Pour plusieurs générations
d’Européens qui ont eu la trop rare chance
de ne connaître que la paix depuis qu’ils
sont au monde, il n’est pas toujours aisé
d’apprécier leur bonheur à sa juste
mesure.
La Journée franco-allemande, instituée
le 22 janvier 2003 pour
commémorer quarante années de coopération
et d’amitié exemplaires entre la République
Française et la République Fédérale
d’Allemagne, peut en fournir chaque année
une excellente occasion, en rappelant au passage que
le bonheur se construit, se mérite et s’entretient
au quotidien.
Cette année, le collège
Louise MICHEL d’ÉTAIN a profité
de cette journée pour inviter les petits germanistes
de l’école primaire à rencontrer
des 6e A et B afin de mettre en pratique leurs premiers
éléments d’allemand en redécouvrant
le message de réconciliation du Général
de Gaulle et du Chancelier Adenauer, deux grands résistants
et humanistes qui, en conjuguant leurs ressemblances
et épousant leurs différences, ont su
édifier une Europe solide avec l’aide du
Bénélux et de l’Italie.
Pendant toute la quinzaine qui entoure cette date anniversaire,
tous les collégiens ont aussi été
invités à découvrir le premier
partenaire économique et culturel de la France
:
- Ceux qui ont des yeux
pour voir ont pu découvrir, grâce à
de nombreuses affiches disséminées dans
plusieurs bâtiments, la riche variété
des paysages allemands et l’ampleur du patrimoine
culturel,
- Ceux qui ont des oreilles
pour entendre ont su distinguer, notamment à
la récréation du samedi 22 janvier,
les hymnes nationaux français et allemands
ainsi que l’Ode à la Joie dans laquelle
se reconnaît toute l’Union européenne.
Le C.D.I. a proposé un jeu-concours en français
pour se mettre à la portée de tous ceux
qui souhaitaient mieux connaître la langue et
la civilisation allemandes, tandis que tous les germanistes,
avec des aides appropriées selon les connaissances
lexicales de leur niveau, ont su explorer chacun des
seize Länder de la R.F.A., à la recherche
de monuments souvent mondialement connus.
Il est ainsi permis d’espérer que les
jeunes générations sauront reprendre le
flambeau des « cousins germains » qui s’emploient
toujours à conjuguer leurs forces et leurs élans
pour, par exemple, contribuer actuellement à
ce que le continent africain résolve efficacement
ses problèmes de santé : décidément,
le franco-allemand est un beau modèle pour le
monde entier,
on ne le dira jamais assez !
Les professeurs d'allemand
Mme M. BALTHAZAR & M. H. MOUGIN |