VICTOR HUGO.

 

-Biographie

-Un poète en politique

-L'avenir de l'Europe

-Victor Hugo et la peine de mort

-Le deuil, le combat et l'exil de l"Homme Océan"

Biographie :

Hugo, Victor (26 février 1802 - 22 mai 1885) : Victor Hugo naquit le 26 février 1802 à Besançon , dans le Doubs).Il était le fils d'un général de l'Empire Napoléonien. Adolescent, il fit de brillantes études à Paris. A la suite d'un pari, il écrivit son premier roman Bug Jargal à l'âge de 16 ans et en 15 jours seulement .En 1822, il épousa Adèle Foucher. Ils auront une fille Léopoldine en 1824 (ainsi que trois autres enfants) . En 1830, Victor Hugo écrivit une pièce de théâtre à grand succès : Hernani. En 1831, celui-ci raconta la fabuleuse histoire de Notre-Dame de Paris avec Esméralda, une jeune bohémienne victime du désir qu'elle inspire à trois hommes : le bossu Quasimodo , le méchant Frollo et le brave capitaine Phoebus .En 1841, il entra à l'Académie française, un institut chargé de rédiger le Dictionnaire . En 1848, Victor Hugo fut élu député de la seconde République. En 1852, Victor Hugo fut expulsé de France , car il critiqua le nouvel empereur Napoléon 3 .Il s'exila alors sur l'île de Jersey puis sur celle de Guernesey, en 1855. En 1862, il écrivit son œuvre la plus longue et la plus connue, Les Misérables et devint ainsi le défenseur des opprimés. En 1976, Hugo put à nouveau entrer en France . La 3ème République fut proclamée en 1873, et 3 ans après, il fut élu sénateur .Il mourut le 22 mai 1885 . Des funérailles nationales ont eu lieu le 1er juin au Panthéon.

Un Poète en politique:

Victor Hugo est le fils d'un père général de l'empire et d'une mère bretonne royaliste .Dans ses premiers écrits, le jeune poète chante les louanges de la monarchie . Avant même les journées de Juillet 1830 qui renverseront Charles X au profit de Louis Philippe, l'écrivain subit la censure et émet des critiques à l'égard du pouvoir royal .En 1832, lorsque sa pièce Le roi s'amuse est interdite, il renonce définitivement à sa pension royale .Malgré une gloire littéraire, Victor Hugo reste en marge de la scène politique. Admis à l'Académie française(1841) puis nommé Pair de France (1845), le poète fait dorénavant partie de la bourgeoisie libérale. Il dénonce toutefois le travail des enfants et réclame plus de justice sociale .En 1848, Hugo entre dans l'arène politique. Il est élu à l'Assemblée en juin et fonde l'évènement , un journal républicain .Mais Hugo prévient les extrémistes : s'il est près à se dévouer pour la république qui " sera la sainte communion de tous les Français " et " fondera une liberté sans usurpations ni violences ", il est tout aussi résolu à combattre celle qui " ruinera les riches sans enrichir les pauvres " et " promènera des têtes sur des piques ". Pendant 19 années à Jersey puis à Guernesey, il n'a de cesse de dénoncer le second Empire de Napoléon III qu'il baptise dans un livre Napoléon le petit (1853) et à qui il promet les Châtiments (1853) .Mieux, en 1859, il refuse l'amnistie et déclare de Guernesey : " Quand la liberté rentrera , je rentrerai ". En 1870, après la défaite de l'armée française à Sedan et la chute de Napoléon III, Hugo fait un retour triomphal à Paris et revient aussitôt sur la scène politique . Il est élu député en 1871 et ne cache pas sa sympathie pour les partis de gauche de la IIIème République , il offre l'asile aux communards et se bat jusqu'à la fin pour l'amnistie .

Au cœur de son temps et déjà visionnaire : Engagé dans la vie politique, Hugo a mis tous ses talents d'écrivain au service de son combat pour une société plus juste, plus démocratique pour une Europe plus unifiée et œuvrant pour la paix .

L'avenir de l'Europe .

" lettre aux membres du Congrès de la paix, à Lugano, 20 septembre 1872 ":

Nous aurons ces grands Etats-Unis d'Europe , qui couronneront le vieux monde comme les Etats-Unis couronnent le nouveau [...], nous aurons la généreuse fraternité des nations au lieu de la fraternité féroce des Empereurs ; nous aurons la patrie sans frontières, le commerce sans la douane, la circulation sans la barrière, l'éducation sans l'abrutissement, la jeunesse sans la caserne, le courage sans le combat, la justice sans l'échafaud, la vie sans le meurtre, la forêt sans le tigre, la charrue sans le glaive, la parole sans le bâillon, la conscience sans le joug, la vérité sans le dogme, Dieu sans le prêtre, le ciel sans enfer, l'amour sans la haine [...]

VICTOR HUGO ET LA PEINE DE MORT :

Le débat sur la peine de mort tient une place importante dans les combats que Victor Hugo a inlassablement menés. Très tôt, il prend conscience de l'horreur de la peine de mort et s'élève contre elle. Son enfance sera marquée par l'exécution de son parrain pour des raisons politiques. Quelle que soit la gravité de la faute, Hugo condamne "cette vieille et inintelligente loi du talion, cette loi du sang pour le sang". Au cri du condamné devant mourir par l'effet de la guillotine répond la révolte de Hugo devant cet instrument de la justice. Deux livres témoignent de l'intérêt qu'il portait à la difficile question de la punition des crimes et des délits. C'est avec Claude Gueux où, à travers le récit de l'escalade des forfaits de son personnage, coupable au début de larcins minimes, puis du meurtre d'un geôlier, que Hugo s'interroge sur l'efficacité et la sévérité du système pénitencier. Mais l'œuvre la plus impressionnante est Le dernier jour d'un condamné, publié en 1829 : il s'agit du journal intime d'un condamné à la peine de mort. Hugo ne dévoilera jamais de quoi le personnage est coupable, une manière pour lui d'accuser la peine de mort dans son principe même. "Supprimez le bourreau… Avec la solde de quatre-vingts bourreaux, vous paierez six cents maîtres d'école." Ce "meurtre légal" est pour Victor Hugo injustifiable, en contradiction absolue avec les principes des sociétés civilisées. En France, la peine de mort a été abolie sous la présidence de François Mitterrand en 1981, le 9 octobre après un long combat mené par Robert Badinter.

Le deuil, le combat politique et l'exil de "l'Homme-océan"

En 1843, sa fille Léopoldine se noie à Villequier. Ce deuil cruel marque un tournant important dans sa vie et inspirera un de ses recueils les plus beaux, Les Contemplations. A partir de cette date, sans arrêter son travail littéraire, Victor Hugo se lance dans la vie politique. Il défendra les droits de l'Homme, la laïcité, le suffrage universel, la création des Etats-Unis d'Europe, la liberté de la presse. Il combattra l'usage insensé de la guillotine, le travail des enfants, la déportation, la misère et l'exclusion sous toutes les formes. " Je suis de ceux qui pensent qu'on peut détruire la misère. " Très déçu par Louis Napoléon Bonaparte, il s'opposera au coup d'état de 1851 de celui qu'il appellera Napoléon le petit, et prendra alors le chemin de l'exil à Bruxelles, puis Jersey, et enfin Guernesey. Exil qui durera jusqu'en 1870. C'est là qu'il continuera à écrire Les Misérables qui eut un succès formidable et poursuivra ses attaques politiques contre " Napoléon " dans Les Châtiments.

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