elle entendit des pleurs. Le curé pleurait en disant «Tu ne vas pas me quitter ! Ta présence va me manquer et je vais me retrouver à nouveau seul.»
Madelaine descendit en vitesse les escaliers et courut au village. Là elle se mit à raconter que le curé avait donc une femme. Les villageois étaient étonnés qu'un curé puisse avoir une femme. C'est ainsi que la rumeur se propagea dans tout le village. Le lendemain, le curé se rendit à son église pour le sermon de la messe du dimanche. Il fit sonner les cloches. L'église était presque vide. Il ne comprenait pas ce qui se passait, jamais il n'avait fait la messe pour une dizaine de personnes. Il y avait toujours beaucoup de fidèles qui venaient habituellement les dimanches. Mais où étaient tous ses paroissiens? Il fit tout de même la messe. Il était triste. La messe terminée, il sortit de son église. Il aperçut tous les villageois sur la place du marché. Il les rejoignit et leur demanda pourquoi ils n'étaient pas venus à la messe. C'est ainsi qu'il comprit que les habitants lui reprochaient d'avoir une femme sous son toit. Jamais il n'avait eu de femme. Qui leur avait donc raconter une histoire pareille? C'est là que Madelaine lui dit qu'elle avait surpris une conversation à travers porte hier. Le curé se mit à rire puis à pleurer et raconta ce qui s'était réellement passé.
Ce n'était pas une femme mais sa fidèle chienne. Il était très attaché à elle. Elle était morte de vieillesse. C'est pour cela qu'il lui disait de ne pas le quitter. Madelaine s'excusa envers le curé et tous les paroissiens.
Il ne faut pas tirer de conclusion sans avoir de preuves, car on peut faire beaucoup de mal.
Eva C. _5ème1
2010/2011
LE CHEVALIER ET LE VILAIN
Oyez, oyez messires ! Venez écouter l'histoire d'un preux chevalier voulant conquérir le cœur de sa bien-aimée...
Il était une fois, dans une lointaine contrée, un écuyer qui aimait en secret une princesse belle et riche.
Alors devinez quelle fut sa surprise lorsqu'un jour un vilain, qui avait pris connaissance des sentiments du jeune homme pour sa belle, lui proposa de l'aider, en échange de quelques écus, bien entendu.
Il lui dit :
« Si tu veux conquérir son cœur, jette lui de la poudre aux yeux ».
Seulement, le chevalier n'était point malin ; il prit alors un sac de farine et alla trouver la fille du roi.Là, il prit une grosse poignée de la poudre blanche et la jeta au visage de l'élue de son cœur.
Celle-ci, fort mécontente, cria si fort que le cavalier crut en avoir les tympans percés.
Il alla donc trouver le paysan et hurla : «Misérable ! j'ai écouté ton conseil et, au lieu de l'effet voulu, elle m'a anéanti mon ouïe !
-
Sire, répondit le vilain, ce n'est point de ma faute si cette jeune femme est insensible ! Allez donc graisser la patte à son père, il vous confiera certainement la main de sa fille ! »
L'écuyer le remercia de son conseil en lui donnant de nouveau des écus. Il prit un morceau de lard s'en frotta les mains, et partit à la rencontre du roi. Même si ceci n'était pas permis, il serra la main du seigneur. A cause de sa main toute grasse, le roi, vexé, envoya le jeune homme au cachot.
La princesse alla, le soir venu, voir le prisonnier et lui demanda ce qu'il avait de nouveau fait.
«Hélas ! Je vous aime d'un amour éperdu et j'ai écouté les conseils d'un paysan qui m'ont ruiné et envoyé au cachot !
- Pourquoi ne m'avez vous pas tout simplement dit que vous m'aimez ? demanda la belle.
- Hélas, je suis bien trop stupide et n'ai pas osé.
- Ne vous inquiétez plus, le rassura la fille du seigneur, je m'en vais vous sortir d'ici.»
Elle alla alors trouver son père et lui raconta toute l'histoire du chevalier emprisonné. Le roi accepta alors de le libérer et lui permit d'épouser sa fille.
Ils vécurent alors ensemble longtemps et en paix, tandis que l'on ne revit plus le vilain qui préféra ne pas aller au cachot à cause de ses pauvres conseils qui auraient pu causer la perte de l'écuyer.
Mes amis, ce fabliau nous montre bien que l'amour surpasse tout, n'est-ce pas ?
Julien.L _5ème 1
2010/2011
LE MENDIANT
Oyez, oyez bonne gens ! Venez donc écouter l’histoire d’un pauvre mendiant à qui le bonheur fut rendu. Venez, venez ! Venez donc écouter pour vous distraire en cette dure journée. Venez, venez !
Il était une fois un pauvre mendiant qui vivait dans un bourg assez semblable à celui-ci. Ce mendiant ne bougeait jamais de l’endroit où il passait ses journées. Il avait, à côté de lui, une gamelle dans laquelle les bourgeois pouvaient lui donner des couronnes. Un jour, il entendit parler d’un riche homme qui venait de s’installer dans une maison au pied de la colline où se dressait le château. Un bel endroit pour passer sa vie, croyez-moi.
