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La marelle des fondeurs |
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Quatre élèves du lycée Hanzelet ont réussi le challenge :
livrer à temps une commande bien spéciale destinée au Centre mondial de la Paix, à Verdun. |
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| A l'atelier de fonderie, la tension est palpable. Dans le vacarme
du four à induction monté à 1.500 degrés est versée la fonte, de chaque côté. « Si la coulée n'est pas réussie, il
faudra tout recommencer depuis le début », souffle un élève. Pas question de perdre ce challenge lancé il y a quelques semaines déjà. Les quatre élèves qui ont travaillé sur ce projet ont un défi à relever. La marelle géante destinée au Centre mondial de la Paix à Verdun doit être livrée à temps. « Le 15 décembre exactement », précise Denis Cogniel, chef des travaux et responsable des ateliers au lycée Hanzelet. « Il y a un degré d'exigence au-delà de ce qu'on demande habituellement à nos élèves car ici, il s'agit d'une commande. On travaille sur du concret. La marelle à elle seule fait une tonne de coulée », précise ce dernier. Sous l'oeil aguerri de l'artiste Stéphane Lallemand qui a monté le projet, et de leur professeur Denis Marchal, les élèves passent à la phase suivante. « Après avoir extrait le modèle, reste l'empreinte. Il y a toujours quelques retouches à faire », soutient Stéphane Lallemand. |
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| « Pour ce travail bien précis, il y a une grande
quantité de textes. Là, on peut encore voir quelques grains de sable restés accrochés dans l'empreinte. » montre
l'artiste, tout en rectifiant minutieusement à l'aide d'une spatule du fondeur. Précision d'un demi-millimètre |
« Et surtout, c'était la première fois qu'on coulait
de la fonte, la base de notre métier. On a acquis de bonnes connaissances. Et surtout, on a
respecté le délai de cette commande particulière », appuie Joffrey Genter, jeune mussipontain. « Restait ensuite à
se confronter à l'artiste », souligne Julien Aiguier, qui a déjà fait ses preuves comme apprenti à Rambervillers. « Il est vrai que mixer un public scolaire et d'apprentissage permet de tirer vers le haut », reconnaît Denis Cogniel, déplorant toutefois « qu'il y ait trop peu de jeunes qui s'intéressent à la fonderie, malgré la demande ». Une belle collaboration entre l'artiste Stéphane Lallemand, vivant à Strasbourg et les élèves de la seule fonderie en lycée professionnel dans le grand Est. Tous sont conviés à l'inauguration de la marelle qui sera installée devant l'entrée du Palais épiscopal. Cécile RUGA |
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