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De nombreux moteurs à courant alternatif utilisent les propriétés des champs tournants, c'est-à-dire des champs magnétiques invariables dans un système de référence tournant. Il est nécessaire de préciser tout d'abord comment on peut obtenir ces derniers.
Une bobine parcourue par un courant alternatif crée un champ magnétique alternatif. On vérifie facilement qu'en un point, l'induction alternative d'amplitude b = Bm sin wt est équivalente à deux champs tournant en sens contraires à la vitesse w, chacun d'eux ayant une amplitude égale à Bm/2.
Un ensemble de trois bobines identiques, disposées aux trois sommets d'un triangle équilatéral, de manière que leurs axes se trouvent dans le même plan et fassent entre eux un angle de 120°, et parcourues par des courants triphasés, produisent au centre géométrique de l'ensemble un champ tournant à une vitesse égale à la pulsation des courants. Si chaque bobine crée en ce centre un champ d'amplitude Bm, la somme des trois champs est représentée par un vecteur d'une amplitude constante, égale à 3 Bm/2

Un moteur asynchrone comprend un stator et un rotor. Alimenté par le réseau de distribution, il produit un champ tournant. Le rotor, que l'on assimile pour l'instant à une masse métallique, balayé par ce champ est le siège de courants induits. Des forces électromagnétiques prennent naissance et provoquent la rotation du rotor. En effet, d'après la loi de Lenz, le système réagit de façon à s'opposer à la cause des courants induits, c'est-à-dire au balayage du rotor par le champ tournant, Pour cette raison le rotor tourne dans le même sens que le champ et à la même vitesse que lui sensiblement; il n'est plus alors balayé qu'à une vitesse extrêmement faible par celui-là. Il ne peut y avoir synchronisme, sinon aucun courant n'est plus induit dans le rotor et le moment du couple moteur devient nul : Cela explique le qualificatif d'asynchrone, donné à ce moteur. La différence relative entre la vitesse de synchronisme et du champ statorique et la vitesse n du rotor est appelée le glissement. Sa valeur est donnée par l'expression :
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g : glissement en %
ns : vitesse de synchronisme en tr/mn
n : vitesse de l'arbre en tr/mn

ns : vitesse de synchronisme en tr/mn
f : fréquence du réseau d'alimentation en Hz
p : nombre de paire de pôles
w : pulsation en rd/s
La vitesse de synchronisme est égale au rapport w/p de la pulsation w des courants d'alimentation au nombre de paires de pôles p de l'enroulement statorique correspondant à une phase. Le glissement dépend de la charge du moteur. Il augmente en même temps qu'elle, sans dépasser cependant quelques pour cent (de 1 à 15%). Pratiquement, on peut dire que la vitesse d'un moteur asynchrone ne diffère jamais beaucoup de la vitesse de synchronisme.