Alors le mendiant se dit : « Un riche bourgeois doit avoir beaucoup de couronnes et j’ai fort besoin de nourriture et d’un abri. »
Cela pensé, il imagina alors un plan pour voler l’or du bourgeois. La pauvreté fait perdre la tête à plus d’un.
La nuit venue, il se glissa à l’intérieur de la maisonnée et entreprit de faire un grand bruit pour réveiller le bourgeois et sa femme. Je sais, je sais ; vous me direz qu’il est fou mais… attendez donc d’avoir entendu la suite. Dans leur chambre, le bourgeois et sa femme se réveillèrent. Il lui dit :
« Tu n’as pas entendu des bruits au rez-de-chaussée. Reste ici, je vais aller voir ce qui se passe en bas. »
Aussitôt dit, aussitôt fait. Pendant que le bourgeois descend, le mendiant le contourne et monte les escaliers en direction de la chambre. Il attend un peu puis entre et dit à la femme :
« Ma femme, va donc monter la garde où tu sais.
- Mais ne viens-tu pas de descendre les escaliers ?
- Si, mais je suis revenu car j’ai pensé que l’on pourrait le prendre par surprise : pendant qu’il ira vers toi, je l’assommerai par derrière. »
La femme, qui était encore à moitié endormie, s’exécuta et passa devant le mendiant sans se rendre compte que ce n’était pas son mari car il faisait trop noir. Elle descendit les escaliers et alla se poster devant le cellier et attendit. Son mari arriva devant elle mais avant qu’il ait eu le temps de lui parler, le mendiant l’assomma d’un bon coup sur le crâne. Aïe ! Puis, le mendiant l’enjamba et ouvrit la porte du cellier en disant à la femme d’aller chercher une bougie. La femme obéit, toujours en ne se doutant de rien. Pendant ce temps, le mendiant pris un gros sac plein de couronnes et s’enfuit par la fenêtre de la salle de séjour. Lorsque la femme revint avec la bougie, elle vit son mari étendu par terre, une grosse bosse sur le crâne. Elle comprit alors qu’elle avait été trompée.
C’est ainsi que le mendiant put se faire construire une belle maison, dans un autre village bien sûr ! , manger à sa fin et vivre heureux jusqu’à la fin de sa vie.
Et voilà, mon histoire est finie. J’espère qu'elle vous a distrait car cela voudra dire que j’ai rempli ma mission. Et maintenant, vous donnerez bien l’aumône pour que des malheurs de ce genre ne se répètent plus et que plus personne ne meure de faim. Alors si vous faites cela, vous irez tout droit au paradis.
Romain.C _5ème 4
2010/2011
LE VIN DU PÈRE DAMIEN
Ecoutez Messires, l’histoire qui est arrivée au père Damien. A cette époque, les curés étaient écoutés par les villageois très superstitieux. Ils buvaient leurs paroles. Comme vous le savez, « pauvreté fait perdre la tête à plus d’un ».
Deux paysans, Grégoire et Gaspard, assistaient à la messe du dimanche, et écoutaient avec attention le sermon du prêtre.
Il disait que dans la vie, il fallait savoir mettre de l’eau dans son vin. Il conseilla ainsi aux villageois d’être moins exigeants et de revoir leurs prétentions à la baisse.
Les deux compères qui étaient de simples gens, pensaient que pour mériter le paradis, il fallait appliquer à la lettre les recommandations du prêtre.
A la nuit tombée, ils sortirent de chez eux en portant un tonneau. Ils savaient que la réserve du presbytère était remplie de bons vins que le prêtre faisait spécialement venir de Rome. Ils vidèrent une grande partie des bouteilles de vin du père Damien dans le tonneau et mirent de l’eau dans son vin ! Puis ils retournèrent chez eux en roulant le lourd tonneau devant eux. Au lever du jour, le père Damien se prépara pour la messe du matin et se dirigea vers l’église. Il entra dans la réserve et dit : « Doux Jésus, quel est ce remue-ménage ? Où est passé mon vin ? ! » Le curé était stupéfait.
Deux semaines plus tard, les deux paysans partirent à la foire afin de vendre le vin du tonneau dans le village voisin. Le mélange des différents vins fit sensation si bien qu’ils vendirent plus de deux-cents bouteilles à très bon prix. L’argent ainsi récolté leur permit de s’acheter du lard, des canards et toutes sortes de gibiers.
Ainsi se termine ce fabliau. Et devinez ce qui se passa : le père Damien fut condamné à mettre de l’eau dans le peu de vin qui lui restait, et ce, pour le restant de l’année, tandis que les deux escrocs se régalaient. Vous qui m’écoutez, apprenez que « qui donne des conseils, s’attire des ennuis. »
Marine.V _5ème 1
2010/2011
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