Les ateliers ont bien peu changé depuis 1911 et la fonderie a disparu (elle ne reviendra qu'en 1951).
L'Ecole Professionnelle de l'Est est morte en juin 1935. Pas un seul de ses professeurs n'a été repris par la nouvelle Ecole Nationale Professionnelle. C'est Arthur Varoquaux, directeur de l'Ecole Primaire Supérieure de la Rue Cyfflé, qui en a assuré le démarrage avec ses professeurs.
En 1911, l'Ecole Professionnelle de l'Est est florissante. L'enseignement est général, industriel, commercial. Depuis les classes primaires jusqu'aux préparations aux Arts et Métiers. Les ateliers ont des sections fer, bois, filature, tissage, fonderie, électricité. Les élèves viennent du quartier pour les plus jeunes, pour les autres, de toute la France et d'Alsace-Lorraine annexée. D'Europe et d'Asie pour les étudiants de l'Ecole Supérieure de Commerce voisine. En 1913, la Ville de Nancy propose la fusion de l'EPE avec l'Ecole Primaire Supérieure pour créer une grande école d'apprentissage. Ce projet n'aboutit pas.
La Ville vient de créer un cours professionnel, industriel et commercial, ouvert le 10 novembre 1909. C'est l'un des premiers cours de France destinés à accueillir les apprentis en formation dans les entreprises. Bien avant l'application de la loi Astier. Trois fois par semaine, très tôt matin, les employés des Magasins Réunis, les apprentis de la Compagnie Générale Electrique viennent dans les locaux exigus de l'EPS Grande Rue. Les cours de mécaniciens en automobiles sont créés en 1924. Ces cours iront ensuite Rue Cyfflé, Rue des Jardiniers, Rue Lionnois, Avenue Paul Déroulède à Laxou, Rue de Bonsecours enfin (actuellement CFA AMI).